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Inventaire - Cotes :

Fonds maréchal Pélissier (1830-1866)

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Cotes
235AP/1-235AP/7
Date
1830-1866
Nom du producteur
Pélissier, Aimable (1794-1864)
Localisation physique
Pierrefitte

Description

Présentation du contenu

L'intérêt principal du fonds Pélissier réside dans la correspondance relative à l'Algérie. Les lettres du maréchal Bugeaud apportent des indications sur la tactique qu'il fallait suivre dans les affaires militaires lors de la poursuite d'Abd-el-Kader. Les autres lettres permettent d'imaginer le climat des opérations d'alors.

Enfin la 5ème cote qui regroupe les vestiges de la correspondance reçue par le maréchal Pélissier entre 1855 et 1857 sont importants pour la petite histoire. Les nombreuses correspondantes féminines du maréchal ne semblent pas avoir été insensibles au charme du récent duc de Malakoff avant qu'il ne se laissât marier par l'Empereur en 1858 à sa jeune et riche espagnole (Cf. AB XIX 3472 dr. 6 : 20 l.a.s. du maréchal Pélissier à la marquise Victorine de Berny, écrites pendant la Guerre de Crimée, 31 mars 1855-14 mars 1856).

Historique du producteur

Amable-Jean-Jacques Pélissier naquit à Marommes (Seine-Maritime) le 6 novembre 1794. Fils d'agriculteurs, il entra au Prytanée de La Flèche en 1814 et deux mois après à Saint-Cyr.

Sous-lieutenant le 18 mars 1815, il fut admis en janvier 1819 dans le corps d'état-major Lieutenant en août 1820, il participa à la campagne d'Espagne en 1823 en qualité d'aide de camp du général Gründler.

Aide de camp du général Durrieu, il suivit l'expédition de Morée. Capitaine le 1er avril 1827, il assista à la prise d'Alger et fut promu chef d'escadron le 2 octobre 1830. Rappelé à Paris en 1831, il fut affecté en avril 1832 au dépôt de la Guerre puis suivit le général Pelet au siège d'Anvers, puis, de 1834 à 1837 fut officier de la place de Paris.

Il demanda alors à retourner en Algérie et y fut nommé lieutenant-colonel en novembre 1839 et fut chargé pendant 3 ans de la direction de l'état-major de la région d'Oran. Pendant cette époque, il prit part à l'expédition du Che liff, assista à l'affaire de Takedempt et à la poursuite d'Ab-el-Kader.

Colonel en juillet 1842 il commanda l'aile gauche à la bataille d'Isly et en 1845 eurent lieu les trop fameuses poursuites dans les grottes de la Dahra.

Maréchal de camp le 22 avril 1846, il continua les opéra tions dans le Djurdura au bord de l'oued Sahell et reçut, avec le grade de général de division, le commandement de la province d'Oran.

Le 10 mai 1851, il exerça l'intérim du gouvernement géné rai. Lors du coup d'état du 2 décembre il décréta l'état de siège, puis à l'arrivée du gouverneur général Randon il organisa l'expédition de Kabylie qui lui valut la médaille militaire (le 15 août 1852) et poursuivit les opérations dans le Sud.

Lors de la guerre avec la Russie il reçut le commandement du ler corps de l'armée d'Orient et succéda comme commandant en chef, le 18 mai 1855, au général Canrobert.

La prise de Sébastopol fut son oeuvre et lui valut, avec le bâton de maréchal (le 12 septembre 1855), le titre de duc de Malakoff le 12 juillet 1856 avec une dotation de 100.000 francs de rente (loi du 8 mars 1857). Sénateur de droit en tant que maréchal, membre du conseil privé, Pélissier fut nommé ambassadeur à Londres le 23 mars 1858 ; il y demeura jusqu'au 23 avril 1859 où il se vit confier le commandement de l'armée d'observation du Rhin lors de la campagne d'Italie. Après l'entrevue de Villafranca il quitta cette armée.

Le 23 novembre 1860 il rejoignait Alger comme Gouverneur général et il devait le demeurer jusqu'à sa mort survenue à Alger le 22 mai 1864.

Il avait épousé en 1858 une jeune et riche espagnole fille du marquis de Paniego (Voir Huit Siècles p. 115-116 et n° 296 p. 74.).

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