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Inventaire - Cotes :

Fonds de l'Optique de précision de Levallois (1895-1934)

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Cotes
188AQ/1-188AQ/9
Date
1895-1934
Importance matérielle
et support
● 1,15 mètre linéaire
● 9 cartons
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Communication soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Conditions d'utilisation

Reproduction soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Description

Présentation du contenu

PRESENTATION

Un laboratoire de recherche scientifique fut créé en 1908 à Levallois (hauts-de-Seine), au 86 rue Chaptal, par le duc de Guiche qui désirait y poursuivre ses expériences sur l'aérodynamique. En mars 1916, l'Armée ayant besoin de divers appareils d'optique (et notamment de collimateurs de visée), le Service des fabrications de l'Aviation demanda au duc de Guiche de transformer son laboratoire en atelier de fabrications. L'entreprise fut organisée du point de vue commercial à partir de janvier 1917, date à laquelle Léon BELUGOU administrateur de sociétés, fut chargé de sa gestion.

Au cours des années de guerre, l'établissement fournit à la Défense nationale un nombre considérable d'enregistreurs de vitesse et de collimateurs et parvint à réunir un certain nombre de spécialistes en instruments d'optique.

La société Optique et Précision de Levallois, qui lui succéda en 1919 (statuts déposés le 10 juillet chez Maître COTTIN, notaire à Paris) eut également pour objet « la fabrication, l'achat et la vente de tous objets d'optique scientifique ou autre et de toute mécanique de précision ». Dans la pensée de son fondateur, Armand de GRAMONT, duc de Guiche, l'O.P.L. devait concourir au même but que l'Institut d'Optique théorique et appliquée créé sur son initiative, avec l'appui de Paul Painlevé, afin de « libérer notre pays de la tutelle étrangère en ce qui concerne l'optique et servir les intérêts de la défense nationale ». Son capital s'élevant à 650.000 F (divisé en 6500 actions de 100 F) fut constitué principalement par les apports du duc de Guiche et de Léon BELUGOU, qui furent rétribués par l'attribution à chacun d'eux de 2500 actions entièrement libérées.

Financièrement, l'entreprise ne cessa de dépendre du duc de Gramont, son président, qui dut lui consentir des avances successives, la gestion étant contrôlée par L. BELUGOU, administrateur-délégué.

Les fabrications continuèrent d'être orientées, dans l'après guerre, vers les appareils de précision pour la Marine et l'Aviation, avec un effort particulier portant sur les télémètres, dont l'industrie était jusqu'alors inconnue en France.

Les archives inventoriées ci-dessous, qui reflètent et permettent de suivre la vie de l'entreprise, proviennent en grande partie de l'activité de Léon BELUGOU ; elles offrent un intérêt pour l'histoire d'une industrie peu représentée dans notre pays et qui eut à lutter pour la conquête de ses débouchés (nota : pour la gestion antérieure à juillet 1919, on se reportera au fonds BELUGOU, déposé à Roubaix aux Archives nationales du monde du travail (ANMT), sous la cote 176AQ).

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Dépôt (décembre 1981), renouvelé en mars 2002.

Sources et références

Sources complémentaires

Les Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, conservent les archives personnelles d'Armand de Gramont dans la sous-série 101AP (AP/101(I)/ et AP/101(II)/). A Roubaix (Nord), les Archives nationales du monde du travail (ANMT) conservent également le fonds Léon Bélugou (176AQ), ancien administrateur de l'OPL.

Bibliographie

Hildesheimer (Françoise) et Joly (Bertrand), État sommaire des archives d'entreprises, tome III, Paris, 1996, p. 444.

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