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Inventaire - Cotes :

Fonds Panon-Desbassayns et de Villèle (1689-1973)

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Cotes
696AP/1-696AP/27, CP/696AP/26, 696AP/28
Date
1689-1973
Nom du producteur
Panon Desbassayns de Villèle (famille)
Importance matérielle
et support
4 ml
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Libre sous réserve de l'état des documents

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Libre sous réserve de l'état des documents

Description

Présentation du contenu

Les papiers de la famille Panon-Desbassayns et de la famille de Villèle sont étroitement liés à l'histoire de l'île de la Réunion. Située dans l'archipel des Mascareignes, celle-ci est découverte par les navires européens en route pour les Indes. D'abord indiquée sur les cartes portugaises sous le nom de Santa Apolonia, elle est rebaptisée île Bourbon en 1642 lorsque les Français en prennent possession au nom du roi. Sa colonisation définitive débute avec l'arrivée des premiers français par bateau à partir de 1665, ces derniers étant également accompagnés de main d'œuvre malgache. Par la suite, la compagnie des Indes, qui administre l'île, développe ses ressources en pratiquant l'importation d'esclaves d'Afrique, d'Inde et de Madagascar. Cela permet à l'île de prospérer sur le plan économique grâce à la culture du café, supplantée ensuite par celle de la canne à sucre. En 1793, l'île prend son nom définitif de "la Réunion".

Augustin Panon, père d'Henri-Paulin Panon-Desbassayns, arrive sur l'île le 5 mai 1689 sur le Saint Jean-Baptiste, un navire de la Compagnie des Indes. Il fonde ainsi l'une des premières familles de colons de l'île, les Panon-Desbassayns, qui ne vont cesser d'accroître leur influence au fil des ans, en particulier par l'alliance avec la famille de Villèle (voir plus bas l'historique du producteur).

Le fonds Panon-Desbassayns et de Villèle, présenté dans cet inventaire, est constitué des papiers produits et reçus par ces deux familles alliées, au cours des XVIIIe et XIXe siècles pour l'essentiel. Il s'agit naturellement des documents relatifs à la gestion des propriétés de la famille et plus généralement aux activités de grands propriétaires terriens, couvrant tant les aspects techniques et comptables que les cultures pratiquées et leur commerce : comptes, quittances, relevés, actes notariés constituent ici l'essentiel de la documentation. On notera en particulier les différents recensements d'esclaves des Panon-Desbassayns (696AP/13), qui forment sans doute l'un des documents les plus précieux du fonds.

On n'oubliera pas néanmoins l'autre partie du fonds, non moins conséquente, qui renferme les papiers personnels des différents membres de la famille au cours des siècles : correspondances (696AP/9, 696AP/17), diplômes (696AP/26), journaux de voyages (696AP/2), notes manuscrites (696AP/21, 696AP/28), photographies (696AP/1).

Ces deux composantes du fonds sont toutefois largement mêlées, et à la vérité c'est à l'intérieur des papiers personnels qu'il faut aller trouver les papiers de gestion : c'est du moins ainsi que se présente le classement matériel et intellectuel du fonds.

Les papiers de ces deux familles offrent ainsi un témoignage exceptionnel tant pour l'histoire locale de la Réunion que plus globalement pour des recherches en histoire économique et sociale ou une étude particulière sur une famille de colons. On notera d'ailleurs que ce fonds, alors qu'il était encore entre des mains privées, avait déjà fait l'objet de recherches approfondies (voir la bibliographie de cet inventaire), la famille de Villèle ayant laissé les chercheurs accéder à ses archives.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

Historique du producteur

Le fonds présenté dans cet inventaire est avant tout celui d'une famille de La Réunion et de ses représentants au fil des générations successives et des branches d'un arbre généalogique, par ailleurs assez complexe. Le nom même de cette famille pose problème, la permanence des patronymes étant à nuancer par l'importance des surnoms, tantôt accolés aux anciens patronymes, tantôt allant jusqu'à les les supplanter. À cela s'ajoute le problème des alliances, les mariages entre cousins étant nombreux, ce qui aboutit à voir sans cesse revenir les mêmes noms au sein de l'arbre généalogique : Panon-Desbassayns, Villèle, Vetch pour ne citer que ceux-là.

Le quasi-fondateur de la lignée, Henri-Paulin (1732-1800), voit son surnom "Desbassayns" (référence à la ravine des Trois Bassins à La Réunion) accolé à son patronyme "Panon" : Panon-Desbassayns deviendra le nouveau patronyme familial. Néanmoins parmi ses fils, tous ou presque ont également des surnoms. Eugène Panon-Desbassayns dit de Richemont devient rapidement Eugène de Richemont tout court et ses descendants ont gardé ce surnom comme seul patronyme (la famille de Richemont compte encore de nombreux représentants). Il en est à peu près de même pour Henri de Montbrun, autre fils d'Henri-Paulin.

Quant aux filles, deux d'entre elles épouseront les frères de Villèle (Jean-Baptiste et Joseph, futur président du Conseil des rois Louis XVIII et Charles X). Leurs descendants à plusieurs reprises se marieront entre cousins ce qui complique la définition précise et exacte de "branches" au sein de la famille tant elles se croisent et s'entrecoupent : pour ne citer qu'un exemple, les descendants de Jean-Baptiste de Villèle sont également ceux de Charles Panon-Desbassayns (autre fils d'Henri-Paulin)...

Cette complexité des liens familiaux explique en grande partie que le fonds tel qu'il est parvenu aux Archives nationales ne se présente pas de façon absolument "linéaire" avec le déroulé d'une seule branche familiale : il comporte les papiers de plusieurs rameaux de la famille, tous ancêtres à des degrés divers du dernier propriétaire du fonds.

Henri-Paulin Panon-Desbassayns (1732-1800) et son épouse Ombline née Gonneau-Montbrun (1755-1846).

Henri-Paulin Panon-Desbassayns est l'un des (nombreux) petit-fils de Françoise Chatelain de Cressy surnommée la "grand-mère des Réunionais" pour être l'ancêtre commun de la plupart des grandes familles de colons de La Réunion : son grand-père Augustin Panon, compagnon charpentier né à Toulon, l'avait épousée en 1694.

Henri-Paulin embrasse d'abord une carrière militaire en servant au sein de la Compagnie des Indes : il combat notamment aux sièges de Madras et de Pondichéry (1760). Il revient à La Réunion en 1768 en tant que capitaine d'une compagnie de cannoniers au quartier Saint-Paul. De part ses héritages propres mais aussi et surtout son mariage en 1770 avec Ombline Gonneau-Montbrun, il constitue un important domaine foncier, avec de nombreux esclaves (417 sont dénombrés dans son inventaire après décès en 1800). Il est l'une des plus grosses, sinon la plus importante, fortunes de La Réunion : il fait construire une nouvelle résidence de style aristocratique dans son domaine (aujourd'hui musée de Villèle). Henri-Paulin est également connu pour avoir écrits deux journaux de ses voyages en France (1784-1786 et 1790-1792), tous deux publiés (cf. bibliographie).

Quand il meurt en 1800, c'est son épouse, alors âgée de 45 ans, qui reprend la gestion du domaine. Très connue à La Réunion, voire plus que son mari, elle a fait l'objet de discours diamétralement opposés : certains louent sa charité et son humanité vis-à-vis des esclaves (elle leur construit une chapelle et un hôpital) tandis que d'autres brandissent sa légende de sorcière noire, catholique acharnée n'ayant aucune considération pour sa main d'œuvre servile. Cette mémoire encore vivace se fait aussi le témoin d'une forme de réécriture de l'histoire qui a pu opposer les camps politiques, entre gauche républicaine et conservateurs cléricaux. En tout état de cause, Ombline Panon-Desbassayns gère son domaine dans des moments troublés (occupation de l'île par les troupes britanniques de 1810 à 1815) et le fait évoluer avec les techniques les plus modernes : machines à vapeur notamment. Elle meurt en 1846, deux ans seulement avant l'abolition de l'esclavage.

Henry Panon-Desbassayns dit Montbrun (1772-1851).

Henry de Montbrun est l'un des trois fils d'Henri-Paulin, avec Julien-Augustin et Philippe dit "Richemont", à avoir été envoyés en France pour leur éducation : ils resteront à l'école royale militaire de Sorèze de 1780 à 1787. En 1788, Montbrun s'engage dans l'armée au sein du régiment du Royal Dragons. A partir du milieu des années 1790, on le retrouve aux États-Unis, où il réside et participe activement aux affaires commerciales menées par son père puis sa mère depuis La Réunion : c'est probablement à ce titre que le fonds conservé aux Archives nationales contient des documents le concernant. Il s'illustrera ensuite dans une carrière qui le mènera, entre autres affectations, de Pondichéry jusque dans le Doubs où il est receveur général des finances. Comme son père, il est franc-maçon et membre de la loge "La Réunion des Amis intimes". Aucun document n'est conservé au sein du fonds concernant ses descendants.

Branche de Richemont.

Philippe Panon-Desbassayns dit Richemont (1774-1840) est le plus jeune des trois frères à avoir étudié à Sorèze. Quand il quitte l'école, il se rêve magistrat : dans l'ombre de son beau-frère le président du conseil Joseph de Villèle, il suivra finalement un cursus politique des plus prestigieux. C'est notamment lui qui mène les négociations pour le retour de La Réunion à la France après l'occupation anglaise : il obtient en remerciement de ses services le titre de baron (1815) puis de comte (1817). À cette date il est nommé commissaire ordonnateur de La Réunion, poste qu'il conserve jusqu'en 1822. Il retourne alors à Paris pour occuper de hautes fonctions au sein du ministère de la Marine : c'est dans ce cadre qu'il est chargé de préparer puis d'appliquer l'ordonnance du 21 août 1825 (ou "Code Villèle"), établissant la nouvelle organisation administrative de La Réunion (elle sera ensuite élargie à l'ensemble des colonies). Ce texte marque une forme de retour à l'ordre en confiant le pouvoir à l'administration au détriment des instances élues. C'est encore Philippe de Richemont qui influe directement sur la gestion du domaine familial à La Réunion en donnant ses instructions et conseils depuis Paris à son plus jeune frère Charles resté sur place. Il meurt à Paris en 1840.

Deux de ses fils sont concernés par le fonds présenté dans cet inventaire, pour l'essentiel à travers des papiers de gestion du domaine et des affaires familiales : Eugène d'abord (1800-1859), gouverneur de Pondichéry et également physicien d'une certaine renommée ; puis Paul (1809-1875), qui demeure à La Réunion et reprend la gestion du domaine en accord avec ses frères et sœurs cohéritiers de Philippe de Richemont.

Charles Panon-Desbassayns (1782-1863).

Il est le cinquième fils d'Henri-Paulin et Ombline Panon-Desbassayns. Surnommé Dugruzon par les membres de sa famille, il épouse Louise Sophie Labauve d'Arifat avec laquelle il aura trois filles : Pauline, Delphine et Élisabeth. Si Charles suit une formation en France, il se rend également aux États-Unis pour parfaire ses connaissances. En 1815, à son retour, il crée la première sucrerie de l'île de la Réunion sur le domaine du Chaudron en y appliquant des procédés et des machines modernes et ce, en commandant notamment des moulins d'Angleterre. Il s'entoure également d'ingénieurs tel que Joseph Martial Wetzell ce qui permet à son usine d'être à la pointe de la technologie.

Charles Panon-desbassayns embrasse également une carrière politique. Conseiller municipal de Sainte-Marie en 1854, il est élu par la suite conseiller général, puis président de la chambre d'agriculture et président du Conseil général en 1856. En 1863, il est fait officier de la Légion d'honneur.

Charles Panon-Desbassayns fait office de chef de famille pour les membres qui demeurent sur l'île, d'où l'importante correspondance présente dans ses papiers.

Branche de Villèle

Deux filles d'Henri-Paulin Panon-Desbassayns, Mélanie (1781-1855) et Gertrude Thérèse (1787-1878) vont épouser les frères de Villèle, respectivement Joseph (1773-1854) et Jean-Baptiste (1780-1848). Les deux frères sont issus d'une famille noble du Lauragais (au sud-est de Toulouse) : hostiles à la Révolution ils s'installent à La Réunion dans le milieu des années 1790. Le premier, Joseph, retourne dès 1807 dans la métropole et s'illustre dans une carrière politique des plus hautes : il devient président du Conseil de Louis XVIII puis de Charles X de 1822 à 1827. Si très peu de documents le concernent dans le fonds, son influence est majeure dans la destinée politique de la Réunion (le Code Villèle est adopté en 1825, voir un peu plus haut). Jean-Baptiste en revanche reste à La Réunion : sa très nombreuse correspondance avec sa famille restée en France (au château de Mourvilles, Haute-Garonne) nous est parvenue.

Le fils aîné de Jean-Baptiste de Villèle, Henri "Frédéric" épouse en 1837 sa cousine Céline Panon-Desbassayns, fille de Charles. Ce mariage permet de consolider les positions des de Villèle qui héritent ainsi de la majeure partie du domaine, et de la résidence de Saint-Gilles. Frédéric de Villèle (1811-1886) reprend également les activités publiques de son beau-père Charles Panon-Desbassayns : présidence de l'antenne de la Société Saint-Vincent de Paul à La Réunion, participation aux travaux de la chambre d'agriculture, relations avec les autorités politiques de l'île. Bref il est l'un des noms qui comptent à La Réunion : fervent catholique il poursuit l'oeuvre de son beau-père en matière religieuse, notamment en soutenant des missionnaires (à Madagascar).

Le fonds se termine pour l'essentiel avec les papiers de Louis de Villèle (1841-1884), fils de Frédéric. Il épouse lui aussi une de ses cousines, Pauline (autre petite-fille de Jean-Baptiste de Villèle). Très religieux également, ayant servi comme zouave pontifical à Rome, il meurt à l'âge de 42 ans, avant même le décès de son père : ses (rares) papiers de gestion semblent confirmer qu'il ne fut donc jamais le véritable gestionnaire du domaine familial. Louis de Villèle eut une descendance nombreuse, qui compte aujourd'hui encore des représentants.

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Don, 2013.

Historique de la conservation

Le fonds a été constitué et conservé dans la propriété des de Villèle à La Réunion (actuel musée de Villèle), à Saint-Gilles-les-Hauts depuis la fin du XVIIIe siècle jusque dans les années 1970. Il fait alors l'objet d'un premier inventaire sommaire par une archiviste des archives départementales de La Réunion, madame Annie Laforgue.

La demeure est cédée au conseil général de La Réunion en 1974, Lucile (1901-1977) et Pauline (1902-1990) de Villèle ayant été les dernières à l'habiter. À leur départ de La Réunion, les deux sœurs emportent avec elles le fonds d'archives, qui est stocké pendant une assez longue période à Paris avant de transiter par une propriété des de Villèle à Saint-Pierre-de-Maillé (Vienne).

Frédéric de Villèle, ayant hérité du fonds de ses tantes, décide de le donner aux Archives nationales en 2013, conseillé en cela par l'historienne Anne-Marie Nida, qui avait eu l'occasion de travailler sur ces documents dans le cadre de ses recherches et en avait vu toute l'importance pour l'histoire de La Réunion.

Sources et références

Sources complémentaires

Fonds conservés aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine.

Pour les sources de l’étude de la traite en général, on renverra au Guide des sources de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, Paris, La Documentation française, 2007.

Pour les sources d'archives sur la Réunion et plus généralement sur l'esclavage et les colonies, voir :

Département exécutif et legislatif :

  • Série A. Collection original des lois et décrets. Les originaux des lois et décrets de la période révolutionnaire relatifs à l'esclavage y sont conservés, entre autres le décret du 28 mars 1790 accordant les droits politiques aux noirs et le décret du 16 pluviôse an II sur l'abolition de l'esclavage. Y figure également la loi du 30 floréal an X rétablissant l'esclavage dans les colonies françaises (A//73, A//145 et A//1055). Pour l'original du décret du 27 avril 1848 abolissant l'esclavage voir la sous série BB30.
  • Série AF. Archives du pouvoir exécutif (1789-1815) : AF/II, AF/III et AF/IV.

Département de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'agriculture :

  • Sous-série F/12. Fonds du ministère du commerce (1791-1860). Les documents traitant spécifiquement de la traite négrière se trouvent sous les cotes F12/1653 à 1655.

Département des archives privées :

  • Sous-série 510AP. Fonds abbé Grégoire. Député du clergé aux États généraux de 1789, il fut élu par son diocèse à la Convention où il contribua à faire voter le décret relatif à l'abolition de l'esclavage.
  • Sous-série 100AP. Fonds Rostaing. La famille Rostaing a compté quelques administrateurs et militaires importants. Le fonds comprend quelques documents relatifs à l'esclavage à l'île de France (île Maurice).

Fonds conservés aux Archives nationales, site de Paris.

Département du Moyen-Âge et de l'Ancien Régime :

  • Séries MAR/A à G. Fonds Marine. Renseigne l'histoire navale, administrative et économique de la France entre 1670 et 1789.
  • Série NN. Cartes et plans. Documents iconographiques, notamment des cartes de l’île Bourbon ( CP/NN//171/B/53 et CP/NN//171/A/50).
  • Série T. Papiers séquestrés pendant la période révolutionnaire. Voir en particulier la sous-série T187, papiers Grimod d'Orsay. Il contient des pièces concernant des habitations en Guyane française, avec des comptes et des liste d'esclaves y travaillant (1774-1788).

Fonds conservés au Archives nationales d'Outre mer, Aix en Provence (Bouches-du-Rhône).

  • Série C. Correspondance à l'arrivée, reçue par le ministre des Colonies. La sous- série C3 concerne la correspondance relative à l'île Bourbon (1614-1811). Voir également la sous-série C4 qui concerne l'île de France car quelques documents se rapportent à l'île Bourbon.
  • GGM 1Z. Au sein des fonds territoriaux, les archives anciennes de Madagascar (1785-1897) renferment de la correspondance avec l'île Bourbon.
  • 170 APOM. Archives de l'Habitation sucrerie Reiset (Martinique) : fonds comprenant des comptes, des journaux des travaux, des recensements de la propriété.
  • 35APC. Fonds François de Mahy, élu député à l'île de la réunion en 1870. Le fonds comprend des documents concernant son activité politique.

Fonds conservés aux archives départementales de la Réunion, Saint-Denis.

  • Série C°. Fonds dit de la Compagnie des Indes qui renferme les archives des bureaux de la Compagnie française des Indes orientales établis à Saint-Denis de la Réunion.
  • Série L. Administration révolutionnaire. Administration de la période 1789-1815 à l'île Bourbon.
  • Séries M, N,O, S, X et Y. Administration de la période 1815-1947 à l'île Bourbon.
  • Série K. Lois, ordonnances, arrêtés. Textes officiels et archives des conseils de l'île Bourbon.
  • Sous-séries 4E et GG. Registres paroissiaux et d'état civil des Blancs, libres et esclaves (1667-1848). Registres paroissiaux et état civil de l'île de la Réunion. Voir également la sous-série "E-dépôt communes" pour la période 1804-1875.
  • Sous-serie 3E. Minutes et archives notariales de l'île de la Réunion. On y trouve des actes relatifs à des ventes ou baux d'esclaves, des donations pour affranchissements, des testaments d'affranchis, des inventaires de biens, des papiers relatifs aux successions de familles.
  • Sous-serie 26J. Aquarelles de Jean Joseph Patu de Rosemont. Né en 1767, Jean Joseph Patu de Rosemont arrive à la Réunion en 1788. Des paysages qu'il a vu lors d'excursions, il peint des aquarelles, dont des dessins sur le thème des esclaves.

Fonds conservés aux archives départementales du Tarn-et-Garonne, Montauban.

  • 20J 43-62. Papiers du Général Dumas (1721-1794), administrateur des îles Bourbon et de France (île Maurice).

Fonds conservés aux archives départementales de Haute-Garonne, Toulouse.

  • 1Mi1 à 398 (microfilms), 1J193 et 1J608. Fonds Villèle. Fonds de Joseph de Villèle (1800-1885), papiers de famille, correspondance.

Bibliographie

Sources :

  • PANON-DESBASSAYNS (Henri-Paulin), Petit journal des époques pour servir à ma mémoire (1784-1786), publié par Annie Lafforgue, Saint-Gilles-les-Hauts, éditions du musée historique de Villèle, 1990, 445 p.
  • PANON-DESBASSAYNS (Henri-Paulin), Voyage à Paris pendant la révolution 1790-1792, publié par H.Bourquin-Simonin et Jean-Claude Guillermin des Sagettes, Paris, éditions Perrin,1985, 415 p.
  • RICHEMONT (Guy de), De Bourbon à l'Europe : les maisons Panon, Panon La Mare, Panon du Portail, Panon du Hazier, Panon Desbassayns, Panon Desbassayns de Montbrun, Panon Desbassayns de Richemont et toutes leurs descendances, Paris, Guy de Richemont, 1789 p.
  • RICQUEBOURG (Lucien), Dictionnaire généalogique des familles de l'île Bourbon (1685-1810), s. l., 1983.
  • VILLELE (Joseph de), Mémoires et correspondance du comte de Villèle, 5 volumes, Paris, éditions Perrin, 1888-1890.

Les familles Panon-Desbassayns et de Villèle :

  • BARRET (Danielle), Monographie d'une habitation coloniale à Bourbon : la propriété Desbassayns (1770-1846), mémoire de maîtrise, université Panthéon-Sorbonne Paris I, 1977, 184 p.
  • LA SELVE (Jean-Pierre), Regard d'un créole sur la France. D'après le journal de voyage d'Henri Paulin Panon Desbassayns, Sainte-Marie, éditions Azalées, 2006, 219 p.
  • LAFFORGUE (Annie), « Henri -Paulin Panon-Desbassayns, un créole de l'île Bourbon face à la France pré-révolutionnaire, 1785 », dans WANQUET (Claude), JULIEN (Benoit) (dir.), Révolution française et Océan indien : prémices, paroxysmes, héritage et déviances : actes du colloque de Saint-Pierre de la Réunion, 22-27 octobre 1990, Paris, éditions l'Harmattan, 1996, 526 p.
  • MIRANVILLE (Alexis), Madame Desbassayns, le mythe, la légende et l'histoire, Saint-Gilles-les-Hauts, éditions du musée historique de Villèle, 2012, 177 p.
  • WANQUET (Claude), Henri-Paulin Panon-Desbassayns, autopsie d'un « gros blanc » réunionnais de la fin du XVIIIe siècle, Saint-Gilles-les-Hauts, éditions du musée historique de Villèle, 2011, 335 p.

L'île de la Réunion, colonie française :

  • WANQUET (Claude), JULIEN (Benoit) (dir.), Révolution française et Océan indien : prémices, paroxysmes, héritage et déviances : actes du colloque de Saint-Pierre de la Réunion, 22-27 octobre 1990, Paris, éditions l'Harmattan, 1996, 526 p.
  • WANQUET (Claude), Histoire d'une Révolution, la Réunion 1789-1803, 3 vol., Marseille, éditions Jeanne Laffitte, 1980-1984.

L'esclavage dans l'océan indien :

  • Guide des sources de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, Paris, La Documentation française, 2007, 625 p.
  • Esclavage et abolitions dans l'océan indien : 1723-1860 : actes du colloque de Saint Denis de la Réunion, 4-8 décembre 1998, Paris, éditions l'Harmattan, 2002, 450 p.
  • Ile de la Réunion, regards croisés sur l'esclavage, 1794-1848, Saint-Denis, CNH, 1998, 287 p.
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