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Inventaire - Cotes :

Fonds Jules Madeline (1881-1932)

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Cotes
29AR/1-29AR/18
Date
1881-1932
Nom du producteur
Madeline, Jules (1871-1932)
Importance matérielle
et support
4 mètres linéaires (18 boîtes d'archives)
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Communication libre sous réserve du règlement de la salle de lecture, à l'exception des collections reliées du Matin (articles 29AR/3 à 29AR/12), très fragiles, qui ne sont communicables que sur autorisation.

Conditions d'utilisation

Reproduction libre selon le règlement de la salle de lecture.

Description

Présentation du contenu

29 AR 1. Papiers de Jules Madeline. 1881-1932.

29 AR 2. Journaux et documentation ; photographies et cartes postales. 1892-1929.

29 AR 3-12. Quotidien Le Matin. 1915-1919.

29 AR 13-15. Hebdomadaire Le Pays de France. 1914-1919.

29 AR 16-18. Hebdomadaire Le Miroir. 1914-1918.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales

Historique du producteur

Notice biographique de Jules Madeline

Jules Madeline est né le 10 septembre 1871 à Melun. Fils d'un tapissier, il obtient le certificat d'études primaires supérieures en 1886.

De 1886 à 1888 Jules Madeline est employé dans l'entreprise d'outillage Les Forges de Vulcain. Il entreprend, en parallèle, des études de dessin industriel. De 1886 à 1895 il est employé à la comptabilité générale de la Société générale. Il suit également des cours à l'École pratique de commerce et de comptabilité. En 1895 Jules Madeline devient secrétaire particulier du banquier Henry Poidatz qui vient de racheter le quotidien Le Matin avec Maurice Bunau-Varilla et Philippe, le frère de celui-ci. Après le décès d'Henry Poisatz en 1903, J. Madeline est nommé président du conseil d'administration du Matin. Il est reconduit dans ses fonctions jusqu'en 1920, date à laquelle il devient simple conseiller administratif. Il démissionne du Matin le 11 février 1932 et décède 8 jours plus tard à la suite d'un accident.

Jules Madeline fut mobilisé le 18 août 1914 comme secrétaire d'État-major. Il est affecté à Paris durant toute la guerre et est démobilisé le 14 janvier 1919. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 7 mars puis promu officier le 7 février 1914.

Historique du quotidien Le Matin

Le Matin est un journal quotidien français lancé le 26 février 1884 par l'américain Sam Chamberlain. Il disparaît en août 1944.

Le Matin est successivement dirigé par la Société en commandite S. Chamberlain et Cie (23 octobre 1883-21 juin 1884), par la Société anonyme du journal Le Matin (21 juin 1884-11 mai 1897), puis par la Société anonyme Le Matin (à partir du 17 décembre 1897).

En octobre 1884, Alfred Edwards, premier rédacteur en chef du quotidien, rachète la plupart des actions de la SA et fusionne le journal avec Le Matin français qu'il a créé.

En 1895, A. Edwards vend ses parts du Matin au banquier Henry Poidatz et aux frères Maurice et Philippe Bunau-Varilla

Maurice Bunau-Varilla (1856-1944) est d'abord associé à son frère Philippe dans les affaires de Panama, avant d'investir dans Le Matin. Devenu principal actionnaire du quotidien, il entre au conseil d'administration le 28 décembre 1899, puis en devint le président le 23 décembre 1901.

Grâce à une intense publicité, les tirages du quotidien passent de 285 000 exemplaires en 1902 à un million en 1913. En 1939 cependant le tirage du Matin tombe à 300 000 exemplaires.

Le Matin suivait une politique radicale et strictement laïque, n'hésitant pas à soulever des polémiques redoutées, même du gouvernement. A l'automne 1896, L'Éclair puis le Matin attirent l'attention du public sur la nature suspecte des preuves ayant entraîné la condamnation du capitaine Alfred Dreyfus.

Patriote, le Matin lança une souscription en faveur des premiers sous-marins militaires français en janvier 1899 : cette souscription permit en effet la construction du Français et de L'Algérien.

Le 17 juin 1940, M. Bunau-Varilla reprend la publication du Matin, qu'il met désormais à la disposition des occupants allemands ; Le Matin se saborde le 17 août 1944, à la Libération, peu de temps après le décès de M. Bunau-Varilla survenu le 1er août 1944.

Le siège social du quotidien était situé au numéro 6 du boulevard Poissonnière à Paris.

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Don de Pierre Collenot, 2011.

Évaluation, tris et éliminations

Aucune élimination d'archives n'a été effectuée dans ce fonds.

Sources et références

Sources complémentaires

Fonds conservés aux Archives nationales :

  • 1 AR : fonds du quotidien Le Matin.
  • 7 AR (19771612, 19900058, 19920621, 20020211, 20040253) : fonds de la Société nationale des entreprises de presse.
  • 18 AR : fonds Maurice Bunau-Varilla.

Les plaques photographiques du Matin sont conservées au musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne. Au nombre de 200 000, couvrant la période 1885-1944, ces plaques photographiques ont été récupérées par le journal L'Humanité en 1944, avant d'être confiées au musée.

L'intégralité de la collection numérisée du Matin est consultable sur Gallica (www.gallica.bnf.fr).

Bibliographie

Histoire générale de la presse, tome III, Paris, 1972, p. 309-314.

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