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Inventaire - Cotes :

Papiers Robespierre (1791-1794)

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Cotes
683AP/1
Date
1791-1794
Nom du producteur
Robespierre, Maximilien de (1758-1794)
Importance matérielle
et support
 0,008 ml (1 carton)
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Libre consultation des reproductions numériques ; consultation des originaux sur autorisation.

Conditions d'utilisation

Libre

Description

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales

Historique du producteur

Né à Arras (Pas-de-Calais) le 6 mai 1758, Maximilien de Robespierre fait ses études à Paris au collège Louis Le Grand ; licencié en droit, il devient avocat et intègre le barreau d'Arras en 1781. Il est élu en avril 1789 député du Tiers-État d'Artois pour siéger aux États Généraux convoqués à Versailles le 5 mai suivant. Élu député à la Constituante (1789-1791), il se montre un orateur brillant et inlassable, persuadé de l'existence d'un complot des ennemis du peuple, farouchement défenseur de la promulgation et de l'application de principes permettant l'édification d'une société nouvelle, fondée sur l'égalité des droits, la bonté et l'infaillibilité du peuple et l'efficacité de la vertu pour assurer le bonheur. C'est à cette époque (fin juillet 1791) qu'il prend un logement chez Maurice Duplay, entrepreneur de menuiserie, rue Saint-Honoré.

De septembre 1791 à septembre 1792, n'étant plus député, il milite sans trêve au club des Jacobins. Dans plusieurs discours, notamment le 25 janvier 1792, il s'oppose à Brissot qui fait l'apologie de la guerre. Il doit néanmoins se résigner à la guerre, après le rejet de l'ultimatum remis par la France pour faire disperser les rassemblement d'émigrés en Rhénanie. Le 17 mai 1792, Robespierre(1758-1794), fait paraître le premier numéro de son journal, le Défenseur de la Constitution, afin de diffuser et de défendre ses idées. Le 11 juillet 1792, il pousse l'Assemblée à déclarer la « Patrie en danger ». Le 29 juillet 1792, il demande la déchéance du roi. Nommé représentant de la Commune au lendemain de la prise des Tuileries (10 août 1792), il siège ensuite à la Convention comme élu du peuple parisien. Chef de file des Montagnards, il s'affronte à la tribune de la Convention aux Girondins. Le 30 novembre 1792, considérant que les Girondins cherchaient à sauver Louis XVI pour le rétablir sur le trône, il relance la question du procès du roi. Bien qu'opposé à la peine de mort, il parvient à emporter le vote de l'Assemblée sur la mort du roi Louis XVI (21 janvier 1793). Après la trahison du général girondin Dumouriez en avril 1793, il fait arrêter les principaux chefs girondins lors d'une insurrection populaire (31 mai et 2 juin). Elu le 27 juillet 1793 au Comité de Salut Public en remplacement de Danton, Robespierre y montre une activité et un zèle extraordinaires. Il en appelle à la terreur pour sauver la Révolution menacée de l'intérieur comme de l'extérieur et tente d'imposer le culte de l'Être suprême. Son rival Danton est exécuté le 5 avril 1794. Robespierre finit par être arrêté par décret des députés de la Convention le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) avec son frère Augustin, et ses amis Couthon, Saint-Just et Lebas. Il est guillotiné le lendemain.

Entrée et conservation

Modalité d'entrée

Achats (2011).

Historique de la conservation

Les papiers Robespierre acquis par les Archives nationales proviennent de la maison Duplay, au 366 de la rue Saint-Honoré à Paris, maison fréquentée aussi par l'ami de Robespierre, Jean-Baptiste Lebas, qui épousa en août 1793 Élisabeth Duplay. Après l'arrestation de Robespierre et de Lebas le 9 thermidor, tous les papiers se trouvant chez les Duplay furent saisis ; Élisabeth Duplay-Lebas en obtint ensuite la restitution. Ces papiers restèrent deux siècles chez les descendants de Jean-Baptiste Lebas et d'Élisabeth Duplay.

Sources et références

Sources complémentaires

35 AP. Fonds Lebas.

AE II 2851. Discours prononcé par Robespierre à la barre de l'Assemblée pour qu'il soit interdit aux membres de la Constituante de se présenter aux élections de la Législative. [Mai 1791]. Impr. 12 p.

AE II 2853. Discours prononcé par Robespierre au club des Jacobins contre la déclaration de guerre. 18 décembre 1791. Impr. 28 p.

AE II 2855. Discours prononcé devant le peuple par Robespierre, président de la Convention, le jour de la fête de l'Être Suprême. Decadi 20 prairial an II (8 juin 1794). Impr. 8 p.

AE II 1417. Billet adressé par Saint-Just et les deux Robespierre à Couthon pour lui mander de venir les rejoindre à l'Hôtel de ville. 9 thermidor an II (27 juillet 1794).

AE II 1419. Papiers saisis chez Maximilien Robespierre le 10 thermidor :

  • « Liste des hommes sûrs aiant de la tête et du cuer » ;
  • carnet de notes ;
  • liste des « mesures générales : déportations, étrangers, nobles, déserteurs et prisonniers, gendarmerie... ».

C 14-134 et C* I/4-48. Assemblée constituante (juin 1789-septembre 1791).

C 178-386 et C* I/65-95; Convention (21 septembre 1792-4 brumaire an IV).

D XLII/1-12, AF II/20-417 et AF II* 44-303. Comité de Salut public.

AD/XVIIIa/60. Dossier Robespierre.

Bibliographie

  • Œuvres complètes de Maximilien Robespierre, 10 volumes, Société des études robespierristes, 1912-1967. Réimpression Société des études robespierristes, Phénix Éditions, 2000, 10 volumes. Réédition avec une nouvelle introduction de Claude Mazauric, Édition du Centenaire de la Société des études robespierristes, Éditions du Miraval, Enghien-les-Bains, 2007, 10 volumes et 1 volume de Compléments. Un onzième volume, paru en 2007, regroupe les textes omis lors de l'édition initiale.
  • Tome 1 : Robespierre à Arras : les œuvres littéraires en prose et en vers, recueillies et publiées par Eugène Desprez et Émile Lesueur, Paris, 1912, 288 pages.
  • Tome 2 : Robespierre à Arras : les œuvres judiciaires (plaidoyers et mémoires)), recueillies et publiées par Émile Lesueur, 1914, 416 pages.
  • Tome 3 : Correspondance de Maximilien et Augustin Robespierre, recueillie et publiée par Georges Michon, Paris, 1926, 334 pages (Supplément à la correspondance, par Georges Michon, Paris, 1941).
  • Tome 4 : Les journaux : « Le Défenseur de la Constitution » (1792), édition complète et critique, avec une introduction, des commentaires et des notes par ,Gustave Laurent Paris, 1939, XXXIII-454 pages.
  • Tome 5 : Les journaux : « Lettres de Maximilien Robespierre, membre de la convention nationale, à ses commettans » (1792-1793), édition critique préparée par Gustave Laurent, Paris, 1961, 384 pages.
  • Tome 6 : Discours, première partie (1789-1790), édition préparée sous la direction de Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, Paris, 1950, XXXII-740 pages.
  • Tome 7 : Discours, deuxième partie (janvier - septembre 1791), édition préparée sous la direction de Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, Paris, 1952, 771 pages.
  • Tome 8 : Discours, troisième partie (octobre 1791 - septembre 1792), édition préparée sous la direction de Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre et Albert Soboul, Paris, 1954, XII-486 pages.
  • Tome 9 : Discours, quatrième partie (septembre 1792 - 27 juillet 1793), édition préparée sous la direction de Marc Bouloiseau, Georges Lefebvre, Jean Dautry et Albert Soboul, Paris, 1958, 646 pages.
  • Tome 10 : Discours, cinquième partie (27 juillet 1793 - 27 juillet 1794), édition préparée sous la direction de Marc Bouloiseau et Albert Soboul, Paris, 1967, 660 pages.
  • Tome 11 : Compléments (1784-1794), édition présentée et annotée par Florence Gauthier, Paris, 2007, 472 pages.

Sites Internet :

www.amis-robespierre.org

ser.hypotheses.org

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