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Congrégations enseignantes (1809-1914)

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Reference codes
F/17/12451-F/17/12479
Date
1809-1914
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

INTRODUCTION

Les documents que nous avions à examiner comportaient une trentaine de liasses, portant les cotes F 17 12 451 à F 17 12 480, provenant d'un versement fait par le ministère de l'Instruction publique. Ces liasses avec quelques autres (F 17 12 451 à F 17 500) sont désignées dans l'Etat sommaire des versements faits aux Archives nationales par les ministères et les administrations qui en dépendent, sous la rubrique :

-Congrégations enseignantes (1809-1914). Institut des Frères des Ecoles chrétiennes ; Congrégations d'hommes et de femmes ; lois du 1er Juillet 1901 et du 7 Juillet 1904 : préparation, application

Etat sommaire des versements faits aux Archives nationales par les ministères et les administrations cui en dépendent, Paris, 1935, t. II, p. 479.

Quelques mots vont être dits sur le service d'origine des documents, sur l'histoire de la série F 17 et la nécessité de rédiger un inventaire sommaire, et sur l'intérêt des documents que nous avons classés.

L'Administration de l'Instruction publique subit une suite de remaniements successifs :

L'Université impériale, instituée par le décret du 17 mars 1808, fut remplacée pendant les premières années de la Restauration, par une "Commission de l'Instruction publique" (1815-1820), puis par un "Conseil royal de l'Instruction publique (1820-1822)". Puis, un nouveau département ministériel fut créé, le 26 août 1824, sous le nom de "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".

Après la Révolution de Juillet, ce ministère reçut la dénomination de "Ministère de l'Instruction publique et des Cultes" et le rattachement des affaires ecclésiastiques à celles de l'Instruction publique fut réalisé par alternatives au cours des années suivantes. De plus, dès le 4 septembre 1870, le service des Beaux-Arts fut toujours rattaché à ce ministère. C'est de ce ministère que dépendirent les Archives nationales en 1810. Aussi de nouveaux versements furent-ils effectués. Les papiers concernant l'Instruction publique furent rangés dans la série F 17 (tandisque ceux concernant l'administration des Cultes, le furent dans la série F 19, et ceux concernant les Beaux-Arts dans la série F 21 la série F 17 présente des documents assez anciens remontant à l'époque révolutionnaire

Etat sommaire des versements... cf. cit. p. 356-357.

.

Comment fut traitée la sous-série F 17 par les archivistes du XIXè et du début du XXè siècle. Le principe essentiel qui doit guider tout travail de classement : celui du respect des fonds, ne fut pas appliqué. D'autre part, de nombreuses subdivisions furent établies et des documents d'origines diverses y furent intégrées, en sorte que l'on chercherait en vain à retrouver l'homogénéité première.

Unecnumérotation définitive ne fut attribuée à cette série F 17, qu'au début de 1849 et était portée jusqu'au numéro 5181 en 1867 (dans " L'Inventaire général sommaire"). Le travail n'avançait que lentement cer l' "Etat sommaire de 1891", indique comme dernier numéro 5247. En même temps de nouveaux versements venaient enrichir le fonds.

En 1813, on abandonna le classement méthodique jusque là adopté devant l'afflux des versements ; les liasses seraient dorénavant disposées par ordre d'arrivée, et le classement méthodique n'aurait lieu que sur le papier.

Un système de numérotation fut adopté

Il faut noter une particularité dans la numérotation de la série F qui montre combien, à supposer que les archivistes du XIXè siècle, aient eu l'esprit de prospection, ils furent dépassés par les évènements. Les registres, séparés des liasses, avaient été placés en tête de la série et ils ne pourraient, pensait-on, dépasser le nombre 1 000 ;(la première liasse étant affectée du numéro 1 001). Une numérotation parallèle s'imposa bientôt, l'astérisque servant à distinguer un registre.

puis il fallut songer à rédiger des inventaires permettant l'accès de ces documents aux chercheurs.

Un classement et un inventaire de la sous-série F 17 avaient été entrepris par Paul Maréchal. Ce dernier quitta la section moderne en décembre 1934. L'"Etat sommaire des versements" de 1935, donne les grandes subdivisions de cet ensemble de documents.

Mais la nécessité d'inventaires plus détaillés se fit sentir. Aussi, à la fin de 1955, une équipe de deux arthivistes sous l'ordre de M. Charles Braibant, Directeur général des Archives de France, fut constituée. En firent partie Mlle Suzanne Olivier et Marie-Elizabeth Carreau, depuis, Mme Antoine. Un inventaire semi-analytique pour le groupe "Sciences et Lettres" et d'autres inventaires furent rédigés.

A notre tour, une trentaine de liasses de la sous-série F 17 fut confiée à nos soins. Et ce travail fut fait dans le bureau de Mlle Olivier, dont les fenêtres donnaient sur la rue des Francs-Bourgeois, et présentant en vis-à-vis les locaux du Mont-de-Piété.

L'examen des documents et la lecture pièce à pièce, dans ce classement d'archives modernes, n'a pu être envisagé qu'exceptionnellement (ainsi le travail fut fait pour les liasses F 17 12 469 ; 12 470 ; 12 471).

Les documents présentent une confusion réelle ; telle liasse présentant une certaine homogénéité sous le titre de "Frères des Ecoles chrétiennes", recèle des documents concernant les Petits Frères de Marie ou les Frères de l'Instruction chrétienne ; un examen plus approfondi permet d'y découvrir des papiers de congrégations de femmes, ou un rapport d'inspection de l'Académie de Douai.

Les Béates de la Haute-Loire ont pour leur part, des documents répartis par moitié dans deux liasses dont les numéros ne sont pas consécutifs.

Une refonte du classement ne nous a pas été demandée, car les cotes ont été consacrées par l'usage comme elles ont été imprimées dans l'"Etat sommaire des versements faits aux Archives nationales par les ministères", les documents déjà communiqués avec cette numérotation ont servi à faire des ouvrages importants. Le regroupement de tels articles ne peut se faire que sur le papier : tel mot-vedette portant sous lui plusieurs cotes.

Par contre les liasses F 17 12 451 à 12 456 présentent un ordre par académie suivi dans l'ensemble, si le désordre dans les dossiers demeure, et tous les documents ne concernent que l'instruction primaire.

Nous nous sommes efforcés de noter le plus scrupuleusement possible, les congrégations rencontrées, dont le nombre fut si élevé au XIXè siècle, afin de donner des repères plus aisés aux chercheurs, comme à relever avec soin les lieux de fondation, car il s'agit d'ordres localisés dans telle région.

Les Frères des Ecoles chrétiennes connus sous le nom de Frères de la Doctrine chrétienne, ou Frères Ignorantins ou Frères de Saint Jean, sont riches de documents. Le régime de correction à la maison de Issy ( (Institut Saint-Nicolas) consistait à enfermer le récalcitrant dans une cage roulante sorte de prison. Il semble que parfois la surveillance manquait et les enfants mouraient faute de soins.

Nous avons rencontré les lettres de M. de Lamennais, à l'écriture élégante et ferme, suppliant le ministre pour obtenir telle autorisation, telle subvention, ou encore pour se disculper contre l'accusation d'enfreindre les réglements.

Les bâtiments de l'Abbaye de Citeaux furent donnés aux Frères de Saint Joseph de Lyon.

Demande d'autorisation de fondation, dossiers d'approbation de statuts et de reconnaissance légale, enquêtes et statistiques, rapports d'inspection, dons et legs, affaires disciplinaires (pouvoir en Conseil d'Etat), questions personnelles.

Tous ces documents dont l'aspect administratif, ou judiciaire a donné l'occasion de faire partie de nos Archives, permettent de mieux connaître le grand mouvement du XIXè siècle en faveur de l'instruction gratuite des pauvres.

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