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Affaires militaires, prisonniers de guerre. Tome 2 (1940-1945)

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Archives du Commissariat aux Prisonniers et Déportés du Comité français de la Libération nationale

On peut à peine qualifier d'archives du Commissariat les quelques dizaines de liasses recueillies par les Archives nationales, ce sont des résidus qui ne peuvent qu'en partie donner une idée de l'activité de cet organisme. Celle-ci a dû être réduite car le Commissariat ne disposait que de peu de moyens. Pourtant la Direction des Secours assumait l'assistance aux absents et a envoyé, à ce titre, de nombreux colis fournis en majorité par les Etats-Unis ; mais il n'en reste pas de trace écrite. La Direction du Rapatriement a dressé un certain nombre de plans et d'études que l'on trouvera ici. Ils représentent la préparation de la tâche que devra réaliser le Ministère en 1945.

Archives du Ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés

Les archives sont fort incomplètes. Si la Direction des Services internationaux, la Direction de la Captivité et la Direction du Rapatriement sont assez bien représentées, par contre le Secrétariat général n'a pratiquement rien laissé et c'est grand dommage puisque de lui dépendaient l'Inspection générale et l'Inspection de la Santé dont nous n'avons aucune trace. Les Affaires sociales, les Services administratifs et financiers, les Services techniques, la Direction des Réfugiés ne sont guère inscrits que pour mémoire (voir les cotes F/9/3821 à 3841). Nous n'avons pas un seul document provenant de certaines missions à l'étranger : Autriche, Hollande, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Russie, Tchécoslovaquie, U.S.A., Yougoslavie (ces archives ont, en fait, été versées postérieurement à la rédaction de cet inventaire et sont conservées sous les cotes F/9/3842 à 3882 et 19830559/1 à 4).

Malgré ces énormes lacunes, on ne peut contester l'intérêt des documents restants. Si les fonds précédents nous ont montré ce qui a été fait pour les prisonniers pendant la guerre nous voyons ici se dérouler les opérations du retour, non seulement pour les prisonniers, mais pour les déportés, en particulier les "politiques" sur lesquels s'était fait un silence total pendant les hostilités. Ces archives nous permettent également de voir quelles ont été les relations avec le SHAEF et l'aide que nous ont apportée les pays alliés ou neutres : Angleterre, Belgique, Suisse, Scandinavie. Les documents conservés par la Mission en Suisse relativement aux évadés de guerre rattachés aux Forces françaises libres présentent un aspect peu connu de l'histoire de la captivité.

Archives de camps

Les archives de camps devraient constituer une masse énorme, d'ailleurs difficilement exploitable en raison du peu d'intérêt de la plus grande partie des documents. Mais la grande majorité d'entre elles ne nous est pas parvenue, très probablement du fait des circonstances : tout d'abord ces papiers n'ont paru utiles à leurs auteurs que durant leur période "active" : une fois la distribution de vivres terminée, la réclamation satisfaite, le malade rapatrié, etc. on ne se souciait plus du document ; d'autre part, nous imaginons que, pendant les hivers difficiles, bien des liasses ont dû alimenter les poëles de baraques, ce qui expliquerait notamment la rareté des archives de la période 1940-1943 qui, étant considérées comme périmées, ont sans doute contribué au chauffage pendant le terrible hiver 1944-1945 ; et ensuite, au moment de la Libération, pris dans le flot du retour, les prisonniers ont eu d'autres soucis que de préserver et ramener les témoignages d'une période que la plupart d'entre eux désiraient oublier au plus vite devant une vie nouvelle. Si bien que nous ne possédons les archives - bien fragmentaires - que d'une vingtaine de camps sur soixante-quinze, plus quelques autres qui ne sont représentés que pour mémoire.

Les documents n'ont, de prime abord, qu'un intérêt minime ; beaucoup n'ont été conservés qu'à titre de specimen ou bien parce que la masse pouvait donner en elle-même des résultats intéressants : les envois des économies des prisonniers à leur famille pendant deux ans par exemple. Nous avons procédé à de grosses éliminations pour ne pas alourdir le fonds par une masse informe de papiers quelconques : pointages, bordereaux, listes diverses dont la plupart se rapportaient à des distributions de vivres ou de vêtements.

Précisons rapidement que les Oflags étaient les camps d'officiers, les Stalags les camps de sous-officiers et de soldats (le Stalag I A comportait une partie spéciale réservée aux aspirants). Les Frontstalags étaient les camps de France occupée dont les prisonniers furent transférés en Allemagne au cours de l'année 1941, sauf les indigènes qui y restèrent cantonnés à cause du climat. Les camps d'Allemagne étaient répartis dans les régions militaires, ou Wehrkreis, dont ils portaient le numéro suivi d'une lettre : I A, I B, etc. Chaque camp comprenait un camp central avec les services généraux et un certain nombre de Kommandos de travail qui pouvaient grouper quelques hommes ou parfois plusieurs centaines ; 90 % environ des prisonniers étaient utilisés dans les Kommandos de travailleurs.

Les Bau-und Arbeit Bataillon (travailleurs dans le bâtiment), Dachdecker Bataillon (couvreurs, maçons, menuisiers), Glaser Bataillon (vitriers, peintres, menuisiers) étaient des formations mobiles et autonomes stationnées dans les villes industrielles.

L'administration de chaque camp comprenait, d'une part les services allemands (Kommandantur), d'autre part les services de l'homme de confiance français (doyen des officiers pour les oflags). L'homme de confiance était le représentant officiel des prisonniers auprès de l'administration allemande du camp, en même temps que des services français et son rôle était extrêmement étendu : réception et distribution des secours collectifs, correspondance directe avec les services français, en particulier pour tout ce qui concerne les évènements familiaux et la transmission de pièces officielles aux prisonniers, défense des intérêts des prisonniers (relève, rapatriements, service juridique), correspondance avec la Croix-Rouge, correspondance avec les hommes de confiance des Kommandos et les hommes de confiance des autres camps.

Ces explications permettront de constater comment cette organisation se reflète dans les quelques documents conservés. On trouvera, d'une part, les archives de l'homme de confiance, de l'autre celles de la Kommandantur - ou ce qu'il en reste. Nous avons parfois trouvé dans les papiers de l'homme de confiance une esquisse de classement méthodique que se retrouve d'un camp à l'autre ; sans doute avaient-ils reçu des instructions à ce sujet ; nous avons gardé, bien entendu, cet embryon de classement. Mais la majorité des documents ne sont que des papiers épars. Si peu abondants qu'ils soient, ils représentent, vu des camps d'Allemagne, le résultat des efforts faits en France en faveur des prisonniers de guerre et le tableau sans fard de la captivité.

Archives du Secrétariat général aux Anciens Combattants

Ces quatorze liasses proviennent des services du Secrétariat général aux Anciens Combattants en zone non occupée. Le Secrétariat s'était installé non point à Vichy où existait seulement un bureau de liaison, mais à l'hôtel de l'Ermitage, à Châtel-Guyon.

La majorité des documents concerne les années 1940-1941. M. Xavier VALLAT fut secrétaire général de juillet 1940 à mars 1941 et en même temps chef de la Légion française des Anciens-Combattants. La Légion étant une organisation indépendante du Secrétariat Général aux Anciens Combattants, avait son existence à part.

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