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Inventaire - Cotes :

Panorama sur 35 ans de collecte d'archives audiovisuelles aux Archives nationales

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Date
1908-2014
Importance matérielle
et support
 610 m.l.
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine - Fontainebleau
Conditions d'accès

Communicable selon les articles L.213-1 à L.213-7 du Code du patrimoine.

Description

Présentation du contenu

Le fonds des archives orales et audiovisuelles s’articule autour de 3 grands ensembles : les archives orales constituées par les Archives nationales, les archives audiovisuelles produites et collectées par les administrations publiques de l’Etat, les fonds privés conservés par l'institution.

  • Les archives orales constitué par les Archives nationales

Au sein de la section du XXe s. des Archives nationales, une cellule d'archives orales est créée dans les années 1980, par Chantal Tourtier-Bonazzi, dans le but de collecter des témoignages relatifs à la Seconde Guerre mondiale, ou provenant de grands acteurs de la vie politique et culturelle de l'après-guerre, mais aussi afin de gérer la conservation, la communication et la valorisation culturelle de ces supports spécifiques qui commençaient à entrer dans les collections publiques. Cette création s'inscrit dans un contexte national scientifique où les archives orales sont autant un moyen de pérenniser une mémoire patrimoniale et historique, comme dans le cadre des enquêtes orales effectuées par les Archives nationales, que de créer a posteriori des fonds d'archives institutionnelles qui complètent utilement d'autres ensembles d'archives déjà conservées. Les attributions de la cellule d'archives orales ont été par la suite étendues à l'audiovisuel. Son fonctionnement a progressivement cessé vers 2009. La plupart des enregistrements sont des témoignages sur la Seconde Guerre mondiale et s’appuient sur le recueil d'entretiens auprès d’anciens déportés, de résistants, de citoyens et de hauts fonctionnaires. En moindre proportion, d’autres témoignages abordent la vie politique et culturelle française des IVe et Ve République.

  • Les archives audiovisuelles produites et les archives orales collectées par les administrations publiques de l’Etat.

Il faut distinguer dans cet ensemble, les archives dont l’Etat est son propre producteur de celles que les administrations ont collectées dans le cadre de leurs activités. Cette différence donne une très grande diversité aux réalisations qui sont versées aux Archives nationales. Les fonds sont issus des ministères et autres organismes centraux de l’Etat, d'opérateurs publics, d'associations loi de 1901 ayant une mission de service public, etc. Pratiquement dès les débuts du cinéma, l'administration utilise cette invention, comme la Cinémathèque du ministère de l'Agriculture, pour illustrer, documenter mais aussi promouvoir sa politique sur tout le territoire. Les services du Premier Ministre ont recours à l'enregistrement audio puis audiovisuel dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale afin de diffuser et aussi de conserver le témoignage de ses actions interministérielles. Les ministères de la Culture et de l'Education nationale ont vu dans l'audiovisuel un prolongement évident à leurs activités, dont les missions intègres complètement tournages et enregistrements. D'autres ministères, comme les Affaires sociales, la Santé, l'Intérieur ou l'Ecologie ont développé une importante production consacrée à l'information et à la communication. D'un service à l'autre, les archives audiovisuelles forment un ensemble de films techniques, de documentaires, de films de communication, de publicité dont les maîtres mots sont l'information, l'éducation, la prévention, la sensibilisation et la valorisation de l'action publique à destination du grand public, mais aussi des associations, des élus et des professionnels.

  • Les archives audiovisuelles d'origine privée occupent également une part importante. L'entrée de fonds "papier" dans les collections des Archives nationales est souvent l'occasion d'y réunir la production audiovisuelle, dont elle est le complément, comme pour l'association AIDES. D'autres fonds sont venus compléter des archives déjà conservées permettant ainsi d'en constituer un prolongement, comme les archives de Pierre Laroque dont le rôle comme fondateur de la Sécurité sociale est largement soulignés par les archives orales produites par le Comité d'histoire de la Sécurité sociale.

Mode de classement

Le fonds des archives orales et audiovisuelles conservées aux Archives nationales commence à se constituer à partir de 1977. Les premiers versements, en provenance des ministères, sont accueillis sur le site des Archives nationales à Fontainebleau, appelé alors Cité des Archives. Au départ sur supports analogiques, les archives sonores et audiovisuelles sont devenues nativement numériques à partir de 2006 pour certains versements. Dans les années 1980, cette collecte était doublée par l’activité de la cellule d’archives orales de la section du XXe s. des Archives nationales à Paris et ce jusqu’en 2009.

Les archives sonores et audiovisuelles entrées sur le site de Fontainebleau ont été conservées par regroupement autour des grands producteurs d'archives de l'Etat et avec une numérotation en continue selon la normalisation du référencement des archives contemporaines. La spécificité de ces archives vient de leur production sur des supports très divers qui sont bien souvent hautement fragiles qui nécessitent pour leur exploitationdes matériels de lecture eux-mêmes soumis à une obsolescence technique très rapide. Cette course en avant contre le temps aboutit à la décision de tranférer leur contenu vers des supports plus pérennes. Pour accompagner ces campagnes successives de transferts de support, les Archives nationales ont mis en place des procédures de traitement et de traçabilité qui garantissent l'intégrité et l'authenticité des fonds depuis leur entrée dans les locaux de conservation.

Sur le site parisien, la cellule des archives orales inscrit son action dans une politique archivistique propre, matérialisée par la création de la série AV au sein du cadre de classement traditionnel des Archives nationales. Treize sous-séries la composent, correspondant à treize typologies de supports sonores et audiovisuels. Dans chacune des sous-séries, les différentes archives sont ensuite numérotées depuis le numéro 1 pour le premier support jusqu'à l'infini. Les contraintes de transferts de supports au fur et à mesure de leur obsolescence concernent aussi les archives audiovisuelles parisiennes, un même ensemble d'archives peut avoir une cotation dans plusieurs sous-séries de AV en fonction des supports sur lesquels ils sont enregistrés puis transférés.

La création d’un département spécialisé dans l'archivage électronique et le traitement des fonds audiovisuels et électroniques en 2012, aboutit à une nouvelle répartition de tous les fonds des Archives nationales entre trois sites avec l'ouverture de Pierrefitte-sur-Seine en janvier 2013. Dès 2008, les entrées au sein de la série AV sont closes et toute nouvelle entrée reçoit un numéro de versement.

Les Archives nationales ont dorénavant commencé à numériser les fonds audiovisuels analogiques.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

Accès et utilisation

Localisation physique

Pierrefitte-sur-Seine - Fontainebleau

Conditions d'accès

Communicable selon les articles L.213-1 à L.213-7 du Code du patrimoine.

Conditions d'utilisation

Le Code de la Propriété Intellectuelle protège les œuvres contenues dans ce fonds d'archives. Les œuvres sont la propriété exclusive de leur auteur ou ayant droit. Toute utilisation ou modification d'un contenu protégé doit faire l'objet d'une autorisation du titulaire des droits, auteurs ou ayants droit, y compris si l'utilisation ou la modification est réalisée sans but lucratif (CPI, notamment ces articles L. 111-1, L. 121-1 et suivants, L. 122-1 et suivants).

Les archives, en dehors d'un usage strictement privé, sont également soumises à une autorisation de réutilisation des données publiques pour laquelle les Archives nationales doivent être saisies :

http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/fr/web/guest/reutilisation-des-donnees-publiques .

Entrée et conservation

Modalité d'entrée

Versements pour les archives publiques, dons ou dépôts pour les archives privées.

Salle de lecture de Pierrefitte-sur-Seine

 

Les 27 et 28 juillet, 3 et 4 août, il ne sera pas possible d'obtenir la communication ou de faire la réservation d'archives des ministères de l'Éducation, de la Jeunesse & des Sports, des Affaires sociales et des Beaux-Arts.

Jusqu'au 1er septembre, la communication et la réservation des archives des ministères de l'Intérieur, de la Justice, de l'Outre-Mer et de la Coopération, ainsi que des ministères de l'Éducation, de la Jeunesse & des Sports, des Affaires sociales et des Beaux-Arts (notamment les dossiers des musées nationaux), seront interrompues à partir de 12h.

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