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Correspondance de la Division criminelle du ministère de la Justice. Dossiers banaux. Première série (1890-1940)

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Reference codes
BB/18/6001/1-BB/18/6870
Date
1890-1940
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

INTRODUCTION

La sous-série BB 18 est traditionnellement intitulée : correspondance générale de la division criminelle. En fait, elle reflète l'activité de ce qui est à la fin du XIX e siècle le premier bureau, dit bureau criminel de la direction des affaires criminelles et des grâces. Dans l'organigramme actuel du ministère de la Justice, deux bureaux d'action publique chargés l'un des affaires générales, l'autre des affaires économiques et sociales ont succédé à ce premier bureau. L' Almanach national de 1890, date à laquelle la sous-série prend la forme qu'elle conservera pendant plus d'un demi-siècle, définit ainsi les attributions de ce bureau :

" Poursuites des crimes, délits et contraventions ; surveillance de l'instruction des procédures et de l'exécution des condamnations ; pourvois en cassation dans l'intérêt de la loi ; demandes en règlement de juges et en renvoi pour cause de suspicion légitime ; nomination des présidents d'assises ; examen des comptes rendus des sessions ; questions relatives aux tribunaux militaires et maritimes ; examen et exécution des conventions concernant l'extradition des malfaiteurs ; commissions rogatoires ; questions de compétence criminelle ; questions relatives aux frais de justice ; examen des listes du jury ; formation de la partie criminelle du Bulletin des arrêts criminels de la cour de cassation ; envoi à la cour de cassation des pourvois formés contre les arrêts et jugements rendus en matière criminelle, correctionnelle et de simple police ; renvoi des arrêts intervenus sur ces pourvois ; examen en révision des procès criminels et correctionnels ; tenue de registre des demandes en révision ".

En résumé et en simplifiant cette longue énumération, on peut dire que la sous-série BB 18 est essentiellement constituée par la correspondance du ministère avec les procureurs généraux sur tout ce qui est soumis à l'action ou confié à la surveillance du ministère public.

A partir de 1890 la sous-série BB 18, qui avait été classée chronologiquement depuis 1814, s'organise en trois groupes distincts. Il n'est pas inutile de les décrire tous brièvement. Le présent instrument de recherche ne porte que sur l'un d'entre eux mais on y trouve souvent des dossiers distraits de leur groupe d'origine et qui y ont été rattachés.

1. De très nombreux dossiers continuent à être classés selon leur date d'ouverture dans une grande série chronologique dite " série A " et cotés aux Archives nationales BB 18 1815 etc... Tous les documents y sont affectés d'une cote comportant trois éléments : la lettre A suivie des deux derniers chiffres de l'année du dossier et précédée d'un numéro d'ordre. Pour les commissions rogatoires classées à la fin de chaque année, la lettre A est remplacée par les initiales C.R.

2. Les extraditions forment un groupe spécial affecté du sigle Ex et sont cotées BB 18 14001 et suivants.

3. Une série dite " banaux éternels ", qu'on trouve le plus souvent sous la forme abrégée BL, et classée selon un ordre méthodique, se constitue selon les besoins des services entre 1872 et 1920. Les documents y sont classés à l'intérieur d'un cadre dont la table des matières donne une description précise. C'est souvent l'application d'une nouvelle législation qui provoque la création d'une nouvelle rubrique. A titre d'exemple, les documents relatifs à l'application de la loi du 9 novembre 1915 sur les débits de boissons sont d'abord classés dans la série chronologique et cotés à la Chancellerie 528 A 15. Ils sont conservés aux Archives nationales en BB 18 2570 1 à 2570 3. Devant l'afflux de correspondance concernant les débits de boissons une rubrique spéciale leur est affectée dans la série méthodique et la suite de BB 18 2570 3 se trouve actuellement, sous la cote initiale 90 BL, en BB 18 6820 et suivants.

L'origine de l'expression " banaux éternels " abrégée en BL nous est inconnue.

Elle a suscité l'indignation d'un correspondant du ministère Louis Havet, membre de l'Institut, qui intervient en 1913 en faveur de Thuillier, employé de la Banque de France, qui serait victime d'une erreur judiciaire. Ayant appris que l'affaire de son protégé portait au ministère la cote 51 BL 1909, il écrit : " Quelqu'un a-t-il réussi à faire classer les requêtes de Thuillier dans une catégorie jugée inintéressante a priori et indigne d'un examen sincère ? J'ai peine à le supposer et pourtant comment interpréter le mot banal ? L'innocence d'un condamné n'est heureusement pas si commune ".

Les rubriques des banaux éternels sont extrêmement inégales et en volume et en intérêt. Certaines ne font l'objet que d'une seule liasse. La rubrique 51 BL, consacrée aux demandes en révision, la plus importante quantitativement, se compose de plus de 200 articles. L'objet de la rubrique n'est pas toujours cerné avec précision. Les rubriques 2 BL et 70 BL concernent également les professions médicales et l'on y retrouve le même type d'affaires. Les fraudes vinicoles sont traitées dans une rubrique spéciale 13 BL mais aussi en 19 BL.

Le fonds des " banaux éternels " est arrivé aux Archives en trois versements qui ont été fondus en une série unique. Il n'y a pas été effectué de tri véritable, sauf pour 51 BL. Un dossier isolé peut en effet paraître d'un intérêt assez mince. Mais la répétition du même type d'affaires, en elles-mêmes anodines, prend souvent une signification. Il en va ainsi, par exemple, pour les nombreuses poursuites en matière d'espionnage à l'époque de l'affaire Dreyfus qui révèlent une véritable psychose de la part des autorités.

Pour 51 BL, il a été, au contraire, procédé à de nombreuses éliminations. Pour qu'un dossier en révision soit ouvert, il suffit que la Chancellerie ait reçu une requête où figure le mot révision. Or, souvent, le demandeur ignore tout de la terminologie juridique. Il demande en réalité une grâce ou sa réhabilitation. Parfois, il désire simplement hâter un pourvoi en cassation. Il arrive qu'il ait été condamné par un tribunal civil ou par un tribunal de simple police, alors que la loi du 8 juin 1895, qui réglemente la procédure de révision, ne la prévoit qu'en matière correctionnelle et criminelle. De nombreuses requêtes émanent de maniaques, de ceux que les rédacteurs de la Chancellerie qualifient de " demandeurs d'habitude ". Beaucoup de détenus espèrent que la demande en révision rompra la monotonie carcérale, qu'elle offrira l'occasion d'un déplacement, donc une chance supplémentaire d'évasion. Avant le départ pour la Guyane, les condamnés font traditionnellement une demande en révision. Les dossiers qui n'avaient aucune suite n'ont donc pas été tous conservés. Deux critères ont déterminé la conservation : un critère juridique et un critère plus subjectif.

Dans le premier cas, sont conservés tous les dossiers que le ministère a soumis à l'examen de la commission prévue par l'article 444 du code d'instruction criminelle. Même si le dossier a été rejeté par la commission et n'a donc pas été transmis à la Cour de cassation, la demande en révision était en partie plausible. En revanche, des dossiers qui n'ont pas été jugés dignes de l'attention de la commission peuvent présenter de l'intérêt en raison de la personnalité du condamné. On citera le fameux assassin Landru. La demande, sans être justifiée en droit, peut être significative pour l'histoire des mentalités. Un ancien combattant condamné pour blessure par imprudence et délit de fuite à l'occasion d'un accident de voiture, écrit en 1932 : " Que le peuple français se souvienne de ceux qui, lambeaux humains, sont sortis de la fournaise et qu'il ne veuille pas condamner un de ces derniers. Cela serait inhumain et trop dur ". Ont été également conservés tous les dossiers des affaires qui ont fait l'objet d'une intervention de la Ligue des droits de l'homme, très active dans ce domaine. Certains dossiers sont en déficit parce qu'ils ont été redemandés par le ministère : la procédure de révision a été reprise et le dossier est passé dans la série " Rev. ", non versée aux Archives nationales, et qui est la suite chronologique de 51 BL. Pour la fameuse affaire Seznec, le dossier est conservé en 51 BL 8683 jusqu'à 1959. Il échappe ensuite à la sous-sérieBB 18.

La rigidité, au reste relative, du cadre méthodique, ne doit pas cacher la variété de la documentation qu'offre le fonds des banaux. Pour l'étude de la vie politique, on citera les dossiers consacrés à la vague anarchiste de 1893-1894, au défaitisme et au pacifisme pendant la guerre de 1914-1918, aux renseignements sur les partis d'opposition, qu'il s'agisse de l'extrême droite avec " l'Action française " ou du parti communiste, à partir de 1920. Pour ce dernier, il faut signaler que, dès 1927, s'ouvre dans la série chronologique, une rubrique très riche, sous la cote annuelle 11 A. La violence des luttes électorales apparaît notamment dans les poursuites pour diffamation par voie de presse. Enfin, les mouvements autonomistes bretons et alsaciens sont bien représentés. Pour l'autonomisme alsacien, on notera l'intérêt des procès contre J. Rossé et Charles Roos.

La querelle religieuse a dominé la vie politique au début du siècle. Si ce qui concerne les infractions contre la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 figure dans la série chronologique, c'est dans le fonds des banaux que sont conservées les très nombreuses poursuites auxquelles a donné lieu l'application des lois de 1901 et 1904 sur les congrégations. Outre les renseignements sur les activités des communautés religieuses, les dossiers nous font connaître les réactions de l'opinion, les manifestations en faveur des religieux lors de leur départ, les soucis des préfets. Celui de la Vendée se plaint de la mollesse du parquet. Ceux de Meurthe-et-Moselle, de la Lozère et de l'Eure demandent l'arrêt des poursuites en période électorale.

Mais plus encore que sur la vie politique, c'est sur la vie économique que la série des " banaux " apporte des renseignements. La rubrique 86 BL, consacrée aux affaires financières, vient tout de suite après 51 BL pour le nombre de liasses. La documentation y est surtout abondante à partir de 1912, quand s'organise au parquet de la Seine, qui a à traiter les affaires les plus nombreuses et les plus complexes, une section financière. Dans les années qui précèdent la première guerre mondiale, de nombreux rapports concernent les valeurs étrangères qu'affectionnent les prêteurs et sur lesquelles les agents diplomatiques transmettent souvent des appréciations défavorables. Dans les années vingt, la spéculation sur les changes, les manœuvres sur le franc font l'objet de fréquentes poursuites. Avec la crise des années trente, les faillites, les liquidations judiciaires se multiplient. De nombreuses banques provinciales disparaissent, cependant que la Banque nationale de crédit est renflouée sous le nom de Banque nationale pour le commerce et l'industrie (B.N.C.I.) (BB 18 6747).

Les banques populaires, notamment en Alsace, connaissent de sérieuses difficultés. Les grandes affaires qui agitent le pays sont bien représentées : Banque industrielle de Chine, faillite du journal La Gazette du Franc de Marthe Hanau, scandales Oustric et Stavisky, krach de la Société spéciale financière. En complément de 86 BL, il faut signaler la rubrique 76 BL, relative à la spéculation, et la rubrique 104 BL, consacrée à la préparation des lois de 1924 et 1936, réprimant les atteintes au crédit de l'État et à leur application.

Pour le monde du travail, la rubrique 23 BL permet de voir comment sont vécues, dans la réalité quotidienne, les améliorations qu'apportent les lois sur la réglementation du travail des femmes et des enfants, le repos hebdomadaire, la réduction du temps de travail, la protection du marché du travail national pour lutter contre la concurrence de la main-d'œuvre étrangère. Sur la sécurité des travailleurs seraient également à citer les dossiers relatifs aux accidents dans les mines, les carrières et les usines (8, 43 et 48 BL). A cela s'ajoutent les rubriques consacrées aux bureaux de placement (87 BL) et surtout aux syndicats. Cette dernière est malheureusement assez pauvre à partir des années trente. Quelques professions, parce qu'elles sont très réglementées, font l'objet de dossiers spéciaux. Il en est ainsi pour les professions médicales (2, 24 et 70 BL) et pour les marchands forains. Sur les viticulteurs, on consultera la rubrique 39 BL consacrée au phylloxéra et surtout les documents concernant les fraudes vinicoles et la crise qui secoue le Midi en 1907 (13 BL). Le monde du négoce n'est guère vu que sous l'angle répressif : poursuites pour fraudes, accaparements, spéculation illicite et marché noir pendant la seconde guerre mondiale.

Pour tous ceux qui sont en marge de l'activité économique : aliénés, mendiants, détenus, la documentation est plus fragmentaire. Les rapports sur les asiles d'aliénés sont répartis entre la série des " banaux " et la série chronologique sans beaucoup de logique. Pour les détenus, on citera plusieurs rubriques : 4, 21, 33, 60, 62 BL et surtout 51 BL.

A travers les dossiers du groupe 51 BL consacré aux erreurs judiciaires, il est possible de faire une histoire en négatif de l'institution judiciaire. Il arrive que l'inculpé soit mal identifié : le tribunal n'a pas connu sa véritable nationalité et a prononcé l'expulsion d'un citoyen français (51 BL 12478), ou encore il a ignoré la minorité d'âge de l'inculpé (51 BL 12072), son état de démence lors du délit (51 BL 12831). Il est, en revanche, rare d'être condamné deux fois pour le même délit (51 BL 11195). Il faudrait également citer les erreurs et tâtonnements des experts, toxicologues et graphologues notamment, les lenteurs de l'instruction des demandes en révision (51 BL 11140), le choix parfois malencontreux des avocats commis d'office (51 BL 11262).

Pour la justice militaire, outre les dossiers consacrés à l'affaire Dreyfus, on signalera l'intérêt de nombreuses requêtes des militaires condamnés par les conseils de guerre pendant la guerre 1914-1918, pour abandon de poste, désertion, refus d'obéissance. Les célèbres affaires de Vingré et de Flirey, dites des " fusillés par erreur " ont fait l'objet d'une procédure de révision. Les mutineries de 1917 sont largement évoquées.

Mais les défaillances de la Justice ne doivent pas faire oublier les immenses progrès réalisés au cours de la période : loi du 14 août 1885 qui traite de la libération conditionnelle et de la réhabilitation, loi Bérenger ou loi de sursis du 26 mars 1891, démocratisation du jury, loi du 22 juillet 1912 sur les tribunaux pour enfants et adolescents et sur la liberté surveillée, loi du 7 février 1933 sur les garanties de la liberté individuelle, suppression du bagne. Dans tous ces cas, la division criminelle joue un rôle important dans l'élaboration de la loi avant son vote par le Parlement. Elle veille ensuite à son application, voire à son interprétation en envoyant des circulaires aux procureurs généraux. Elle entretient en outre une correspondance avec les divers ministères concernés et consulte les premiers présidents et les procureurs généraux sur les améliorations qui pourraient être apportées quand l'application de la loi se révèle difficile (voir notamment BB 18 6157). Le travail de la division criminelle, qui est toujours consultée pour la rédaction des clauses pénales, est particulièrement important quand il s'agit de la révision du code d'instruction criminelle et du code pénal (40 BL), de la rédaction des conventions d'extradition avec les pays étrangers (61 BL). Les décrets que le ministre des Colonies soumet à l'examen du garde des Sceaux, qui doit les revêtir de son contre-seing en vertu de l'article 4 du décret du 1 er décembre 1858, donnent souvent lieu à des observations et à des suggestions de la part des fonctionnaires de cette division (88 BL).

L'évolution du droit reflète celle de la société et bien des problèmes sociaux apparaissent dans le fonds des " banaux " : avortement, enfance malheureuse, crise du logement, vie chère, univers du jeu et de la drogue. L'histoire littéraire elle-même n'est pas tout à fait absente. Quelques écrivains célèbres de la fin du XIX e siècle figurent sur les listes d'anarchistes établis en 1893 uniquement, semble-t-il, parce qu'ils sont abonnés au journal La Révolte. C'est le cas de Huysmans, Leconte de Lisle et Mallarmé. On citera aussi un curieux dossier sur le poète Raymond Roussel, des poursuites pour outrage aux bonnes mœurs contre Gauthier-Villars, plus connu sous le nom de Willy et contre l'éditeur d'un ouvrage de R. Desnos La Liberté ou l'amour. En revanche, les poursuites ne sont pas jugées nécessaires contre le manifeste surréaliste et la traduction française du roman de Lawrence L'Amant de lady Chatterley. Les six pièces des Fleurs du Mal, de Baudelaire, condamnées par un jugement du tribunal de la Seine du 20 août 1857, sont à l'origine de la loi du 25 septembre 1946 qui accorde à la Société des gens de lettres le droit de demander la révision d'une condamnation pour outrages aux bonnes mœurs. Les travaux préparatoires à cette loi, ainsi que la préparation de l'arrêt de la Cour de cassation qui annule le jugement de 1857, se trouvent en BB 18 6366.

On signalera enfin quelques documents sur les pays voisins. La montée du fascisme et du nazisme multiplient les incidents de frontières avec l'Italie et l'Allemagne (BB 18 6132). La petite république d'Andorre connaît une révolution en 1880 et certains, frappés par la prospérité monégasque, rêvent de l'enrichir par le jeu. Le séparatisme catalan est l'objet de la rubrique 36 BL et la guerre civile espagnole de 1936-1939 est à l'origine de plusieurs incidents en France.

Lors de leur stage pratique aux Archives nationales, trois chartistes, Mesdemoiselles Bedos, Corvisier, et Mouton-Brady nous ont aidée dans notre travail en classant des articles relatifs aux congrégations, aux anarchistes et à l'affaire Stavisky. Nous les en remercions bien vivement, ainsi que Madame Houriez, conservateur général, chef du Service des Publications, qui a relu l'inventaire et l'a préparé pour l'impression.

Geneviève LE MOËL.

AVIS AU LECTEUR

Les dates extrêmes indiquées dans le titre de cet instrument de recherche (1890-1940) sont celles de la plupart des dossiers. Mais on trouvera dans ce groupe d'articles des documents antérieurs à 1890, notamment des textes réglementaires, ainsi que des documents postérieurs à 1940, en raison de la longue durée de certaines affaires.

Les cotes du ministère de la Justice - le sigle BL (banal) précédé et suivi d'un numéro - figurent dans cet instrument de recherche en caractères maigres, à la suite des cotes affectées aux articles par les Archives nationales, imprimées en caractères gras. Ce sont les cotes des Archives nationales que demandera le lecteur pour consulter les documents. Les cotes du ministère de la Justice ne lui serviront que pour repérer un dossier à l'intérieur d'un article.

En l'état actuel de la législation, ne sont librement communicables que les documents ayant plus de cent ans. Toutefois, les chercheurs qui désireraient consulter des documents plus récents pourront soumettre au directeur général des Archives de France une demande de dérogation duement motivée.

INVENTAIRE

Aliénés

Until further notice, the reservation of a place in the reading room is compulsory for any consultation of documents.

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