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Inventaire - Cotes :

Affaires étrangères. Correspondance reçue du consulat de Constantinople (1668-1708)

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Cotes
AE/B/I/376-AE/B/I/385
Date
1668-1708
Localisation physique
Paris

Description

Présentation du contenu

INTRODUCTION

Tout chercheur ou archiviste qui aborde les problèmes des relations franco-ottomanes de la période qui suit les capitulations de François I/er/ et de Soliman le Magnifique risque de se trouver dans l'embarras, tant les sources qui reflètent cette époque sont variées : ouvrages historiographiques, notes de voyage, correspondance consulaire, mémoires et documents, registres provenant de la chancellerie de l'ambassade de France à Constantinople et de celles des consulats français, documents de la chancellerie du sultan, etc. La source principale, qui présente les événements d'une façon plus ou moins authentique et qui renferme de nombreux témoignages sur l'époque mentionnée, s'avère être la correspondance des ambassadeurs et des consuls français. Ceux-ci ont résidé, en tant que représentants officiels du roi de France (jusqu'à la Révolution française) auprès du Grand Seigneur (le sultan), à Constantinople et dans le Levant. Les Archives nationales à Paris, le service des archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères de France, également à Paris, la chambre de commerce de Marseille et la Bibliothèque nationale à Paris sont les principales institutions qui conservent les lettres, les mémoires, les traités de paix entre la France et la Turquie, les instructions royales et d'autres documents encore sur les rapports diplomatiques.

Le présent inventaire analytique est consacré à la correspondance des ambassadeurs de France à Constantinople avec le ministre de la Marine de 1668 à 1708 : Denis de La Haye-Vantelet (1665-1670), Charles Olier, marquis de Nointel (1670-1680), Gabriel-Joseph de La Vergne, vicomte de Guilleragues (1679-1685), Pierre Girardin, seigneur de Vaudreuil (1685-1689), Pierre-Antoine de Castagnères de Châteauneuf (1689-1699), Charles de Ferriol (1699-1709). Cette correspondance est conservée dans la série Affaires étrangères B/I/, correspondance consulaire (volumes 376 à 385)

À part la correspondance principale des ambassadeurs mentionnés, les volumes indiqués contiennent un seul document de l'ambassade de Césy de 1639, quelques dizaines de lettres de Roboly et Fabre, chargés d'affaires à Constantinople, et encore d'autres originaux des secrétaires des ambassadeurs. La correspondance du volume 386, qui ne fait pas partie de notre inventaire, englobe le reste de la correspondance de Ferriol (jusqu'en 1710).

, versée par le ministère des Affaires étrangères aux Archives nationales en 1932 et 1933. L'instrument de recherche que nous avons rédigé sur ces registres a pour but de faciliter le travail des chercheurs dans le domaine des études balkaniques et méditerranéennes, pour la période de l'Ancien Régime de la France.

Les spécialistes des Archives nationales et quelques autres chercheurs ont rédigé jusqu'à présent un certain nombre d'inventaires analytiques, dont quelques uns n'ont pas encore été publiés, concernant la correspondance du Levant

Voir l'introduction d'O. Krakovitch dans Consulats de France en Grèce et en Turquie. Correspondance des consuls d'Athènes et de Nègrepont (1684-1791). Mémoires et documents de Grèce et de Turquie (1740-1870). Inventaires analytiques par M/me/ Psaras et R. Zaïmova, revus par O. Krakovitch, Paris, Archives nationales, 1985, p. 9-12. Voir aussi la bibliographie sélective donnée ci-après, p. 17-22

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Les ambassadeurs susmentionnés ont entretenu une correspondance suivie avec le roi, les ministres et la chambre de commerce de Marseille. Ils y rendent compte des affaires générales dans l'Empire ottoman tout en demandant un ordre, un conseil ou une approbation de leurs démarches. Dans la plupart des cas, ils ont signé les documents originaux sans mentionner expressément leur destinataire. On sait qu'en 1669 un département unique de la Marine a été constitué pour Jean-Baptiste Colbert qui, déjà contrôleur général des Finances, devient secrétaire d'État de la Marine. En 1683, à sa mort, il fut remplacé par son fils, le marquis de Seignelay. La charge passera en 1690 à Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain, puis en 1699 à Jérôme Phélypeaux, comte de Pontchartrain

Voir la liste des secrétaires d'État, ministres de la Marine et des Colonies de Louis XIII à la Révolution française et celle des secrétaires d'État, ministres des Affaires étrangères, XVII/e/ s. - 1870 dans Consulats de France... op. cit., p. 13-16.

. À cette époque, les affaires des consulats (y compris celles du Levant et de Barbarie) dépendaient du secrétaire d'État de la Marine. La Convention rattacha en 1793 les consulats au ministère des Relations extérieures (puis des Affaires étrangères). Les archives furent alors partagées entre les ministères de la Marine et des Relations extérieures

Voir l'introduction de D. Neuville pour la sous-série Marine B/7/ (pays étrangers, commerce, consulats) dans État sommaire des archives de la Marine antérieures à la Révolution, Paris, 1898, p. 251-252.

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C'est cette partie de la correspondance entre l'ambassadeur à Constantinople et le ministre de la Marine, cédée entre 1928 et 1932 aux Archives nationales qui fait l'objet de la présente édition. Lorsqu'on la compare avec la correspondance échangée entre Constantinople et le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, conservée au Quai d'Orsay (CP Constantinople) on est frappé de constater un grand nombre de doublons, dans les dépêches à l'arrivée. Un examen soigneux des pièces montre que beaucoup de ces dépêches, adressées collectivement à " la Cour " étaient envoyées en plusieurs exemplaires, notés par " primata " , " duplicata ", etc., aux différents ministres intéressés. Les dépêches adressées au roi revenaient le plus souvent au ministre des Affaires étrangères, mais pas systématiquement. Par ailleurs, on note de part et d'autre des lacunes dans la suite des correspondances et l'absence de pièces jointes, annexées parfois à un autre exemplaire.

Les minutes, quant à elles, sont systèmatiquement conservées dans le fonds du ministère producteur.

Ces deux fonds renferment la masse principale des documents relatifs aux ambassades de France à Constantinople pour la période 1668-1708 : originaux des dépêches des agents reçues à Paris, minutes des dépêches du Roi et du ministre des Affaires étrangères ainsi que minutes et originaux des instructions et des mémoires royaux. Quelques volumes contiennent des copies des lettres échangées entre l'ambassadeur à Constantinople et les autorités ottomanes ou des documents relatifs aux ambassades turques à Paris. La répartition entre les deux fonds peut être considérée comme fiable ; l'examen des dossiers du Quai d'Orsay concernant le sort des archives du ministère de la Marine entre 1793 et 1938 montre en effet qu'un nombre infime de documents ont été intégrés dans le supplément de la correspondance politique

Celle-ci a été constituée et reliée dès le XVIII/e/ siècle. Les intégrations postérieures n'ont pu se faire que dans les volumes dits " supplément ".

ou les Mémoires et documents.

On n'aura garde d'oublier les archives mêmes de l'ambassade de France à Constantinople, actuellement conservées au Centre des Archives diplomatiques de Nantes. Les années les plus anciennes ont été reliées dans les années 1770-1780 par le comte de Saint-Priest, ambassadeur près la Porte Ottomane. Un inventaire en a été publié par M/me/ Denis-Combet dans la revue Turcica (v. Bibliographie).

Souvent, Louis XIV choisissait comme ambassadeurs à Constantinople des personnes de la noblesse de robe ayant une prédilection pour les lettres, les recherches orientalistes et les voyages dans les pays lointains. Ainsi, Denis de La Haye-Vantelet (1665-1670) avait accompagné son père en Turquie au cours de son ambassade (de 1658 à 1660) ; Charles Olier, marquis de Nointel (1670-1680), issu d'une famille de robe, avait parcouru la Grèce, poussé par sa passion pour l'archéologie ; Gabriel-Joseph de La Vergne, vicomte de Guilleragues (1679-1685), issu d'une famille de parlementaires, commensal de M/me/ de Sévigné et de M/me/ Scarron, composait des vers et des épigrammes ; Pierre Girardin, seigneur de Vaudreuil (1685-1689), ancien conseiller au Parlement de Paris, avait voyagé en Turquie au temps de sa jeunesse et avait des connaissances en langue " turquesque " ; Pierre-Antoine de Castagnères de Châteauneuf, ancien conseiller au Parlement de Paris, avait " beaucoup d'esprit et de belles lettres " ; quant à Charles de Ferriol, il était entré aux mousquetaires en 1668 et s'était battu cette année-là à Candie ; il commanda ensuite une compagnie de cavalerie puis, en 1675, un régiment de dragons, à la tête duquel il fut envoyé en Hongrie ; de là, il fut choisi pour une mission à Constantinople en 1692 et fut élevé en 1699 au rang d'ambassadeur

Voir Recueil des instructions aux ambassadeurs et ministres de France depuis les traités de Westphalie jusqu'à la Révolution française, t. 29. Turquie, par P. Duparc, Paris, CNRS, 1969.

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La correspondance officielle de ces ambassadeurs dépeint non seulement l'atmosphère des relations diplomatiques et commerciales, mais aussi la mentalité et les intérêts individuels de chaque ambassadeur résidant dans un pays d'Orient. Les ambassadeurs habitaient le " palais de France ", situé dans l'ancien quartier constantinopolitain de Péra et ils possédaient, en outre, une résidence " sur le canal de la mer Noire " (le Bosphore).

Pour se rendre à son poste, l'ambassadeur, accompagné de sa suite, s'embarquait généralement à Marseille ou à Toulon pour un long voyage de deux mois jusqu'à la capitale du Grand Seigneur. C'est la chambre de commerce de Marseille qui payait son ambassade, y compris ses frais de voyage et d'installation, les gratifications spéciales, les présents destinés aux dirigeants ottomans, etc. Depuis le temps de Colbert, l'activité de la chambre de commerce relevait du Conseil d'État et, malgré les tiraillements qui se produisaient parfois entre ces deux institutions et les consulats, c'est la chambre de commerce qui s'occupait des intérêts commerciaux des sujets français dans le Levant

Voir L'Orient des Provençaux dans l'histoire. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, Archives de la ville de Marseille. [Catalogue de l'exposition " L'Orient des Provençaux ", nov. 82-févr. 83], 2/e/ édition augm. [Marseille], 1984, 499 p.

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Au XVII/e/ siècle, la vie quotidienne d'un ambassadeur à Constantinople n'était pas exempte de difficultés. L'absence de toute vie de société et le climat social du monde musulman paralysaient souvent son action. Suivant la tradition diplomatique, chaque ambassadeur recevait des instructions politiques et commerciales rédigées par les ministres du Roi, auxquelles il devait se conformer pendant son ambassade.

Pendant la période que couvre notre inventaire, la Turquie est gouvernée par les sultans Mehmet IV (1648-1687), Soliman II (1687-1691), Ahmet II (1691-1695), Mustapha II (1695-1703) et Ahmet III (1703-1730). Ce dernier eut le mérite d'élargir les relations avec la France et les autres pays d'Occident, marquant le commencement du processus d'européanisation dans l'Empire ottoman.

Après les traités de Westphalie, les relations franco-ottomanes traversent une période de crise. Au cours de la guerre de Candie (1645-1669), l'ambassadeur Jean de La Haye est emprisonné (1659) à cause de la participation française à l'expédition vénitienne contre les Turcs. Entre 1660 et 1665, la France n'a pas de représentant officiel auprès de la Porte. Denis de La Haye (fils) fut nommé ambassadeur du Roi en 1665. Il devait soutenir les capucins et les jésuites en leurs missions et aplanir les différends entre eux ; il était aussi chargé d'une tâche très importante : le renouvellement des capitulations. Selon les instructions royales pour les affaires politiques, il devait rendre service aux Vénitiens dans la guerre de Candie et convaincre le sultan de soutenir la candidature d'un prince français à la succession de Pologne.

À la fin de la guerre de Candie, un envoyé turc, Soliman Aga, se rendit en France auprès de Louis XIV (1669). Cet événement, peu habituel, et la nomination de Charles de Nointel comme ambassadeur à Constantinople devaient contribuer au rétablissement de l'entente franco-ottomane. Malgré l'hostilité du Grand vizir, Ahmet Köprülü, Nointel réussit à obtenir le renouvellement des capitulations en 1673. À part cela, il devait exécuter les instructions de Louis XIV concernant la protection des chrétiens dans l'Empire ottoman en essayant, vainement, de s'opposer aux agissements des Grecs orthodoxes. Quant aux affaires politiques, Nointel s'employa à consolider la paix en faveur de Venise après la guerre de Candie et à convaincre les Turcs de ne pas intervenir en Hongrie. À la fin de son ambassade, qui dura près de dix ans, il avait beaucoup de dettes, du fait de ses curiosités archéologiques. La " question du sofa ", née de la place inférieure assignée à Nointel au cours des audiences officielles et, en conséquence, son incapacité à s'imposer suivant son rang le firent tomber en disgrâce auprès de Louis XIV qui, après la paix de Nimègue (1678), nomma Guilleragues ambassadeur à Constantinople (1679).

Le nouvel ambassadeur devait faire apprécier devant le Grand vizir et le sultan l'autorité et la puissance du roi de France. Il était chargé de veiller à l'application des nouvelles capitulations, de garantir la possession des Lieux saints, de protéger les missions catholiques dans le Levant. Quant aux relations internationales, Guilleragues devait suivre le déroulement des affaires entre la Porte et la Pologne. Son ambassade est restée mémorable par le conflit qui éclata à Scio en 1681 : tout en poursuivant les pirates tripolitains, le capitaine Duquesne bombarde la ville et les relations franco-ottomanes sont au bord de la rupture ; l'affaire reste sans conséquences à cause des préparatifs militaires des Turcs contre la Pologne. Louis XIV envoie des agents en Transylvanie pour aider les rebelles contre les Habsbourg. Telle est la mission de Pétis de La Croix, secrétaire de Nointel et futur orientaliste. En 1683, la Hongrie est envahie par les Turcs et Vienne est assiégée. Repoussés par les Polonais, les Turcs subissent de grandes pertes, tandis que le roi de France se réserve d'agir directement.

Après la mort subite de Guilleragues à Constantinople (1685), Louis XIV envoie rapidement Girardin auprès de la Porte. Son prédécesseur avait déjà réglé " l'affaire du sofa " et le nouvel ambassadeur devait mettre en relief devant les autorités ottomanes la gloire de la monarchie française, l'occupation de Strasbourg et de Gênes. Au cours de son ambassade il poursuivit la politique de protection des jésuites et des capucins dans l'Empire ottoman et le rétablissement des religieux latins dans la possession des Lieux saints. Il réussit à étouffer les bruits qui couraient à Constantinople sur l'intention de la France d'assister les ennemis de la Turquie. Girardin fut également chargé d'une tâche spéciale pour les affaires commerciales : revenir aux anciennes capitulations, empêcher les Anglais et les Hollandais de commercer dans la mer Rouge et rendre compte des possibilités de commerce dans la mer Noire. Girardin mourut à Constantinople en 1689, au moment où commençait la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Le besoin d'entretenir de bonnes relations avec la Porte imposa l'envoi immédiat de son successeur à Constantinople. Arrivé dans cette ville en septembre 1689, Châteauneuf devait inciter les Turcs à faire une guerre active en Hongrie contre l'Empire des Habsbourg et à soutenir le comte Thekely dans son ambition de se proclamer prince de Transylvanie. En ce qui concerne les questions de religion, il devait réclamer la restitution du Saint Sépulcre pour les catholiques.

Pendant l'ambassade de Ferriol, les traités de Karlowitz (1699) et de Constantinople (1700) sont signés et l'ambassadeur a pour objectif principal les questions de religion, notamment la conservation des Lieux saints, la réparation du dôme du Saint Sépulcre, la protection des missionnaires en Perse et à Scio. Son prédécesseur avait déjà réussi, en 1690, à faire supprimer les avantages octroyés aux Grecs et à rétablir les Latins dans les Lieux saints. Depuis ce moment, la protection du roi s'étend également aux Arméniens mékhitaristes (Arméniens catholiques) contre les Grégoriens et leur patriarche Avédik. Mais ce " fin diplomate " s'engage, de temps à autre, dans des querelles avec les autorités ottomanes et n'arrive à être admis officiellement ni par le sultan Mustapha II, ni par Ahmet III

Voir la correspondance même, le Recueil des instructions..., op. cit., p. 9-186. Sur la politique orientale de Louis XIV, sur le projet de conquête de l'Égypte et sur le projet d'établissement d'un empire français en Orient, voir L. André, Louis XIV et l'Europe, L'évolution de l'humanité, LXIV, Paris, 1950 ; L. Drapeyron, Le grand dessein secret de Louis XIV contre l'Empire ottoman en 1688, dans Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, t. 1, 1877 ; M. Le Fèvre, Le théâtre de la Turquie où sont présentées les choses les plus remarquables qui s'y passent aujourd'hui avec les moeurs, le gouvernement, les coutumes et la religion des Turcs et de 13 autres Nations qui habitent dans l'Empire ottoman. Le tout confirmé par des exemples et des événements tragiques arrivés depuis peu. (trad. de l'italien par Michel Le Fèvre, Paris, Jacques Le Fèvre, 1688). Voir également la bibliographie sélective p. 17-22.

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Pendant la seconde moitié du XVII/e/ siècle, quelques consulats et vice-consulats ont été ouverts, notamment à Salonique, Athènes, Durazzo et Nègrepont, Cavalla, le Caire, Larnaca, Naples de Romanie et Satalié, Scio, Tripoli de Syrie, etc. Le commerce le plus important est celui qui se fait avec la Syrie et le marché d'Alep (coton, soie) ; en deuxième position il faut mettre le commerce d'Égypte (différentes sortes d'épices, tapis, etc.) ; celui de Constantinople, de Smyrne et d'Asie Mineure (laines, cuirs, cire, peaux de chèvre) s'avère être le moins important. Grâce à la création du consulat de Salonique une grande quantité de marchandises provenant de l'intérieur des Balkans était exportée par le port de Salonique (blé, laine, etc.). Quant au consulat de Jérusalem, ouvert au temps de Ferriol, il ne s'occupait, pratiquement, que des affaires de religion

Voir la correspondance même, ainsi que L'Orient des Provençaux..., p. 158 sq. ; P. Masson, Histoire du commerce français dans le Levant au XVI/e/ siècle, t. 4, 5 ; R. Mantran, Istambul dans la seconde moitié du XVI/e/ sièlce : essai d'histoire institutionnelle, économique et sociale (thèse de lettres de l'Université de Paris. Bibliothèque archéologique et historique de l'Institut français d'archéologie d'Istamboul, XII. Paris, 1962).

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La correspondance analysée dans notre inventaire fournit une riche information non seulement sur le commerce levantin de l'époque, mais aussi sur le fonctionnement des consulats, sur les drogmans et l'école des jeunes de langues, sur la vie et la religion des sujets français dans le Levant, sur les capitulations et les privilèges des marchands français dans les échelles du Levant, sur la concurrence des Anglais, des Hollandais et des Génois, sur le rôle des Vénitiens et des Ragusains, sur les taxes des douanes, la circulation monétaire, les commandements obtenus auprès de la Porte en faveur des sujets français, sur la piraterie, l'esclavage, etc.

Les ambassadeurs ont été témoins d'événements intérieurs qui survenaient dans les milieux dirigeants de Constantinople, de troubles et de rébellions dans la partie asiatique de l'Empire ottoman. D'autre part, ils ont incidemment dépeint quelques coutumes musulmanes, comme les cavalcades du Grand Seigneur, ainsi que la peste et les incendies à Constantinople, etc. Conformément aux ordres royaux, ils recherchaient des manuscrits grecs, des médailles et des statues antiques, qu'ils expédiaient en France pour les collections royales. Au temps de Colbert, ces recherches sont devenues très actives. Les ambassadeurs n'étaient pas les seuls à s'y intéresser ; des voyageurs aussi accomplissaient cette tâche (Pétis de La Croix, Galland, Lucas, etc.). Grâce à eux, la Bibliothèque royale de Paris (aujourd'hui Bibliothèque nationale) s'est enrichie d'un grand nombre de manuscrits qui ont été mis à la disposition des érudits. Par ailleurs, les discours et les relations des ambassadeurs présentaient une mine de renseignements pour les écrivains de l'époque, avides de sujets exotiques

Voir C. D. Rouillard, The Turc in French History. Thought and Literature, Paris, 1939 ; M. Stajnova, R. Zaïmova, Le thème ottoman dans le théâtre de l'Europe occidentale du XVII/e/ siècle (dans Études balkaniques, 3, 1983, p. 95-103 ; Vers l'Orient... Paris, Bibliothèque nationale, 1983 ; R. Zaïmova, Hadji Kalfa-Galland : une culture à deux niveaux, dans Actes du IP congrès " Chrétiens et musulmans à la Renaissance ", études réunies et préfacées par A. Temimi, Zaghouan, 1997, p. 119-124.

. En bref, les ambassadeurs à Constantinople ont apporté leur modeste contribution au développement des humanités en France et plus spécialement aux études byzantines et orientales.

L'inventaire de la correspondance des ambassadeurs de France à Constantinople (1668-1708) a été préparé d'après les microfilms conservés au secrétariat du CIBAL, suivant les indications de M. Jean-Pierre Babelon, alors inspecteur général des Archives de France et président de la commission des archives et microcopies auprès du CIBAL, qui a bien voulu revoir également le manuscrit. Les textes osmano-turcs ont été revus par M/me/ Mihaila Stajnova (+), osmaniste, et par M. Evgeni Radouchev, osmaniste à l'Institut d'études balkaniques à Sofia. M. Stefan Andreev, osmaniste de la Bibliothèque nationale à Sofia, a bien voulu, à son tour, donner quelques consultations sur la terminologie osmano-turque.

Sources et références

Bibliographie

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