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Chantiers de la jeunesse française

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Reference codes
20130073/1-20130073/609
Date
1922-1989
Name of creator
Ministère de l'Éducation nationale, Chantiers de la jeunesse française - Chantiers de la jeunesse française (1940-1944)
Material importance
and support
245 dimabs, 24 Hercules, soit 97,50 ml
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

Les articles 20130073/1, 20130073/10 à 2013003/608 sont soumis à un délai de communication de 50 ans (article L. 213-2 du Code du patrimoine).L'article 20130073/609 est soumis à un délai de 120 à partir de la date de naissance de l'intéressé. Les articles 20130073/ 2 à 20130073/9 et 20130073/412 sont librement communicables.

Conditions of use

Les conditions d'utilisation sont soumises au règlement intérieur de la salle de lecture.

Description

Presentation of content

Le fonds des Chantiers de la jeunesse française regroupe les documents produits et reçus par l'institution, mais également par l'organisation des Jeunesse et Montagne et l'organisation des Chantiers de la jeunesse marine, principalement entre 1941 et 1946. Certains dossiers sont postérieurs à cette période puisqu'ils proviennent de l'organe de liquidation des Chantiers, qui a pris en charge les demandes et l'indemnisation des employés jusque dans les années 1980.

Le fonds conservé traite donc plus particulièrement de la gestion du personnel, qu'elle soit collective ou individuelle.

L'administration générale des Chantiers.

Bien que le fonds contienne essentiellement des documents relatifs à la gestion du personnel, de nombreux dossiers d'administration générale ont également été conservés. Cette partie administrative reflète le contexte événementiel dans lequel les Chantiers de la jeunesse ont été créés. On y trouve notamment l'« Appel aux travailleurs » du 1er mars 1941 du Maréchal Pétain, mais également des textes relatifs à l'instauration du Service du Travail Obligatoire (STO).

En parallèle, le fonds conserve aussi une collection importante de textes de loi, de règlements et de bulletins relatifs à l'organisation des Chantiers, ainsi que plusieurs revues, guides et ouvrages sur le fonctionnement de l'institution.

La gestion collective du personnel.

La seconde partie de ce fonds traite des dossiers de gestion collective du personnel des Chantiers de jeunesse. On y trouve notamment l'ensemble des fiches de déclarations d'incidents enregistrées par les groupements entre 1941 et 1945 et classées par ordre alphabétique des incidents déclarés. De même, le fonds contient aussi une collection importante de notes, décisions et arrêtés publiés concernant le déroulé de carrière des employés des Chantiers (nominations, promotions, mutations et radiations) entre 1941 et 1945.

A côté de ces dossiers, le fonds est principalement constitué de relevés de droits collectifs servant à l'établissement de la paye annuelle, mensuelle ou journalière, mais aussi pour l'établissement des primes et indemnités et le versement des assurances. Ces documents constituent une collection presque complète et très volumineuse de récapitulatifs des droits perçus, majoritairement entre 1941 et 1946, par les employés des Chantiers dans chacune des provinces (ou régions) constituées. Ces relevés de droits sont donc classés par types de documents, par rythme de parution (annuel, mensuel, journalier) puis par province et par groupements.

Enfin, dans la gestion collective du personnel, se trouvent également l'ensemble des documents ayant servis à l'élaboration de la paye et notamment les feuilles d'émargements, classées là encore au niveau national puis par province et groupements, mais aussi des fiches nominatives financières récapitulant les sommes versées, ainsi que des cartes d'immatriculation d'assurance sociales, et des relevés de présence et de déplacement.

La gestion individuelle du personnel.

Enfin, le fonds comprend également de nombreux dossiers individuels servant à la prise en charge particulière des employés des Chantiers. Ces dossiers se présentent notamment sous la forme d'une importante collection de fiches cartonnées individuelles, classées par type de collection (fichier général, fichier Jeunesse et Montagne, fichier jeunes femmes, fichier élèves cadres), par organe producteur (Centrale des Chantiers de jeunesse ou commissariats régionaux), puis par ordre alphabétique des employés. Ces fiches nominatives sont très riches puisqu'elles décrivent notamment la situation familiale et l'état civil de l'employé concerné, mais également le détail des affectations et des positions qu'il a tenues ainsi que sa date de radiation des Chantiers de jeunesse. En parallèle à ces fiches, le fonds contient aussi des dossiers individuels venant compléter les informations contenus dans les collections de fiches. On y trouve notamment de la correspondance, des cartes de certificats de traitement, ou encore des fiches de démobilisation.

De même, le fonds comporte également de nombreux registres nominatifs, classés par profession, puis par groupement, permettant d'identifier le métier de chaque employé des Chantiers.

Mais le fonds comprend aussi une part importante de documents relatifs à la liquidation des Chantiers et notamment au versement d'indemnités de retraite et de cotisations sociales, à la fois pour les anciens employés des Chantiers, mais aussi pour les agents en charge de la liquidation de l'institution. Des registres entiers de correspondance entretenue entre 1953 et 1987, pour assurer le versement des retraites, sont conservés dans ce fonds. Cette correspondance est classée par ordre chronologique.

Pour finir, le fonds contient également une petite collection de dossiers de médecine préventive classés par ordre alphabétique, et de fiches relatives aux accidents du travail.

Table des Sigles

ANACJF Amicale nationale des anciens des Chantiers de la jeunesse française

CJF Chantiers de la jeunesse française

CJM Chantiers de la jeunesse marine

JM Jeunesse et Montagne

STO Service du travail obligatoire

Classification method

Le fonds contient des documents relatifs à l'administration générale et à la gestion du personnel des chantiers sur l'ensemble de la métropole française et en Afrique un Nord. De ce fait, lorsque cela est possible, et conformément au mode de classement initial, les dossiers ont été classés par institution nationale (Chantiers de la jeunesse, Jeunesse et Montagne, Chantiers de la jeunesse marine), puis par province, par groupement et enfin par ordre chronologique.

Ce mode de classement a notamment été utilisé pour traiter toute la partie relative à la gestion collective du personnel. Ainsi, les relevés de droits annuels, mensuels et journaliers ont étés regroupés par centre producteurs (organe national ou commissariats régionaux), puis par groupements, avant d'être classés chronologiquement.

Si ce mode de classement était le plus adapté pour la gestion collective, la partie concernant la gestion individuelle a fait l'objet d'un traitement légèrement différent. Lorsque cela était possible, les documents ont été reclassés par centre producteurs et par groupement. Mais, de nombreux employés ayant été mutés dans plusieurs groupements au cours de leur carrière dans les Chantiers de la jeunesse française, il était impossible de reprendre ce mode de classement pour la gestion individuelle. De ce fait, un classement alphabétique des dossiers individuels a été privilégié dans cette partie. De même, la correspondance relative à la gestion individuelle du personnel des Chantiers et de l'organe liquidateur a été classée chronologiquement.

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Les Chantiers de la jeunesse française (CJF) sont une organisation paramilitaire française qui a existé entre 1940 et 1944.

Historique des Chantiers de la jeunesse française

La défaite française et l'armistice du 22 juin 1940 entérine la suppression du service militaire obligatoire en France. Mais la dissolution de l'armée française pose alors le problème de la démobilisation des jeunes recrues incorporées. Aussi, le 4 juillet 1940, le ministre de la Guerre, Louis Colson, confie au général de La Porte du Theil le soin de prendre en charge ces éléments. Le 30 juillet 1940, les Chantiers de jeunesse sont créés et le 1er août 1940, les premières jeunes recrues sont affectées, pour une durée de six mois, aux « Groupement des jeunesses françaises ». Ces groupements sont rattachés à la direction de la Jeunesse du ministère de la Jeunesse et de la Famille. Le 8 janvier 1941, le Secrétariat général à la Jeunesse est lui-même rattaché au secrétariat d'État à l'Instruction publique.

La nouvelle institution se structure progressivement. Deux lois du 18 janvier 1941 établissent un stage obligatoire de huit mois, remplaçant le service militaire, dans les « Chantiers de la jeunesse » pour tous les citoyens français, et créent un Commissariat général des Chantiers de la jeunesse rattaché au Secrétariat général de la Jeunesse. La loi du 5 mars 1943 place les Chantiers sous l'autorité directe du chef du Gouvernement.

L'idée du général Joseph de La Porte du Theil est alors d'assurer la formation physique et morale des jeunes qui lui sont confiés par une vie commune dans des camps en plein air, à la manière du scoutisme, et par l'accomplissement de travaux d'intérêt général, notamment forestiers, dans une ambiance militaire. Les jeunes sont encadrés par des officiers démobilisés, ainsi que par des aspirants formés pendant la guerre de 1939-1940.

En 1943, les Chantiers sont répartis en 52 groupements, de 1500 à 2000 jeunes, installés en France non occupée et en Afrique du Nord. Le commissariat général, basé à Châtel-Guyon, (Puy-de-Dôme) au Splendid Hôtel, coordonne les commissariats régionaux. Chaque commissariat régional supervise une école de cadres et 8 à 10 groupements, assimilables à des régiments, de 1500 à 2200 hommes. Chaque groupement est divisé en 6 à 12 groupes, semblables à des compagnies, de 150 à 200 hommes chacune. Les groupes sont eux-mêmes divisés en équipes.

Mais les Chantiers deviennent peu à peu suspects aux yeux des Allemands qui les considèrent comme des lieux où peuvent se former la résistance. Toutefois, lorsque les allemands envahissent la zone Sud à partir de novembre 1942, les Chantiers ne sont pas supprimés mais leurs lieux d'implantation sont profondément modifiés. A partir de mars 1943, les groupements de Provence, des Pyrénées, et des Alpes-Jura sont respectivement délocalisés dans le Massif Central, dans le département de la Dordogne et dans les Landes. L'occupant craint en effet leur concours à un débarquement allié par la Méditerranée (groupements de Provence), le concours ou la participation à des évasions par l'Espagne (groupements des Pyrénées), et l'aide aux maquis (groupements des Alpes). En novembre 1943, les Chantiers sont réduits à 30000 hommes, les jeunes « en excédent » étant requis par le ministère de la Production industrielle.

A partir de septembre 1943, devant de nouvelles exigences allemandes réclamant l'envoi en Allemagne de la quasi-totalité des effectifs restant des Chantiers, le général de La Porte du Theil, refuse catégoriquement toute mise à disposition supplémentaire au bénéfice de l'occupant. Mais il décline également les invitations de la Résistance à passer à la dissidence et à gagner Alger. Averti d'une arrestation imminente à la fin de décembre 1943, il refuse de s'enfuir. Destitué, arrêté le 4 janvier 1944 à son bureau de Châtel-Guyon, il est assigné à résidence en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre. Jugé pour collaboration, il obtint un non-lieu en Haute Cour de Justice en 1947. Après l'arrestation du général de La Porte du Theil, les Chantiers passent sous le contrôle du ministre du Travail et de la Production industrielle, Jean Bichelonne. Ce changement accentue leur transformation en un vivier de main-d'œuvre au service de l'occupant en France comme en Allemagne.

Les Chantiers de la jeunesse sont finalement dissous le 10 juin 1944. On estime le nombre de personnes passées par les Chantiers entre 300 000 et 500 000. Parmi eux, environ 16 000 jeunes ont été envoyés directement au Service de travail obligatoire (STO). La liquidation des Chantiers est confiée au ministère de l'Éducation nationale, sauf la partie financière qui releva jusqu'au 1er novembre 1945 de l'Intendance militaire.

Composition des groupements.

Les Chantiers de la jeunesse se composent d'un organe national, situé à Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme). Le commissariat national coordonne l'ensemble des commissariats régionaux et prend également en charge la gestion de l'école des chefs administratifs ainsi que l'établissement hippique de Châtel-Guyon. Les Chantiers sont ensuite répartis en 5 provinces régionales, composées chacune d'un commissariat régional qui prend en charge, sous son commandement, une école des cadres et un entrepôt régional, ainsi que plusieurs groupements.

A partir de 1943-1944, la diminution des effectifs et la dissolution des Chantiers entrainent des bouleversements dans la composition des groupements de chaque province. En plus des changements apportés dans l'implantation des camps, de nouveaux groupements apparaissent, rassemblant parfois l'ensemble des hommes de groupements antérieurs.

Province d'Afrique du Nord

Le commissariat régional d'Afrique du Nord est implanté à Alger. Il supervise l'école des chefs de Fort-de-l'Eau et l'entrepôt régional situé à Alger. Sept groupements sont sous sa direction :

  • Groupement 101 « Weygand », à Bailhaut au Maroc.
  • Groupement 102 « Dunkerque », situé à Tlemcen dans la région d'Oran en Algérie.
  • Groupement 103 « d'Isly » à Blida en Algérie.
  • Groupement 104 « Lamoricière » à Djidjelli dans la région de Constantine en Algérie.
  • Groupement 105 « Saint-Louis », à Tabarka en Tunisie.
  • Groupement 106 « Franchet d'Esperey », à Sbeïtla en Tunisie.
  • Groupement 107 « Lapperrine » à Rouina en Algérie.
  • Groupement 108 à Tunis en Tunisie.
  • Groupement 110 à Alger en Algérie.
  • Groupement 113 à Blida en Algérie.

Le commissariat régional est dissous le 7 novembre 1942.

Province d'Alpes-Jura

Le commissariat régional d'Alpes-Jura est situé à Lyon. La région se compose d'une école régionale des chefs implantée à Collonges-au-Mont-d'Or, d'une école d'éducation technique située à Saint-Laurent-d'Agny et d'au moins 11 groupements :

  • Groupement 2 « Jehan de Vienne », implanté à Crotenay (Jura).
  • Groupement 3 « Bournazel », à Bourg-en-Bresse (Ain).
  • Groupement 4 « Vauban », à Cormatin (Saône-et-Loire).
  • Groupement 7 « Le Fier », à Rumilly (Haute-Savoie).
  • Groupement 8 « La Relève », à Le Chatelard (Savoie).
  • Groupement 9 « Le Roc », à Monestier-de-Clermont (Isère).
  • Groupement 10 « La Grande Chartreuse », à Saint-Laurent-du-Pont (Isère).
  • Groupement 11 « du Vercors », à Villard-de-Lans (Isère).
  • Groupement 12 « Belledonne », à Vizille (Isère).
  • Groupement 43 « Sidi-Brahim », à Artemare (Ain).
  • Groupement 46 « Suffren », à Poligny (Jura).
  • Groupement 205, basé sur différents sites à Lyon (Rhône), Mâcon (Saône-et-Loire) et Bourg-en-Bresse (Ain).
  • Groupement 206, Lyon.
  • Groupement 207 à Sathonay (Rhône).
  • Groupement 208 à Lyon (Rhône).

Province d'Auvergne

Le commissariat régional d'Auvergne est situé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Il dirige à la fois l'école régionale des chefs de Theix (Puy-de-Dôme), l'entrepôt régional de Clermont-Ferrand et une dizaine de groupements.

  • Groupement 1 « Maréchal Pétain », situé à Tronçais (Allier).
  • Groupement 5 « Maréchal Lyautey », à Pontgibaud (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 20 « Maréchal Turenne », à Lapleau (Corrèze).
  • Groupement 21 « Maréchal Galliéni », à Les Noës (Loire).
  • Groupement 22 « Maréchal Joffre », à Messeix (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 26 « Les Loups », à Felletin (Creuse).
  • Groupement 27 « Mangin », à Aigueperse (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 32 « Jacques Cœur », à Bruère-Allichamps (Cher).
  • Groupement 34 « Sully », à Mézières-en-Brenne (Indre).
  • Groupement 39 « de Foucault », à Montmarault (Allier).
  • Groupement 40 « Les Arvernes », à Murat (Cantal).
  • Groupement 42 « La Marne », Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 44 « Jeanne d'Arc », à Courpière (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 201 à Tronçais (Allier).
  • Groupement 202 à Aigueperse (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 203 à Bruère-Allichamps (Cher).
  • Groupement 204 à Montmarault (Allier).

Province du Languedoc

Le commissariat régional du Languedoc est basé à Montpellier (Hérault). Il supervise l'école régionale des chefs située également à Montpellier, l'entrepôt régional de Langeac (Haute-Loire) et huit groupements.

  • Groupement 6 « De Gevaudan » puis « Calendal », basé à Laudun (Gard), Marvejols (Lozère) puis à Saint-Étienne (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 18 « Chevalier d'Assas », à Le Vigan (Gard), puis Maurs (Cantal).
  • Groupement 19 « Dixmude », à Meyrueis (Lozère), puis à Aguessac (Aveyron).
  • Groupement 23 « Malgré », basé à Saint-Pons (Hérault), puis Lodève (Hérault), Aguessac (Aveyron), et Toulouse (Haute-Garonne).
  • Groupement 24 « Le Pourquoi pas? », à Lodèveve (Hérault), Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), Saint-Affrique (Aveyron), et Tulle (Corrèze).
  • Groupement 25 « Roland », à Le Bousquet-d'Orb (Hérault), puis Lunas (Hérault) et Mauriac (Cantal).
  • Groupement 29 « Bugeaud », situé à Formiguères (Pyrénées-Orientales), puis à Saint-Amans-Valtoret (Tarn), Argelès (Pyrénées-Orientales), et Pissos (Landes).
  • Groupement 45 « Saumur », à Saint-Hyppolyte-du-Fort-Anduze (Gard), puis à Brioude (Haute-Loire).

Province de Provence

Le Commissariat régional de Provence est basé à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il encadre l'école régionale des chefs situé à Le Lavandou (Bouches-du-Rhône), puis Mérindol (Vaucluse) et l'entrepôt régional de Cavaillon (Vaucluse). Il dirige également 10 groupements.

  • Groupement 13 « Bonaparte », situé à Cavaillon (Vaucluse).
  • Groupement 14 « Du Guesclin », basé à Die (Drôme).
  • Groupement 15 « Esterel », à Agay (Var), puis à Saint-Jean-en-Royans (Drôme) et Valence (Drôme).
  • Groupement 16 « Forêt du Rouet », à Le Muy (var) puis à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).
  • Groupement 17 « Mistral », à La Plage d'Hyères (Var).
  • Groupement 33 « Le Ventoux », à Nyons (Drôme), puis à Lussole (Landes).
  • Groupement 37 « Bayard », à Gap-Charance (Hautes-Alpes).
  • Groupement 150 à Saint-Rémy (Saône et Loire), puis à Cavaillon (Vaucluse).
  • Groupement 153 à Orange (Vaucluse), puis à Marseille (Bouches-du-Rhône) et Lyon (Rhône).
  • Groupement 209, situé à Marseille (Bouches-du-Rhône), Montpellier (Hérault), Sète (Hérault).

Province de Pyrénées-Gascogne

Le commissariat régional de Pyrénées-Gascogne est basé à Toulouse (Haute-Garonne). Il dirige l'école régionale des chefs situé au château de l'Espinet à Montaudran (Haute-Garonne) et l'entrepôt régional de Toulouse. Il encadre également le détachement forestier des Landes et une dizaine de groupements.

  • Groupement 26 « Camp des Maréchaux », basé à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), puis à Sauveterre-de-Comminges (Haute-Garonne), Felletin (Creuse), et Le Tuzan (Gironde).
  • Groupement 27 « Mangin », basé à Foix (Ariège), puis à Brassac (Puy-de-Dôme) et Aigueperse (Puy-de-Dôme).
  • Groupement 28 « Péguy », situé à Castillon-en-Couserans (Ariège), puis à Saint-Germain-des-Prés (Dordogne) et Bergerac (Dordogne).
  • Groupement 29 « Bugeaud », situé à Saint-Amans Soult (Tarn).
  • Groupement 30 « Foch », à Saint-Pé-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), puis à Argentat (Corrèze) et Toulouse (Haute-Garonne).
  • « Guynemer », à Arudy (Pyrénées-Atlantiques), puis à Barbaste (Lot-et-Garonne).
  • Groupement 35 « De la Montagne Noire », à Labruguière (Tarn).
  • Groupement 36 « Montcalm », à Casteljaloux (Lot-et-Garonne), puis à Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne).
  • Groupement 38, basé à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées), puis à Nontron (Pyrénées-Atlantiques) et à Belin (Gironde).
  • Groupement 47 « Pol Lapeyre », situé à Gabarret (Landes), puis à Casteljaloux (Lot-et-Garonne).
  • Groupement 152, à Bergerac.
  • Groupement 156 à Toulouse.
  • Groupement 158 qui pour l'année 1944 regroupe les anciens groupements 1, 2, 4, 5, 8, 9, 10, 11, 12, 23, 26, 28, 29, 31, 33, 38, 43, 47 et le commissariat régional des Landes.
  • Groupement 211, à Toulouse.

Au cours de leur existence, ces groupements ont régulièrement changé d'emplacement, voir de province. Ainsi, en novembre 1943, les groupements n°8, n°9, n°10, n°12, n°26, n°29, n°31, n°33, n°38, n°43, n°47 sont évacués de leurs lieux d'origines pour être déplacé dans les Landes afin d'exploiter les pins brûlés lors des incendies du printemps et de l'été 1943. Ce détachement forestier devient, le 1er janvier 1944, la province des Landes. Néanmoins dans cet inventaire, l'emplacement initial de chaque groupement a été conservé.

En parallèle aux Chantiers de jeunesse, deux organisations similaires ont également existé.

Les Chantiers de jeunesse de la marine (CJM)

Les Chantiers de la jeunesse de la marine (CJM) sont créés par l'Amiral François Darlan. Leur existence légale date du 25 février 1941. Ils ont pour but de former et d'entraîner des jeunes dont la vie civile était orientée vers la mer (pêcheurs, marins de commerce, futur marins de la Marine nationale). Ils sont dirigés par le commandant en chef Jacques Traub (capitaine de corvette). Les centres sont composés de divisions formées par spécialité et partagées en sections de quatre équipes. L'administration centrale des différents centres est alors gérée à Marseille, puis, après l'invasion de la Zone libre, à Fonties Cabardes (Aude) en 1943.

Trois centres furent réellement créés et actifs:

  • « L'Adroit » à Banyuls (Pyrénées-Orientales), puis après novembre 1942 au lac de Lampy entre Carcassonne et Revel comprend un effectif de 200 personnes.
  • « Le Foudroyant » à Narbonne-Plage (Aude) avec un élément détaché à Aspretto (Corse) et dans le Massif central (Montagne Noire) au bassin de Saint Ferréol. Environ 200 personnes travaillent dans ce centre entre 1941 et 1944.
  • « Le Sirocco » au cap Matifou à l'est d'Alger a, quant à lui, un effectif de 400 personnes sous son commandement.
  • Enfin, un quatrième centre était prévu au Maroc, mais l'Opération Torch (Débarquement allié en Afrique du Nord) empêche sa création.

Jeunesse et Montagne (JM)

L'institution Jeunesse et Montagne (JM) est une organisation créée par l'armée de l'air en août 1940, après la défaite, afin de donner une formation à la jeunesse (notamment aux jeunes qui auraient voulu devenir aviateurs) alors que l'armée française est quasiment dissoute par les autorités allemandes. Jeunesse et Montagne est donc une organisation sœur des Chantiers de la jeunesse française. Elle est aussi l'ancêtre de l'actuelle Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA), qui est un centre de loisirs pour la jeunesse. L'objectif de l'institution est alors de conserver une activité aux cadres et aux engagés volontaires de l'armée de l'air. Les aviateurs doivent construire en montagne une vie calquée sur celle des sections d'éclaireurs skieurs. La gestion de l'organisation est confiée au capitaine Jacques Faure. Celui-ci fait appel, début septembre 1940, à trois jeunes sous-lieutenants d'aviation récemment démobilisés :

  • Alfred Testot-Ferry, en charge de la région du Beaufortain à l'Est d'Albertville.
  • Gustave Isnard, en charge d'une région allant du Dauphiné à l'Alpe d'Huez.
  • Henri Combier, qui prend la direction de la région allant de la Tarentaise au lieu-dit Courchevel.

Organisation administrative de Jeunesse et Montagne

De 1940 à 1942, Jeunesse et Montagne se structure en 5 groupements :

  • 3 dans les Alpes :

-Groupement Haute-Savoie, dont le siège se situe à Saint Pierre de Rumilly.

-Groupement Savoie, situé à Challes les Eaux.

-Groupement Dauphiné, basé à Saint Bonnet en Champsaur (Hautes-Alpes), puis à Gap (Hautes-Alpes).

  • 2 dans les Pyrénées :

-Groupement Vignemale, situé à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées).

-Groupement Comminges, situé à Luchon (Haute-Garonne).

Ces deux groupements pyrénéens sont dissous en mars 1943 sur ordre des autorités allemandes qui les soupçonnaient de favoriser des passages clandestins de la frontière espagnole et leurs effectifs sont répartis sur les groupements alpins.

À chaque groupement sont rattachés 2 ou 3 centres. Chaque centre comprend plusieurs groupes, subdivisés en 2 équipes. À la tête de l'équipe est placé un chef d'équipe avec un moniteur ou instructeur alpin. L'équipe compte 24 hommes ; elle est divisée en 2 patrouilles, dirigées chacune par un chef de patrouille.

Au total, plus de 12 000 jeunes passeront par Jeunesse et Montagne de 1940 à 1944. Leurs activités étaient :

  • utilitaires (coupe de bois, construction et réhabilitation de chalets, construction de refuges en altitude et de sentiers, aide aux travaux agricoles) ;
  • sportives (escalade, ski) ;
  • artistiques ;
  • industrielles (à partir de 1943, certaines équipes ont travaillé dans les Ateliers industriels de l'Air).

En mars 1943, Pierre Laval place l'organisation Jeunesse et Montagne sous la direction du commissaire général des Chantiers de la jeunesse française. En janvier 1944, les Allemands exigent la dissolution totale de Jeunesse et Montagne. Le 1er juin 1944, la BBC diffuse le message : « Coup d'envoi à 15 heures », signal du passage à la Résistance intérieure française de l'organisation.

Entry and conservation

Mode of entry

Versement en 2013.

Evaluation, sorting and elimination

Le fonds a fait l'objet d'un tri pour éliminer les relevés de droits trop abîmés et non identifiables.

Sources and references

Additional sources

Archives nationales - Pierrefitte-sur-Seine

AJ/39 /1-267 Chantiers de la jeunesse (1940-1950).

72 AJ /1257-1263 Chantiers de la jeunesse française (1940-1944).

F/17/16947 à 16950 Dossiers d'épuration du personnel des Chantiers de la jeunesse française.

20110001/1-210 Chantiers de jeunesse française, dossiers de carrière.

Archives départementales de l'Isère

21 J Archives du groupe des Chantiers de la Jeunesse (1941-1946).

Bibliography

EDMOND Paul, Images des Chantiers de la jeunesse française, Fontenay-sous-bois, éditions de l'orme rond, 1982, 139p.

PECOUT Christophe, Les chantiers de la jeunesse et la revitalisation physique et morale de la jeunesse française (1940-1944), Paris, L'Harmattan, 2007, 268p.

Site Internet : http://www.chantiers-de-jeunesse.org/

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