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Inventaire - Cotes :

Fonds du cardinal de Bernis (1719-1796).

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Cotes
164AP/1
Date
1719-1796
Nom du producteur
Bernis, François-Joachim de Pierres (1715-1794 ; cardinal de)
Importance matérielle
et support
1 carton (164AP/1) ; 0,12 mètre linéaire.
Localisation physique
Pierrefitte
Conditions d'accès

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation de ces documents, qui se fait selon les modalités matérielles en vigueur aux Archives nationales. Ces documents sont consultables sur microfilm (MIC/164AP/1).

Description

Présentation du contenu

Le fonds 164AP à été constitué par sept achats successifs répartis entre 1955 et 1957. Les documents qui ont pu être sauvés présentent un intérêt certain pour l'histoire de la guerre, de Sept ans (correspondance avec le comte de Clermont).

Les deux correspondances adressées au baron de Breteuil ambassadeur à Naples apportent des indications intéressantes sur les affaires d' Italie comme les lettres du cardinal de Rohan sur le partage de la Pologne et les relations austro-turques (1772-1773).

Historique du producteur

François Joachim de Pierres de Bernis est né le 22 mai 1715 au château de Saint-Marcel en Vivarais près de Nîmes, d'une famille noble mais pauvre son père le plaça à Paris, au collège Louis-le-Grand mais il ne manifestait aucun désir d'entrer dans les ordres. Il quitta donc Saint-Sulpice et interrompit ses études.

Admis dans la haute société, il vécut une vie facile d'écrivain à la mode. Son oeuvre littéraire lui ouvrit en 1744, à 29 ans, les portes de l'Académie française. Ses relations d'amitié avec Madame de Pompadour lui valurent une pension du roi et un logement au Louvre. Il dut attendre la mort du cardinal Fleury pour commencer une carrière politique. Entre temps, il avait été nommé chanoine de Brioude puis de Lyon (1748).

Vers 1750, Bernis se décida à demander une ambassade. Le 31 décembre 1751 il était nommé ambassadeur à Venise, poste qu'il rejoignait un an plus tard. C'est là qu'il reçut le sous-diaconat des mains du patriarche de Venise. Pendant son séjour à Venise il fit de fréquents séjours à Parme où il se lia d'une amitié durable avec Madame Infante, fille chérie de Louis XV. Il ne revint à Versailles que le 7 juin et fut récompensé de son activité par l'octroi de l'importante abbaye de Saint-Arnoult de Metz.

Le roi le désigné ensuite pour l'ambassade d'Espagne mais il ne devait jamais rejoindre Madrid. C'est lui, en effet, qui fut chargé des négociations secrètes qui devaient aboutir aux traités de Versailles qui furent à l'origine de la guerre de Sept ans.

Déja conseiller d'Etat d'Eglise le roi le nomme le 28 juin 1757 ministre des affaires étrangères. Tandis qu'il occupait cette position délicate, le pape lui octroya, le 20 octobre 1758, le chapeau de cardinal.

Peu de temps après, le 17 octobre, il cessait ses fonctions et le 13 décembre le roi lui intimait l'ordre de s'éloigner. Il se retira alors à Vic-sur-Aisne dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons, abbaye qu'il avait échangée en 1756 contre Saint-Arboult de Metz. C'est là qu'il fut ordonné prêtre le 6 octobre 1759.

En 1761, il put quitter sa retraite ; en 1764 il fut de nouveau reçu à Versailles. Le 29 mai de la même année il était nommé archevêque d'Albi. Ayant en 1766 joué un grand rôle à Rome pendant le conclave qui élut le pape Clément XIV, Choiseul lui proposa la légation de Rome où il demeura jusqu'en 1791.

Rappelé à Paris le 22 mars 1791, il ne quitta pas Rome, perdit tous ses biens et subsista grâce aux libéralités que lui obtint de. la Cour d'Espagne son ami le chevalier d'Azara.

Il mourut à Rome en 1794.

En dehors de ses oeuvres littéraires, sa correspondance a été publiée en plusieurs ouvrages, dont on trouvera le relevé dans les ouvrages consacrés au cardinal de Bernis.

Entrée et conservation

Historique de la conservation

Ses mémoires ont été publiés par Fréderic Masson : Mémoires et lettres de François Joachim de Pierre. cardinal de Bernis, (1715-1758) Paris, Plon, 1878, 2 vol.in-8. Ils sont précedés d'une importante introduction et suivis d'appendices où se trouvent reproduits certains documents du fonds. A l'époque où Fréderic Masson publia ces mémoires, les archives du cardinal de Bernis étaient en la possession d'un de ses descendants (entr'autres, le manuscrit de ses mémoires dicté à sa nièce la marquise du Puy-Montbrun), le général vicomte de Bernis. Une autre portion de ses papiers, lettres autographes écrites par Bernis au roi, à Madame de Pompadour et au duc de Choiseul, appartenaient au duc de Mouchy dans les archives duquel elle doit encore se trouver.

Quant aux archives familiales, elles ont malheureusement été dispersées et ce sont quelques épaves seulement qui constituent ce fonds. On ne peut que déplorer que des archives d'un intérêt majeur pour la connaissance de notre histoire du XVIIIème siècle aient été ainsi dépecées pour le seul profit des marchands d'autographes.

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