Traitement en cours
Inventaire - Cotes :

Agriculture ; Cabinet et services rattachés ; Sous-direction de l'information ; Service Cinéma (1923-1979)

Haut de page
Cotes
19850473/1-19850473/111
Date
1923-1979
Nom du producteur
Bureau du cinéma et de la photothèque agricoles (sous-direction de l'information, ministère de l'Agriculture)
Localisation physique
Pierrefitte

Description

Présentation du contenu

Ministère de l'agriculture Service cinéma

INTRODUCTION

I. Historique du service cinématographique

Le ministère de l'agriculture a commencé à se préoccuper de la cinématographie agricole en 1912, à une époque où l'apparition de films ininflammables et l'existence de postes de projection de fonctionnement simple et régulier permettaient à des non professionnels d'utiliser ces appareils en toute sécurité.

L'action du ministère mise en veilleuse durant la guerre 1914-1918 s'est réveillée en 1919. On établit alors une suite de films sur la réadaptation agricole des mutilés victimes de guerre.

Peu après un concours officiel de scénarios offrit à un certain nombre d'agronomes et de cinéastes l'occasion de mettre en valeur leurs connaissances professionnelles.

A la suite d'épreuves encourageantes, le ministère décida d'entrer dans la phase de réalisation et demanda au Parlement les crédits nécessaires. Ils lui furent accordés sur les fonds provenant du pari mutuel par la loi du 5 avril 1923.

Le service de la cinématographie agricole rattaché au bureau de la direction de l'agriculture mit à exécution dès cette époque un plan d'action comprenant trois éléments distincts :

1. la constitution immédiate d'une cinémathèque

2. la création de films nouveaux

3. le versement aux communes ou groupements qualifiés de subventions pour l'achat de postes de projection.

Aux termes du décret du 20 mai 1923 fut créée une commission permanente du cinématographe agricole chargée d'examiner tous les projets intéressant la cinématographie agricole. Aucun film nouveau n'était acquis sans son accord. Les subventions ne pouvaient être accordées que sur sa proposition.

En 1939, aussitôt avant la guerre, le répertoire des films du ministère comprenait cinq cent trente et un sujets dotés chacun de cinq à vingt cinq copies, le tout constituant une collection de plus de cinq mille bobines conservées soit dans les locaux de musée pédagogique, 29, rue d'Ulm, soit dans des cinémathèques et dépôts régionaux (Montpellier, Rennes, Lille, Bordeaux etc.).

Il s'agissait plus de films documentaires que d'outils de vulgarisation. Certains d'entre eux avaient perdu depuis longtemps leur caractère d'actualité puisqu'ils dataient de la période 1910-1914.

Le réseau des emprunteurs était fluctuant voire incertain : quelques services agricoles départementaux et surtout des instituteurs ruraux, tous dotés par le ministère de l'éducation nationale de projecteurs 35 mm muets d'un modèle datant de 1908.

Au cours de la 2ème guerre mondiale les crédits provenant d'un prélèvement sur le pari mutuel accordés au service cinématographique par application de la loi du 5 avril 1923, lui furent retirés par la loi du 8 janvier 1941 relative au contrôle exercé sur les opérations des sociétés de course et du pari mutuel. Les crédits de fonctionnement de la cinématographie agricole relevèrent depuis lors du budget du ministère de l'agriculture.

La loi de finances du 31 décembre 1942, en même temps qu'elle accordait au ministère de l'agriculture pour l'exercice 1943 un important crédit obligeait par son article 55 les différents départements ministériels à passer toutes les commandes de films nouveaux ou d'achat de copies par l'intermédiaire de la cinématographie nationale.

La cinématographie agricole fit l'objet d'une réorganisation par décret n°766 du 7 avril 1944.

C'est durant la période de la guerre que Georges Rouquier commença sa carrière de cinéaste professionnel avec deux courts métrages documentaires, le tonnelier (1943) et le charron (1945) qui ouvrirent la voie à Farrebique (1945), long métrage que nombre de critiques considèrent comme le premier grand film rural français ; le ministère de l'agriculture eut une part dans la production de ce film.

C'est également l'époque où Paul de Roubaix, depuis bien souvent associé à la production de films du S.C.M.A. réalisé ses premiers films.

Après guerre, le S.C.M.A. fit l'objet d'une nouvelle réorganisation par le décret n°46-2876 du 11 décembre 1946 qui régit encore actuellement le service dans toutes ses dispositions qui ne sont pas contraires à celles du décret n°70-315 du 10 avril 1970 portant réorganisation du ministère de l'agriculture.

La IVè République est une période de modernisation de l'agriculture. Des efforts considérables sont effectués dans le domaine de la mécanisation et de l'équipement.

Les titres du catalogue du S. C.M. A. reflètent cette évolution. Outre la diffusion des productions dues à la générosité américaine (plan Marshall, 1947-1952), les films Alerte au mildiou, le premier pas (sur la rotation des herbages), Mécanisation betteravière, L'ensilage, Amendements calcaires, Stabulation libre ont un rôle didactique. Les films oscillent entre le style documentaire traditionnel et l'essai de rapprochement avec le "vrai cinéma". Le quelque peu naïf Jeunes filles, d'Armand Chartier (1952) en témoigne. Mêlant acteurs professionnels et élèves d'une école ménagère, intrigue amoureuse et apologie de la rénovation des bâtiments, conflit ville-campagne, et propagande pour l'installation du gaz, ce presque long métrage est certes un louable essai de prise en compte simultanée des impératifs sociaux et professionnels mais il est entaché d'un retard manifeste sur l'évolution du langage cinématographique.

Le retour de De Gaulle marque une nouvelle phase de l'histoire de la politique agricole. La France, ayant désormais partie liée avec le Marché commun européen, élabore un train de projets de lois touchant à l'équipement, le foncier, l'enseignement, la vulgarisation, l'assurance. Le maître d'oeuvre en sera Edgar Pisani.

Du côté du S.C.M.A., un nouveau réalisateur fera un passage remarqué : Robert Enrico réalisera 5 films entre 1960 et 1964 particulièrement Contrepoint, excellent témoin de cette période d'exaltation progressiste sur le plan technique, cependant nuancé d'un rappel de quelques valeurs de "terroir". Plus que de simples outils techniques, les films du service tendent à devenir des témoignages sociologiques, synthétiques.

Il est vrai que les moyens d'information du milieu rural se sont diversifiés. La télévision entre peu à peu dans les foyers d'agriculteurs. Elle coproduira avec le S.C.M.A. :

La série Aux quatre vents (13 films) dont Jacques Krier et Jean-Claude Bergeret seront les réalisateurs.

puis la série des 24 cousins (un rural - un citadin, généralement choisi pour sa réussite sociale, évêque, musicien, coureur cycliste etc.) animée par Pierre Desgraupes.

Enfin ce sera l'expérience de Télé Promotion rurale dont la première phase sera conduite par L.. Malassis et le réalisateur W. Magnin.

Pour le S.C.M.A., Jean Chapot, succédant à R. Enrico, réalisera 6 films entre 1965 et 1973, témoignant d'une évolution de l'agriculture qui va de Monsieur Fortuné, pionnier de G.A.E.C. au héros post-soixante huitard de L'eau douce (1970) un peu déboussolé.

1968 ouvre une autre décennie. Pour le monde agricole, les guérillas s'établissent sur des lignes mouvantes : montants compensatoires, Larzac etc. mais surtout débat sur la place du monde rural dans la nation. Les média répercutent dans les campagnes (parfois par le biais du néo ruralisme) les luttes des femmes, des immigrés, des régions, les débats sur l'armée, la justice...

Jacques Doillon réalise deux films pour le S.C.M.A., les Laissés-pour-compte et les demi-jours, auxquels collabora étroitement, en qualité de monteur, Bernard Dartigues, qui devait prendre, en qualité de réalisateur, la succession d'Enrico et de Chapot.

Armand Chartier qui, avec Josué de Castro, avait réalisé dès 1967 Un cri, film sur le Tiers-Monde, crut encore pouvoir collaborer avec la T.V. pour La Voix. Cette série de 13 films fut réalisée (mais sans la télévision) entre 1968 et 1977, sur une idée originale : sur le thème de la femme en milieu rural, utiliser le ton de la confidence et non plus celui de l'interwiew en valorisant le témoignage sans délaisser l'image. L'ensemble devait constituer un bilan à la première personnede la condition féminine rurale autour des années 70. Bernard Dartigues, qui avait amorcé sa collaboration avec le S. C.M. A. comme monteur sur certains films de la série Les cousins, réalise entre 1975 et 1980, douze films, tout en continuant d'assumer le montage des principaux titres sortis depuis 1968.

Depuis 1978, cette production s'est engagée dans une double voie :

servir les besoins du monde rural par des "documents de service" comme Dossier protéines ; l'équipement pour la production en vidéo s'inscrit dans cette ligne.

faire connaître la réalité du monde rural.

II. Nature du versement

Ce versement est constitué de dossiers et de documents de différente nature : enquête sur le cinéma agricole ; organisation et fonctionnement du service ; budget et comptabilité ; relations avec le centre national du film ; documentation sur les films produits et diffusés par le S.C.M.A. de 1942 à 1972.

III. Période couverte

Quelques documents datent de l'entre deux guerres : comptabilité (1923), subventions pour l'achat d'appareils de projection (1924), enquête sur le cinéma agricole (1929-1933), films abandonnés ou reportés (1937).

Le reste des archives couvre la période 1942-1979.

IV. Intérêt historique et modalités de conservation

Ce versement est intéressant à plusieurs titres.

Il nous renseigne tout d'abord sur le cinéma agricole avant la deuxième guerre mondiale grâce à l'enquête sur le cinéma agricole effectuée de 1929 a 1933.

De plus il constitue une source extrêmement riche pour l'histoire du service cinématographique du ministère de l'agriculture de 1944 à nos jours, tant du point de vue de son organisation et de son fonctionnement que de celui de ses activités.

Eu égard à son organisation et son fonctionnement sont en effet conservés : les documents préparatoires aux deux réorganisations de 1944 et 1946 ainsi que des documents concernant le budget, la comptabilité, la gestion du personnel et les relations du S.C.M.A. avec le C.H.C.

Au sujet de l'activité du service, ce versement comprend des archives concernant à la fois la production des films et leur diffusion : documentation sur la plupart des films réalisés par le S.C.M.A. de 1942 à 1972, statistiques sur le nombre de séances et de spectateurs par film et par département.

Ce versement doit faire l'objet d'une conservation définitive.

Cabinet

Service cinéma du ministère de l'agriculture (SCMA)

JLP/CL 22 juillet 1985

Sommaire

Service cinéma du ministère de l'agriculture 1923-1979

10 SDI 1 Réorganisation du service, 1944-1945 ; comités et commissions consultatives, 1944-1949, 1970-1975 ; rapports d'activité, 1957-1963, 1970, 1974

10 SDI 2 Enquête sur le cinéma agricole, 1929-1933

10 SDI 3-19 Pelurier du courrier départ, 1959-1975

10 SDI 20-28 Films réalisés : correspondance, documentation, 1942-1972

10 SDI 29-36 Films abandonnés ou reportés, émissions de télévision, télépromotion-rurale, 1937-1979

10 SDI 37 Centre national de la cinématographie, commission interministérielle des films non commerciaux, 1955-1963, 1971, 1974-1975

10 SDI 38-45 Centre national de la cinématographie : relations avec le CNC, achats de copies, 1949-1974

10 SDI 46-48 Relations internationales, concours internationaux, festivals, etc., 1955-1967

10 SDI 49-52 Subventions pour l'achat d'appareils de projection, 1924-1969

10 SDI 53-69 Diffusion des films par le SCMA : statistiques, 1960-1977

10 SDI 70 Budgets, 1946-1956, 1976-1977

10 SDI 71-101 Comptabilité, 1923-1974

10 SDI 102-109 Personnel : paye du personnel ouvrier, 1959-1974 ; allocations familiales et IGRANTE, 1956-1977

10 SDI 110 Equipement : travaux, véhicule, etc., 1947-1976

Sommaire

Art 1-111 (10 SDI) : Service cinéma du ministère de l’Agriculture, 1923-1979. Art 1-2 : Organisation et historique du service cinéma, 1929-1974. Art 3-19 : Pelurier du courrier départ, 1959-1975. Art 20-36 : Films réalisés, abandonnes ou reportes, émissions de télévision télépromotion rurale, 1937-979. Art 37-45 : Relations avec le Centre National de la Cinématographie, 1949-1975. Art 46-48 et. Art 53-69 : Relations internationales ; participation aux festivals et concours : Statistiques de diffusion de films par le SCMA, 1975-1977. Art 70-110 : Equipement en matériel, budget et comptabilité, personnel, 1923-1977

Termes d'indexation

personnel ;  information ;  film ;  cinéma ;  budget ;  Centre national du cinéma et de l'image animée (France) ;  budget ;  pièce comptable ;  chrono ;  organisation administrative ;  comptabilité  

Communication importante concernant les commandes. Cliquez ici

Ajouter l'inventaire
à mes favoris
Télécharger
l'inventaire en PDF
Permalien
de l'inventaire
Export XML
de l'inventaire