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Institut national de la santé et de la recherche médicale : dossiers de l'Unité de recherche 48 « Pathologie cellulaire » dirigée par Marcel Bessis (1952-1986)

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Reference codes
20130174/1-20130174/6
Date
1952-1986
Name of creator
Marcel Bessis - Unité 48 - Institut national de la santé et de la recherche médicale
Material importance
and support
3 cartons de type dimabs soit 1 ml.
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

Les dossiers de ce versement sont immédiatement communicables,

Conditions of use

Les documents ne sont soumis à aucune condition de reproduction

Description

Presentation of content

Ce fonds comporte :

▪ Des dossiers de carrière de Marcel Bessis

▪ Les dossiers relatifs à la création et au fonctionnement du Centre de pathologie cellulaire

▪ Les dossiers relatifs à la production scientifique du Centre de pathologie cellulaire (tirés à part, séminaires, rapports d'activité)

▪ Des dossiers concernant l'activité scientifique de Marcel Bessis dans d'autres structures de recherche (association Claude Bernard, Ecole Pratique des Hautes Etudes), ainsi qu'une présentation de la biologie cellulaire au CNRS

▪ Des dossiers sur les instruments de recherche utilisés dans le Centre de pathologie cellulaire.

Classification method

Les dossiers ont été classés selon cinq grandes thématiques : dossiers de carrière du directeur, création et fonctionnement du centre de pathologie cellulaire, production scientifique, activités scientifiques annexes du directeur, instruments de recherche utilisés dans le laboratoire.

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Né en 1917 à Tunis, Marcel Bessis mène ses études secondaires et supérieures au Lycée Janson-de-Sailly et à la Faculté de médecine de Paris. Il devient externe des hôpitaux en 1937. Durant la Seconde guerre mondiale, médecin lieutenant, chef du service de transfusion à l'hôpital de campagne 421. Evadé de France, engagé volontaire, (Campagnes d'Italie et de France). Docteur en médecine en 1944. Directeur des laboratoires de recherche du Centre national de transfusion sanguine (1947-1961).

Directeur du laboratoire de cytologie de l'Ecole pratique des hautes études (1954-1985). Professeur agrégé de médecine en 1961.

Professeur à la Faculté de médecine de Paris de 1961 à 1985 (sans chaire) puis, à partir de 1972, titulaire d'une chaire à l'université de Paris-Sud.

Chef du service central d'hématologie du CHU de Bicêtre. Directeur de l'unité Inserm 48 de pathologie cellulaire, de 1966 à 1985. Il dirige une équipe de médecins, biologistes et physiciens spécialisés dans l'étude de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie cellulaire.

Marcel Bessis a débuté dans le laboratoire d'Henri Rouvière (professeur d'anatomie), avec comme condisciples Jean Dausset et Gabriel Richet. La fin de ses études de médecine est interrompue par la Seconde guerre mondiale. Médecin militaire pendant la Campagne d'Italie, Marcel Bessis propose de traiter les blessés victimes d'écrasement musculaire par exsanguino-transfusion. Il reprend ses études en 1945, à la fin de la guerre, et devient l'élève d'Arnault Tzanck, qui donne à quelques uns de ceux-ci un laboratoire du centre de transfusion sanguine. Bessis y retrouve Dausset. Sa rencontre avec Jean Bernard a lieu, en 1946, dans les « caveaux-labos » de l'hôpital Saint-Antoine.

Marcel Bessis donne une des premières descriptions de la maladie Rhésus, responsable de l'anémie hémolytique du nouveau-né. Il découvre, au cours d'enquêtes conduites dans les élevages mulassiers du Poitou, que la jaunisse grave du muleton nouveau-né est la conséquence d'un conflit jument -muleton. Il propose, en 1946, le traitement par exsanguino-transfusion du nouveau-né humain atteint de la maladie hémolytique : 80% des enfants sont ainsi sauvés. L'exsanguino-transfusion est ensuite appliquée avec succès au traitement des grandes intoxications et des grandes destructions globulaires. Grâce à ce traitement, la première rémission pour un malade atteint de leucémie aiguë est obtenue à l'hôpital Herold, en 1947.

Pendant le même temps (1946-1949), Marcel Bessis suit les cours du Collège de France des professeurs Fauré-Frémiet sur la cellule et Lacassagne sur le cancer. Il est un des pionniers de la transformation de la science des cellules, la cytologie. Celle-ci, d'anatomique et morphologique devient physiologique. Son objet de recherche : la relation entre les structures de la cellule et ses fonctions. Deux grandes orientations : l'étude de l'influence des facteurs extérieurs, de l'environnement, sur les structures et les fonctions de la cellule sanguine ; l'étude directe de cette ultrastructure et de ses relations avec la fonction.

L'étude du problème lié au facteur Rhésus permet à Marcel Bessis de faire des observations sur le rôle des facteurs extérieurs dans la formation, le développement et la mort des cellules sanguines. Il passe alors à l'étude de celles-ci et va travailler sur l'ultrastructure et les liens entre structure et fonction. Il est l'un des premiers à utiliser le microscope électronique en hématologie. Mais cela ne lui permet que de faire des observations d'"autopsie". Il recourt alors à des techniques plus pointues : microcinématographie accélérée en contraste de phase, micro-irradiation ultra-violette, laser des organelles cellulaires, et imagine des méthodes nouvelles d'étude de la direction des mouvements cellulaires. Il s'agit de créer une physiologie à l'échelle des angströms. Découvertes des lois qui gouvernent la forme des globules rouges, le passage de la forme de disque à celle de sphère. La naissance des formes anormales, la définition des propriétés mécaniques qui permettent la « déformabilité » nécessaire à la circulation. C'est la naissance de la pathologie du mouvement et du comportement cellulaires, de l'éthologie et de l'écologie cellulaires. Il apporte des données neuves sur la démographie cellulaire, sur la mort cellulaire, la nécrose cellulaire, sur la différenciation cellulaire, qu'il applique à la pathologie.

L'unité 48 est située à l'Institut de pathologie cellulaire, au Kremlin-Bicêtre, bâtiment financé par la Délégation générale à la recherche scientifique et technologique (DGRST), et abrite également une unité Claude Bernard et un centre international de colloques de cytologie sanguine. L'unité 48 est un des rares laboratoires au monde où sont réunies toutes les techniques permettant l'étude morphologique et physiologique (quantitative et qualitative) de cellules isolées. Nombre d'entre elles ont été miniaturisées dans l'unité, permettant l'exploration et l'expérimentation à l'échelle unicellulaire : micro-chirurgie, micro-irradiation par faisceau laser, micro-spectrophotométrie, technique de culture, etc. L'unité 48 a constitué un centre de recherche à vocation internationale rassemblant des cytologistes qui souhaitaient utiliser les techniques qui y étaient développées et des chercheurs de différentes disciplines concernées par les recherches qui y étaient menées.

Entry and conservation

Mode of entry

Ce versement a été pris en charge par le service des archives de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale.

Conservation history

Les dossiers ont été versés au service des Archives de l'Inserm, en 2008 par Georgette Delpech, documentaliste à l'unité 48. Les archives ont été versées aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, en novembre 2013.

Evaluation, sorting and elimination

Tous les documents ont été classés et conservés

Accruals

Il s'agit d'un fonds clos

Sources and references

Documents from the same source

Les rapports d'activités de l'unité de recherche 48 « pathologie cellulaire » Inserm sont conservés au service des archives de l'Inserm, sous les cotes : 9203-95 et 9203-96 .

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