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Inventaire - Cotes :

Fonds Marceau Pivert (1876-1981).

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Cotes
559AP/1-559AP/75
Date
1876-1981
Importance matérielle
et support
78 cartons
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Consultation sur autorisation des ayants-droits.

Conditions d'utilisation

Reproduction sur autorisation des ayants-droits.

Description

Présentation du contenu

Il convient pour comprendre la nature du classement de ce fonds d’en présenter rapidement l’histoire. Conscient de la valeur historique des archives du mouvement ouvrier, Marceau Pivert, militant ordonné, mais débordé par ses activités multiples, a amassé avec soin sa documentation et sa correspondance, espérant la mettre en ordre lui-même. Ses archives commencent pour l’essentiel en 1940, ses papiers d’avant la guerre ayant été saisis en son absence à son domicile par la Gestapo dès juin 1940. Des documents antérieurs à son départ en Amérique, Marceau Pivert n’a pu sauver que des miettes dont certaines ne manquent pas d’intérêt, l’essentiel étant présenté dans la première partie de cet inventaire. À l’initiative de Daniel Guérin, un certain nombre de ses compagnons se sont efforcés de rassembler cette mémoire disparue et ont regroupé une importante quantité de documents déposés aux Archives Nationales sous la cote 22 AS ( «Papiers des Amis de Marceau Pivert »). Les archives rassemblent donc, pour l’essentiel, les papiers personnels de Marceau Pivert couvrant ses activités au Mexique de 1940 à la fin de 1945 et son action en France de cette date à sa mort en juin 1958. On y trouvera aussi quelques documents ultérieurs correspondant à la poursuite de son action par sa femme, Germaine Pivert, et deux petits fonds légués par deux amis proches, Robert Talpain, qui anima « L’Équipe » de cinéma socialiste, et Louis Caput, son condisciple à l’École Normale qui fut secrétaire de la Fédération socialiste d’Indochine. Ces deux fonds sont intégrés à l'inventaire principal dans des parties distinctes.

Marceau Pivert avait commencé à classer ses archives à la fin des années cinquante. Ses occupations, la maladie, puis la mort, ont interrompu son action. Sa femme, Germaine Pivert, puis sa fille, Jacqueline Outin, se sont efforcées de poursuivre ce travail à diverses reprises. Elles ont également permis à divers chercheurs de consulter ces papiers. Ce classement est le fruit de ces initiatives et de la rencontre entre Jacqueline Outin et un des chercheurs qui a profité largement de sa disponibilité et de son hospitalité généreuse. Tous deux avons décidé de reprendre le classement dans son ensemble, en respectant si possible les choix opérés par Marceau Pivert, autant qu’ils pouvaient apparaître après les remaniements ultérieurs. Cela ne fut pas toujours possible et des compromis entre un reclassement systématique et le respect des dossiers constitués durent être opérés. L’exhumation de papiers dispersés, notamment sur la question européenne, nous a contraint à revoir aussi notre projet initial. La rigueur a pu y perdre parfois, mais il nous semble que l’inventaire établi, qui tient ainsi partiellement du catalogue, reflète assez fidèlement les activités et la pensée de Marceau Pivert.

Plan de classement du fonds :

559AP/1-3. Activités politiques (1927-1940).

559AP/4-7. Activités politiques (1940-1945).

559AP/8-28. Vie politique française (1940-1958).

559AP/29-40. Activités internationalistes.

559AP/41-46. Activités européennes.

559AP/47-52. Dossiers thématiques.

559AP/53. Louis Caput, secrétaire de la fédération socialiste d'Indochine.

559AP/54-67. Documentation socialiste.

559AP/68-70. Robert Talpain, membre de l'Équipe.

559AP/71-75. Papiers personnels de Marceau Pivert.

559AP/76. Papiers de la famille Outin, belle-famille de Jacqueline.

559AP/77. Prix et médailles.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

Historique du producteur

Marceau Pivert est né le 2 octobre 1895. Jeune enseignant, sorti patriote de l’École normale, il subit le choc de la Première Guerre mondiale et devient pacifiste. Fondateur d’une association de défense des instituteurs anciens combattants (A.G.I.F.A.C.), syndicaliste enseignant, franc-maçon depuis 1919, il s’engage au Parti socialiste français, scission du Parti socialiste-Section française de l’Internationale ouvrière (PS-SFIO) dans l’Yonne, en 1922, puis à la SFIO, en 1924, à sa sortie de l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Il milite à la xve section dès son arrivée à Paris et rejoint la tendance de gauche, la « Bataille socialiste », dont il devient rapidement un des principaux animateurs. Membre de la C.A.P. de la SFIO, il fonde sa propre tendance, la « Gauche révolutionnaire », en 1935. Animateur de « l’équipe » de cinéma socialiste avec Germaine Dulac et Robert Talpain, Marceau Pivert supervise la production de plusieurs films militants. En 1936, il participe au gouvernement du Front populaire, au secrétariat de la présidence du Conseil, chargé plus particulièrement de la presse, de la radio et du cinéma. Secrétaire de la fédération de la Seine, exclu de la SFIO à la fin de 1938, il fonde le Parti socialiste Ouvrier et Paysan (PSOP) qui ne résista pas à la guerre. Envoyé aux U.S.A. par la direction de son parti, il gagne le Mexique où il anime avec Gorkin et Victor Serge le Front ouvrier international.

De retour en France au début de 1946, Marceau Pivert réintègre la SFIO, appuie la prise de contrôle du parti par Guy Mollet et Yves Dechézelles, entre l’année suivante au comité directeur du parti et participe à la constitution de la Troisième force, des mouvements européens et du Congrès des peuples contre l’impérialisme. Dès la fin des années 1940, il se sépare de Guy Mollet en se prononçant contre la participation au gouvernement. Malade, en 1950, il quitte la direction de la fédération de la Seine. Il conserve néanmoins une grande activité au comité directeur de la SFIO et dans les mouvements européens. Hostile à la Communauté européenne de défense et surtout à la Guerre d’Algérie conduite par Guy Mollet, écarté de la direction du parti peu après le voyage en URSS d’une délégation dont il fait partie, Marceau Pivert participe activement à la création de la minorité socialiste qui fit scission peu après son décès en juin 1958. La plupart de ses amis et sa femme ont poursuivi son action au Parti socialiste autonome.

Robert Talpain (1899-1985), exerça divers métiers et devint cinéaste. Militant socialiste, il est le fondateur du service cinématographique de la Fédération de la Seine de la SFIO. Il a supervisé la production et la réalisation de plusieurs films documentaires militants.

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Don, 1994-2017.

Historique de la conservation

Les archives de Marceau Pivert ont été données par ses héritiers et ont été déposées par les Archives nationales de 1994 à 2013 au Centre d'Histoire sociale de l'université Paris I Panthéon Sorbone pour faire l'objet d'études et de recherches sur Marceau Pivert, Louis Caput et Robert Talpain.

Elles ont fait leur retour aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine en 2013. Un supplément a été donné en 2017.

Sources et références

Sources complémentaires

Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine.

Département des archives privées :

- Fonds des amis de Marceau Pivert (22AS).

- Fonds du Parti socialiste unifié (581AP)

Centre d'Histoire sociale, université Paris I Panthéon Sorbonne. Paris.

- Archives Maitron, militant socialiste auteur du Dictionnaire biographiques des mouvements ouvriers.

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