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Plans de traverses des routes nationales et départementales provenant du Dépôt des cartes et plans du ministère des Travaux publics. Partie I : Plans de traverses des routes nationales (XIXe siècle)

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Reference codes
F/14/13860-F/14/14416
Date
XIXe siècle
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

La collection de plans de traverses des routes nationales et départementales classée ici, provient du Dépôt des Cartes et Plans du Ministère des Travaux Publics. La création de ce dépôt, nous apprend Monsieur Guillemot

Etat sommaire des versements faits aux Archives Nationales par les Ministères et les Administration qui en dépendent, tome II, fasc. I, Paris, 1927.

, remonte au Premier Empire. Le projet en était plus ancien ; au milieu des plans se trouvait un "rapport du Secrétaire de l'Assemblée (des Ponts et Chaussées), sur le dépôt des plans relatifs aux opérations de ladite assemblée", en date du premier Germinal An VIII. Ce rapport concerne le partage des plans qui se trouvaient primitivement à l'Ecole des Ponts et Chaussées créée en 1747 ; le but de l'opération était de tranférer une partie des plans au siège de l'Assemblée des Ponts et Chaussées, pour faciliter son travail. De leur côté, l'Ecole des Ponts et Chaussées et le Service des Travaux Maritimes gardaient les pièces qui leur étaient nécessaires. Voici quelle était la composition du dépôt de l'Ecole en l'an VIII :

"1- 27 grands cartons contenant les cartes itinéraires des principales routes des départements et les dessins de plusieurs ponts situés sur les dites routes.

2- 24 cartons contenant les traverses d'un grand nombre de communes sur les routes susdites.

3- 13 moyens cartons contenant d'anciens plans. 4- 7 cartons contenant les plans des routes, ponts et traverses de la cy-devant Généralité de Paris.

5- 2 grands portefeuilles sous les numéros 2 et 5 contenant des plans relatifs aux communications par eau.

6- ; une grande armoire où sont déposés les plans des canaux, exécutés et gravés au nombre de plusieurs exemplaires."

Le "Dépôt des Cartes et Plans", créé par Montalivet sous le Premier Empire, était donc constitué initialement par les archives de l'Assemblée des Ponts et Chaussées ; il s'enrichira ultérieurement grâce à l'obligation qui est faite aux Ingénieurs des départements, d'y envoyer leurs projets pour qu'il en soit pris copie. Le Dépôt des Cartes et Plans, devenu important, eut un Directeur jusqu'en 1885. Vignon, l'un des plus actifs de ses Directeurs, donne des renseignements précieux sur les richesses de ce fonds dans ses " Etudes historiques sur l'administration des Voies Publiques en France aux XVIIème et XVIIIème siècles. 4 vol. Paris, 1862-1880.

Après l'inondation de 1910, le Ministère des Travaux Publics a versé aux Archives Nationales la plus grande partie du Dépôt des Cartes et Plans ; ces documents portent les cotes F14 10048 à 10408 (fleuves et rivières, canaux, routes, ponts, ports et villes, plans de mines, carrières et usines). La collection des traverses de routes, signalée dès l'an VIII, enrichie tout au long du XIXème siècle, oubliée dans un coin de cave, fait l'objet du présent inventaire ; les plans les plus anciens datent de 1753, les plus récents de 1910.

La collection des traverses est importante puisqu'elle comporte plus de cinq cents cartons, cotés de F14 13860 à F14 14413. L'ensemble de ces documents, victimes de l'inondation de 1910, avait été remis tant bien que mal dans des cartons, en vrac, sans préoccupation de date, de département ou de route ; les plans anciens, faits de plusieurs feuilles qui s'étaient décollées, étaient éparpillés en différents endroits ; les plans récents avaient bien souvent perdu leur page de titre, mélêe à d'autres plans ou même égarée dans un autre carton. Le tout gisait dans une cave et le service propriétaire avait mentionné sur la première pièce : "mis provisoirement ici pour être catalogué lorsqu'il y aura un instant disponible à cet effet". Cet instant n'était pas encore venu quand, au printemps 1959, la Direction des Routes confia ce fonds aux Archives Nationales ; il a d'ailleurs fallu beaucoup de temps pour remettre en ordre ce fatras et l'inventorier, en dépit de l'aide apportée par un Catalogue des plans de traverses, classés par départements au Dépôt des Cartes et Plans du Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics, trouvé en cave. D'après l'intitulé du Ministère, qui n'a existé sous cette forme que de 1853 à 1869, on peut le dater et l'attribuer avec vraisemblance à l'initiative de Vignon, qui fut Directeur du Dépôt de 1853 à 1866. Le catalogue a été poursuivi jusqu'en 1891. Il est en deux parties : l'une, pour les Routes Nationales, incomplète à partir du Rhône, l'autre, complète, pour les Routes Départementales. Conçu comme un registre d'entrée des plans, ce répertoire suit l'ordre chronologique d'après la date d'approbation des plans, sans regroupement des routes ou des localités. C'est un instrument de travail administratif et non historique comme celui qu'on s'est proposé de faire ici.

On a séparé les routes nationales des routes départementales, reclassé ensuite les unes et les autres par département. Dans chaque département, on a regroupé les plans par routes, en classant celles-ci, non par leur numéro, mais d'après les noms de villes qui en marquent les extrémités, cet élément d'identification étant moins sujet à changement que le premier. Les plans de chaque route ont été mis dans l'ordre alphabétique des localités. Enfin, les traverses d'une même localité ont été classées selon leur chronologie. Pour chaque plan, on a relevé :

- le nom de la localité, suivi du nom de la commune, quand il était indiqué ;

- le nombre de plans qu'il a fallu pour exécuter la traverse (en 2 parties, en 3 feuilles, etc...) ;

- la date à laquelle le plan a été dressé ; - la date à laquelle le projet a été approuvé par ordonnance ou par décret, afin qu'on puisse s'y reporter ;

- le nombre d'exemplaires, s'il y en a plusieurs de la même date.

Les plus récents des plans de traverses sont de 1910. Or, de cette époque jusqu'à nos jours, le réseau routier a subi d'importantes modifications et la classification des routes de 1910 n'a plus grand chose à voir avec celle de 1961.

Un premier reclassement - effectué en application de l'article 146 de la loi de finances du 16 avril 1930 et étalé sur deux ans, 1931-1932 -, a fait passer dans le réseau national un certain nombre de routes départementales. Le deuxième reclassement date du 1er janvier 1939 ; il a rassemblé sous la dénomination de Chemins Départementaux, les routes départementales subsistantes, les chemins vicinaux de grande communication et les chemins vicinaux d'intérêt commun. Il a été jugé impossible d'établir les équivalences actuelles des anciennes routes

Pour suivre l'évolution de chaque route, il faudrait se reporter à une multitude de décrets parus au J.O. en 1931-1932 et en 1959. La Direction des Routes au Ministère des Travaux Publics possède la liste actuelle des routes nationales. La mise à jour des routes départementales est faite dans chaque département par l'Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées.

. Certaines routes départementales sont devenues routes nationales, ou partiellement routes nationales, ou ont été regroupées avec d'autres routes départementales en une seule route départementale ou, enfin, ont été déclassées.

Les routes nationales, quoique plus stables, ont vu cependant quelquefois leur numéro changer, ou bien, elles ont été déviées et ne passent plus par les mêmes localités que par le passé. Bref, cet inventaire correspond à l'état du réseau routier en 1910.

L'évolution antérieure à 1910 se trouve résumée sur la page de titre des plans ou sur le Catalogue du Ministère, par correction du numéro ou du nom de la route, ou par une mention marginale indiquant qu'il s'agit d'une ancienne route départementale devenue route impériale ou nationale.

Voici la règle adoptée pour signaler les changements intervenus entre 1755 et 1910. Quand il y a eu modification du nom de la route, tous les plans anciens et récents sont classés au nom le plus récent et il y a un renvoi au nom le plus ancien. Mais, s'il n'y a que des plans sous le nom ancien, et bien que le catalogue du Ministère révèle le nom récent, les plans restent classés au nom ancien qu'ils portent, avec la mention, " devenue...". On a renoncé à établir un index alphabétique des noms de lieux, car l'inventaire des plans d'un département est assez court pour être parcouru facilement. Par conséquent, le chercheur qui s'intéresse à une localité donnée, même s'il ignore sur quelle route elle se trouve, l'identifiera rapidement (et à plus forte raison trouvera-t-il facilement la route qu'il étudie).

Quelques cas particuliers peuvent offrir des difficultés : les Routes Stratégiques, certains départements du Nord-Est et du Sud-Est, enfin, les différentes catégories d'incomplets.

Les Routes Stratégiques se rencontrent au début du XIXème siècle dans les départements où ont eu lieu les guerres de Vendée : Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Deux-Sèvres et Vendée. Elles sont devenues routes nationales ou départementales vers la fin du XIXème siècle. Par conséquent elles ont été classées avec l'une ou l'autre de ces catégories de routes, mais une note indique de quelle ancienne route stratégique il s'agit. En appendice à l'inventaire des routes nationales des départements intéressés, on a joint la liste des routes stratégiques avec la mention de leur sort respectif ; une liste complète des routes stratégiques se trouve à la fin de l'inventaire.

Deux départements du Nord-Est : la Meurthe et la Moselle, ont eu à souffrir des suites de la guerre de 1870, et, après 1871, on ne trouve plus qu'un département de Meurthe-et-Moselle. Le Catalogue du Ministère a donc répertorié les plans anciens des départements de la Meurthe et de la Moselle jusqu'en 1870 et il comporte une nouvelle rubrique Meurthe-et-Moselle pour la période 1871-1910.

Pour simplifier le travail du chercheur, nous n'avons utilisé pour le classement que les départements actuels : Meurthe-et-Moselle et Moselle. Le département de la Meurthe-et-Moselle a été formé, en 1871, de trois arrondissements de la Meurthe (Nancy, Lunéville et Toul) d'un arrondissement de la Moselle (Briey) et d'une pointe des Vosges ; après la guerre de 1914-1918, le département de la Moselle a été reconstitué à partir des trois arrondissements annexés en 1871 (Metz, Thionville et Sarreguemines), auxquels ont été ajoutés les deux arrondissements de la Meurthe (Château-Salins et Sarrebourg) également annexés, mais il est resté amputé de l'arrondissement de Briey, rattaché à la Meurthe-et-Moselle.

Les plans de l'ancien département de la Meurthe se trouvent donc en majorité dans la Meurthe-et-Moselle. Cependant quelques routes de l'ancienne Meurthe (arr. de Château-Salins et de Sarrebourg) se trouvent classés en Moselle. Enfin, quatre plans de l'ancienne Moselle (arr. de Briey) se trouvent classés en Meurthe-et-Moselle. La mention de l'ancien département se trouve toujours en note.

Dans le Sud-Est, l'arrondissement de Grasse est passé en 1860 du Var aux Alpes-Maritimes ; par conséquent, suivant la règle énoncée plus haut pour les départements annexés, un plan du Var de 1840 se trouve classé dans les Alpes-Maritimes.

Les plans incomplets ont posé une série de problèmes. Le plan de traverse qui ne possède plus que son titre porte la mention pièce de titre à la suite du nom de la localité. Celui qui comporte le titre et une portion de plan, porte la mention incomplet.

Mais bon nombre de plans étaient dépourvus de titre ; la mention des extrémités de routes, puis celle de nom de lieux, grâce aux chemins traversant la localité, enfin la facture du plan, ont permis en général de déterminer le département. Cette identification sommaire a pu être précisée de plusieurs façons :

- grâce au Catalogue du Ministère, si, dans un département et sur une route donnée, il ne manquait qu'un plan de traverse ; l'étude de la carte Michelin au 200.000ème confirmait en général l'identification donné en situant les divers noms de lieux ;

- par comparaison avec un plan de la localité supposée, d'une autre date, ou de l'autre catégorie de traverse ; la comparaison des deux plans permettait d'acquérir une certitude grâce aux noms des propriétaires d'immeubles, grâce aux embranchements de routes identiques, etc.,

- en utilisant une glace pour lire le nom de la traverse quand l'encre du titre s'était déposée sur la feuille opposée, le titre se trouvant inscrit au milieu du plan ;

- enfin, le séjour de nombreux plans dans l'humidité, à la suite de l'inondation de 1910, a souvent fait déposer sur la dernière face des plans, la page de titre du plan qui le précédait ou au moins son numéro d'enregistrement à l'encre rouge. Ce numéro, qui correspond à celui du Catalogue, permet, à lui seul, l'identification. En effet, selon l'usage administratif, le plan le plus récent recouvre systématiquement le dernier plan enregistré ; on peut donc connaître d'une façon sûre le numéro d'enregistrement du plan incomplet et par suite le nom de la localité. D'ailleurs, les éléments d'identification fournis par le plan incomplet se sont trouvés concorder avec la localisation fournie par le Catalogue.

Dans ces différents cas, les noms de localités et les dates, s'il y a lieu, se trouvent entre crochets carrés.

En appendice à l'inventaire des Routes Nationales de chaque département ont été joints des plans de localités, datant du milieu du XIXème siècle, et représentant l'ensemble des voies de communications, qu'il s'agisse de routes nationales ou départementales pour une localité donnée. Ils ont été exécutés par les Ingénieurs en réponse à la circulaire du 5 août 1848 ; malheureusement la collection est incomplète.

Enfin, un carton contenant des cartes routières des départements a été placé à la suite de la collection des plans de traverses. Ces cartes, envoyées par les Ingénieurs à la suite des circulaires des 22 Brumaire an XIV et 26 mars 1812, donnent une vue d'ensemble du réseau routier au début du XIXème siècle. Mais seuls les départements d'Ain à Jura sont représentés.

J. IRIGOIN

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