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Inventaire - Cotes :

Archives figurées du Dépôt des phares (1829-1960).

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Cotes
CP/F/14/18367-CP/F/14/18369, F/14/18370-F/14/18371, CP/F/14/18372/1-CP/F/14/18386
Date
1829-1960
Importance matérielle
et support
21 portefeuilles.
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Librement communicable sous réserve des restrictions imposées par l'état matériel des documents.

Conditions d'utilisation

Conformément aux dispositions du règlement de la salle de lecture.

Description

Présentation du contenu

Fonds de cartes, plans, schémas et photographies du Dépôt des phares.

Mode de classement

Les portefeuilles se répartissent en trois catégories : des atlas de cartes hydrographiques, des documents iconographiques sur les établissements de signalisation maritime puis des plans des différents dépôts des phares. L'ordre de classement d'origine des documents au sein de chaque portefeuille a été préservé.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales (France)

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Versement.

Historique de la conservation

Installé initialement dans des baraques du chantier du pont d'Iéna, le premier "Atelier central des phares" occupe successivement des locaux de la Préfecture de la Seine (1827-1834), puis un immeuble loué rue Notre-Dame-des-Champs, dans le 6e arrondissement de Paris, de 1834 à 1849. Ces locaux ne répondant plus aux missions d'un service en plein développement, l'Atelier central des phares, est transféré en 1848 sur décision ministérielle du ministre des travaux publics au quai de Billy, à côté du dépôt de l'École des Ponts et Chaussées. Ces locaux sont spécialement construits pour et par les ingénieurs des phares afin de répondre à leurs besoins techniques.

Concomitamment à l'aménagement du quartier du Trocadéro, l'exiguïté des locaux, mais aussi le développement des missions du Service des phares et balises, pousse l'administration centrale à décider de l'implantation des locaux vers un endroit plus approprié. En 1870, le Dépôt des phares est transféré dans un nouveau bâtiment construit en 1869, à côté du nouveau dépôt de l'École des Ponts et Chaussées, situé... à quelques centaines de mètres, le long de l'avenue du Trocadéro, sur les hauteurs de la butte de Chaillot, à l'emplacement de l'îlot d'Iéna dans des locaux adaptés désormais aux missions techniques des ingénieurs mais également administratives du Service des phares et balises. Cet endroit est choisi également pour son intérêt dans le cadre des expériences d'optique réalisées par les ingénieurs au niveau du Champs de Mars.

Véritable écrin pour cet institution qui modèle le littoral français, cet établissement répond aux besoins de place du dépôt, qui entrepose le matériel envoyé aux subdivisions régionales du Service des phares et balises. Il est aussi destiné à fournir un cadre de travail adapté à la trentaine de personnes affectées au Service des phares et balises de Paris : ingénieurs en charge de la création des nouveaux établissements de signalisation maritime et de leur entretien, et agents administratifs s'occupant de la gestion du Service des phares et balises.

Couronné d'une tourelle ornée d'une lanterne, ces nouveaux bâtiments abriteront, jusqu'au début des années 1980, le Service central des phares et balises réparti entre des bureaux administratifs, dont le cabinet du directeur, la salle de la Commission des phares, située au centre du bâtiment, ainsi que les ateliers centraux des phares, des laboratoires d'essais et le musée des phares qui, lui, fermera ses portes en 1955. Le bâtiment est agrémenté d'une cour ronde au centre de laquelle trône une fontaine et d'un jardin paysager au coeur duquel est situé l'hôtel du conservateur du Dépôt des phares, qui deviendra l'hôtel du directeur.

En raison du développement des missions du Service des phares et balises, un nouveau transfert est envisagé en 1897, à Meudon. Le projet n'aboutit pas mais tout agrandissement des locaux de l'îlot d'Iéna est rendu impossible par l'aliénation des quelques terrains restants. L'hôtel du directeur ne sert plus au logement mais abrite en 1905 des laboratoires d'essais, les optiques, ainsi que la bibliothèque, les archives et les cartes et plans. En 1909, cet hôtel est affecté à l'Association Internationale Permanente des Congrès de la Route.

À la fin des années 1920, l'intérêt technique de la localisation du Dépôt des phares au coeur de Paris n'est plus pertinent. Le directeur envisage son déplacement, à la porte de Gentilly en 1926, ou dans un terrain "probablement près des fortifications". Les locaux deviennent exigus au point que du matériel est installé dans la culée du pont Alexandre III.

Le développement des subdivisions régionales du Service des phares et balises après la Seconde Guerre mondiale va sonner le glas du Dépôt des phares de Paris, abandonné en 1980, au profit des services techniques locaux.

Le Dépôt des phares est détruit en 1992.

Dès les années 1820, sous l'impulsion d'Augustin FRESNEL, des archives des phares sont constituées. Il s'agit, pour chaque établissement de signalisation maritime, des dossiers d'instruction des décisions à prendre, avant leur création et après leur exécution, et du suivi de leur gestion.

Les archives figurées y tiennent une place prépondérante. Les ingénieurs du Service des phares participent à la levée de cartes hydrographiques détaillées qui permettront de localiser précisément les lieux d'implantation des futurs établissements de signalisation maritime. Ainsi, les volumes du Pilote français sont disposés dans la grande salle de la Commission des phares, elle-même décorée d'aquarelles des principaux établissements. À ces cartes, il convient d'ajouter les plans d'architecture et les plans techniques des appareils. Enfin, l'émergence de nouveaux supports, telle la photographie, permettent aux ingénieurs d'illustrer leurs rapports et de constituer des dossiers de modèles types.

Ces documents servent de références et aident à la création et l'implantation des établissements de signalisation maritime créés de l'Empire aux années 1980. Ils participent aussi à l'enseignement des ingénieurs formés à l'École des Ponts et Chaussées, mitoyenne, puisque le Dépôt des phares sert d'atelier et de laboratoire à l'École.

Ils sont versés aux Archives nationales sans doute à la fin des années 1970, voire au début des années 1980 lors de la fermeture du site de Chaillot.

Sources et références

Sources complémentaires

F/14/21005-F/14/21008 : archives relatives à la construction et à l'entretien des différents dépôts des phares. Ces dossiers complètent surtout les cotes CP/F/14/18379 à CP/F/14/18386.

Autres instruments de recherche

Les Archives du Service des phares et balises (1685-2000), répertoire méthodique des archives produites par le Service des phares et balises, Stéphane RODRIGUEZ-SPOLTI, Archives nationales, 2014.

Bibliographie

La signalisation maritime des côtes de France (Manche et Atlantique), aides visuelles, lumineuses et sonores 1806-1836, Jean-Christophe FICHOU, Septentrion, Presses Universitaires Thèse à la carte, 1996.

Au service des phares, la signalisation maritime en france XIXe-XXe siècle, Vincent GUIGUENO, Presses Universitaires de Rennes, 2001.

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