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Inventaire - Cotes :

Correspondance des consuls de France à Saint-Pétersbourg. (1713-1792)

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Cotes
AE/B/I/982-AE/B/I/989
Date
1713-1792
Localisation physique
Paris

Description

Présentation du contenu

INTRODUCTION

Quand on parle de consulats et de postes consulaires pour l'Ancien Régime, on pense le plus souvent au Levant, à la Barbarie et à leurs fameuses échelles. En effet, au début du XVIII e siècle, les postes consulaires français étaient, pour la majorité d'entre eux, concentrés autour de la Méditerranée, en Espagne et en Italie. Quelques-uns étaient déjà implantés sur les rivages de la mer du Nord et de la Baltique ; leurs titulaires ne portaient pas le titre de consul mais celui de commissaire de la Marine. La France entretenait ainsi des postes à Ostende, à Elseneur, à Dantzig et enfin, à partir de 1713, à Saint-Pétersbourg, dix ans seulement après la fondation de cette ville par le tsar Pierre le Grand.

Les relations diplomatiques entre la France et la Russie n'avaient alors consisté qu'en ambassades occasionnelles de part et d'autre. Si le sieur de Baluze avait été commis en 1703-1704 comme envoyé extraordinaire à Moscou, la France attendit jusqu'à 1739 pour entretenir un ambassadeur en titre en Russie. Entre temps, des missions ponctuelles furent confiées à de simples chargés d'affaires. De même, dans le domaine commercial, alors qu'au XVII e siècle le seul port russe était Arkhangelsk, sur la mer Blanche, plusieurs tentatives avaient été menées pour nouer un commerce direct entre la France et la Russie. Une Compagnie du Nord avait même été créée en 1669, pour vingt ans, avec un fonds de plus de huit cent mille livres tournois. Moins de six années plus tard, cette compagnie était proche de la faillite. Les négociants français avaient cependant pris conscience de cette nécessité d'ouvrir un commerce direct avec la Russie, sans passer par l'intermédiaire des navires marchands hollandais, anglais ou autres, et quelques mémoires furent rédigés dans ce sens dès cette époque. De même, en 1705, une proposition d'un traité de commerce entre la France et le tsar fut faite par l'ambassadeur de ce prince.

La création de la ville de Saint-Pétersbourg sur la Neva, donc sur la mer Baltique, justifia la nécessité d'un commerce en droiture pour écouler les marchandises et produits manufacturés français, d'une part, et importer des fournitures pour la marine, d'autre part. Ce furent d'ailleurs les arguments principaux développés avec persévérance par Henry Lavie, premier titulaire du poste de Saint-Pétersbourg, auprès du comte de Pontchartrain, secrétaire d'État de la Marine, puisque l'institution consulaire dépendait de la marine depuis les réformes de Colbert. Personnage quelque peu équivoque, Bordelais d'origine anglaise, ancien armateur et négociant failli, Lavie fut nommé commissaire de la marine de France à Saint-Pétersbourg avant d'obtenir un titre de consul dont il ne fut sans doute pas le meilleur exemple. Ses successeurs, Monicault de Villardeau, Decury de Saint-Sauveur, Rossignol et Lesseps, et leurs auxiliaires, le négociant de Saint-Pétersbourg et vice-consul, Raimbert, et le vice-consul de Moscou, Martin, reçurent la lourde tâche de maintenir les postes consulaires, de préserver leurs prérogatives, de promouvoir et développer le commerce franco-russe, de contenir une communauté française difficile, indisciplinée et inorganisée, et surtout de ne pas compromettre, par leurs initiatives, les relations entre la France et la Russie.

Les fonds d'archives

La correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg - ou « les lettres reçues » - est conservée comme pour les autres consulats, pour l'Ancien Régime, aux Archives nationales dans la sous-série AE B I, volumes 982-989, dans le fonds dit des Affaires étrangères. Elle commence en 1713 et se termine en 1792. Elle a été reliée en huit registres recouverts de cuir brun, réunissant entre 320 et 450 folios. Un carton concernant la Russie du XVIII e siècle est conservé dans la sous-série AE B III, consulats, mémoires et documents, au numéro 462. En revanche, la plupart des mémoires annoncés par la correspondance consulaire sont réunis dans une autre série des Archives nationales, la sous-série Mar B 7, dans le fonds dit de la Marine. Cette sous-série concerne les pays étrangers, le commerce et les consulats. Elle réunit 547 registres ou cartons répartis en « Décisions », 1708-1723 (47 volumes), « Ordres du Roi et dépêches ministérielles », 1480-1755 (volumes 48 à 203), et « Correspondance à l'arrivée », 1493-1789 (volumes 204 à 462). Les cartons Mar B 7 463 à 465 contiennent des mémoires sur le commerce de divers pays, dont la Russie (1697-1785) et le carton Mar B 7 481 rassemble des mémoires sur la marine russe. La fin de la sous-série est consacrée aux traités (volumes 520 à 546). Certains mémoires et tableaux, extraits dès leur réception de la correspondance consulaire, ont été classés de manière inattendue : ainsi trouve-t-on l'état de la colonie française de Moscou en 1777 dans le registre AE B 1 480, Dantzig, 1760-1783 (f° 213-224) et les nouvelles de la Russie dans les dépêches de Lagau, commissaire de la marine à Hambourg, pendant la période 1748-1756. Il a donc paru utile d'indiquer non seulement en sources mais aussi dans des notes, chaque fois que c'était possible, les références de ces textes complémentaires au courrier d'origine. La fin des « Ordres et dépêches », ou correspondance envoyée par le Bureau des consulats, est conservée en AE B I 39 à 74, pour la période 1756-1793. Il faut relever que beaucoup des lettres envoyées au premier consul de France en Russie ont des copies ou des résumés inclus dans le premier registre de la correspondance consulaire, le registre AE B I 982.

La dualité des fonds d'archives, en AE ou Mar B 7, s'explique par l'histoire des ministères. En 1796, le ministère de la Marine et le ministère des Relations extérieures se partagèrent les archives des consulats. Tout ce qui intéressait la marine, la navigation et les pêches fut attribué à la Marine, le reste revenant aux Relations extérieures. De façon à réunir l'ensemble, le ministère des Affaires étrangères versa entre 1929 et 1933 son fonds consulaire d'Ancien Régime aux Archives nationales qui conservaient déjà les fonds Marine d'Ancien Régime.

En plus de ses lettres, la correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg présente la particularité de contenir également un inventaire des actes passés en chancellerie, entre 1756 et 1784, inventaire établi par le consul Lesseps au début de son séjour. Les archives des chancelleries consulaires de Saint-Pétersbourg et de Moscou ont été rapatriées avec celles de l'ambassade de France et elles sont conservées à Nantes, dans le dépôt du ministère des Affaires étrangères (MAE, Nantes). Elles sont très abondantes, réparties entre plus de neuf cents cartons et registres, et d'une très grande richesse ; elles ne sont pas encore classées et inventoriées. Quelque dix cartons se rapportent au XVIII e siècle, à partir de 1756, qui correspondent aux inventaires sommaires contenus dans la correspondance consulaire. Pour les archives antérieures à 1756, il est indiqué par le consul Decury de Saint-Sauveur qu'elles furent détruites lors de l'incendie en 1737 de l'église catholique de Saint-Pétersbourg, où elles avaient été abritées en 1733, au moment de la rupture des relations entre la France et la Russie.

La « Correspondance politique » (CP) et la série « Mémoires et documents » (MD) conservées aux archives du ministère des Affaires étrangères, à Paris, sont d'autres compléments de la correspondance consulaire. La correspondance politique réunit, en plus des lettres des ministres et ambassadeurs de France, quelques lettres de consuls envoyées directement au département des Affaires étrangères. De même, certains mémoires mentionnés par les consuls sont conservés dans la série Mémoires et documents. C'est la raison de leur mention en note dans l'inventaire. Des documents épars, lettres ou mémoires, se trouvent enfin conservés au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France et sont également indiqués au fil du texte.

Translittération des noms russes

Dans le cas de la langue russe, une difficulté apparaît en raison de l'utilisation de l'alphabet cyrillique. La transposition des noms russes en caractères latins est donc nécessaire. Il y a plusieurs manières de transposer les noms écrits en cyrillique en caractères latins, différents systèmes de transcription phonétique d'une part et de translittération d'autre part. Pour le russe, il existe une norme internationale de translittération (la norme ISO 9). Mais il y a d'autres façons de transposer un mot russe, qui dépendent de la langue du transcripteur. Dans le cas du français, on utilise souvent une façon courante ou traditionnelle dans laquelle on écrit le mot russe d'après les règles de la prononciation française. C'est cette dernière solution qui a été retenue, ce qui permet de rapprocher par la translittération les noms et prénoms russes de leur prononciation en français.

Le travail du consul et le contenu de sa correspondance

À Saint-Pétersbourg, le développement des échanges commerciaux constitua d'abord l'essentiel du travail du consul. Il lui fallut protéger les établissements français déjà implantés dans la ville, encourager la venue de navires français et contrôler autant que possible l'immigration des talents voulue et encouragée par Pierre le Grand pour créer une industrie russe. De 1721 à 1733, une représentation diplomatique française fut instituée et d'abord confiée à un spécialiste des affaires du Nord, Jacques de Campredon. Il n'eut qu'un titre de chargé des affaires de France, au grand dam du ministère russe qui le prit pour un manque de considération. Ayant reçu la mission d'offrir la médiation de la France dans la paix avec la Suède, Campredon dut encore régler le problème épineux posé par les agissements du consul Lavie, l'apurement de ses dettes et mener à bien sa destitution obligée, de même que procéder au renvoi en France d'autres Français parmi lesquels l'aumônier de la nation française, le père récollet Cailleau, et le chancelier du consulat, Petit. Magnan, successeur de Campredon, poursuivit sa tâche d'observation de la politique intérieure et des successions chaotiques sur le trône russe, de la politique extérieure russe et des conflits avec la Turquie et la Perse. En parallèle, le consul de France Monicault de Villardeau remplit lui aussi le rôle d'un informateur politique, revenant au système qui prévalait dans les consulats avant les réformes de la Régence. Outre les affaires purement commerciales, sa correspondance avec les bureaux de la Marine se caractérise par une teinture de correspondance politique. Villardeau assure ainsi, sans états d'âme intempestifs, un rôle de gardien suspicieux de Magnan, son homologue et sans doute rival des Affaires étrangères. A partir de 1739, un ambassadeur en titre fut envoyé en Russie. Ce fut le marquis de La Chétardie dont on connaît la part déterminante qu'il prit dans l'avènement au trône du dernier enfant survivant de Pierre le Grand, Elisabeth. Une représentation consulaire fut à nouveau implantée (elle avait été interrompue fin 1733 au moment de la guerre de Succession de Pologne) et confiée en 1743 à Decury de Saint-Sauveur, un ancien commis du Bureau des vivres de la Marine. Comme Villardeau, Decury de Saint-Sauveur se sentit investi d'une mission de surveillance de d'Alion, nommé chargé d'affaires après l'expulsion à grand fracas du marquis de La Chétardie en juin 1744. Decury de Saint-Sauveur fut à son tour expulsé en 1748, à cause de la rupture des relations diplomatiques entre la France et la Russie, provoquée en partie par l'exclusion de la Russie, à la demande de la France, de la négociation de la paix d'Aix-la-Chapelle.

À partir de 1743, la correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg présente un contenu conforme aux autres correspondances consulaires. L'essentiel est consacré aux affaires des Français de Russie, avec les obligations de contrôle, de police, d'état civil, de notariat et de publicité complémentaire, de même qu'aux affaires de commerce et de navigation.

Le consul et les Français de son département

Comme ils en avaient le devoir, les consuls de France ont essayé de surveiller la communauté française. Ainsi peut-on en appréhender les changements subis au cours du siècle. En dehors de quelques rares négociants, les Français qui vinrent à Saint-Pétersbourg dans les années 1716-1720 avaient été attirés par le tsar. Souvent déçus et miséreux, ils rentrèrent en France au bout de quelques années. Par la suite, les Français qui s'expatrièrent en Russie le firent pour des raisons personnelles. On les accusait parfois de fuir leur pays à cause de leur passé ou d'y venir uniquement pour faire fortune. Il est certain qu'ils y vinrent de leur plein gré et que le gouvernement français n'eut aucune part à la formation de la communauté française de Russie. Ces Français n'étaient plus que rarement artisans. S'il restait des joailliers et des horlogers, la plupart d'entre eux étaient domestiques, perruquiers, acteurs, précepteurs ( outchitels) ou maîtres d'école. Les officiers militaires furent également de plus en plus nombreux à passer au service de la Russie. Et, alors que le commerce français n'avait pas réussi à s'imposer en Russie, malgré une petite amélioration après 1770, de nombreux Français étaient négociants ou marchands en boutique : ce fut la composante la plus importante de cette communauté, loin devant les outchitels ou perruquiers.

De même, tout au long du siècle, les souverains russes firent venir des artistes ou des savants qui furent les promoteurs de la culture, des sciences et des arts français. Le français avait remplacé le latin comme langue internationale. L'enseignement des jeunes nobles se fit peu à peu en français : il était indispensable de savoir le parler. Le nombre des professeurs de français ne pouvait donc que croître. Mais, alors que le personnel diplomatique français se lamentait sur les Français de Russie, leur mauvais comportement et leur peu d'intérêt, le major Masson soulignait qu'on s'y amusait toujours chez eux à des jeux d'esprit, on soupait gaiement, on chantait encore quelques vaudevilles qu'on n'avait pas oubliés... Avec la Révolution, l'attitude des Russes changea et le nom seul de Français devint une injure.

Par rapport aux « nations françaises » du Levant et de Barbarie, la principale caractéristique de celle de Russie est de n'être pas organisée et structurée. On ne rencontre d'assemblée de la communauté française en nation qu'au tout début, en 1720-1721, quand il fallut régler quelques cas de discipline et organiser le statut de l'éphémère aumônier de la nation. Il n'y eut pas de paroisse catholique française à Saint-Pétersbourg et on attendit 1789 pour voir à Moscou la création de la paroisse Saint-Louis des Français. De même, le consul essayait vainement de remplir ses attributions de police. En 1724-1725, ce fut le chargé des affaires de France, et non le consul, qui organisa le rapatriement des artisans français déçus, à la demande des autorités françaises. Par la suite, les Français semblèrent échapper à toute espèce d'autorité nationale. À part quelques cas de soldats ou marins déserteurs pendant la guerre de Sept Ans, un seul Français fut privé de la protection du Roi, le dentiste Dubreuil, en 1776 : le consul Martin de Lesseps venait de débarquer à Saint-Pétersbourg, il avait gardé ses réflexes antérieurs... Il n'y eut plus de rapatriement par la suite et on recommanda au consul de ne pas s'engager trop en avant pour les affaires un peu délicates concernant les sujets du Roi ayant maille à partir avec les autorités russes, et de faire preuve de beaucoup de doigté. Alors que dans les autres pays européens, en Italie, Espagne ou Portugal par exemple, il y avait une réunion annuelle de la nation française pour élire ses députés, rien de tel n'existait en Russie. Après 1730, le consul ne fit même plus mention, dans sa correspondance, de l'organisation de réjouissances pour célébrer la Saint-Louis, les victoires françaises et les événements joyeux de la famille royale ou la célébration de messes commémoratives en cas de deuil royal. La proximité de l'ambassade à Saint-Pétersbourg en fut certainement l'une des raisons ; pourtant, rien n'était organisé à Moscou où il n'y avait pas d'ambassade et où les Français étaient bien plus nombreux que dans d'autres ports européens.

Le rôle des autorités françaises, celui du consul en particulier, semble avoir été plus passif que n importe où ailleurs. Il n y avait en effet pas de liste de Français dressée en chancellerie où ils n'étaient d'ailleurs pas obligés d'y faire leur soumission, pour que l'on reconnût leur droit à la protection du Roi. Les consuls déploraient l'attitude individualiste de la plupart de leurs compatriotes. Enfin, la compétence judiciaire du consul ne fut organisée et définie en Russie qu'en 1787, une ordonnance de Pierre I er interdisant jusqu'alors à ses tribunaux de connaître d'un jugement rendu par le consul ou les arbitres des étrangers.

Des problèmes récurrents apparaissent dans la correspondance en matière d'exequatur, d'inventaires après décès en cas de mort en Russie d'un Français, de certificats de vie, de même que les prérogatives, déboires pécuniaires et autres des consuls français. Enfin, les relations des consuls français avec les diplomates en poste en Russie occupent une certaine place dans la correspondance, avec leurs rapports et leurs critiques.

Le rôle du consul en matière de commerce

Malgré le nombre significatif des Français installés en Russie au cours du XVIII e siècle, près de dix mille personnes en effectifs cumulés, il n'y eut pas émergence d'une véritable communauté d'intérêts et ce fut certainement l'une des causes de l'échec de la percée commerciale française dans ce pays.

L'histoire des relations commerciales entre la France et la Russie au XVIII e siècle fut marquée par une suite de tentatives infructueuses mais toujours renouvelées : la France chercha à conclure des relations permanentes qui aboutirent en 1787 à la signature d'un traité de commerce. La correspondance consulaire s'en fit l'écho. Ces démarches furent quasiment calquées sur l'état des relations diplomatiques entre les deux puissances. Mais, alors que les ouvertures russes se multiplièrent dans les premières décennies du siècle, le pouvoir français, peut-être échaudé par l'échec cuisant de la première Compagnie du Nord, ne semblait pas considérer la Russie comme un interlocuteur sérieux. La France du grand siècle méprisait la Russie héritière de l'antique Moscovie. Elle n'était donc pas encore disposée à soutenir l'action de ses négociants et leur implantation dans la nouvelle capitale russe. Elle ne prit d'ailleurs pas les moyens d'une politique commerciale conquérante ; les consuls français en étaient pleinement conscients et le déplorèrent avec constance. Comme aux autres consuls de France, il leur était interdit de faire du commerce. Ils étaient mal payés : Lavie ne touchait rien en dehors des émoluments de la place quand il prit ses fonctions en 1715, puis deux mille livres tournois par an ; après 1757, les traitements annuels des consuls furent compris entre douze et dix-huit mille livres tournois Il est utile de souligner que pendant les trois années de sa résidence en Russie, de 1760 à 1763, le baron de Breteuil, ministre plénipotentiaire, perçut 345 000 livres tournois. Contrairement à leurs homologues anglais et hollandais, les consuls français n'avaient pas d'argent à distribuer et leur train de vie n'avait rien qui pût en imposer à la population locale. Quant aux négociants français, ils étaient livrés à eux-mêmes ou presque.

Un premier projet de traité de commerce fut rédigé par la France en 1745. Il fut repris et complété à la fin de la guerre de Sept Ans. Mais la décennie qui suivit la paix de Paris (1763) vit la mise en œuvre par les Anglais d'une lutte acharnée contre l'influence française en Russie. Ce fut pourtant à partir de cette époque que la France commit un ambassadeur permanent à Saint-Pétersbourg et que le commerce français émergea enfin des limbes où il végétait depuis l'arrivée du premier consul de France en Russie en 1715. On vit accoster des navires français en droiture des ports de la Manche et de l'Atlantique, en nombre toujours plus important ; les maisons françaises de négoce passèrent de deux à plus de dix à Saint-Pétersbourg ; enfin, des contrats d'achat de denrées russes furent plus ou moins péniblement conclus (tabacs d'Ukraine, céréales, fournitures pour les arsenaux royaux). Mais, alors que le grand développement commercial français se situe au XVIII e siècle, en quintuplant entre 1715 et 1788 (de 215 millions de livres tournois à plus de 1000 millions), le commerce de la France en Russie ne suivit pas ce mouvement. Pour les négociants français, le Nord semblait s'arrêter à Amsterdam et Hambourg où les productions des colonies antillaises françaises, sucre, café, indigo et autres épices, trouvaient un excellent débouché. D'autres nations les transportaient en Russie, ce que ne manquèrent pas de souligner les consuls français dans leur correspondance.

Les autres affaires que devait régler le consul concernaient les acquits à caution pour les marchandises coloniales françaises importées en Russie, les difficultés causées par les douanes russes, la défense des intérêts des négociants et des marins français.

Cependant, les années qui précédèrent la Révolution française virent deux avancées certaines, signe d'un rapprochement avec la Russie : l'ouverture de la mer Noire aux négociants français, après l'annexion de la Crimée par la Russie en 1783, et la signature, le 11 janvier 1787, d'un traité de commerce entre la France et la Russie. La France, qui sortait de la guerre d'Indépendance américaine, n'était en effet plus en mesure de soutenir efficacement son allié turc traditionnel, de même qu'elle n'avait pu empêcher le premier partage de la Pologne, un autre protégé de toujours.

Le consul correspondant

En principe, un consul envoyait une lettre hebdomadaire au secrétaire d'État de la Marine, son principal correspondant ; il lui arrivait aussi d'écrire au secrétaire d'État des Affaires étrangères. En pratique, la fréquence de ses envois était irrégulière. Elle dépendait bien sûr de l'actualité, des événements et de l'urgence des nouvelles à transmettre, mais pas seulement, l'absence du consul pour déplacement dans son département ou des problèmes personnels ou de santé pouvant en rompre le cours. Le coût élevé de la poste en Russie fut également un frein aux envois. De même, il arrivait que le courrier fût perdu ou intercepté, ce qui justifiait l'utilisation fréquente du chiffre et pouvait provoquer des difficultés adjacentes.

Chaque lettre devait respecter un plan précis : numérotation de la lettre (à partir de 1743 seulement), indication des lettres reçues de la part du ministre et des bureaux de la Marine et des Consulats, protestation de zèle du consul, nouvelles, annonces de documents annexes, salutation. Les apostilles du Bureau des consulats sont riches d'enseignement : commentaires et appréciations sur le travail du consul, indication du contenu et de la date de la réponse, des demandes ou de la transmission des informations à d'autres services ou personnes. Alors qu'elles constituent un canevas de la réponse du service consulaire dans la première moitié du siècle, ces apostilles sont ensuite réduites, pour la plupart, à un simple enregistrement de la date de la réponse. Les pièces jointes étaient conformes aux exigences du ministère. Le plus souvent, il s'agissait des états d'entrée et de sortie des bâtiments de commerce dans les ports du département (Cronstadt, Riga, Saint-Pétersbourg), des droits d'entrée et de sortie sur les marchandises, de la marine militaire russe, des Français présents en Russie, de même que d'autres mémoires particuliers à la demande du gouvernement français (manufactures, mines, états des troupes de terre et de marine, monnaies, etc.) ou à l'instigation du consul (mémoires sur Saint-Pétersbourg, sur d'autres villes russes, sur les pêches en Laponie, etc.). Cette correspondance était écrite en langue française, de même que les pièces jointes, de rares extraits de gazettes allemandes ou russes de même que quelques oukases en formant l'exception.

Au cours des premières années (1716-1719), au temps de la Polysynodie, la correspondance est double : d'une part les lettres du consul, d'autres part les réponses du président du Conseil de Marine, mentionnant les lettres reçues du consul :

Lettres du consul Lettres du président du Conseil de Marine Accusés de réception des lettres du consul 1716 15 25 51 1717 5 26 32 1718 12 18 26 1719 15 12 13

Contenu de la correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg de 1716 à 1719

Ce tableau souligne les lacunes de la correspondance conservée pour le poste de Saint-Pétersbourg, les nombres des lettres envoyées par le consul ne correspondant pas à celui des accusés de réception. A cette époque, les lettres ne sont pas numérotées. Par ailleurs, après une correspondance sans doute hebdomadaire et régulière au cours de l'année 1716, on observe un relâchement dans le travail du consul.

Par la suite, en raison du mécontentement causé par le consul Lavie et des affaires du Nord, le chargé d'affaires Jacques de Campredon fut envoyé en Russie : sa correspondance doubla pendant quelques années celles de Lavie et de son successeur Monicault de Villardeau. Pour cette période également, la disparité du nombre des lettres conservées est grande selon les années : elles ont pu être perdues, ou bien les bureaux de la marine ont jugé qu'elles n'offraient pas d'intérêt particulier, ou encore elles ont été classées ailleurs (dans la correspondance politique aux Affaires étrangères, avec la correspondance d'un autre poste, à la Bibliothèque nationale de France, par exemple).

En revanche, la correspondance des trois années 1730, 1731 et 1732 semble complète (57, 52 et 52 lettres) : les circonstances politiques (la prise du pouvoir par Anna Ivanovna), l'absence d'une représentation diplomatique française et le zèle du consul en sont sans doute les raisons principales. En 1733, les affaires polonaises provoquèrent le rappel du consul : seulement quatre lettres sont conservées pour cette période qui dut, sans aucun doute, être riche en échanges épistolaires.

Lettres du consul Lavie Lettres du chargé d'affaires Campredon Lettres du consul Monicault de Villardeau 1720 34 1721 3 3 1722 3 4 1723 8 13 1724 2 22 17 1725 2 5 1726 3 1727 3 1728 3 1729 0 1730 57 1731 52 1732 52 1733 4

Contenu de la correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg de 1720 à 1733

Lors de la conclusion de la paix de Belgrade en 1739 entre la Porte ottomane et la Russie sous l'égide de la France, la France envoya un ambassadeur extraordinaire en Russie, le marquis de La Chétardie. Mais il fallut attendre encore quelques années pour installer un nouveau consul de France. Nommé en 1743, le consul Decury de Saint-Sauveur n'arriva à Saint-Pétersbourg qu'en mars 1744. Il introduisit une numérotation pour le suivi de la correspondance : les lettres conservées mettent en évidence le doublement, voire le triplement de la correspondance envoyée par différentes voies (la voie officielle, la Suède, les porteurs occasionnels tels que des négociants, des militaires ou des voyageurs). Cependant, dès juin 1748, la correspondance consulaire fut encore interrompue en raison de la détérioration des relations entre la France et la Russie.

Lettres du consul Decury de Saint-Sauveur 1744 33 1745 31 1746 18 1747 15 + minutes de 5 lettres 1748 31

Correspondance du consul Decury de Saint-Sauveur de 1744 à 1748

En 1756, la France changea de système diplomatique et se rapprocha de l'Autriche et la Russie. Elle envoya le marquis de L'Hôpital en ambassade à Saint-Pétersbourg et le consul Decury de Saint-Sauveur, qui avait été nommé commissaire de la marine de France à Amsterdam entre-temps, retrouva son poste de Saint-Pétersbourg en septembre 1757. À partir de cette date et jusqu'à l'exécution de Louis xvi, la représentation consulaire française ne fut plus interrompue pour des raisons politiques mais seulement pour des causes particulières (décès en poste, renvoi, refus d'accepter une mutation, séjour en France, retraite, etc.). Malgré la présence du négociant Joseph Raimbert, qui se chargea d'une partie du travail consulaire avec un titre de vice-consul, la correspondance de Saint-Pétersbourg resta irrégulière. Il y a moins de dix lettres par an de 1760 à 1763, aucune en 1764 : le consul Decury de Saint-Sauveur était mort en poste en décembre 1763, il avait été souvent malade et les événements de 1762 avaient été rapportés par les diplomates en poste, le baron de Breteuil et Bérenger. Entre 1769 (renvoi de Rossignol) et 1775 (arrivée de Lesseps), Raimbert assura le suivi de la correspondance en envoyant chaque année les tableaux de navigation et les tableaux d'entrée et sortie des marchandises des principaux ports du département (Saint-Pétersbourg, Riga, Revel, Cronstadt). En 1787, il n'y a pas de lettre en provenance de Saint-Pétersbourg car le consul Martin de Lesseps était retourné en France où il s'occupa des modalités de sa retraite. Enfin, quelques lettres du vice-consul de Moscou, Pierre Martin, sont également conservées entre 1760 et 1789.

Lettres du consul Lettres du vice-consul Raimbert 1757 9 1758 21 1759 13 1760 9 1761 8 1762 8 1763 1 1764 0 1765 5 1766 9 1767 18 1768 6 1769 10 1 1770 4 1771 7 1772 5 1773 7 1774 5 1775 5 4 1776 9 1777 10 2 1778 14 1779 15 1780 3 2 1781 3 2 1782 10 3 1783 11 1784 19 1785 15 1786 2 1 1787 0 1788 5 1789 6

Correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg de 1757 à 1789

Enfin, de 1790 à 1793, les lettres conservées concernent des affaires particulières directement traitées par les ministres de la Marine et des Affaires étrangères. Il n'y a plus de correspondance consulaire, plus de nouvelles de Saint-Pétersbourg hormis quelques lettres du chargé d'affaires Genet, en 1791, pour obtenir la nomination du négociant français Billiot comme vice-consul à Cronstadt, en dépit des droits du fils Lesseps. Par ailleurs, la fin du dernier registre (AE B I 989) rassemble divers mémoires concernant la Russie (mémoires sur la mer Noire, mémoires du négociant marseillais Anthoine, mémoires sur les fonctions consulaires, mémoires sur le commerce du Nord), sans ordre chronologique. La Révolution provoqua, en effet, une désorganisation incontestable de l'administration française en général, de la Marine en particulier, dont la correspondance consulaire de Saint-Pétersbourg fut le reflet.

Pratique du russe et des langues étrangères par les consuls français

Parmi les consuls français en poste à Saint-Pétersbourg entre 1713 et 1792, seul Henry Lavie parla le russe et encore pas immédiatement. Il se vantait de parler sept langues étrangères, parmi lesquelles l'anglais, l'allemand et l'italien. Ses successeurs connaissaient l'anglais, l'allemand ou l'espagnol, selon les cas, mais pas le russe. En revanche, Pierre Martin, le vice-consul de Moscou, et Joseph Raimbert, le négociant de Saint-Pétersbourg, le parlaient et le comprenaient et devaient probablement aussi l'écrire. Et le jeune Barthélemy de Lesseps, qui servit comme « interprète de langue russienne » dans l'expédition La Pérouse, dont il fut l'unique rescapé, le connaissait également.

Le russe n'était sans doute pas indispensable pour remplir une mission consulaire comme les faits le démontrèrent ; il était davantage utile aux consuls français de parler l'anglais et l'allemand, voire le hollandais, pour régler la plupart des affaires de navigation et de commerce qu'ils rencontraient. Si l'ancienne xénophobie de Moscovie, interdisant au peuple tout contact avec les étrangers, subsistait encore, rien dans la correspondance consulaire ne permet de l'affirmer. Les consuls ne se plaignirent presque jamais des autochtones. L'obstacle de la langue est donc la cause la plus vraisemblable de leur isolement relatif au sein du peuple russe dont on peut se demander si les consuls français avaient jamais cherché à le connaître et à le comprendre. De plus, une fois passé le règne sous influence « allemande » d'Anna Ivanovna, le français devint la langue parlée par la Cour et la bonne société russe. Les consuls de France évoluaient d'ailleurs dans un milieu très restreint. En dehors de leurs compatriotes, négociants, précepteurs et visiteurs étrangers, les agents français ne fréquentaient guère que la noblesse de Cour, infime partie de la population russe, quelques négociants russes importants, les employés des douanes et des ministères, dont ils rapportent les tracasseries à l'envie. Une deuxième conséquence négative de l'ignorance de la langue russe renvoie donc à la qualité des informations recueillies par les agents français : comment connaître les nouvelles et les vérifier quand on ne parle pas la langue du pays ? C'est ce qui explique le caractère un peu anecdotique et proche des ragots des gazettes de cette correspondance quand elle traite des sujets de la politique intérieure et des relations extérieures de la Russie. La source des informations étant indirecte, leur valeur est souvent de second ordre.

Comme dans l'esquisse d'un tableau, le sujet principal est dessiné dans la correspondance consulaire : c'est le consul, représentant du Roi Très Chrétien, chargé des nationaux et des affaires du commerce. Mais il manque le fond de la toile, les arrière-plans restent à faire, même si certains accessoires sont déjà présents. Les consuls français ont peu voyagé en Russie. Certains, comme Villardeau, ont suivi la Cour à Moscou ; ils ont rejoint leur poste par la voie de terre et ont traversé la région s'étendant de Riga à Saint-Pétersbourg ; ils sont allés visiter les ports de leurs départements. Quelques mémoires géographiques sont réunis, très peu en fait. Saint-Pétersbourg et Moscou, lieux principaux de leur séjour, restent dans le vague.

Il est même étonnant de constater combien les consuls français en place ont ignoré l'édification et le développement de Saint-Pétersbourg, la nouvelle capitale du jeune empire russe, symbole de l'entrée en Europe de l'antique Moscovie et témoignage des mutations imposées à la société russe par Pierre le Grand et certains de ses successeurs. Les informations d'ordre pratique occultent le contexte architectural et esthétique de la ville, malgré les demandes réitérées de l'envoi de son plan au consul Lavie, notamment. Le port de commerce, l'organisation des bassins, l'accostage des vaisseaux, l'organisation de la douane ne sont pas traités, les circuits d'échanges, l'implantation des maisons de commerce russes ou étrangères et leur répartition par quartier non plus. Cette correspondance est remarquable par son omission de toute couleur locale, du cadre de vie, de la population enfin qui n'est évoquée qu'à l'occasion des condamnations à mort ou au knout, comme si elle était absente le reste du temps. La politique de peuplement est à peine mentionnée, par ricochet, à cause des manœuvres des recruteurs. Saint-Pétersbourg, ville en pointillés encore parsemée de vides, n'existe dans la correspondance des consuls français que par les navires de commerce qui, pourtant, y accostent et par les différends entre les Français y résidant.

ABRÉVIATIONS

7bre : septembre

8bre : octobre

9bre : novembre

10bre : décembre

d. : denier

l.t. : livre tournois

n. st. : nouveau style

R. : réponse

RPR : religion prétendument réformée

s. : sol

S. R. : sans réponse

v. st. : vieux style

Mode de classement

AVERTISSEMENT L'ordre des lettres a été suivi au fil des pages des registres, sauf en cas d'erreur de reliure flagrante ; en conséquence, la chronologie présente parfois un caractère illogique. En effet, plusieurs correspondances sont rassemblées dans la Correspondance des consuls de France à Saint-Pétersbourg : en plus des lettres du consul, il a celles du président du Conseil de Marine, dans les premières années, mais également des lettres de tiers, jointes à celles du consul.

Sources et références

Sources complémentaires

SOURCES COMPLÉMENTAIRES

ARCHIVES NATIONALES - SITE DE PARIS

Fonds dit des Affaires étrangères :

Sous-série AE B I

Lettres reçues (Correspondance consulaire) :

AE B I 480, Dantzig, 1760-1783, f° 213 - 224 - État de la colonie française à Moscou en 1777.

Sous-série AE B III , consulats, mémoires et documents

AE B III 432 - Mémoires sur le commerce en Russie.

AE B III 432 - Correspondance des agents diplomatiques français à l'étranger, Saint-Pétersbourg, 1740-1748.

Fonds dit de la Marine :

Sous-série Mar A 5

Mar A 5 9 - Ordonnances relatives à la marine de Russie (1555-1799).

Sous-série Mar B 1

Délibérations du Conseil de Marine :

Mar B 1 4, f° 119 - Marchands français à Saint-Pétersbourg, dettes du sieur La Vie, 1716.

Mar B 1 10, f° 365 et 387 - Le Tsar fait venir de France et d'autres lieux des gens de toutes sortes d'arts et de professions. F° 375 et 401 - Le tsar engage Blaise Pangalo à prendre du service en Russie. 1716.

Mar B 1 40, f° 276 - Négociants, ouvriers et artisans étrangers qui sont maltraités par les Russes.

Mar B 1 48, f° 283 - Les manufactures que le Tsar a établies à Moscou et à Pétersbourg sont dans le plus grand désordre : la plupart des ouvriers français demandent à revenir en France. F° 546 - Le sieur de Bournonville engagé au service du tsar en qualité de dessinateur en 1720.

Mar B 1 83 - 1776. Armement de deux gabarres pour un voyage à Ria et à Saint-Pétersbourg.

Sous-série Mar B2

Mar B 2 256, f° 33 - Ordres du Roi. Instruction pour le sieur des Charriers, capitaine de vaisseau pour aller en Moscovie (1723).

Mar B 2 266, f° 364, 441, 480, 553, 591, 714 - Dépêches de la Marine du Ponant. Pièces sur le choix d'un officier pour aller à Saint-Pétersbourg, M. Descharriers, et instructions pour un service en Russie.

Mar B 2 286, f° 544 - Sur le projet de commerce entre la France et la Russie (1731).

Mar B 2 376, f° 410-411, 511 - Ordres du Roi et dépêches. Sur les mémoires de Raimbert, négociant établi à Saint-Pétersbourg, relatifs au commerce de Russie.

Mar B 2 378, f° 402, 414, 444 - Ordres du Roi et dépêches. Raimbert, établi à Saint-Pétersbourg : fournitures de chanvre à l'Ukraine.

Mar B 2 384, f° 402, 414, 444 - Ordres du Roi et dépêches. Raimbert, fournitures de chanvre de Russie ; naufrage du navire la Ville de Saint-Pétersbourg (1767).

Sous-série Mar B 3

Mar B 3 306, f° 12-13 - Sur le moyen de rappeler le Père Cailleau de Saint-Pétersbourg (1725).

Sous-série Mar B 4

Mar B 4 126, f° 293-298 - Mission de Verdun de la Crenne, commandant la Tamponne, dans la mer Baltique et en Russie (1776).

Mar B 4 269, f° 170-182 - Clonard. Rapport sur les frégates envoyées à Riga. Examen des demandes de la cour de Russie. Mémoire sur le commerce en Baltique (1784).

Mar B 4 272 - La Galissonnière, mémoire au Roi (16 juin 1787) et trois lettres de Saint-Pétersbourg.

Mar B 4 274 - Précis de la campagne de La Galissonnière en Baltique en 1786.

Mar B 4 275 - Lettre de La Galissonnière sur le Prosélyte au cours de la campagne dans la Baltique ; mémoire au maréchal de Castries sur cette campagne et précis de la campagne (8 février 1787).

Sous-série Mar B 7

Ordres et dépêches.

Décisions :

Mar B 7 25 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, 1715.

Mar B 7 33 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, 1717.

Mar B 7 36 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, premier semestre 1718.

Mar B 7 37 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, deuxième semestre 1718.

Mar B 7 41 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, 1725-1723.

Mar B 7 42 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, premier semestre 1721.

Mar B 7 43 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, deuxième semestre 1721.

Mar B 7 44 - Conseil de Marine, Espagne, Italie, Nord, premier semestre 1722.

Mar B 7 47 - Travail du Roi et du ministre, Espagne, Italie, Nord, décisions 1723, 31 mars au 31 décembre.

Ordres du Roi et dépêches ministérielles :

Mar B 7 99 - Nord, 1714.

Mar B 7 102 - Dépêches du comte de Pontchartrain pendant l'année 1715, Nord.

Mar B 7 103 - Enregistrement des lettres, mémoires et autres dépêches du Conseil de Marine expédiés au bureau de M. Daubenton pendant les trois derniers mois de l'année 1715.

Mar B 7 104 - Dépêches du Conseil de Marine, 1716.

Mar B 7 106 - Dépêches du Conseil de Marine, 1717.

Mar B 7 107 - Dépêches du Conseil de Marine, 1718, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 109 - Dépêches du Conseil de Marine, 1719, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 110- Dépêches du Conseil de Marine, 1720, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 111 - Dépêches du Conseil de Marine, 1721, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 113- Dépêches du Conseil de Marine, 1722, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 116 - Dépêches du Conseil de Marine, du deuxième semestre 1723, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 117 - Dépêches du Conseil de Marine, du premier semestre 1724, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 118 - Dépêches du Conseil de Marine, du deuxième semestre 1724, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 120 - Dépêches du Conseil de Marine, du premier semestre 1725, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 121 - Dépêches du Conseil de Marine, du deuxième semestre 1725, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 123 - Dépêches du Conseil de Marine, du premier semestre 1726, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 124 - Dépêches du Conseil de Marine, du deuxième semestre 1726, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 126 - Dépêches du Conseil de Marine, du premier semestre 1727, bureau de M. Daubenton.

Mar B 7 145 - Dépêches du bureau des consulats, six derniers mois de 1733.

Lettres reçues :

Mar B 7 258 -1709-1710.

Mar B 7 259 - 1711.

Mar B 7 260 - 1712.

Mar B 7 261 - 1713.

Mar B 7 265 - 1715.

Mar B 7 266 - 1715.

Mar B 7 267 - 1716.

Mar B 7 268 - 1716.

Mar B 7 272 - 1717.

Mar B 7 278 - 1719.

Mar B 7 279 - 1720.

Mar B 7 280 - 1721.

Mar B 7 281 - 1722.

Mar B 7 282 - 1723.

Mar B 7 285 - Nord, 1724, lettres de Rochefort à Hambourg.

Mar B 7 286 - 1722-1725.

Mar B 7 288 - 1726-1727.

Mar B 7 294 - 1728.

Mar B 7 305 - 1730.

Mar B 7 310 - 1731.

Mar B 7 316 - 1732.

Mar B 7 327 - 1734.

Mar B 7 344 - 1740.

Mar B 7 346 - 1741.

Mar B 7 348 - 1743.

Mar B 7 349 - 1744.

Mar B 7 355 - État des Français en Russie, 1746.

Mar B 7 370 - 1749, projet d'une Compagnie du Nord, 1669.

Mar B 7 381 - Nord, mémoires divers sur le commerce du sucre, café, indigo et autres marchandises à Hambourg, 1751-1754. Pelleteries d'Amérique, mémoire n° 22.

Mar B 7 392 - 1754.

Mar B 7 400 - 1756.

Mar B 408 - Lettres et mémoires, 1757.

Mar B 7 414 - 1760, 1761.

Mar B 7 424 - Espagne, Nord, 1765.

Mar B 7 425 - Espagne, Nord, 1766.

Mar B 7 426 - Espagne, Nord, 1767.

Mar B 7 427 - Espagne, Italie, Nord, 1768.

Mar B 7 429 - Espagne, Italie, Nord, 1769.

Mar B 7 430 - Espagne, Italie, Nord, 1770.

Mar B 7 431 - Italie, Nord, 1771.

Mar B 7 439 - Espagne, Italie, Nord, 1776 à 1778. Rapport sur le commerce de la Grande-Bretagne avec la Russie : volume des importations et des exportations de 1697 à 1773 (en livres, sols et deniers) ; autres rapports concernant la Russie.

Mar B 7 441 - Espagne, Italie, Nord, 1779. Mémoires sur le Russie.

Mar B 7 443 - Nord, 1780.

Mar B 7 451 - 1785.

Mar B 7 453 - 1787, Espagne, Italie, Nord.

Mar B 7 457.

Mar B 7 463 - Mémoire sur le commerce des diverses parties du monde, manuscrit du XVIII e siècle appartenant à M. Monteil.

Mar B 7 464 - Commerce des étrangers, manuscrits originaux appartenant à M. Monteil.

Mar B 7 465 - Mémoire sur le commerce du Nord.

Mar B 7 481 - États des marines étrangères, Russie 1688-1793.

Mar B 7 484 - Service général, commerce, législation, 1616-1661.

Mar B 7 485 - Service général, commerce, législation, édits, ordonnances, traités, 1662-1678.

Mar B 7 490 - Mémoires sur le commerce, 1671 (dont plusieurs mémoires sur la compagnie du Nord).

Mar B 7 491 - Service général commerce, correspondance, mémoires, 1672-1684. Mémoires, comptes, et états de fournitures pour la compagnie du Nord.

Mar B 7 510 - Commerce, 1741-1750. Un mémoire et des réflexions sur le commerce maritime par M. Fournier, octobre 1745. Mémoire sur le commerce du Nord de 1749.

Mar B 7 522 - Espagne, Italie, Nord, 1526-1787, traités.

Mar B 7 533, 535, 536 - Traités 1701-1739, dont traités d'Utrecht.

Mar B 7 539, 540, 541 - Traités, 1741-1766.

Sous-série Mar C 7, dossiers individuels

Mar C 7 8 - Argoud (Pierre Joseph).

Mar C 7 16 - Barilly (de).

Mar C 7 155 - La Bourdonnaye-Montluc (Charles-François de) ; La Galissonnière (Athanase-Scipion Barrin des Ruilliers, marquis de).

Mar C 7 157 - La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (Jean Claude de).

Mar C 7 205 - Menou (René-Marie de).

Mar C 7 210 - Burguès de Missiessy-Quiès (Edmond Thomas).

Mar C 7 343 - Verdun de La Crenne (Jean-René-Antoine de).

Série Marine JJ, Service hydrographique

De très nombreux documents concernant la Russie sont conservés dans cette série.

Il est utile de consulter en particulier la sous-série Mar 2 JJ, volumes 60 à 89, qui rassemble les papiers de Joseph Nicolas Delisle et de Louis Delisle de La Croyère (manuscrits, mémoires, cartes, plans, récits de voyage, etc.).

Sous-série Mar 3 JJ, « Observations scientifiques et géographiques »

3 JJ, carton 71 - N° 7, « Mémoire de M. de Clonard sur le commerce et la navigation dans la Baltique », 1784.

Sous-série Mar 4 JJ, « Journaux de bord »

4 JJ 4, n° 14 - Journal de la Tamponne et du Compas, commandant Verdun de la Crenne, de Brest à Dunkerque, Cronstadt et Copenhague (1776).

4 JJ 144 F, n° 11 - Journal de la flûte du Roi la Tamponne, commandant Verdun de La Crenne, de Brest à Saint-Pétersbourg et retour à Toulon (1776) ; n° 12, Journal des observations faites à bord de la Tamponne (1776).

Autres fonds :

Série F 12, commerce et industrie

F 12 51 - F° 37, proposition du sieur Legendre d'établir des relations de commerce avec la Moscovie, 13 mai 1701 ; f° 332, 10 janvier 1705, mémoire du député de Bordeaux sur la permission qu'il demande de laisser charger du vin et autres liqueurs pour la table du Czar de Moscovie sur un vaisseau venu à cet effet à Bordeaux avec son lest seulement ; f° 359 v°, 11 décembre 1705, lettre de M. de Pontchartrain sur la proposition d'un traité de commerce entre la France et le Czar de Moscovie, faite par l'ambassadeur de ce prince.

F 12 59 - F° 140 v°, 23 juillet 1716, remise aux négociants de Saint-Malo qui ont entrepris sur les conseils de Pontchartain d'établir des relations de commerce avec la Moscovie, de la moitié des droits d'entrée dus à raison des marchandises composant le chargement des trois vaisseaux qui leur sont revenus d'Arkhangelsk et de Stockholm.

F 12 94 - F° 207, lettre de Saint-Sauveur par laquelle il donne avis de l'établissement d'une maison française à Saint-Pétersbourg, à laquelle les négociants pourront s'adresser.

F 12 622 - Commerce avec la Russie, mémoire par Godin et C ie, 15 décembre 1757.

Série K, histoire étrangère, négociations

K 207 - N° 15. Mémoire sur le commerce de la mer Noire au XVIII e siècle.

K 1308 - N° 51. Traité de navigation et de commerce entre la France et la Russie conclu à Pétersbourg le 31 décembre 1786 (v. st.) et le 11 janvier 1787 (n. st.). Paris, Imprimerie royale, 45 p. in-4°.

K 1352 - N° 69. État des personnes qui désirent aller à Saint-Pétersbourg pour travailler au service de Sa Maj. czarienne, 1716. N° 70. Permission du Roi aux ouvriers dont la liste est jointe de se rendre à Saint-Pétersbourg pour travailler aux ouvrages de Sa Maj. czarienne (17 novembre 1716).

Sous-série O I, Maison du Roi

O I 1087 - F° 150-152. État des personnes qui désirent aller à Saint-Pétersbourg pour travailler au service de Sa Maj. czarienne, 1716.

BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE (BnF)

Département des manuscrits

- Manuscrits français (ms. fr.) :

7801, f° 395 et suiv. - État des personnes qui désirent aller à Saint-Pétersbourg, 1716.

13938 - Voltaire, Corrections à faire au premier volume [de l'Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand] ; en conformité, ou en réponse au mémoire intitulé, « Remarques », etc., manuscrit olographe, 5 feuillets, p. 441-452.

14637 - Anecdotes de la cour de Russie sous le règne du czar Pierre premier et de sa seconde femme Catherine par le sieur de Villebois, chef d'escadre dans la marine de Russie.

- Nouvelles acquisitions françaises (n. a. fr.)

9422 - Lettres de Martin de Lesseps.

13092 - Honoré-Auguste Sabatier de Cabre, Mémoire sur la Russie, I-352 f°.

13724, 85 f° - Plan d'une université, ou d'une éducation publique dans toutes les sciences.

24932 - F° 62-64. Denis Diderot, Itinéraire du voyage en Russie : La Haye-Saint-Pétersbourg, 20 août-8 octobre 1773 et Saint-Pétersbourg-La Haye, 5 mars-5 avril 1774.

24938 - F° 446-491. Diderot, Observations sur le Nakaz (46 folios).

24983 - Papiers Falconet. Dont legs de la baronne de Jankowitz, fille de Pierre-Étienne Falconet et de Marie-Anne Collot, au Musée lorrain de Nancy en 1866 déposés en 1955 à la Bibliothèque nationale de France, dont notamment f° 334-335, Contrat pour l'exécution du monument à la gloire de Pierre I er, Paris, 27 août 1766, signé par le prince D. A. Golitsyne et Étienne-Maurice Falconet.

- Collection Clairambault

531 - Lettres de Villardeau, états des ordres de Saint-André et Saint-Alexandre.

Département des Estampes

Ob 35 pet. folios. - Pierre Duflos, Recueil d'estampes représentant les grades, les rangs et les dignités, suivant le costume de toutes les nations existantes..., Paris, 1780, 214 planches coloriées, dont les planches 123 à 127 représentent des Russes.

Département des Cartes et plans

Ge DD 2987 B (2962-20) - Atlas russien, Saint-Pétersbourg, 1745.

Ge DD 2987, Delisle (Guillaume) - Carte de Moscovie, Paris 1706.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, PARIS (MAE)

Dossiers personnels

Pers. vol. relié 5, f° 123-154, Bausset.

Pers. vol. relié 6, f° 236-241, Belland-Lesseps.

Pers. vol. relié 7, f° 78-168, Bérenger.

Pers. vol. relié 9, f° 266-296, Bombelles.

Pers. vol. relié 11, f° 427-530, Le Tonnelier, baron de Breteuil.

Pers. vol. relié 12, f° 241-313, Sabatier de Cabre.

Pers. vol. relié 14, f° 59-80, Caillard.

Pers. vol. relié 19, f° 233-332, Corberon.

Pers. vol. relié 19, f° 316-347, Denon.

Pers. vol. relié 24, f° 332-426, Mackensie Douglas.

Pers. vol. relié 27, f° 2-80, Durand de Distroff.

Pers. vol. relié 31, f° 205-206, Fonton de l'Étang.

Pers. vol. relié 34, f° 318-373, Genet.

Pers. vol. relié 34, f° 380-411 v°, Georgel.

Pers. vol. relié 40, f° 119-132, Le Clerc, marquis de Juigné.

Pers. vol. relié 47, f° 134-146, Magnan.

Pers. vol. relié 51, f° 2-6, Michel.

Pers. vol. relié 56, f° 1-69, Patot d'Orflans.

Pers. vol. relié 61, f° 416-483, Rulhière.

Pers. vol. relié 76, f° 432-465, Saint-Georges, marquis de Vérac de.

Pers. 1 re série, n° 2584, Lescallier.

Mémoires et documents Russie (MD, Russie)

Vol. 1 :

- État et intérêts politiques de la Russie, par Gérard, 1741, 174 folios.

Vol. 3 :

- Mémoire sur le commerce de la Russie avec la France (1713-1717), par Nicolas Louis Le Dran.

- Mémoire sur le projet de mariage de la princesse Élisabeth Petrowna avec Louis xv (1725), par Nicolas Louis Le Dran.

Vol. 4 :

- Mémoire sur les négociations entre la France et le tsar de la Grande Russie, Pierre I er, par Nicolas-Louis Le Dran (1726), 285 folios.

Vol. 5 :

- f° 4-52 v° - Mémoire des négociations de M. de Campredon à Saint-Pétersbourg (1721).

- f° 53-61 - Relation contenant l'origine de la Czarine régnante et quelques anecdotes de la vie de cette princesse, avant et depuis son avènement au trône de Russie (1726), par Campredon.

- f° 62-87 - Mémoire au sujet de la Czarienne et de l'état présent de la Russie (1726), par Campredon.

- f° 89-172 - Mémoire sur la Russie en 1759, par le chevalier d'Éon de Beaumont.

- f° 173 - État des personnes à qui il conviendrait de faire des libéralités, destiné à Douglas, qui en a un double.

- f° 174 - Liste des personnes des quatre premiers rangs qui se trouvent actuellement à Pétersbourg (vers 1745).

- f° 176-274 - Mémoire sur la Russie (1771), par Sabatier de Cabre.

Vol. 6, consacré à la Courlande, dont :

- f° 19-29 - Mémoire historique sur les Courlandais (1732).

- f° 67-89 - Mémoire sur les affaires de Courlande, 20 février 1763.

Vol. 7 :

- Mémoire sur le commerce des Français en Russie (1728) par Drouet.

- Mémoire sur la discussion des projets de traité de commerce de la France avec la Russie (1761).

Vol. 11 :

- Mémoire ou résumé sur la Russie, par le baron de Breteuil.

- Mémoire sur la Russie, par Durand de Distroff.

Vol. 12 :

- Description politique de la Russie (1767), 240 folios.

Vol. 16 :

- Instruction du marquis de Juigné (1775).

- Instruction du marquis de Vérac (1780).

- Voyage de Pétersbourg à Azov, par Moscou.

Vol. 17 :

- Mémoire sur le commerce de la Russie rédigé par M. Le Gendre et destiné à M. le comte de Montmorin, secrétaire d'État des Affaires étrangères (1784), 208 f°.

Vol. 18 :

- Description physique de la Russie.

Vol. 20

- « Détails sur la composition des armées russes et des armées turques et projets de guerres offensives contre les Turcs », par le comte Andrault de Langeron.

Vol. 30 :

- Instructions du marquis de La Chétardie, 1739 et 1743.

- Instructions de M. d'Alion, 1744.

- Mémoire sur la Russie, 1749.

- Note sur les services du sieur Mitchell (1757).

Vol. 31 :

- Relation de l'expédition des Russes en Géorgie, par Grailly de Foix, 1769.

- Lettre sur la cour de Russie, par le chevalier de Corberon, 1778.

Vol. 34 :

- État présent de la Russie, 1740.

- Courte relation envoyée de Saint-Pétersbourg en novembre 1741.

- Avènement au trône de l'impératrice Elisabeth.

- Mémoire sur la Russie, 1736-1746.

Correspondance politique Russie (CP, Russie)

De 1700 à 1800 : volumes 1 à 139.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, NANTES (MAE NANTES)

Les papiers des postes consulaires français de Saint-Pétersbourg et de Moscou pour l'Ancien Régime sont conservés dans dix cartons au Centre des archives diplomatiques de Nantes. Non classés, ces documents ont été extraits du fonds dit « Saint-Pétersbourg (ambassade) », qui comprend, dans un ordre arbitraire et relatif, les archives des anciennes représentations diplomatiques et consulaires françaises dans la Russie impériale, séquestrées par les Soviétiques après la révolution de 1917 et restituées au ministère des Affaires étrangères en 1969 seulement.

S'il existe un relevé partiel de ces dix cartons, réalisé en 1999 et 2001, il est impossible en l'état actuel de leur contenu de donner des références définitives. Une analyse sommaire des documents consultés est donc seulement présentée.

- Vice-consulat de France à Moscou, 1759-1764 (2 Mi 2494) - [Registres de Pierre Martin (Premier avril 1760, début du registre. Juillet 1764, fin du registre)].

- Papiers des consuls Decury de Saint-Sauveur, Rossignol et Lesseps, ainsi que les registres du consulat de Saint-Pétersbourg et du vice-consulat de Moscou à partir de 1757, parmi lesquels :

- Saint-Pétersbourg, registre de chancellerie, consul Decury de Saint-Sauveur, 1762.

- Succession Bausset (Saint-Pétersbourg, consul Rossignol, succession du marquis de Bausset, mort à Saint-Pétersbourg le 28 avril 1767).

- Moscou, vice-consulat, 1* - [Actes de chancellerie passés au vice-consulat à Moscou de 1760 à 1764] et p. 99-101, « État des Français, sujets du Roi, de leurs femmes et enfants actuellement à Moscou et aux environs, au premier janvier mil sept cent soixante deux ».

- Moscou, vice-consulat, actes de chancellerie, années 1783-1787.

Série Etat civil Postes, sous-série Saint-Pétersbourg

1* - Registre des actes de naissance, mariage et décès des Français de Saint-Pétersbourg, an X-1821.

- Pékin, ambassade, série A, n° 1 bis, 147 feuillets, « Journal of Mr de Lange, March 1721 », copie manuscrite en anglais.

BIBLIOTHÈQUE HISTORIQUE DE LA VILLE DE PARIS

Rés. 2032, f° 67-70 - Voltaire, « Lettre au comte d'Alion, ministre de France en Russie », [Paris] 16 juin 1745 [Manuscrit autographe. Voltaire sollicite l'honneur d'être admis à l'Académie de Saint-Pétersbourg et l'autorisation d'écrire l'histoire du législateur Pierre le Grand. Réponse d'Alion du 10 mai 1746 lui annonçant être enfin parvenu à le faire recevoir à l'Académie, mais ne pas avoir réussi dans les autres démarches.]

SOURCES IMPRIMÉES RUSSES

SIRIO - CôopnHK NMnepaTopcKoro PyccKoro HCTopuMCCKoro oôineciîa (CHPHO), CaHKT-IIerepoypr, 1881-1916 ( Recueil de la Société historique impériale de Russie, Saint-Pétersbourg, 1881-1916).

Bibliographie

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ARCHIVES NATIONALES, Correspondance consulaire. Consulats. Mémoires et documents (Affaires étrangères B I et B III I). Répertoire, Paris, Archives nationales, 1982, 82 p.

ARCHIVES NATIONALES, Pierre BONNASSIEUX, Inventaire analytique des procès-verbaux du conseil de commerce (1700-1791), Paris, 1900, in fol., LXXII, 699 p.

ARCHIVES NATIONALES, État général des fonds, tome premier, L'Ancien Régime, Paris, Archives nationales, 1978.

ARCHIVES NATIONALES, Pierre BOYER, Marie-Antoinette MENIER et Étienne TAILLEMITE, Etat général des fonds. tome III. Marine et Outre-Mer, Paris, Archives nationales, 1980.

ARNAUD (Étienne), Répertoire de généalogies françaises imprimées, Paris, 1978-1982, 3 tomes.

BACQUÉ-GRAMMONT (Jean-Louis), KUNERALP (Sinan), HITZEL (Frédéric), Représentants permanents de la France en Turquie (1536-1991) et de la Turquie en France (1797-1991), publ. par l'Institut d'études anatoliennes, l'Association culturelle Turquie-France d'Istanbul et le Comité France-Turquie de Paris, Istanbul, Institut français d'études anatoliennes, Paris, Librairie d'Amérique et d'Orient, 1991, 166 p., ill.

BÉLY (Lucien), Les relations internationales en Europe (XVII e- XVIII e siècle), Paris, 1992, 732 p.

BERELOWITCH (Wladimir), MEDVEDKOVA (Olga), Histoire de Saint-Pétersbourg, Paris, 1996, 479 p.

BILICI (Farouk), La politique française en mer Noire (1774-1789). Vicissitudes d'une implantation, Istanbul, 1992, 201 p.

Dictionnaire de biographie française, sous la direction de M. PRÉVOST, ROMAN D'AMAT, H. TRIBOUT DE MOREMBERT et J. P. LOBIES, Paris, 1933 - [en cours de publication].

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LESURE (Michel), Les Sources de l'histoire de Russie aux Archives nationales, Paris-La Haye, Mouton et C ie, 1970, 503 p.

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MÉZIN (Anne), Les consuls de France au Siècle des Lumières (1715-1792), Paris, 1997, 976 p.

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SAMOYAULT (Jean-Pierre), Les bureaux du secrétariat d'État des Affaires étrangères sous Louis XV, Paris, 1971, 358 p.

TOUZARD (Anne-Marie), Le drogman Padery : émissaire de France en Perse, 1719-1725, Paris, 2005, 318 p.

ULBERT (Yörg), LE BOUËDEC (Gérard), La fonction consulaire à l'époque moderne. L'affirmation d'une institution économique et politique (1500-1800), Rennes, 2006, 428 p.

YVERT (Benoît) [sous la direction de], Dictionnaire des ministres (1789-1989), Paris, 1990, 1030 p.

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