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Fonds Mangin (1817-1987)

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Reference codes
149AP/1-149AP/43
Date
1817-1987
Name of creator
Mangin, Charles (1886-1925)
Material importance
and support
4,90 mètres linéaires.
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

Communication libre selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

La correspondance de Mangin à sa femme, Antoinette Cavaignac de 1914-1919 (149AP/27-31) est consultable uniquement sous forme numérique.

Conditions of use

Reproduction libre selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Description

Presentation of content

149AP/1. Claude Mangin et autres membres : Ferdinand, Louis-Eugène et Henri Mangin ; Franklin Poirson. XIXe siècle.

  • 149AP/2-149AP/37. Général Charles Mangin. 1884-1987.
  • 149AP/2-149AP/25. Papiers de fonction.
  • 149AP/26-149A/33. Correspondance.
  • 149AP/34-149AP/36. Les écrits du général Mangin.
  • 149AP/37. Obsèques du général Mangin et souscription.

149AP/38-149AP/39. Bibliographie sur le général Mangin.

149AP/40-149AP/41. Hommages et commémorations.

149AP/42. Antoinette Charlotte Mangin. 1848-1969.

149AP/43. Louis-Eugène Mangin. 1916-1982.

Classification method

L'inventaire du fonds Mangin était composé auparavant de deux parties : le fonds principal, de 149AP/1 à 149AP/24 constitué des archives de Claude Mangin et du général Charles Mangin, avec un reliquat de papiers, notamment d'Eugène Mangin, oncle du général, classé à la fin de la cote 149AP24 ; un supplément, de 149AP/25 à 149AP/32 composé de papiers familiaux et personnels, de la correspondance du général Mangin, d'articles et de publications du général Mangin, et sur le général.

En 2013, le fonds Mangin a été l'objet d'un reclassement. Le plan et la cotation ont été modifiés afin de distinguer les papiers qui relèvent d'une part, du général Mangin et d'autre part, des membres de sa famille.

Language of documents

Français
Allemand
Espagnol

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Claude Mangin (1786-1835), grand-père du général, a été avocat à Metz, procureur à Poitiers, puis préfet de Police de Paris à la veille de la Révolution de juillet.

Antoine Marie Ferdinand Mangin (1823-1894), père du général Mangin, fut sous-inspecteur puis inspecteur des Eaux et Forêts à Sarrebourg, de 1864 à 1871. Après l'annexion de la Lorraine par l'Allemagne, il fut nommé conservateur des Forêts à Alger. Il épousa Victoire Aglaé Nestorine Poirson.

Eugène Mangin (1819-1897), oncle paternel du général Mangin, a servi au 3e régiment de zouave. Lieutenant le 25 février 1852 puis capitaine le 24 mars 1855, il devint major au 38e de ligne le 14 mars 1852.

Né à Sarrebourg (Moselle) le 6 juillet 1866, Charles-Marie-Emmanuel Mangin s'engage en 1885 au 77e régiment d'infanterie puis intègre un an plus tard l'École spéciale militaire (Saint-Cyr). Il en sort en 1888 avec le grade de sous-lieutenant. De 1889 à 1894, il sert au Soudan français, puis de 1895 à 1899, il prend part à l'expédition Congo-Nil dite mission Marchand, dont il commande la compagnie d'escorte comme lieutenant puis capitaine. Durant ces deux missions, il est successivement promu chevalier (30 décembre 1891) puis officier (1er octobre 1898) de la Légion d'Honneur. En 1900, il épouse Madeleine Henriette Jagerschmidt qui décède prématurément en 1901. Il part pour le Tonkin (Nord Vietnam) où il commande le cercle de Bao-Lac jusqu'en 1904.

Charles Mangin épouse en secondes noces, le 31 juillet 1905, Antoinette Charlotte Cavaignac (1880-1969), fille du ministre de la IIIe République et petite-fille du général. Ils ont huit enfants : Henri (1907-1933), Madeleine, (1908-1940), Jacqueline ( 1910-1996), Françoise (1911-2009), Louis-Eugène (1912-1995), Élisabeth (1913-2016), Claude (1916-2003), Stanislas (1917-1986).

De 1906 à 1908, il dirige l'état-major des troupes d'Afrique Occidentale Française (A.O.F). Le 2 août 1908, à la suite des troubles qui se sont développés dans les territoires de l'Oubangui-Chari (Afrique centrale), il se rend au Congo afin de procéder à une inspection de la situation militaire dans la région. Il y séjourne trois mois.

Fervent défenseur d'une « armée noire », il s'intéresse très tôt à la question du recrutement des troupes noires. Dès février 1908, il propose au général de Lacroix un projet de mobilisation et d'envoi d'une brigade sénégalaise sur la frontière algéro-marocaine, ainsi que la formation et la coordination des forces françaises en Afrique Occidentale. Le but de ce projet est de constituer un réservoir de soldats noirs destinés à l'Europe en cas de conflits. Mais cette suggestion n'est suivie d'aucune décision officielle, aussi Mangin publie-t-il plusieurs articles afin de sensibiliser l'opinion publique à ce problème. Essuyant de nouveaux refus de la part du ministre de la Guerre et du directeur des Troupes coloniales, il rédige dans le courant de l'année 1910 un ouvrage intitulé La force noire dans lequel il vante les qualités des Africains par le passé et expose sa vision d'une armée noire. Son investissement porte ses fruits : le Gouverneur général de l'A.O.F., Amédée William Merlaud-Ponty (1866-1915), le sollicite pour une mission d'étude du recrutement indigène. De mai à novembre 1910, il sillonne avec ses collaborateurs la Côte d'Ivoire, le Dahomey, la Guinée française, le Haut-Sénégal, le Niger, le Sénégal et le Soudan à la recherche de nouvelles recrues, dont le nombre doit atteindre 20 000 hommes, recrutés sur quatre années. A son retour, il est chargé de commander le 1er régiment d'Infanterie coloniale à Cherbourg.

En février 1912, colonel depuis un an, Millerand, qui remplace alors Messimy, l'envoie de nouveau en AOF, dans la région de Dakar, afin de recruter et d'instruire lui-même un régiment destiné à augmenter les contingents alors en présence au Maroc. Dans les mois qui suivent, la situation politique devient de plus en plus instable au Maroc et les troubles empirent. Mangin est dépêché dans la région de Mazagan le 23 juillet 1912 afin de tenter d'apaiser les relations entre le consul de France, les militaires et les pachas de Mazagan et d'Azemmour. Il prend part à plusieurs batailles notoires : Sidi Bou Othmane (septembre 1912) et Kasba Tadla (avril 1913). Les opérations qu'il mène aboutissent à la « pacification » de la région centre et sud. Il reste au Maroc jusqu'en juillet 1913, date à laquelle il lui est accordé deux mois de congés.

En août 1914, Mangin est mobilisé avec le grade de général de brigade. Il commande tout d'abord la 8e brigade puis la 5e division d'infanterie, qui devient alors la « division Mangin ». En mai 1915, le maréchal Joffre lui confie la mission de reprendre Neuville-Saint-Vaast. En avril 1916, aussitôt entré dans la bataille de Verdun, il reprend le bois de la Caillette et dégage les abords des forts de Souville et Vaux. Il tente de reconquérir le fort de Douaumont, envahi par les Allemands le 25 février. Il lance une première offensive en mai mais échoue. À partir du 2 juin, et jusqu'au 22 décembre 1916, le général Mangin est nommé commandant d'un groupement de l'armée de Verdun, dit groupement Mangin ou DE. C'est à la tête de ce groupement qu'il réussit finalement à s'emparer des forts de Douaumont et Vaux les 24 octobre et 3 novembre 1916. Par la suite, il remporte des victoires dans les secteurs de Hardaumont, Bezonvaux et Vacherauville le 15 décembre 1916. En 1917, Le général Nivelle le nomme commandant de la VIe armée mais Mangin est rapidement démis de ses fonctions, le 1er mai. Il est en effet accusé d'avoir envoyé ses troupes au massacre au chemin des Dames. Il faut attendre la fin de l'année 1917 pour que lui soit confié un nouveau commandement, mais d'un corps d'armée cette fois, avec lequel il arrête l'armée du général Oskar von Hutier (1857-1934) qui se dirige vers Compiègne (Oise). Le 10 juin 1918, le général Mangin prend le commandement de la Xe armée et combat à sa tête durant la seconde bataille de la Marne. Entre juillet et août 1918, il lance des offensives entre l'Oise et l'Ourcq. Le 18 juillet 1918, il dirige, du haut de l'observatoire édifié au cœur de la forêt de Retz, la contre-offensive décisive de Villers-Cotterêts; le 29 juillet, les 11e, 20e et 30e corps d'armées s'engagent dans la bataille du Soissonnais et de l'Ourcq et le 2 août, le 1er corps d'armée réoccupe Soissons. Après la signature de l'Armistice, il occupe la Rhénanie, et c'est alors que le rôle militaire du général Mangin se double d'un rôle politique : Mangin estime que la création de la Rhénanie en État indépendant empêcherait la reconstruction d'une Allemagne forte. Mais le gouvernement français, d'abord favorable à un mouvement séparatiste rhénan, rappelle Mangin le 21 octobre 1919. Il devient alors membre du Conseil supérieur de la guerre, et est envoyé en Amérique du Sud de juillet à décembre 1921. Il poursuit parallèlement son engagement en faveur du recrutement indigène en siégeant, à partir de 1919, à la commission interministérielle des troupes indigènes.

De 1906 à 1922, son fidèle ordonnance est un Bambara, Baba Koulibaly, qui veille sur lui jour et nuit. Le général Mangin décède subitement le 12 mai 1925 et est inhumé aux Invalides en 1932.

Homme de guerre mais aussi homme de plume, le général Mangin entretient une correspondance suivie avec son épouse, Antoinette Cavaignac et publie plusieurs ouvrages, notamment sur l'Afrique et les troupes noires.

Entry and conservation

Mode of entry

Dons de la générale Mangin et de ses fils : Louis-Eugène, Claude et Stanislas Mangin (1957) ; don de Louis-Eugène Mangin (1982) ; don des enfants de Stanislas Mangin : Caroline Mangin-Lazarus, David Mangin, Elizabeth Mangin-Sarango, et Camille Mangin (2013). Achats, 1993-1999.

Sources and references

Additional sources

Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) :

Les Archives nationales conservent plusieurs fonds relatifs à la mission Marchand : fonds Baratier (99 AP), Germain (301 AP) et Largeau (302 AP). On notera aussi la présence de lettres du général Mangin au maréchal Pétain sous la cote 415 AP 5, dossier 3. Enfin, il faut mentionner les dossiers de Légion d'Honneur d'Antoine Marie Ferdinand Mangin (LH/1716/32) et Charles Mangin (LH/1716/39).

Service historique de la Défense (Vincennes) :

Le Service historique de l’armée de terre conserve les archives des trois généraux Mangin, Louis-Eugène, né en 1819, Charles-Henry, né en 1825, et enfin Charles-Marie-Emmanuel (1 K 548).

Bibliothèque nationale de France :

La Bibliothèque nationale, département des estampes et de la photographie, conserve les photographies données par la famille Mangin. Une partie de ces photographie concerne le général Mangin en campagne, l'autre partie est attribuable au général Mangin (voir ci-dessous).

Le général Mangin en campagne .

  • Mission topographique au Tonkin, [entre 1901 et 1904]. Deux albums de resp. 93 et 9 photographies positives sur papier aristotype ou gélatino-argentique ; 15,8 x 21,5 cm (t. 1), 15,5 x 18,5 cm (t. 2). (Légendes manuscrites, vraisemblablement de la main de Mme Mangin, reprenant celles qui figurent au verso des tirages. L'une d'elles désigne le "docteur Tardiff" comme "auteur de ces photographies").
  • Bataille de Verdun, 1916-1917. Un album de 139 photographies positives (techniques diverses) et une impression photomécanique (carte postale) ; 24,8 x 32 cm. (Cet album rassemble des photographies d'un amateur inconnu proche du général Mangin et des photographies professionnelles).
  • Commandement du général Mangin en Lorraine et combats de juillet 1918 dans l'Aisne, 1918. Un album de 126 photographies positives argentiques ; 24,8 x 32 cm. (La première partie de l'album rassemble des photographies d'un amateur inconnu appartenant à l'entourage du général Mangin ; la seconde est constituée de photographies de la Section photographique des armées).
  • Section photographique des armées. Combats de l'été 1918 dans l'Aisne, 1918. Un album de 78 photographies positives argentiques ; 25 x 32 cm. (Ancien possesseur : Charles Mangin).
  • Section photographique des armées. Occupation de Mayence et de la Rhénanie par l'armée française, 1918-1919. Un album de 121 photographies positives argentiques ; 31 x 42 cm. (Ancien possesseur : Charles Mangin).

Photographies attribuables au général Mangin.

  • Photographies positives. Œuvre de Charles Mangin, [1897-1916] . 132 photogr. pos. ; formats divers.
  • Fachoda et la mission Marchand, 1896-1899. Un album de 82 photographies positives (procédés divers) et une impression photomécanique (similigravure), 18,3 x 27 cm (vol.). (Rassemble des photographies attribuables au général Mangin et des documents d'origine indéterminée).
  • Le Tonkin, [ca 1900]. Un album de photogr. (dont 1 cyanotype) ; 8 x 9 cm. (Légendes manuscrites sous les photographies).
  • Paysages et peuples du Tonkin, [1901-1904]. Un album de 212 photographies positives (techniques diverses) et 20 impressions photomécaniques (cartes postales) ; 28 x 37 cm. (Photographies rassemblées par le Général Mangin).
  • Vues de l'Inde, [Ca 1901-1904]. Un album de 82 photographies positives (techniques diverses) et 25 impressions photomécaniques (phototypies) ; 27 x 38 cm (vol.). (Photographies rassemblées par le Général Mangin. La plupart des phototypies sont signées Clifton and Co).
  • Séjour et missions en Afrique du général Mangin, 1906-1909. Un album de 190 photographies positives, techniques diverses ; 24 x 32 cm (vol.). (Ce recueil rassemble des photographies d'origines diverses, dont certaines sont attribuables au général Mangin ou à son épouse. Annotations manuscrites, vraisemblablement de la main de Mme Mangin).
  • Campagnes du colonel Mangin au Maroc, 1912-1913. Un album de 176 photogr. pos. sur papier gélatino-argentique et 74 impressions photomécaniques (cartes postales) ; 31 x 39,5 cm (vol.). (Certaines photographies ont probablement été prises par Mangin lui-même. Légendes manuscrites de la main de Mme Mangin).
  • Campagnes du général Mangin dans la Marne, sur l'Aisne et en Artois, 1914-1915. Un album de 218 photographies positives (techniques diverses) ; 24,7 x 31 cm. (Rassemble des photographies attribuables au général Mangin, certaines portant le timbre sec d'Henri Manuel, et d'autres d'origine indéterminée).

Bibliography

Sur le préfet de police Mangin :

Huart (Suzanne d'), « Le dernier préfet de police de Charles X : Claude Mangin », dans Actes du 84 e congrès national des sociétés savantes (Dijon, 1959), pages 605-616, Paris, 1960.

Massé (Pierre), « Claude Mangin (1786-1835), procureur général à la cour de Poitiers, préfet de police de Charles X, et ses rapports avec le Poitou », dans Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, tome XII, années 1971-1973, Poitiers, 1974

Sur le général Mangin  :

Buffetaut (Yves), Jurkiewicz (Bruno), « 11 juin 1918, Mangin sauve Paris » , dans La bataille du Matz, t. 2, Louviers, Ysec, 2001, 160 p.

Dorten (Hans Adam), « Le général Mangin en Rhénanie » , dans Revue des deux Mondes, 1ère quinzaine , juillet 1937.

Mangin (Louis-Eugène), Le général Mangin (1866-1925), Paris, 1986, 336 p.

Mangin de Sarrebourg 1866-1925, exposition Sarrebourg, musée du pays de Sarrebourg, avril 1975.

L'œuvre du général Mangin :

Ouvrages

À propos de lectures récentes, par le lieutenant-colonel breveté Mangin,... sur la guerre russo-japonaise, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1907, 59 p.

Troupes noires, Coulommiers, impr. P. Brodard, 1909.

La force noire, Paris, Hachette, 1910.

La Mission des troupes noires. Compte-rendu fait devant le comité de l'Afrique française, Comité de l'Afrique française, 1911, 44 p.

Comment finit la guerre, Paris, Plon-Nourrit, 1920, 330 p.

Des Hommes et des faits. I. Hoche. Marceau. Napoléon. Gallieni. La Marne. Laon. La victoire. Le Chef. La Discipline. Le Problème des races. Paul Adam : À la jeunesse. Réponse à M. P. Painlevé, Paris, Plon-Nourrit, 1923, 275 p.

Autour du continent latin avec le "Jules-Michelet", Paris, J. Dumoulin, 1923, 381 p.

Regards sur la France d'Afrique, Paris, Plon-Nourrit, 1924, 315 p.

Lettres du Soudan, Paris, Les Éditions des portiques, 1930, 253 p.

Un Régiment lorrain. Le 7-9. Verdun. La Somme, Mayenne, impr. Floch, Paris, Payot, 1935, 254 p.

Souvenirs d'Afrique : Lettres et carnets de route, Paris, Denoël et Steele, 1936, 267 p.

Les Chasseurs dans la bataille de France. 47e division (juillet-novembre 1918), Mayenne, impr. Floch, Paris, Payot, 1935, 212 p.

Histoire militaire et navale : de la Constituante au Directoire, 2e vol., t. 8, Paris, Société de l'histoire nationale, Plon-Nourrit, 1927

Mangin. Lettres de guerre, 1914-1918, Paris, Fayard, 1950, 324 p.

Articles.

Lettres du Soudan, octobre 1889-août 1891, Revue des deux mondes, 2e quinzaine, mai 1930.

Lettres du Soudan; septembre 1891-octobre 1894, Revue des deux mondes, 3e quinzaine, mai 1930.

Lettres de jeunesse, Revue des deux mondes, 1ère quinzaine, janvier 1930.

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