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Finding aid - Reference codes:

Fonds Henri-Paul Eydoux (1873-1989)

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Reference codes
546AP/1-546AP/14
Date
1873-1989
Name of creator
Eydoux, Henri-Paul (1907-1986)
Material importance
and support
1,52 ml (14 cartons)
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

Communication libre sous réserve du règlement de la salle de lecture.

Conditions of use

Reproduction sur autorisation.

Description

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Né à Tarbes, dans une famille originaire du Languedoc, Henri-Paul Eydoux était fils d'un ingénieur des Ponts-et-Chaussées qui, après avoir enseigné à l'École centrale, termina sa carrière en tant que directeur des études de l'École polytechnique.

C'est à Toulouse, où des vacances familiales le ramènent chaque année, qu'il dit avoir découvert, en explorant les murs alors abandonnés du couvent des Jacobins, l'archéologie qui, en Afrique du Nord, devait tenir une grande place dans sa vie.

En 1920, son père ayant été nommé à Paris, Eydoux entre au collège Stanislas. Après avoir songé un temps à préparer les Beaux-arts, il intègre l'école des Sciences politiques en 1925, mais dès l'année suivante, appelé par le goût de l'aventure, devient envoyé spécial d'un grand journal parisien à Beyrouth. Il y apprend à connaitre l'Orient méditerranéen, si proche du Maghreb, et les fabuleux châteaux du Moyen-âge libanais.

De 1928 à 1932, Eydoux tient une chronique régulière dans la Dépêche coloniale, écrit dans nombre d'autres journaux sous le pseudonyme de Jean Bigorre qui rappelle ses origines familiales et, surtout, lors de multiples voyages, approfondit sa connaissance du Sahara et de l'Afrique du Nord. En 1931, après une interruption d'un an consacrée au service militaire qu'il effectue en qualité d'officier de réserve, il collabore à la préparation de l'Exposition coloniale, et l'année suivante, il publie son premier ouvrage, un petit livre sur l'explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, préfacé par le maréchal Lyautey.

Entré en 1933 à l'Office du gouvernement général de l'Algérie, il se marie l'année suivante avec Élisabeth, née Nissen, et devient adjoint au chef de service de l'Office algérien d'action économique et touristique (l'O.F.A.L.A.C.) dont le directeur, Gabriel Audisio, sera plus tard son parrain à la Société des Gens de Lettres. C'est à cette époque également, qu'à l'occasion d'une exposition saharienne organisée avec Joseph Lhote au Musée de l'Homme, il fait la rencontre, plus tard décisive, de Paul Rivet et de Jacques Soustelle.

Mobilisé en 1939, Henri-Paul Eydoux est fait prisonnier et, de 1940 à 1941 participe à l'O.F.A.L.A.C. à la création d'une « Université libre » où il donne plusieurs conférences. Libéré en 1941, il gagne Vichy, entre en rapport avec les milieux de la Résistance, publie un ouvrage sur le Sahara et, en juillet 1943 après avoir franchi les Pyrénées et traversé l'Espagne, retrouve Jacques Soustelle à Alger où il est nommé chef du Bureau central de renseignement et d'action (B.C.R.A.), chargé notamment de l'accueil et de l'administration destinés à assurer la continuité entre les structures démantelées de Vichy et les institutions issues de la Résistance.

Rendu à la vie civile, Henri-Paul Eydoux est muté à la Direction des Renseignements généraux et aussitôt envoyé en Allemagne occupée où il met sur pied le service des récupérations des œuvres d'art enlevées par les nazis. Ce fut pour lui l'occasion de restituer à la France la couronne de Saint-Louis, aujourd'hui au Louvre, et de découvrir l'art cistercien à partir des abbayes allemandes de la filiation de Morimond.

Nommé à la Police de l'air et des frontières, il fut rappelé par Jacques Soustelle, nouveau gouverneur général de l'Algérie (1955-1956), en qualité de conseiller technique.

Revenu en France jusqu'en 1959, il retourne en Algérie, toujours auprès de Soustelle, mais au titre du Ministère du Sahara, chargé de la mise en place des nouveaux départements du sud-algérien. En 1960, Eydoux effectue une dernière mission au Zaïre, interrompue le 17 janvier 1961 par la mort du Premier Ministre du Congo indépendant, Patrice Émery Lumumba.

Dans le domaine de l'archéologie, Eydoux se tourne vers la Gaule, à qui il consacre plusieurs ouvrages entre 1958 et 1962 avant de s'orienter vers l'archéologie française en général.

Sa dernière mission au Zaïre en 1960, fut interrompue par la mort du président Patrice Lumumba. Désormais, admis à la retraite, Henri-Paul Eydoux pouvait consacrer les vingt-cinq dernières années de sa vie à l'étude des monuments méconnus de la France qui fit l'objet de six volumes publiés de 1975 à 1983. Il meurt le 7 mai 1986.

Entry and conservation

Mode of entry

Dons en 1992 et en 2011.

Conservation history

Les premiers cartons de papiers de Henri-Paul Eydoux qui sont arrivés par don aux Archives nationales ne représentent pas l'ensemble des archives permettant de retracer son existence et son œuvre. Ses notes archéologiques ont été réparties entre la Société française d'archéologie, dont il fut l'un des principaux animateurs, et l'Ordre Cistercien dont il étudia passionnément l'architecture. Ses notes africaines reliées, si on excepte un carton des copies de textes et de coupures de presse sur le Sahara (546 AP 11), ont été déposées au Musée National des Arts africains de la Porte de Vincenne. (aujourd'hui à la médiathèque du quai Branly)

Si nous exceptons les dossiers documentaires et les coupures de presse, réalisés par Henri-Paul ou a posteriori par son épouse Élisabeth, la première partie du fonds conservée au Archives nationales concerne ses séjours en Algérie et sa carrière, la seconde partie du fonds, versée en 2010, conserve ses publications dans le domaine historique et archéologique. Les articles et ouvrages rédigés, dactylographiés et manuscrits, sont souvent mélangés avec des photographies et des notes personnelles.

Sources and references

Other finding aids

Archives nationales, Paris :

Fonds René Mayer : 363 AP.

Société des Gens de Lettres (S.G.D.L.) : 454 AP.

Archives nationales, Fontainebleau :

Ministère de l'Intérieur, Direction Générale de la Police Nationale, section documentation. Mouvements et acteurs de la Guerre d'Algérie (Jacques Soustelle), 1936-1987 : n° de versement 20030515/1.

Archives nationales d'Outre-Mer :

Ministère des Affaires algériennes (et des services le précédant) : FR ANOM 81 F

(non accessible, non classé).

Service de coordination des informations nord-africaines (S.C.I.N.A.) : FR ANOM 84 F 1-44. Ministère du Sahara, services du ministère vers 1956 - 1961 et organisation commune des régions sahariennes (O.C.R.S.) vers 1957 - 1961 : Non classés.

Cabinet civil du gouverneur général : sous-série provisoire FR ANOM GGA 11 CAB.

Cabinet militaire du même Soustelle : FR ANOM GGA 3 R 286 - 314.

Bibliography

  • Soustelle (Jacques) et alii, Hommage à Henri-Paul Eydoux, s. d., 160 p.
  • Eydoux (Henri-Paul), Savorgnan de Brazza, Larousse, Paris, 1932.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Exploration du Sahara, Gallimard, Paris 1938.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Homme et le Sahara, ibid., 1943.
  • Eydoux (Henri-Paul), Das Cisterzienkloster Bebenhausen, Tubingen, 1950.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Architecture des églises cisterciennes d'Allemagne, P.U.F., Paris, 1952.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Église abbatiale de Morimond, Rome 1958.
  • Eydoux (Henri-Paul), Monuments et trésors de la Gaule, Plon Paris, 1958.
  • Eydoux (Henri-Paul), Cités mortes et lieux maudits de France, ibid., 1958.
  • Eydoux (Henri-Paul), Lumières sur la Gaule, ibid., 1960.
  • Eydoux (Henri-Paul), Hommes et dieux de la Gaule, ibid., 1961.
  • Eydoux (Henri-Paul), Résurrection de la Gaule, ibid., 1961.
  • Eydoux (Henri-Paul), La France antique, ibid. 1962.
  • Eydoux (Henri-Paul), Révélations de l'archéologie, Gauthier-Languereau, Paris, 1963.
  • Eydoux (Henri-Paul), Réalités et énigmes de l'archéologie, Plon, 1964.
  • Eydoux (Henri-Paul), Les Grandes Dames de l'archéologie, ibid., 1964.
  • Eydoux (Henri-Paul), Les Terrassiers de l'histoire, ibid., 1966.
  • Eydoux (Henri-Paul), À la découverte des mondes perdus, Larousse, 1967.
  • Eydoux (Henri-Paul), Châteaux fantastiques, 5 vol., Flammarion, Paris, 1969-1974.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Archéologie, résurrection du passé, Librairie académique Perrin, Paris, 1970.
  • Eydoux (Henri-Paul), Grandes Découvertes archéologiques en Gaule, ibid., 1971.
  • Eydoux (Henri-Paul), Saint Louis et son temps, Larousse 1971.
  • Eydoux (Henri-Paul), Les Grandes Heures du Languedoc, Librairie académique Perrin, 1973.
  • Eydoux (Henri-Paul), Monuments curieux et sites étranges, ibid., 1974, Monuments méconnus, 6 vol., ibid., 1975-1983.
  • Eydoux (Henri-Paul), Les Châteaux du Soleil, forteresses et guerres des croisés, ibid., 1982.
  • Eydoux (Henri-Paul), L'Archéologie, histoire des découvertes, Larousse, 1985.

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