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Inventaire - Cotes :

Monuments historiques (cartons)

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Cotes
K//1-K//2436
Localisation physique
Paris

Description

Présentation du contenu

INTRODUCTION

La série K : présentation générale

La série K conserve, non pas des fonds d'archives, mais des collections de documents formées pendant la Révolution en fonction de leur caractère « historique ».

Le décret de la Convention du 7 messidor an II (25 juin 1794), véritable point de départ des Archives nationales, avait divisé en trois classes les papiers conservés dans les dépôts de l'Ancien Régime dont le tri devait être opéré par l'Agence temporaire des titres, remplacée en 1796 par le Bureau du triage des titres : 1° les papiers considérés comme inutiles ou purement féodaux et destinés à la destruction ; 2° ceux considérés comme encore utiles pour l'administration et le public et destinés à entrer dans les sections domaniale et judiciaire des Archives de la République (c'est l'origine des séries E, G, H, O et P à Z) ; 3° les chartes et manuscrits intéressant l'histoire, les sciences et les arts ou pouvant servir à l'instruction. C'est cette dernière catégorie de documents, primitivement destinée à la Bibliothèque nationale, qui est à l'origine des séries K, L et M.

Le contenu de la série K a été tiré essentiellement de quatre sources. D'abord les dépôts des organismes gouvernementaux et judiciaires ; notamment Maison du Roi, Contrôle général des finances, Conseil du Roi et Conseil de Lorraine, bureaux du chancelier, Parlement et Chambre des comptes. Puis les archives du Bureau de la Ville de Paris. Viennent encore les archives privées placées sous séquestre, notamment celles des familles des princes du sang (Orléans, Condé, Conti, Penthièvre, etc.). Enfin les chartriers ecclésiastiques, particulièrement ceux de Saint-Denis, Saint-Germain-des-Prés et Longchamp, ont fourni une sélection de pièces dont certaines sont d'un intérêt exceptionnel (les documents mérovingiens et carolingiens, par exemple) ; il faut y joindre le «cabinet» du prieuré de Saint-Martin-des-Champs qui détenait une collection de nombreuses pièces justificatives de la Chambre des comptes (montres, quittances, etc., avec des actes de nomination à des charges).

La série K a été organisée et considérée comme un «deuxième Trésor des chartes» une fois que le Bureau du triage eut renoncé à la réunir au Trésor des chartes originel (formant la série J). Elle comptait à l'origine dix sections méthodiques ou « titres » :

I. Cartons des rois.

II. Copies de chartes.

III. Comptes.

IV. Princes du sang.

V. Dignités et offices.

VI. Corps politiques.

VII. Lois et coutumes, finances, commerce et agriculture.

VIII. Villes et provinces.

IX. Histoire étrangère. Négociations.

X. Cérémonial.

Sous la Restauration, la restitution d'une grande partie des archives séquestrées, aux dépens de l'actuelle série T, n'affecta pas les documents déjà intégrés dans K : alors que les fonds des princes du sang, aujourd'hui conservés dans la série R et dans 300 AP, sont sortis pendant un temps des Archives nationales, les pièces et registres extraits de ces fonds n'ont jamais quitté K.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, à l'exception des archives de Montbéliard et de Montperroux qui ont formé les titres K XI et XII, les versements de papiers non ministériels ont été souvent disséminés entre les séries K, L et M sans souci du respect des fonds. C'est ce qui est arrivé notamment pour un très important envoi de la Bibliothèque Mazarine en 1834. Ce versement (qui portait, il est vrai, sur des collections déjà en désordre) comprenait en particulier les «portefeuilles» du P. Léonard de Sainte-Catherine de Sienne, prieur et bibliothécaire du couvent des Petits-Pères de Paris, qui avait réuni de 1691 à 1706 une foule de notes et de documents sur toutes les affaires du temps, dont le contenu est éparpillé dans à peu près toutes les parties des séries K, L et M et même ailleurs. Il comprenait aussi une précieuse collection de pièces surtout médiévales provenant de plusieurs chartriers ecclésiastiques des diocèses de Laon, Noyon et Soissons, pièces qui ont été classées surtout dans les titres K I, L VI et L VII). Parmi les autres accroissements, il faut signaler les manuscrits et recueils cédés par le collectionneur Alexis Monteil (dans KK). On a enfin intégré dans K, L et M de nombreuses pièces isolées qu'on ne savait où classer.

Les registres ont été séparés des cartons entre 1852 et 1854 pour constituer la sous-série KK. Cette opération a eu pour effet de laisser vacantes d'assez nombreuses cotes de K : il faut donc, systématiquement, dépouiller de front la série K et la série KK.

Le titre K XIII n'a été créé qu'en 1858.

Économie du présent instrument de recherche

Les titres I à VII de la série K sont accessibles par des inventaires détaillés, celui du titre I dressé par Jules Tardif et publié en 1866, les autres dressés pour la plupart par Louis-Claude Douët d'Arcq entre 1840 et 1860 et qui ont fait l'objet d'une refonte rapide en 1999-2004.

Ces inventaires, qui décrivent les pièces les plus remarquables les unes après les autres, constituent l'instrument de travail le mieux adapté pour une série qui n'est pas constituée de dossiers homogènes mais de pièces réunies de manière factice. Ils rendent peu utile le répertoire assez succinct dressé dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Pour permettre au chercheur de disposer d'une première approche de la série K, on a cependant repris l'ancien répertoire pour établir le présent instrument de recherche. Il constitue une sorte d' « introduction » aux inventaires plus détaillés - dont il reprend d'ailleurs, pour partie, les analyses.

Cet instrument de recherche couvre l'ensemble de la série K à l'exception du Titre XI (archives de la principauté de Montbéliard).

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