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Inventaire - Cotes :

Guerre de 1939-1945. Fonds Brutus-Boyer (1915-2014)

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Cotes
72AJ/2463-72AJ/2467
Date
1915-2014
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine

Description

Présentation du contenu

Importance matérielle : 0,45 m.l.

Modalités d'entrée : don de Bernard Boyer et Catherine Poulton (mars 2009)

Conditions d'accès : libre

Conditions de reproduction : libre

Instrument de recherche : rép. num. dét. dact., par Patricia Gillet, 2009, 8 p.

Notice historique ou biographique

Dans sa première ébauche, le réseau de renseignement Brutus naît des contacts pris dès 1941 par Pierre Fourcaud, alias Lucas, officier proche de la droite extrême, avec des socialistes marseillais, et parmi eux les avocats André Boyer et Gaston Defferre. Des liens sont établis en juillet 1941 avec le Comité d'action socialiste (CAS) d'Eugène Thomas et le réseau commence à s'étendre, notamment dans la région de Toulouse. C'est en son sein qu'est évoqué pour la première fois, bien avant la création du Conseil national de la Résistance (CNR), un projet de regroupement politique des forces résistantes. Après l'arrestation de Pierre Fourcaud en août 1941, son frère Boris, alias Froment, puis Eugène Thomas ont pris la direction du réseau, mais c'est sous la conduite d'André Boyer, alias Brémond, à partir de la mi-février 1943, que celui-ci s'étend à l'ensemble du territoire. Entre-temps devenu Brutus, en hommage à Shakespeare et à cette phrase de Jules César : « Les vainqueurs ne peuvent faire de lui [Brutus] que des cendres, (...) lui seul pensait loyalement à l'intérêt général et au bien public », il comptera jusqu'à 1124 agents homologués, dont 64 tués et 101 déportés. À la suite de l'infiltration du réseau par un agent de l'Abwehr, les responsables de la zone nord et de la zone sud, Pierre Sudreau et Jean-Maurice Hermann, sont arrêtés le 10 novembre 1943. Un mois plus tard, le 8 décembre, c'est au tour d'André Boyer. Tous sont déportés. André Boyer disparaît le 4 avril 1945 après son évasion de Nordhausen.

Présentation du contenu

Le fonds Brutus-Boyer trouve son origine dans le travail entrepris par le fils d'André Boyer, Bernard Boyer, pour écrire l'histoire du réseau. On y trouve donc principalement les matériaux de cet ouvrage, sous la forme de dossiers individuels relatifs à plusieurs membres de Brutus. Au sein de cet ensemble, se distingue tout particulièrement le dossier d'André Boyer, riche des documents originaux détenus par sa famille, tels que des photographies, des cartes et papiers personnels, une lettre envoyée depuis Compiègne à ses proches, de la correspondance enfin, relative aux recherches entreprises pour attester de sa disparition à Nordhausen. Il faut également signaler, dans le dossier consacré à Pierre Sudreau, les émouvants messages adressés par son épouse à celle d'André Boyer, entre mai 1944 et avril 1945.

Une seconde partie du fonds concerne l'amicale Brutus-Boyer, avec une collection quasi complète de son bulletin, de 1951 à 2002.

Sources et références

Sources complémentaires

Sources complémentaires

72AJ/37. Archives du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Témoignages et documents sur le réseau Brutus.

72AJ/2209. « Le réseau Brutus-Boyer », témoignages et documents recueillis par Daniel Latapie (1997).

AG/3(2)/37-38. Archives du Bureau central de renseignements et d'action. Réseaux Froment-Brémond (1941-1943) et Brutus (1943-1944).

91AJ/1, 40, 52, 55. Archives de Pierre Sudreau. Résistance et déportation, réseau Brutus.

2AV/1178-1180. Témoignage oral d'Odile Aussaresses (octobre 1992).

Bibliographie

Bibliographie

Jean-Marc Binot et Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d'un réseau de la France libre, Fayard, 2007, 481 p.

François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont (collection Bouquins), 2006, 1187 p.

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