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Archives de l'Opéra de Paris. Opéra de Paris et Opéra comique (1897-1938), Réunion des théâtres lyriques nationaux (1939-1978), Théâtre national de l'Opéra de Paris (1978-1980) (1897-1980)

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Reference codes
AJ/13/1467-AJ/13/1706
Reference codes
19900035/1-19900035/93
Reference codes
19900036/1-19900036/38
Reference codes
19900457/1-19900457/69
Reference codes
19900458/1-19900458/118
Date
1897-1980
Name of creator
Théâtre national de l'Opéra-Comique (Paris ; 1714-....)
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

INTRODUCTION

En 1932, puis en 1961, les archives de l'Opéra de Paris, depuis ses origines jusqu'au milieu du XIXe siècle, avaient été versées aux Archives nationales, où elles sont désormais accessibles grâce à l'inventaire établi par Madame Brigitte Labat-Poussin (1).

La perspective du transfert d'une partie des services administratifs du Palais Garnier sur le nouvel Opéra construit Place de la Bastille a incité les Archives nationales à entreprendre, en 1989, une nouvelle opération de collecte. Grâce à la compréhension et à la collaboration des différents services de l'établissement, un important versement a ainsi pu être effectué, qui permet de disposer d'un ensemble intéressant et cohérent depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu'en 1980, et aussi de compléter les archives précédemment recueillies sur la période de l'entre-deux guerres. C'est ce versement qui fait l'objet du présent répertoire.

L'Opéra de Paris, de 1914 à 1989.

Avant qu'une loi promulguée en 1939 ne confère un cadre juridique aux théâtres lyriques nationaux, l'Opéra de Paris, comme l'Opéra-Comique, vivaient sous le régime de la concession. Le directeur, nommé par l'Etat, et bénéficiant de subventions, dirigeait son théâtre de manière semi-privée, et en assurait personnellement la responsabilité financière.

C'est ainsi que Jacques Rouché dirigea l'Opéra de Paris de 1913 à 1939, cependant que plusieurs directeurs se succédèrent à la tête de l'Opéra-Comique (2). En 1936, lorsque Pierre-Barthélemy Gheusi, directeur de l'Opéra-Comique, dut démissionner de ses fonctions face aux difficultés financières qui étaient les siennes et qui exigèrent une liquidation judiciaire, Rouché fut appelé par le ministre de l'Education nationale à assurer à titre temporaire sa succession. Les deux scènes se trouvèrent alors réunies sous une même direction.

La liquidation de la succession de Gheusi s'avéra délicate, et le dossier que l'on conserve sur cette liquidation (3) illustre bien l'ambiguïté du régime de la concession, et son inadaptation face aux difficultés rencontrées par les théâtres. Comme l'expliquait un créancier de Gheusi - la compagnie parisienne de distribution d'électricité - à Jacques Rouché, en 1937 : "Nous avions toujours considéré M. Gheusi, votre prédécesseur, comme agissant en tant qu'administration d'Etat et l'avions dispensé, comme il est de règle dans ce cas, des avances sur consommation relatives à ses différents contrats. La liquidation judiciaire qui a eu lieu depuis, nous a appris que M. Gheusi, directeur de l'"Opéra-Comique", n'était aux termes de son bail, que locataire de l'administration des Beaux-Arts". Rouché se trouvait ainsi obligé d'acheter à Gheusi, à un prix convenu entre eux, le matériel scénique de l'Opéra-Comique. Le nouveau directeur tenait, au reste, à limiter le champ de ses responsabilités face à la mauvaise situation de la salle Favart, et obtenait de son ministre Jean Zay une attestation en ce sens : "J'atteste bien volontiers, lui écrivait Jean Zay, que vous n'avez pas pris la succession de M. Gheusi dans la direction du théâtre de l'Opéra-Comique, que je ne vous ai chargé que d'une mission temporaire, ne comportant aucune responsabilité financière de votre part et excluant toute connexité avec les directions précédentes".

En fait, pour faire face aux dépenses entraînées par un nombreux personnel et la représentation d'ouvrages en alternance, les théâtres étaient obligés de solliciter une subvention de l'Etat ; et l'importance de cette subvention - près de quarante millions de francs en 1939 - ne permettait pas de maintenir la responsabilité sous patrimoine privé des directeurs. Il convenait donc que l'Opéra et l'Opéra-Comique fussent dotés d'un statut qui, pour reprendre l'expression d'une brochure diffusée quelques années après la réforme, manifestât clairement que l'Etat était prêt à assumer leur charge financière, sans attendre des spectateurs autre chose qu'un appoint pour les recettes. La nécessité d'une réforme était suffisamment ressentie pour que Rouché, en recevant l'Opéra-Comique, se trouvât aussi chargé d'étudier les mesures à prendre pour réorganiser les théâtres lyriques nationaux.

La réforme ainsi entreprise fut mise en place par la loi du 14 janvier 1939, qui consacrait l'union des deux scènes. De même que les musées et les bibliothèques d'Etat avaient été rassemblés au sein d'établissements publics nationaux - la Réunion des Musées nationaux et la Réunion des Bibliothèques nationales -, était institué, sous la tutelle du Ministère de l'Education nationale, un nouvel établissement public, la "Réunion des théâtres lyriques nationaux" (R.T.L.N.). Cet établissement était chargé de "la gestion artistique et financière de l'Opéra et de l'Opéra-Comique". Il était dirigé par un administrateur nommé par décret pour trois ans. Un décret du 11 mai 1939 constitua le règlement d'administration publique pour l'exécution de la loi. Il appartenait à l'administrateur, qui assurait "toute la responsabilité du fonctionnement général des services de la Réunion", de désigner un chef des services administratifs, commun pour l'ensemble de la Réunion et qui le suppléait en cas d'absence ou d'empêchement, et un directeur pour chaque théâtre, chargé d'en assurer le fonctionnement ordinaire. A l'exception de l'administrateur, tout le personnel de la Réunion était "sous le régime du louage de travail, dans les conditions du droit privé". Quant à la comptabilité de la Réunion, elle était assurée par un agent de l'administration des Finances désigné par décret.

La R.T.L.N. constituait ainsi un établissement public à caractère industriel et commercial, doté d'un agent comptable.

Deux autres décrets, pris respectivement le 25 février 1943 et le 27 novembre 1946, déterminèrent, d'une part, les conditions de concession des bâtiments, théâtres, magasins et du matériel, d'autre part, le statut des caisses de retraite du personnel. En outre, un arrêté du 8 janvier 1941 porta règlement intérieur de la R.T.L.N.

Le premier administrateur de la Réunion fut Jacques Rouché, qui exerçait en fait cette fonction depuis 1936, et demeura en fonction, par suite de prorogations successives, jusqu'en 1945 (4). Cette nomination était un gage de continuité. Depuis le 1er janvier 1915, Rouché était directeur de l'Opéra. La nomination de ce polytechnicien, qui avait d'abord entrepris une carrière industrielle où il avait brillamment réussi, avait alors été accueillie avec scepticisme ; mais, après les inévitables difficultés liées à la Première guerre mondiale, il avait réussi à imposer une politique artistique de qualité, appuyée sur une équipe solide. L'administration de Vichy confirma Rouché comme administrateur de la R.T.L.N., ce qui lui permit de maintenir, tant bien que mal, l'activité des deux théâtres pendant l'Occupation, mais entraîna sa révocation après la Libération. Le départ de Jacques Rouché mettait fin à trente ans de direction ; aussi bien la véritable coupure chronologique que l'on observe dans les archives de l'Opéra n'est-elle pas 1939, mais 1945.

L'histoire de l'Opéra de Paris, de 1945 à 1972, est une histoire mouvementée, comme en témoigne le nombre des administrateurs qui se succédèrent à la tête de la R.T.L.N. : Maurice Lehmann, de 1945 à 1946, puis de 1951 à 1955 ; Georges Hirsch, de 1946 à 1951, puis de 1956 à 1959 ; Jacques Ibert, de 1955 à 1956 ; Amon Maistre Julien, de 1959 à 1962 ; Georges Auric, de 1962 à 1969 ; René Nicoly, de 1969 à 1971, et Daniel Lesur, de 1971 au 31 décembre 1972. Parmi les chefs des services administratifs qui les assistèrent, une mention particulière doit être réservée à André Chabaud, qui exerça cette charge pendant quinze ans, de 1954 à 1969, assurant ainsi par intérim les fonctions d'administrateur du départ de Georges Auric, en septembre 1968, à la nomination de René Nicoly, le 1er octobre 1969.

Les archives de cette période 1945-1972 constituent l'essentiel du fonds présenté dans cet inventaire. Elles retracent, en particulier, les nombreuses difficultés administratives que connut très vite l'établissement. La succession des mouvements de personnel, rythmés tous les neuf ans, en 1953, 1962 et 1971, par une révision des conventions collectives, et les problèmes financiers, cause et conséquence de ce climat social perturbé, motivèrent ainsi toute une série de rapports, de notes et de projets de réformes qui jalonnèrent l'existence de la R.T.L.N.

La Cour des Comptes, dans son rapport public de 1969, jugeait ainsi avec sévérité la situation de la R.T.L.N. et rappelait des observations formulées dès 1965 : "La Cour avait relevé que l'absence d'un conseil d'administration délibérant auprès de l'administrateur laissait à celui-ci des pouvoirs et des responsabilités si larges qu'il ne lui était pas possible de les assumer, notamment dans le domaine administratif et financier ... Sans doute serait-il utile que l'administrateur puisse être assisté par des personnes qualifiées en matière administrative et financière. Il pourrait ainsi se consacrer davantage aux questions d'ordre artistique".

Au moment où ce rapport était publié, s'ouvrait à la R.T.L.N. une nouvelle crise particulièrement aiguë. Pour y faire face, le nouvel administrateur nommé en septembre 1969, René Nicoly, et le directeur de la Musique du ministère des Affaires culturelles, Marcel Landowski, décidèrent la fermeture du Palais Garnier - ce qui permettait d'effectuer les travaux de modernisation nécessaires, mais aussi d'enlever tout intérêt aux grèves - et la dénonciation unilatérale des conventions collectives. Enfin une réforme d'ensemble fut entreprise, qui s'inspirait notamment des observations de la Cour des Comptes, et qui aboutit, le 30 décembre 1972, à la publication d'un décret qui modifiait profondément l'organisation de la R.T.L.N.

Le décret instituait d'abord le Conseil d'administration si longtemps réclamé (5), qui avait pour compétence de délibérer sur le budget, le compte financier, les acquisitions, aliénations et échanges d'immeubles, les marchés et les emprunts : aussi le directeur des services administratifs et financiers se trouvait désormais placé sous l'autorité du président du Conseil d'administration (6).

La direction des services des théâtres et leur politique artistique était désormais conduite de manière séparée pour l'Opéra et l'Opéra-Comique, qui recevaient chacun un administrateur, nommé pour quatre années et renouvelable par période de deux ans. L'Opéra-Comique était en outre rebaptisé "Opéra-Studio", ce changement de nom exprimant la volonté de transformer la vocation de la salle Favart en l'ouvrant à la création.

Les modifications introduites par le décret de 1972 se retrouvent très nettement dans la composition des archives de l'Opéra. Le directeur des services administratifs et financiers, véritable "vice-administrateur", perd désormais de son importance au profit du président du Conseil d'administration, de qui relève désormais la plupart des dossiers d'administration générale suivis auparavant par l'administrateur. Cette présidence fut confiée d'abord à Jean Hourticq, auquel succédèrent deux jeunes hauts fonctionnaires, en 1975, Jean Salusse, auparavant président de la Caisse nationale des monuments historiques, puis en 1977, Jacques Darmon, issu du cabinet du Ministre de la Culture.

La solution de continuité que l'on observe en 1972 dans les archives de l'administrateur de l'Opéra est due naturellement aux conséquences de la réforme introduite par le décret. Mais elle ne serait évidemment pas aussi prononcée sans la forte unité que l'administration de Rolf Liebermann confère aux dossiers de la période 1973-1980. Pressenti dès 1970 par le Directeur de la Musique du Ministère de la Culture, Marcel Landowski, pour prendre la tête de la R.T.L.N., Liebermann, ancien directeur de l'Opéra de Hambourg, de nationalité suisse, conduisit pendant huit années une politique artistique de prestige.

La R.T.L.N. n'en continua pas moins de se heurter à des difficultés administratives et financières, dont témoignent les dossiers conservés. En 1976, une grève des machinistes empêcha la représentation de la première de la nouvelle production de L'Enlèvement au sérail ; or, cette soirée avait été offerte par le Président de la République à "quinze cent Français méritants". L'échec de cette soirée déclencha une reprise en main de l'Opéra par les pouvoirs publics ; deux mois plus tard, le Premier Ministre, Jacques Chirac, exigeait un réaménagement général et rapide des conventions collectives, et l'obtenait sous la menace de retirer tout concours financier de l'Etat à la R.T.L.N. L'année suivante vit se développer le conflit de compétence entre l'administrateur et le Président du conseil d'administration, Jean Salusse, tragiquement interrompu par le suicide de celui-ci le 23 juillet 1977.

En 1978 enfin, les difficultés de l'"Opéra-Studio" entraînèrent une nouvelle réforme des structures : la dualité des deux salles était supprimée, et la salle Favart, qui retrouvait sa vocation antérieure, passait sous la direction de l'administrateur du Palais Garnier. A cette occasion, la R.T.L.N. était rebaptisée "Théâtre national de l'Opéra" (T.N.O.P.).

La réforme de 1978 est la dernière dont on trouve l'écho dans le fonds d'archives ici répertorié, qui s'achève en 1980 à la fin du mandat de Rolf Liebermann, auquel succéda Bernard Lefort, ancien directeur de l'Opéra-Comique et qui avait été désigné dès 1977.

Organisation des archives de l'Opéra.

Les archives versées par l'Opéra de Paris en 1989 prennent la suite des deux précédents versements effectués par ce théâtre. Ces archives ont été réparties en deux ensembles, autour de la coupure chronologique 1939-1945 (création de la R.T.L.N. et départ de Jacques Rouché), coupure dont l'étalement sur cinq ans ne pose guère de problème puisque les archives datant de la seconde guerre mondiale sont peu nombreuses et d'un intérêt réduit.

Les archives antérieures à 1939.

Ce premier ensemble, qui complète les dossiers déjà entrés aux Archives nationales et répertoriés par Mme Labat-Poussin, se divise lui-même en deux séries très distinctes :

- d'une part, la collection des registres administratifs de l'Opéra-Comique depuis 1897 (AJ/13/1467 à 1694, comprenant les registres d'appointement du personnel, les registres comptables et les inventaires des costumes. Une série analogue, mais beaucoup plus complète, existe pour l'Opéra de Paris ; elle est conservée à la Bibliothèque de l'Opéra (7). Cette collection présente un vif intérêt. Les registres d'appointement du personnel permettent de suivre les mouvements des différents corps de métier et l'évolution, mois par mois, des effectifs. Les inventaires des costumes renseignent également sur la date de la première représentation d'un spectacle et la distribution des principaux rôles.

- d'autre part, quelques liasses de correspondance se rapportant à la vie de l'Opéra - et de l'Opéra-Comique après 1936 - sous la direction de Rouché (AJ/13/1695 à 1706). Elles complètent les articles AJ/13/1205 à 1217 précédemment versés aux Archives nationales ; ce sont, en fait, des séries initialement homogènes qui se trouvent aujourd'hui éclatées, comme la correspondance avec les artistes et le personnel, ou les quelques contrats d'artistes du chant et de la danse antérieurs à 1907 qui, conservés sous la cote AJ/13/1702, complètent exactement ceux déjà répertoriés par Mme Labat-Poussin sous la cote AJ/13/1214. L'importance et la qualité de l'administration de Jacques Rouché confère à cet ensemble, si peu important soit-il, un grand intérêt.

Les archives de la période 1945-1980.

Les dossiers de cette période, dont l'analyse constitue l'essentiel du présent inventaire, ont été regroupés selon les services qui les ont produits. On trouvera donc d'abord les archives de l'administrateur général, puis celles du directeur des services administratifs et financiers (et du Président du conseil d'administration après sa création), enfin celles de l'agent comptable.

Ces articles étaient originellement cotés dans la sous-série AJ/13 (de 1707 à 2024). Cependant, en 1990, l'ensemble a été transféré au Centre des archives contemporaines de Fontainebleau, et a alors fait l'objet d'une nouvelle cotation: il est aujourd'hui constitué des versements 19900035 (initialement AJ/13/1707 à 1799), 19900036 (AJ/13/1800 à 1837), 19900457 (AJ/13/1838 à 1906) et 19900458 (AJ/13/1907 à 2024). Ce sont les cotes associées à ces numéros de versement qui doivent désormais être indiquées lors d'une demande de consultation. Une table de concordance permet de faire le lien entre ancienne et nouvelle cotations.

Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, les modifications introduites dans l'organisation et le fonctionnement de la R.T.L.N. par la réforme de 1972 et l'arrivée de Rolf Liebermann sont très sensibles dans ces archives. Pour les dossiers de l'administrateur, on a choisi de respecter la distinction qui existait dans les dossiers d'origine en classant séparément les archives de la période 1945-1972 et celles du mandat de Rolf Liebermann. Le fonds du directeur des services administratifs et financiers pose un problème différent. Jusqu'en 1972, le directeur administratif est le premier collaborateur de l'administrateur ; aussi les dossiers suivis par le directeur peuvent se trouver, soit dans ses propres archives, soit - et c'est très souvent dans le cas - dans celles de l'administrateur (8). La fusion est totale lorsque, le directeur administratif assure l'intérim de l'administrateur, comme André Chabaud en 1969. A partir de 1973, le directeur passe sous le contrôle du président du Conseil d'administration et s'efface en fait peu à peu derrière celui-ci ; aussi ne peut-on pas désormais distinguer les archives de la présidence du Conseil et celles du directeur administratif. Cependant, et contrairement au fonds de l'administrateur général, on n'observe dans les dossiers aucune rupture en 1973, le directeur des services administratifs - qui n'a pas changé après la réforme - continuant de suivre les affaires en cours, et le président du Conseil d'administration prenant progressivement en main certains dossiers. Le classement rend compte de cette continuité puisque sont présentés sous une même rubrique les dossiers du directeur administratif de 1954 à 1980 et ceux du président à partir de 1973 (19900457/1 à 40).

A l'intérieur des trois sections ainsi constituées - administrateur de 1945 à 1972, administrateur de 1973 à 1980 (mandat Liebermann), direction des services administratifs et présidence du Conseil d'administration de 1954 à 1980 - les dossiers ont été ordonnés selon le même plan. On trouvera donc d'abord les affaires d'administration générale, puis celles intéressant l'activité artistique des théâtres, enfin les dossiers relatifs au personnel.

Les affaires d'administration générale recouvrent, d'une part le fonctionnement interne des théâtres (procès-verbaux de diverses commissions, notes ou rapports, relations avec les chefs de services, correspondance avec l'architecte de l'Opéra), d'autre part les relations entretenues avec divers organismes, associations, institutions et administrations, et d'abord le Ministère des Affaires culturelles représenté par la Direction de la Musique : on ne s'étonnera pas que le nom du Directeur de la Musique - Marcel Landowski de 1959 à 1973 - apparaisse très souvent. Comme il est naturel, les dossiers d'administration générale sont importants surtout pour le fonds des administrateurs de 1945 à 1972 et, après 1973, pour celui du président du Conseil d'administration.

L'activité artistique demeure en revanche, tout au long de la période, l'attribution des administrateurs dont elle constituait dès avant 1972 la préoccupation essentielle, comme l'exprimait A.M. Julien, peu après sa nomination, dans une lettre au metteur en scène Peter Brook : "Me voici chargé de nouvelles responsabilités et, malgré l'urgence des besognes administratives, je pense à l'avenir, cet avenir que je voudrais beaucoup plus haut et artistiquement plus développé que le présent" (9). Les pièces conservées permettent d'étudier les productions effectivement montées par les théâtres, grâce aux correspondances sur les spectacles (19900035/31 à 35 et 19900036/17 à 20), aux marchés de fourniture (19900035/40 à 43 et 19900457/33), aux dossiers des tournées et des galas (1990003/36 à 39 et 19900457/33 à 36) ; mais elles témoignent également des projets exprimés par la correspondance avec des metteurs en scène, des décorateurs, des impresarii ou des compositeurs (19900035/44 à 54 et 19900036/22 à 31). Ainsi voit-on tel auteur écrire sans relâche, vingt ans durant, dans l'espoir toujours déçu de faire représenter une de ses oeuvres restée inédite.

Si la période 1945-1972 n'est pas la plus brillante que l'Opéra ait pu connaître sur le plan artistique, quelques grandes productions firent cependant date, dont on trouvera ici les dossiers de correspondance (19900035/31 à 35) : Carmen, de Bizet, régulièrement représenté, mais dont Raymond Rouleau donna en 1959 une production somptueuse qui connut un très grand succès ; Don Carlo, de Verdi, et Turandot, de Puccini, que Georges Auric confia, en 1963 et en 1968, au metteur en scène Margarita Wallman dans de superbes décors de Jacques Dupont ; Wozzeck, d'Alban Berg, créé le 29 novembre 1963 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault, sous la direction de Pierre Boulez ; La Damnation de Faust, présenté en 1964 par Maurice Béjart, ou Tosca, de Puccini, qu'interpréta Maria Callas en 1965. Mais les dossiers d'autres productions majeures font hélas défaut : ainsi la création, en 1951, des Indes galantes de Rameau dans une production à grand spectacle de Maurice Lehmann, ou les représentations, ou les représentations, en 1964 et 1965, de Norma de Bellini avec Maria Callas ; on pourra du moins trouver trace de ces productions dans les dossiers de marchés de fournitures (19900035/40 à 43).

Tous les grands spectacles de l'administration Liebermann sont en revanche représentés dans les dossiers de correspondance (19900036/17 à 20) : Orphée et Eurydice, mis en scène par René Clair en 1973, Les Noces de Figaro monté par Giorgio Strehler, Les Vêpres siciliennes présenté en 1974, Les Contes d'Hoffmann mis en scène par Patrice Chéreau la même année, Faust dans la production contestée donnée par Jorge Lavelli, qui monta en 1977 Pelleas et Mélisande, et bien sûr Lulu d'Alban Berg dont l'Opéra donne en 1979, pour la première fois, une présentation intégrale dans la mise en scène de Patrice Chéreau. Les dossiers administratifs ne sont, en revanche, conservés que pour une partie de ces productions, on les trouvera dans les archives du Président du conseil d'administration (19900457/49).

Enfin, quelques articles (19900035/55 à 66 et 19900036/33 et 34) rendent compte des destinées de l'Ecole de danse et des modalités de recrutement des artistes de la danse, du chant et de l'orchestre.

On est ainsi tout naturellement conduit aux relations avec le personnel. Les dossiers permettent de suivre minutieusement les conflits sociaux qui n'ont cessé d'agiter l'Opéra, et dont on ne saurait écrire l'histoire sans chercher également à consulter les archives syndicales. Mais, au-delà de ces conflits, un grand nombre d'articles nous conserve la correspondance individuelle échangée entre les membres du personnel et l'administrateur, le directeur des services administratifs ou le président du Conseil d'administration (19900035/80 à 89, 19900036/36 à 38 et 19900457/38 à 40). Cette correspondance individuelle est plus particulièrement accessible pour les années 1945 à 1972, puisque le classement des pièces - comme c'est également le cas pour la correspondance de la direction Rouché - est nominatif ; à partir de 1973, on a choisi de conserver le classement chronologique adopté par les secrétariats.

Cette correspondance, qui concerne tout le personnel (artistique, administratif et technique) des deux théâtres (Opéra et Opéra-Comique), nous livre, à côté de pièces administratives (demandes d'absence (10) ou de congés), des lettres de recommandation dont certaines émanent de quelques hauts personnages de la République, et qui témoignent de l'attrait exercé par le Palais Garnier auprès de chaque artiste, jeune ou plus âgé ; on y trouve aussi les rapports motivés par des actes d'indiscipline, des jugements sur le talent des artistes, et les très nombreuses demandes de ces derniers pour figurer dans les distributions des prochains spectacles. Il s'agit donc là de dossiers personnels, auxquels s'applique naturellement le délai de communicabilité légal de 120 ans à compter de la date de naissance de la personne en cause (11).

Composition et présentation de l'inventaire.

Le présent inventaire ne saurait évidemment être comparé à celui, beaucoup plus précis et détaillé, établi par Mme Labat-Poussin pour les archives anciennes de l'Opéra. D'autres tâches à mener parallèlement ont contraint en effet le rédacteur du présent travail à conduire celui-ci dans des délais assez brefs. On a cependant essayé de fournir au lecteur, tant dans les analyses de chaque article que dans la conception des index et des annexes, assez d'éléments pour lui permettre, soit de repérer les articles susceptibles d'intéresser sa recherche en cours, soit de repérer les pistes de travail à explorer.

C'est ainsi, comme on l'a expliqué plus haut, que, pour la correspondance avec le personnel, on a choisi de faire figurer dans l'inventaire le nom de chacun des correspondants lorsque le classement était nominatif, sauf lorsque les pièces étaient classées par ordre chronologique (19900036/36 à 38 et 19900457/38 à 40). Il en va de même pour les registres d'inventaire de costumes de l'Opéra-Comique qui disposent, en tête, d'une table des spectacles (AJ/13/1629-1631).

Les index qui figurent dans la version imprimée ne reprennent que les noms de personnes, de lieux et d'ouvrages cités dans les analyses ou les notes de l'inventaire. Que le nom d'un personnage cité dans l'index ne renvoie qu'à un ou deux articles ne signifie donc pas nécessairement qu'on ne trouvera pas, dans d'autres cartons, des renseignements, parfois de premier ordre, sur celui-ci : c'est évidemment le cas des différents administrateurs de l'Opéra. Quant à Marcel Landowski, dont le nom n'apparaît même pas dans l'index, on trouvera de très nombreuses pièces reçues ou expédiées par lui, tant dans les dossiers de correspondance entre l'administrateur et le Ministère de la Culture, que dans ceux intéressant les conflits sociaux. De même, pour les liasses de correspondance, les noms des correspondants ne figurent pas dans l'index lorsque les pièces sont classées par ordre chronologique et non nominatif.

Pour les membres du personnel de l'Opéra, l'idéal eût évidemment été de constituer une table précisant pour chaque individu sa fonction précise (artiste du chant ou de la danse, musicien, ouvrier ...) analogue à celle dressée par Madame Labat dans son inventaire. Mais il s'agissait là d'un travail devant l'envergure duquel on a dû renoncer, sans ignorer les services qu'il aurait rendus au chercheur. Aussi les noms propres figurent-ils à l'index sans mention particulière, à l'exception des chefs de service.

En annexe, on a indiqué au lecteur les principales sources complémentaires conservées aux Archives nationales, l'étude d'un établissement public national comme l'Opéra ne pouvant en effet être envisagée sans la consultation des archives de la tutelle, que l'on complètera naturellement par les très nombreux documents conservés par la bibliothèque de l'Opéra, qui assure en particulier la conservation des maquettes de décors et de costumes, et de nombreuses pièces de correspondance.

Si, malgré ses imperfections et ses lacunes, le présent inventaire rend d'utiles services au chercheur et sait témoigner de la richesse et de l'intérêt des archives de l'Opéra, il aura atteint l'objectif que lui avait fixé son auteur. Mais celui-ci n'aurait pu mener à bien ce travail sans les nombreux concours qu'il a rencontrés. J'exprime donc ma gratitude à mes différents interlocuteurs de l'Opéra qui ont aidé au versement de leurs archives, en particulier M. Jean-Philippe Saint-Geours, directeur général, Mme Nicole Wilde et Mlle Micheline Thomas, ainsi qu'à mes confrères des Archives nationales, Mme Labat-Poussin qui m'a obligeamment fait bénéficier de sa connaissance de l'Opéra, M. Jean-Pierre Defrance qui m'a incité à me charger de la collecte et du traitement de ce fonds, Mme Isabelle Vernus-Moutin et M. Vincent Maroteaux. J'y ajouterai également Mme Corinne Franco à qui est échue la saisie de cet inventaire.

(1) Archives nationales, Archives du théâtre national de l'Opéra (AJ/13/1-1466), inventaire par B. Labat-Poussin, avant-propos de J. Favier, Paris, 1977, XXX-677 p., ill.

(2) Voir les dossiers de recrutement, avec le cahier des charges, des directeurs dans les archives du Ministère de l'Instruction publique, Arch. nat. F/21/4655-4656 (Opéra), 4673-4674 et 5256-5259 (Opéra Comique).

(3) AJ/13/1695.

(4) La dernière prorogation (décret du 15 mars 1944) prolongeait Rouché jusqu'au 31 juillet 1946, mais il fut révoqué par arrêté du 30 avril 1945.

(5) Il avait été envisagé bien avant 1969 : voir le projet élaboré en 1959, conservé en 19900035/26.

(6) La création du Conseil d'administration permettait aussi de nommer à la tête de l'Opéra un administrateur qui ne fût pas de nationalité française, et qui n'aurait pu recevoir un théâtre en régie d'Etat. Ainsi était rendue possible la nomination de Rolf Liebermann comme administrateur du palais Garnier.

(7) Bibliothèque nationale, Archives de l'Opéra de Paris : inventaire sommaire, avant-propos de F. Le Sur, intr. de N. Wilde, Paris, 1988, 168 p. En dépit du titre il s'agit exclusivement d'un répertoire des registres.

(8) Ainsi les relations avec l'architecte en chef de l'Opéra (19900035/16 et 17), qui appartiennent au fonds de l'administrateur et comprennent en fait de nombreuses pièces de correspondance reçues ou expédiées par le directeur administratif. C'est aussi le cas de la correspondance avec le personnel (19900035/80 à 89).

(9) 1959. 19900035/49.

(10) Les demandes d'absence sont intéressantes lorsqu'elles sont accompagnées du motif, qui peut être, pour les artistes, la participation à des spectacles extérieurs à l'Opéra. Voir, en particulier, l'état mensuel des permissions individuelles d'absence conservé, pour les années 1964 à 1970, sous la cote 19900035/78.

(11) Loi n° 79-18 du 3 janvier 1979, art. 7. Le directeur général des Archives de France peut, après avis de l'établissement producteur des archives - ici l'Opéra -, accorder une dérogation pour consulter les dossiers avant ce délai : décret n° 79-1038 du 3 décembre 1979, art. 2.

SOMMAIRE

AJ/13/1467-1706. Théâtre de l'Opéra et théâtre de l'Opéra-Comique, 1897-1944

AJ/13/1467-1695. Registres de l'Opéra-Comique, 1897-1939.

1467-1628. Personnel.

1629-1631. Décors, costumes, matériel.

1632. Abonnements.

1633-1694. Comptabilité.

AJ/13/1695-1706. Direction Jacques Rouché, 1914-1944.

1695-1698. Administration générale et direction artistique.

1699-1706. Administration du personnel.

AJ/13/1707-2004. Réunion des Théâtres lyriques nationaux, puis Théâtre national de l'Opéra, 1939-1980.

19900035/1-93 (ex AJ/13/1707-1799). Archives de l'administrateur de la R.T.L.N., 1945-1972.

1-30. Administration générale.

31-66. Direction artistique.

67-93. Administration du personnel.

19900036/1-38 (ex AJ/13/1800-1837). Administration Liebermann, 1973-1980.

1-16. Administration générale.

17-33. Direction artistique.

34-38. Administration du personnel.

19900457/1-69 (ex AJ/13/1838-1906). Direction des services administratifs, puis Présidence du conseil d'administration et direction des services administratifs, 1954-1980. .

1-52. Administration générale.

53-69. Administration du personnel.

19900458/1-118 (ex AJ/13/1907-2024). Agence comptable, 1939-1980.

1-28. Journal général, 1940-1979.

29-118. Grand livre, 1939-1979.

Sources and references

Additional sources

SOURCES COMPLEMENTAIRES

ARCHIVES DU MINISTERE DE TUTELLE

Hier comme aujourd'hui, l'Opéra et l'Opéra-Comique, théâtres nationaux, puis après 1939 établissements publics nationaux, se trouvaient soumis à une double tutelle : tutelle financière d'abord, assurée par le Ministère chargé des Finances, mais surtout tutelle technique du Ministère chargé des Beaux-Arts. Cette tutelle était exercée en pratique, essentiellement par une Direction (des Arts, de la Musique) et au sein de celle-ci par un Bureau (Bureau de la Musique et des Spectacles, Bureau de l'Art lyrique), d'autres services du Ministère pouvant exercer une tutelle complémentaire sur des points particuliers (ainsi la Direction de l'Architecture pour les bâtiments).

On ne saurait étudier l'histoire des théâtres sans dépouiller, à côté de leurs archives propres, celles de leur administration de tutelle. Si la politique artistique de l'Opéra comme de l'Opéra-Comique y apparaît assez peu, on y retrouve, en revanche, et souvent avec davantage de précision, la matière des dossiers d'"administration générale" ou d'"administration du personnel" conservés dans la sous-série AJ/13. Par ailleurs, les archives de tutelle, plus régulièrement versées aux Archives nationales, complètent les lacunes observées dans les archives de l'Opéra.

Ces archives de tutelle sont naturellement répertoriées dans les instruments de recherche généraux présentant les fonds conservés par les Archives nationales : L'Etat général des fonds, t. 2, 1789-1940, Paris, 1978, t. 5, 1940-1958 : fonds conservés à Paris, Paris, 1988, ainsi que Archives du ministère de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire : état méthodique des versements effectués au Centre des Archives contemporaines de 1976 à 1989, sous la direction de J.P. Defrance, Paris, 1990. Elles ont en outre fait l'objet d'inventaires particuliers, consultables à Paris aux Archives nationales (salle des inventaires du Caran, ou salle des inventaires de la Section contemporaine). Aussi n'en donnera-t-on ici qu'un bref sommaire, afin de suggérer au lecteur les richesses et les compléments qu'il peut en attendre.

F/21/4655-4672. Ministère de l'Instruction publique, puis de l'Education nationale. Direction de l'architecture. Théâtre de l'Opéra, 1796-1935.

4655-4656. Recrutement des directeurs : cahier des charges, candidatures (par direction), 1796-1932.

4657. Situation financère, 1867-1931.

4658-4663. Administration du personnel : recrutement, demandes de titularisation ou d'avancement, conflits sociaux, caisses de retraite, 1856-1932.

4663-4667. Bâtiment et matériel : Etat des lieux du théâtre de 1867, décoration, travaux, 1865-1933.

4668-4669. Répertoire et représentations : ouvrages proposés ou montés, location, prix des places, 1863-1932.

4670-4672. Archives, bibliothèque et musée de l'Opéra : personnel, locaux, collections, 1873-1935.

F/21/4673-4676. Ministère de l'Instruction publique, puis de l'Education nationale. Direction de l'architecture. Théâtre de l'Opéra-Comique, 1828-1936.

4673-4674. Recrutement des directeurs : cahier des charges, cautionnements, candidatures (par direction), 1828-1936.

4675. Situation financère, 1869-1931.

4676. Administration du personnel : recrutement, demandes de titularisation ou d'avancement, conflits sociaux, caisses des retraites, 1848-1934.

Bâtiment et matériel, 1839-1924.

Répertoire et représentations, 1848-1936.

F/21/5216-5217. Ministère de l'Instruction publique, puis de l'Education nationale. Service de l'enseignement, des travaux d'art et des spectacles, puis Direction des Arts et Lettres. Bureau de la Musique et des Spectacles. R.T.L.N., Opéra, 1932-1957.

5216. Textes constitutifs, 1937-1957 ; correspondance, 1942-1955 ; comité de lecture : procès-verbaux de réunions, 1953-1955.

5217. Réforme des théâtres lyriques nationaux : rapport Campion, note de Jacques Rouché, 1932-1936 ; démission de Jacques Ibert, candidature de Georges Hirsch, comité consultatif : procès-verbaux de réunions, 1955-1956 ; conseil de discipline, commission de consultation, 1944-1950 ; campagne contre J. Rouché, 1936-1938.

F/21/5241-5255. Ministère de l'Instruction publique, puis de l'Education nationale. Service de l'enseignement, des travaux d'art et des spectacles, puis Direction des Arts et Lettres. Bureau de la Musique et des Spectacles. R.T.L.N., Opéra, 1874-1953.

5241. Direction, affaires générales, 1903-1932.

5242-5244. Administration du personnel : affaires diverses par corps de métier, 1874-1949.

5245-5246. Retraites : fonctionnement de la Caisse des retraites, 1856-1947.

5247-5250. Bâtiments et matériels : assurances, travaux et restauration, 1898-1946.

5250. Représentations : droits d'auteurs, frais, prix des places, 1901-1941.

5251-5253. Archives, bibliothèque et musée, 1874-1937.

5253. Ecole de danse, 1910-1940 ; service médical, 1934-1953.

5254-5255. Correspondance chronologique, 1936-1951.

F/21/5256-5268. Ministère de l'Instruction publique, puis de l'Education nationale. Service de l'enseignement, des travaux d'art et des spectacles, puis Direction des Arts et Lettres. Bureau de la Musique et des Spectacles. R.T.L.N., Opéra-Comique, 1861-1949.

5256-5259. Administration générale (par direction) : correspondance, liquidation des directions, 1913-1937.

5260. Administration Mariotte (direction Rouché) : textes organiques, budget, comptabilité, réforme administrative, 1937-1939.

5261-5263. Personnel : engagements, auditions, 1885-1940.

5264-5265. Bâtiments : reconstructions, travaux, assurances, 1892-1948.

5266-5267. Matériel : estimation, correspondance, 1940-1945.

5267. Archives et bibliothèque : personnel, locaux, collections, 1861-1949.

5268. Représentations : entrées de faveur, location, 1882-1943. Service médical, 1899-1945.

F/21/6169-6193. Ministère de l'Instruction publique. Service des bâtiments civils et palais nationaux, 1861-1934.

6169-6185. Théâtre de l'Opéra : note sur le financement de la reconstruction, travaux, entretien, marchés, 1861-1944.

6186-6193. Théâtre de l'Opéra-Comique : projets de lois, travaux divers, 1879-1934.

800368/121-129. Ministère des Affaires culturelles. Direction des spectacles et de la musique, puis direction du théâtre, de la musique et de l'action culturelle, puis direction du théâtre et des maisons de la culture, puis direction des spectacles, de la musique et des lettres, 1956-1970.

121-129. Affaires générales et équipement théâtral. R.T.L.N. Généralités et dossiers par théâtres, 1956-1970.

870604/2-3. Ministère des Affaires culturelles. Service de la musique, puis direction des spectacles, de la musique et des lettres : service de la musique, de l'art lyrique et de la danse, puis direction de la musique, de l'art lyrique et de la danse. R.T.L.N. et T.N.O.P, 1968-1981.

890533/15-34. Ministère des Affaires culturelles. Service de la musique, puis direction des spectacles, de la musique et des lettres : service de la musique, de l'art lyrique et de la danse, puis direction de la musique, de l'art lyrique et de la danse. R.T.L.N., 1936-1979.

15-18. Affaires générales : correspondance, budgets, 1962-1977.

19. Comptabilité : contrôle financier, comptes financiers, 1962-1969.

20-24. Administration du personnel : règlement intérieur, conventions collectives, commission de conciliation, dossiers individuels des administrateurs de la R.T.L.N. et des directeurs des théâtres, caisses de retraites de l'Opéra et de l'Opéra-Comique, 1942-1975.

25-27. Activité et fonctionnement de la R.T.L.N. : conseil supérieur de la R.T.L.N., comité de lecture : procès-verbaux des séances, 1953-1967 ; prix des places, répertoire, inventaires de matériel, 1946-1978.

28. Rapports et études, 1936-1968.

29-30. Crise de 1970-1971, réformes de 1972 et de 1978, 1967-1978.

30-33. Fonctionnement général de l'Opéra : correspondance, organisation générale, locaux, galas, 1951-1979.

34. Fonctionnement général de l'Opéra-Comique et de l'Opéra-Studio, 1965-1978.

Other finding aids

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