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Fonds Pierre Mendès France

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Reference codes
115AJ/1-115AJ/817
Date
1881-2016
Name of creator
Mendès France, Pierre (1907-1982)
Material importance
and support
817 articles (100 m.l.)
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

Selon les termes de l'article 5 de la convention de dépôt du 19 mars 2014, toute demande de communication est soumise à l'autorisation écrite préalable du déposant.

Conditions of use
  • Conditions générales

Selon les termes de l'article 5 de la convention de dépôt du 19 mars 2014, toute demande de communication est soumise à l'autorisation écrite préalable du déposant.

  • Conditions spécifiques d’utilisation pour les archives sonores et audiovisuelles

Le Code de la propriété intellectuelle protège les œuvres de ce type contenues dans ce fonds d'archives. Les œuvres sont la propriété exclusive de leur auteur ou ayant droit. Toute utilisation ou modification d'un contenu protégé doit faire l'objet d'une autorisation du titulaire des droits, auteurs ou ayants droit, y compris si l'utilisation ou la modification est réalisée sans but lucratif (CPI, notamment ces articles L. 111-1, L. 121-1 et suivants, L. 122-1 et suivants).Ces archives, sauf usage strictement privé, sont également soumises à une autorisation de réutilisation des données publiques pour laquelle les Archives nationales doivent être saisies [cfr. formulaire en ligne : http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/fr/web/guest/reutilisation-des-donnees-publiques ].

Description

Presentation of content

1.Intérêt du fonds pour la recherche

Les intérêts de ce fonds sont multiples, riches et variés. Les archives Pierre Mendès France sont tout d'abord essentielles pour la connaissance de la vie politique française des années 1930 à 1981 et même, dans une moindre mesure, de celle de la IIIe République. Le fonds est très riche en ce qui concerne la IVe République et son fonctionnement, notamment celui du Gouvernement. Pierre Mendès France, président du Conseil, s'était entouré de collaborateurs de talent, dont on trouve de nombreuses preuves d'activité dans ce fonds, révélant un pan important des coulisses de la vie d'un cabinet ministériel sous la IVe République. On distingue en particulier les « papiers Gabriel Ardant », inspecteur des Finances, conseiller et ami de Pierre Mendès France.

Mendès France était un radical, membre d'un parti qui fut le pivot de la vie politique des IIIe et IVe Républiques. De très nombreux documents illustrent le rôle et le fonctionnement interne de ce parti et le chercheur peut difficilement étudier le radicalisme, notamment sous la IVe République, sans le consulter.

Mendès France fut l'artisan de la fin de la guerre d'Indochine. Nombreuses sont les archives relatives aux négociations préalables aux Accords de Genève et à la situation en Indochine coloniale. Après ces accords, il aborda le douloureux problème de l'Algérie et de sa situation, non seulement en qualité de président du Conseil, mais encore bien des années plus tard, tant ce problème lui tenait à cœur. De nombreux cartons se rapportent à cet épisode délicat de l'histoire de France et souvent d'une manière très détaillée. Toujours au Maghreb, il mena à bien la décolonisation de la Tunisie, conservant des liens avec la Tunisie jusqu'à son décès. Le fonds 115AJ permet de mieux appréhender ce moment ultime de la colonisation dans cette région.

Mendès France ne fut député de la Ve République que quelques mois, mais la correspondance, massivement présente dans ce fonds, et surtout les demandes d'interventions émanant de particuliers éclairent d'un jour nouveau les conditions de vie des Français juste avant Mai 1968, assez éloignées d'une vision idyllique des Trente Glorieuses.

Il fut aussi un des hommes politiques les plus influents de la Gauche française. Certains de ses collaborateurs devinrent ses amis et l'on trouve une preuve de ces liens privilégiés dans la correspondance.

Occupant l'avant-dernière partie du fonds, le fonds d'archives sonores et audiovisuelles de Pierre Mendès France, composé de films de 16 et 35 mm, de cassettes audio (U-Matic, VHS, VCR, Betacam), de bandes audio magnétiques, de cassettes audio, de mini-cassettes audio et de disques vinyls, est d'une très grande richesse. Il a fait l'objet de plusieurs inventaires dressés par l'Institut Pierre-Mendès-France et par la famille, dont la teneur a été prise en compte dans le présent instrument de recherche. Dans une note datant du 15 septembre 2003, Erik Langlinay, attaché scientifique de l'Institut Pierre-Mendès-France, décrivait ainsi ces sources : « Les fonds concernant Pierre Mendès France sont de deux ordres : il s'agit de documents sonores conservés sous formes variés (disques vinyls, bandes magnétiques, cassettes) et de documents audiovisuels. Le fonds sonore est le plus riche et celui qui contient le plus de documents inédits. Les documents audiovisuels présentent aussi une grande variété de supports (films 16 et 35 mm, cassettes). »

Le fonds sonore ici décrit regroupe deux ensembles : d'une part, des documents collectés par Pierre Mendès France (discours, débats, déclarations), en notant que les transcriptions de ces enregistrements, dupliqués sur cassettes audio à l'Institut, sont souvent présentes dans les archives papier de ce fonds [voir 115AJ/63-115AJ/211] ; d'autre part, des documents sonores de l'Institut Pierre-Mendès-France (interviews, entretiens, conférences dédiées à Pierre Mendès France). De même, le fonds audiovisuel se compose de deux ensembles analogues : d'une part, des documents collectés par Pierre Mendès France (films sur les années 1953-1970, cassettes d'émissions diffusées à la télévision) ; d'autre part, des documents audiovisuels de l'Institut Pierre-Mendès-France (films de 16 et 35 mm, enregistrements vidéos sur cassettes VHS, U-matic, Betacam et VCR). Enfin, l'ensemble est enrichi des archives de Michel Mendès France, constituées d'une collection de cassettes vidéos Betacam (et sa collection de doubles en cassettes VHS).

2.Principes de classement

Au moment de son transfert aux Archives nationales, en 2013, le fonds était déjà en grande partie classé, du fait de l'implication de Pierre Mendès France lui-même, de Richard Dartigues, de Georges Bourdat et de nombreuses mains au sein de l'Institut Pierre-Mendès-France [IPMF]. Toutefois, l'objectif d'appliquer à ce fonds exceptionnel les principes archivistiques et réglementaires de classement et de description en vigueur a amené à reprendre le répertoire numérique détaillé en son entier, en revenant à la source. Il aurait été dommageable pour le chercheur de perdre les nombreuses informations, à caractère plus documentaire, qui avaient fait l'objet de relevés systématiques dans les inventaires extrêmement détaillés remis avec le fonds lors de son transfert ; aussi, ont-elles été reportées vers un riche index nominum, en fin d'instrument de recherche, plus attendu dans les répertoires numériques détaillés en usage dans les services d'archives publics.

Le classement a répondu à une présentation chrono-thématique. Ce fonds est essentiellement constitué de documents postérieurs à la présidence du Conseil de Pierre Mendès France ; aussi une courte première partie est-elle consacrée à tous les documents antérieurs à 1954. La partie suivante, intitulée « L'homme d’État » contient les documents issus de son activité de président du Conseil (1954-1955), puis de ministre du Gouvernement Mollet (1956). La partie suivante, intitulée « L'homme politique », aborde son activité au sein du Parti radical puis en tant que député de l'Isère. Pierre Mendès France ne connut que de courtes périodes de pouvoir effectif, mais fut incontestablement un homme d'influence : une partie complète aborde donc cet aspect au travers des documents ayant trait à ses activités d'écrivain, d'orateur, de journaliste, d'homme de réseau sachant s'entourer de nombreux collaborateurs, mais aussi de grand voyageur, en France ou à l'étranger. Au sein de ces ensembles, lorsque les inventaires transmis aux Archives nationales, avec le fonds lui-même en 2013, identifiaient des sous-fonds constitués, sous l'intitulé de « Papiers de », ces rapprochements documentaires ont été maintenus dans le reclassement définitif final, en application du principe du respect des fonds.

La correspondance occupe une grande place, proportionnellement, dans ce fonds. Une partie lui est donc entièrement consacrée, où elle se répartit entre lettres classées par ordre alphabétique et lettres classées par ordre chronologique, suivant en cela la structuration qui préexistait au transfert du fonds aux Archives nationales.

Mendès France, tout au long de sa carrière et de sa vie, a demandé qu'on lui constituât des revues de presse, tantôt le concernant personnellement, tantôt susceptibles de l'aider dans ses activités successives. Ces revues de presse font l'objet, pour l'essentiel, d'un classement chronologique, lui aussi préalable à l'entrée du fonds sur le site de Pierrefitte-sur-Seine des Archives nationales.

Le fonds Mendès France n'est pas demeuré clos au sein de l'IPMF, même après le décès de Pierre Mendès France. Aussi, a-t-il été nécessaire de réserver une des dernières parties aux documents entrés par voie extraordinaire (dons), dont la provenance était clairement distincte.

Enfin, les documents audiovisuels et les anciens inventaires, élaborés sous l'égide de l'IPMF, dont la consultation peut s'avérer toujours utiles au chercheur, font l'objet des deux dernières parties. Les archives sonores et audiovisuelles ont été isolées du reste de l'instrument de recherche, pour faciliter leur regroupement dans des magasins de conservation spécialisés. Les articles 115AJ/651 à 115AJ/686/2 regroupent l'ensemble des archives audiovisuelles directement en relation avec le fonds papier, en particulier les articles mentionnant les transcriptions des enregistrements sonores et audiovisuels de ce fonds. Les articles 115AJ/687 à 115AJ/787 présentent les autres parties du fonds d'archives audiovisuelles : de /687 à /734, les archives liées à la vie politique de Pierre Mendès France ; de /735 à /786 (« Autour de Pierre Mendès France »), des portraits, entretiens et documentaires sur Pierre Mendès France (portraits et entretiens de son vivant, puis conférences, colloques, commémorations, émissions et interviews en rapport avec lui) ; enfin, sous l'article 115AJ/787, des témoignages des relations de Pierre Mendès France et de François Mitterrand. L'article 115AJ/788 regroupe les documents sans élément d'identification. Les cotes anciennement attribuées par l'Institut Pierre-Mendès-France ont été reportées entre crochets dans la description du contenu de chaque article.

3.Plan de classement

115AJ/1-4 AVANT LA PRÉSIDENCE DU CONSEIL (1924-1949)

115AJ/5-62 L'HOMME D’ÉTAT (1954-1956)

115AJ/5-61 Président du Conseil en 1954-1955 (1881-1974)

  • 115AJ/5-19 Affaires nationales (1946-1963, 1984)
  • 115AJ/20 Affaires coloniales (1951-1956)
  • 115AJ/21-26 Affaires européennes (1948-1962, 1969, 1974)
  • 115AJ/27-61 La décolonisation (1881-1971)

115AJ/62 Ministre du Gouvernement de Guy Mollet en 1956 (1955-1962, 1987)

115AJ/63-104 L'HOMME POLITIQUE (1955-1973)

115AJ/63-73 Le radical (1955-1958)

115AJ/74-104 Député de l’Isère du 3 avril 1967 au 30 mai 1968 (1966-1973)

115AJ/105-211 L'HOMME D’INFLUENCE (1931-1997)

115AJ/105-109 L’homme de plume (1953-1987)

115AJ/110-119 L’homme de parole (1932-1983)

115AJ/120-126 Le journaliste (1959-1974, 1981)

115AJ/127-204 Pierre Mendès France et ses collaborateurs (1931-1997)

  • 115AJ/127-169 Papiers Gabriel Ardant (1931-1980)
  • 115AJ/170-179 Papiers Georges Bourdat (1951-1972)
  • 115AJ/180 Papiers Alain Gourdon (1947-1981)
  • 115AJ/181-187 Papiers Jacques Legré (1953-1997)
  • 115AJ/188-191 Papiers Paul Martinet (1954-1973)
  • 115AJ/192-196 Papiers Harris Puisais (1955-1981)
  • 115AJ/197 Papiers Nicole Rodrigues (1955-1983)
  • 115AJ/198-199 Papiers Georges Scali (1955-1984)
  • 115AJ/200-204 Papiers Pierre Soudet (1953-1957)

115AJ/205-211 Le voyageur, l'international (1955-1981)

115AJ/212-435 CORRESPONDANCE ACTIVE ET PASSIVE (1934-1993)

115AJ/212-387 Lettres classées par ordre alphabétique des correspondants (1934-1993)

115AJ/388-433 Minutes de lettres classées par ordre chronologique (1961-1982)

115AJ/434-435 Lettres échangées avec les ambassades de pays étrangers à Paris (1968-1982)

115AJ/436-633 REVUES DE PRESSE (1929-1997)

115AJ/436-479 Revues de presse concernant Pierre Mendès France classées chronologiquement (1929-1997)

115AJ/480-628 Revues de presse à l'usage de Pierre Mendès France classées chronologiquement (1944-1982)

115AJ/629-633 Revues de presse thématiques (1952-1982)

115AJ/634-650 OUVRAGES IMPRIMÉS (1928-2016)

115 AJ/634-644 Écrits publiés de Pierre Mendès France (1928-2007)

115 AJ/645-650 Ouvrages sur Pierre Mendès France (1982-2016)

115AJ/651-788 ARCHIVES SONORES ET AUDIOVISUELLES (1934-2015)

115 AJ/651-686/2 Archives audiovisuelles directement en lien avec le fonds papier (1934-2006)

115 AJ/687-787 Autres parties du fonds d'archives audiovisuelles (1934-2006)

115 AJ/788 Documents audiovisuels non identifiables (1954-2015)

115AJ/789-817 LA RECHERCHE AUTOUR DE PIERRE MENDÈS FRANCE (1956-2013)

115AJ/789-790 Lecteurs et chercheurs spécialisés de l’Institut Pierre-Mendès-France (1974-2013 et s. d.)

115AJ/791-793 Classement des archives de Pierre Mendès France (2004-2005 et s. d.)

115AJ/794 Classement des archives de collaborateurs de Pierre Mendès France (s. d.)

115AJ/795-814 Travaux universitaires sur Pierre Mendès France, classés chronologiquement (1959-2008 et s. d.)

115AJ/815-817 Supports de cours et publications sur Pierre Mendès France (1956-2005 et s. d.)

Consulter les documents annexes ci-dessous :
Index général des noms de personnes et de lieux
Table de correspondance des cotes en usage à l'IPMF jusqu'en 2014

Classification method

Au moment de son transfert aux Archives nationales, en 2013, le fonds était déjà en grande partie classé, du fait de l'implication de nombreuses mains au sein de l'Institut Pierre-Mendès-France [IPMF]. Toutefois, l'objectif d'appliquer à ce fonds exceptionnel les principes archivistiques et réglementaires de classement et de description en vigueur a amené à reprendre le répertoire numérique détaillé en son entier, en revenant à la source. Il aurait été dommageable pour le chercheur de perdre les nombreuses informations, à caractère plus documentaire, qui avaient fait l'objet de relevés systématiques dans les inventaires extrêmement détaillés remis avec le fonds lors de son transfert ; aussi, ont-elles été reportées vers un riche index nominum, en fin d'instrument de recherche [et ici, dans sa version électronique, en annexe à télécharger], plus attendu dans les répertoires numériques détaillés en usage dans les services d'archives publics.

Le classement a répondu à une présentation chrono-thématique. Ce fonds est essentiellement constitué de documents postérieurs à la présidence du Conseil de Pierre Mendès France ; aussi une courte première partie est-elle consacrée à tous les documents antérieurs à 1954. La partie suivante, intitulée « L'homme d’État » contient les documents issus de son activité de président du Conseil (1954-1955), puis de ministre du Gouvernement Mollet (1956). La partie suivante, intitulée « L'homme politique », aborde son activité au sein du Parti radical puis en tant que député de l'Isère. Pierre Mendès France ne connut que de courtes périodes de pouvoir effectif, mais fut incontestablement un homme d'influence : une partie complète aborde donc cet aspect au travers des documents ayant trait à ses activités d'écrivain, d'orateur, de journaliste, d'homme de réseau sachant s'entourer de nombreux collaborateurs, mais aussi de grand voyageur, en France ou à l'étranger. Au sein de ces ensembles, lorsque les inventaires transmis aux Archives nationales, avec le fonds lui-même en 2013, identifiaient des sous-fonds constitués, sous l'intitulé de « Papiers de », ces rapprochements documentaires ont été maintenus dans le reclassement définitif final, en application du principe du respect des fonds.

La correspondance occupe une grande place, proportionnellement, dans ce fonds. Une partie lui est donc entièrement consacrée, où elle se répartit entre lettres classées par ordre alphabétique et lettres classées par ordre chronologique, suivant en cela la structuration qui préexistait au transfert du fonds aux Archives nationales.

Mendès France, tout au long de sa carrière et de sa vie, a demandé qu'on lui constituât des revues de presse, tantôt le concernant personnellement, tantôt susceptibles de l'aider dans ses activités successives. Ces revues de presse font l'objet, pour l'essentiel, d'un classement chronologique, lui aussi préalable à l'entrée du fonds sur le site de Pierrefitte-sur-Seine des Archives nationales.

Le fonds Mendès France n'est pas demeuré clos au sein de l'IPMF, même après le décès de Pierre Mendès France. Aussi, a-t-il été nécessaire de réserver une des dernières parties aux documents entrés par voie extraordinaire (dons), dont la provenance était clairement distincte.

Enfin, les documents audiovisuels et les anciens inventaires, élaborés sous l'égide de l'IPMF, dont la consultation peut s'avérer toujours utiles au chercheur, font l'objet des deux dernières parties.

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales de France

Creator history

Né le 11 janvier 1907 à Paris, Pierre Mendès France commença par fréquenter l'école communale, puis l'École Turgot, rue Turbigo, avant de devenir étudiant à la faculté de droit de Paris. En 1926, sa licence terminée, il s'inscrit au barreau de Paris où il sera, pendant trois ans, secrétaire de l'avocat Georges Bonnet (1899-1973), député de Dordogne, ancien ministre du Budget du Gouvernement Painlevé III (1925), puis ministre des Pensions du Gouvernement Herriot II (1926). Georges Bonnet sera le témoin lors du mariage de Pierre Mendès France avec Lily Cicurel, à Louviers en 1933. Mendès France est le plus jeune avocat de France, comme il sera, en 1928, le plus jeune docteur en droit. Sa thèse sur le Redressement financier français montre son goût pour les problèmes économiques : elle renferme une critique détaillée de la politique financière de Poincaré, en particulier des mesures à l'aide desquelles la stabilisation avait été opérée. Pour lui, cet équilibre est dû surtout aux sacrifices consentis par les classes les plus défavorisées.

Tout en travaillant au Palais et en terminant ses études - à la même époque, il sort troisième de l'École libre des sciences politiques -, Mendès France s'est déjà engagé dans la politique et milite activement.

Après avoir animé la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste [LAURS] qui, à l'époque du Cartel des gauches, s'opposa en Sorbonne aux étudiants de l'Action française, il adhère au Parti radical dès 1924 où il fait partie des « Jeunes Turcs », sous l'égide de leur aîné, Édouard Daladier. C'est ce groupe, posant des conditions rigoureuses à la participation des radicaux au pouvoir, qui obligea, en 1928, Édouard Herriot à quitter le Gouvernement Poincaré.

Pierre Mendès France allait souvent en province tenir des réunions et entra ainsi, un peu par hasard, en relations avec les membres du Parti radical du département de l'Eure. Ces derniers, après leur échec électoral de 1928, préparaient leur revanche et lui proposèrent d'être leur candidat aux élections suivantes.

Comme le Gouvernement venait de rétablir le tribunal de Louviers supprimé quelques années plus tôt et que le barreau de la ville ne comptait qu'un seul membre, Mendès France accepta tout à la fois, dès 1929, de s'installer à Louviers, d'y ouvrir un cabinet d'avocat et d'y préparer les élections législatives de 1932.

Ses activités politiques, son métier d'avocat, ne l'empêchent pas de poursuivre des études économiques. Il publie en 1930 un ouvrage sur la Banque des règlements internationaux, où il analyse la politique américaine, et en 1931 Le Mouvement des cartels et la crise, où il évoque l'action des trusts. Il collabore également aux Cahiers bleus de Georges Valois.

Le 1er mai 1932, Alexandre Duval, député sortant conservateur, arrive en tête du premier tour des élections législatives. Mais au second tour, Mendès France est élu par 6 347 voix sur 12 652 votants contre 6 108 à son concurrent : il est le plus jeune député de France.

À la Chambre, il fait partie de la commission des Douanes - dont il deviendra vice-président en 1934 et président en 1936 -, puis de la commission des Mines et de la Force motrice et de la commission du Commerce et de l'Industrie. Il déposa diverses propositions de loi sur la protection de l'épargne, la répression des fraudes fiscales, la fiscalité des sociétés, la réforme des finances locales et de nombreux rapports et avis au nom de la commission des Douanes. Il intervint souvent sur les problèmes économiques, en particulier sur l'organisation du marché du blé, de la viande et du lait, ainsi qu'en matière de baux ruraux.

Mais son discours le plus marquant est celui du 27 juin 1934, dans le débat sur le projet de loi portant réforme fiscale, présenté par Germain Martin, ministre des Finances. Il critique sévèrement l'augmentation des impôts indirects, antidémocratiques selon lui, et celle des patentes. Il reproche à ce texte de proposer une péréquation à la charge des petits contribuables, de ne pas élargir l'assiette de l'impôt sur le revenu et de ne pas créer la carte d'identité fiscale, seule mesure empêchant d'après lui la fraude des gros contribuables.

Devenu le spécialiste économique et financier du Parti radical, il se fait remarquer au congrès du parti de 1933 par un brillant rapport financier où, tout en ménageant l'orthodoxie radicale plutôt déflationniste, il suggère pour la relance des affaires de ne pas « s'effrayer par trop d'un déficit budgétaire ». Secrétaire du Parti radical, il prend position en faveur du Front populaire et c'est sous ce drapeau que, maire de Louviers depuis 1935, il se représente aux élections de 1936. Le 26 avril, il recueille 6 063 voix sur 12 887 votants contre 5 519 à Legouez et, au second tour, il est élu par 6 821 voix sur 13 036 votants.

À la tribune, il poursuit ses interventions sur les problèmes économiques et financiers et, au sein du Parti radical, il défend inlassablement le contrat de majorité passé entre le Gouvernement Blum et le Parlement. C'est dans le second Gouvernement Blum - en mars 1938 - qu'il devient sous-secrétaire d'État au Trésor, Léon Blum cumulant la présidence du Conseil et le ministère des Finances, « poste le plus exposé ». Mendès France est alors, à 31 ans, le plus jeune ministre de France et il participe à l'élaboration du plan financier destiné à « mobiliser les moyens de production et les richesses de la nation pour porter sa défense au plus haut point d'efficacité », véritable relance de l'économie et première tentative de recherche du plein emploi.

Mais l'ensemble des conceptions du Gouvernement rencontre l'hostilité du Sénat et le second cabinet Blum tombe le 10 avril 1938. Mendès France rentre alors dans le rang et s'occupe assez peu de politique générale pour se consacrer aux problèmes économiques.

Au moment où la guerre approche, Pierre Mendès France, député de l'Eure, refusant les facilités dont il pouvait bénéficier, s'engage comme lieutenant d'aviation ; il est rapidement breveté observateur. Il sert au Levant, à Beyrouth. Mais en raison d'une permission accordée pour le laisser participer à une session du conseil général de l'Eure, il se trouve en France au moment de l'invasion de mai-juin 1940. Il tente alors de se faire envoyer au front en Norvège ou en France, mais sans succès. Les 9 et 10 juin, il quitte la commune de Louviers, atteinte par l'avancée allemande. Blessé par un éclat d'obus, il parvient à gagner Paris puis tente de rejoindre sa nouvelle unité à Mérignac près de Bordeaux ; c'est là qu'il entend l'appel du général de Gaulle lancé depuis Londres. Il embarque finalement, le 20 juin, sur le Massilia avec sa famille pour aller au Maroc, comme militaire rejoignant son unité partie pour le Maroc, pour continuer à se battre - à l'instar de ses collègues Jean Zay, Pierre Viénot et Alex Wiltzer. À Rabat, il est, comme eux, arrêté par les autorités de Vichy pour « délit d'abandon de poste » et emprisonné à Casablanca à la fin du mois d'août, alors même que le général d'Astier de la Vigerie l'a pris sous ses ordres dans son état-major, l'empêchant de fait de rejoindre son corps à Meknès.

Transféré en octobre à la prison de Clermont-Ferrand, déchu de ses mandats électifs en raison de ses origines, il est condamné, le 9 mai 1941, à six ans d'emprisonnement pour désertion au terme d'un procès inique et irrégulier conduit par le colonel Leprêtre, au cours duquel il se défend brillamment, sans succès, mais déstabilisant l'accusation. Un mois plus tard, il parvient à s'évader en sciant les barreaux de sa cellule, et à rejoindre enfin Londres, via Lisbonne, en février 1942. Après sa rencontre avec le chef de la France libre, il retrouve son escadrille « Lorraine » en octobre et participe aux bombardements de la Ruhr et du nord de la France, tandis que sa femme et ses fils, depuis le Maroc, ont pu gagner les États-Unis, où il les a retrouvés lors d'un séjour durant le printemps et l'été 1942, qui lui a permis de publier le récit et le témoignage de ses années 1939-1941. Le général de Gaulle l'appelle à Alger en novembre 1943 pour en faire le commissaire aux Finances du Comité français de libération nationale [CFLN], chargé de préparer le redressement économique et financier de la France après la Libération. Après avoir refusé quelque temps, Pierre Mendès France accepte de mettre fin à ses missions de bombardement pour prendre en charge le budget de la France libre. Il se met au travail, créant notamment la direction du Plan qui deviendra plus tard le Commissariat au Plan.

En juin 1944, il dirige la mission française à la conférence de Bretton Woods et négocie à Washington les parités financières qui seront établies entre le dollar et les monnaies alliées. Une fois Paris libéré, Pierre Mendès France, âgé seulement de 37 ans, s'installe rue de Rivoli pour prendre ses fonctions de ministre d'une économie nationale ruinée, mais où les moyens monétaires prolifèrent. Ses propositions, logiques face à une telle situation, de déflation et d'assainissement - échange des billets en circulation et rétraction monétaire, blocage temporaire des comptes bancaires, de la consommation et des salaires - qui s'opposent à celles moins radicales du ministre des Finances René Pleven, vont cependant au-delà de ce que De Gaulle peut accepter, ou faire accepter aux Français. Pierre Mendès France a beau le mettre en garde contre le statu quo et l'inflation qui bénéficient aux profiteurs de guerre et ruinent les petites gens, et stigmatiser la facilité qui aboutit à accorder des satisfactions nominales au détriment des satisfactions réelles, le Général préfère l'option de Pleven, et Mendès démissionne le 5 avril 1945, estimant même que la France traverse « une crise d'immoralité qui rappelle le Directoire ».

En janvier 1946, plus populaire chez les socialistes que chez les radicaux, il est pressenti pour prendre en charge un grand ministère de l'Économie nationale dans le cabinet Gouin qui succède à celui du général de Gaulle, mais il exige « les pleins pouvoirs » et l'accord des trois partis qui participent à cette formation ministérielle pour appliquer son programme d'austérité et de compression des dépenses publiques. Socialistes et Républicains populaires sont hésitants, et les communistes refusent.

Pierre Mendès France sollicite à nouveau de ses concitoyens de l'Eure les mandats locaux auxquels il avait été élu avant-guerre et dont Vichy l'avait déchu. Il retrouve naturellement la mairie de Louviers en mai 1945, puis le conseil général de l'Eure, dont il devient président. En revanche, il échoue, le 21 octobre de la même année, aux élections à l'Assemblée nationale constituante.

Le 2 juin 1946, en revanche, pour les élections à la seconde Assemblée nationale constituante, Pierre Mendès France est élu avec une large avance sur ses concurrents.

Une fois son élection validée, le jeune député de l'Eure est nommé membre de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, son domaine de prédilection. Mais ses activités internationales l'appellent à l'étranger à deux reprises. De fait, le député Mendès France sera souvent absent du Palais-Bourbon lors des années 1946-1951. C'est qu'il mène une véritable carrière politique internationale : gouverneur du Fonds monétaire international [FMI] et gouverneur adjoint de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement [BIRD] de 1946 à 1958, il est aussi, de 1947 à 1951, le représentant permanent de la France au Conseil économique et social de l'Organisation des Nations unies [ONU], où il se forge un jugement d'ensemble sur les problèmes posés par la vague de décolonisation, notamment en Indochine. Par ailleurs, en 1947-1948, il enseigne avec passion à l'École nationale d'administration [ÉNA], proposant un cours sur les finances publiques lié à son expérience pratique, cours que suit notamment Valéry Giscard d'Estaing.

Comme la plupart des radicaux, qu'il retrouve après-guerre sans enthousiasme excessif (la moitié d'entre eux, après tout, a voté en faveur de Pétain le 10 juillet 1940), Pierre Mendès France avait voté « non / non » au référendum du 21 octobre 1945, refusant de tirer un trait définitif sur l'existence de la IIIe République. Fort logiquement, il s'oppose aussi aux deux projets de Constitution soumis aux députés puis aux Français en 1946 ; absent, il ne participe cependant pas au scrutin du 28 septembre 1946.

Le second projet de Constitution étant adopté par les Français lors du référendum du 13 octobre 1946, les constituants retournent devant leurs électeurs le 10 novembre suivant. Pierre Mendès France prend à nouveau la tête de la liste du Rassemblement des gauches républicaines [RGR], dont le score s'effrite légèrement, passant de 39 à 36,6 % dans l'Eure.

De retour au Palais-Bourbon, Pierre Mendès France retrouve la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, et son activité de parlementaire est toute entière tournée vers ces questions. Il intervient à la tribune à plusieurs reprises, par exemple sur le budget de reconstruction et d'équipement de 1947, ou encore sur le projet de loi instituant un prélèvement exceptionnel de lutte contre l'inflation (21 décembre 1947). En mai 1949, il réitère ses mises en garde sur le danger de l'inflation et la fiscalité excessive en offrant l'analogie de la crise de 1921.

Pierre Mendès France, au cours de cette législature, dépose quatre propositions de résolution ainsi que cinq rapports ou extraits de rapports au nom de la commission des Finances. Gardien de l'orthodoxie budgétaire, il invite le Gouvernement, en février 1947, à modifier la loi de 1946 sur les « économiquement faibles » afin de faire disparaître les abus et les fraudes incompatibles avec l'état des finances publiques ainsi que les injustices incompatibles avec le caractère généreux de cette loi. Il cherche aussi à améliorer les dispositions régissant le fermage (1947) et les rentes viagères (1948). S'intéressant aux méthodes budgétaires autant qu'au débat sur le détail des dépenses publiques, il dépose le 31 décembre 1948 une proposition de résolution invitant le Gouvernement à déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale le projet de loi organique réglant le mode de présentation du budget et à s'inspirer à cet égard des suggestions du Comité central d'enquête sur le coût et le rendement des services publics.

Vers la fin de cette première législature, Pierre Mendès France commence à interpeller vivement le Gouvernement sur l'Indochine, se transformant peu à peu en « procureur parlementaire » sur cette question. En octobre et novembre 1950, il développe à la tribune du Palais-Bourbon les thèmes qu'il reprendra inlassablement jusqu'à sa propre arrivée aux affaires : les finances publiques ne peuvent supporter les efforts de réarmement, la victoire militaire est de toute façon impossible (« si, demain, nous nous contentons d'envoyer là-bas 10 000 ou 20 000 hommes de plus, des généraux plus capables, des administrateurs plus énergiques et plus compétents, n'ayons pas d'illusion, nous n'aurons encore rien résolu »), et il faut négocier avec Ho Chi Minh.

Le député de l'Eure vote pour la question de confiance au Gouvernement le 4 mai 1947, étape à la suite de laquelle Paul Ramadier se sépare de ses ministres communistes, qui lui avaient refusé leur propre vote. Il soutient le projet de loi sur le statut de l'Algérie (27 août 1947). Il est à l'étranger au moment du vote sur le plan Marshall (juillet 1948), du vote sur la constitution du Conseil de l'Europe, le 9 juillet 1949, et du vote sur le pacte de l'Atlantique quelques jours plus tard. Pierre Mendès France se prononce contre la loi sur les apparentements le 7 mai 1951, loi modifiant les règles électorales en faveur de la Troisième Force, auquel son groupe radical appartient cependant.

Il n'en profite pas moins des possibilités offertes par cette loi : la liste RGR qu'il conduit conclut un apparentement avec les listes de la Section française de l'Internationale ouvrière [SFIO], du Mouvement républicain populaire [MRP] et de l'UIPRN et cet apparentement remporte, le 17 juin 1951, la majorité absolue des suffrages (54,3 %) ce qui lui permet d'obtenir tous les sièges en jeu dans l'Eure.

Pierre Mendès France retrouve la commission des Finances, dont il assure la présidence du 6 juillet 1953 jusqu'à sa nomination comme président du Conseil. Ses collègues le désignent pour faire partie de la commission de coordination chargée des questions relatives à la Communauté européenne du charbon et de l'acier [CECA]. Il est également désigné par l'Assemblée nationale pour la représenter au sein du comité financier du conseil d'administration de la Caisse autonome d'amortissement. Par ailleurs, de 1952 à 1958, il dirige la Commission des comptes de la Nation, organisme consultatif indépendant du Gouvernement comme de l'Assemblée, chargé d'arrêter les termes des rapports sur les comptes de la Nation et de conseiller le ministre des Finances.

Au début de cette législature, Pierre Mendès France s'oppose à la loi Barangé-Marie sur la question de l'école privée, qui divise la Troisième Force d'entrée de jeu, le 21 septembre 1951. Il soutient le projet de CECA (13 décembre 1951) et vote la confiance à Antoine Pinay, le 6 mars 1952, de même qu'à Joseph Laniel, le 26 juin 1953.

Le député de l'Eure ne dépose, avant son passage aux affaires de 1954-1955, que deux propositions de résolution mineures, portant sur des questions de règlement de l'Assemblée nationale. Il intervient à la tribune fin 1951-début 1952 pour répéter son message : le redressement national et la modernisation du pays passent nécessairement par une réduction des dépenses militaires, la guerre d'Indochine favorise l'inflation et n'a pas de solution militaire ; il faut avoir le courage de faire des réformes et améliorer la Constitution en assouplissant le droit de dissolution (30 décembre 1951 et 1er janvier 1952 ; 24 mars 1953).

Ce message est bientôt relayé par un nouvel hebdomadaire, L'Express, qui offre dans son premier numéro de mai 1953 une longue interview de Pierre Mendès France s'exprimant sur l'Indochine : « La France peut supporter la vérité », assène-t-il. L'écho de ses propos et sa popularité sont encore accrus par son échec, de justesse, à devenir président du Conseil quelques semaines plus tard. En effet, le 29 mai 1953, il est pressenti par Vincent Auriol pour former un gouvernement, après la démission de René Mayer et l'échec de Paul Reynaud. Rendant hommage aux trois hommes dont il se réclame (Raymond Poincaré, Léon Blum et Charles de Gaulle), et proclamant que « gouverner, c'est choisir », il trace les grandes lignes de son programme devant l'Assemblée nationale le 3 juin, liant les dossiers qu'il estime indissociables (question indochinoise, politique étrangère dans le sens atlantiste, état des finances et de l'économie, révision de la Constitution). Il n'obtient de ses pairs que 301 voix sur les 314 requises et n'est donc pas investi ; mais, signe de son impact, il y a aussi 202 abstentions.

Cet épisode renforce la stature de Pierre Mendès France, le transformant en figure de l'opposition et en homme du recours. Il donne aussi davantage de consistance à un courant diffus, le mendésisme, qui va rassembler de manière informelle de nombreux éléments de gauche et du centre-gauche. L'organe de ce courant est L'Express, mais il trouve également des sympathies à France-Observateur et au Monde. Entre autres intellectuels, François Mauriac se fait alors l'écho du ralliement de nombreux catholiques à cette gauche mendésiste.

À la fin de l'année 1953, le député de l'Eure prend la parole à plusieurs reprises à la tribune sur les questions budgétaires pour l'exercice 1954. Au cours des six premiers mois de cette année, outre ses interventions sur les questions de réforme fiscale et de dépenses publiques, il réitère sa position sur l'Indochine, une première fois le 9 mars, sur l'éventualité d'un cessez-le-feu qu'il soutient, et une seconde fois, le 9 juin, au moment des interpellations sur l'Indochine qui aboutissent, le 12, à la chute du cabinet Laniel (auquel le député de l'Eure refuse la confiance). Pierre Mendès France prononce un véritable discours-réquisitoire : le 7 mai, Dien Bien Phu est tombé, prouvant que ses positions de Cassandre des quatre années précédentes étaient justifiées. Il stigmatise les zigzags de la politique française qui n'a persévéré que dans l'erreur et condamne certains plans envisagés par le Gouvernement (intervention aérienne américaine, appel anticipé de la classe 1954), compte tenu des risques de conflagration mondiale.

Le 17 juin, il est désigné comme président du Conseil et fait une déclaration d'investiture peu commune. Il souhaite en effet établir un véritable contrat de gouvernement avec l'Assemblée, se fixant un délai de quatre semaines seulement pour parvenir à un règlement pacifique du problème indochinois et réclamant en échange un soutien fort des parlementaires. Il refuse d'ailleurs de tenir compte, dans ses calculs de majorité, des voix communistes qui, pour la première fois depuis 1947 pour un président du Conseil, vont lui être acquises ; ceci afin de ne pas dépendre du Parti communiste français [PCF] pour gouverner. Autre innovation : un gouvernement jeune et compact, des hommes « de caractère et de foi, sans dosage ni veto ». Il promet aussi de reprendre le dialogue en Tunisie et au Maroc, pour la marche vers l'autonomie interne, et annonce un programme économique audacieux, de même qu'un premier train de réforme de la Constitution avant les vacances.

Pierre Mendès France obtient l'investiture ce 17 juin par 419 voix contre 47, et 143 abstentions. Son gouvernement va durer sept mois et dix-sept jours, une période brève sans rapport avec l'ampleur des réformes accomplies et le souvenir qu'il a laissé dans l'esprit des Français.

Sur le plan extérieur, ce sont bien sûr les accords de Genève, signés le 21 juillet 1954, qui représentent l'accomplissement le plus important de « PMF », mettant fin à un conflit que la IVe République ne pouvait se résoudre à abandonner sans pouvoir le remporter ; ces accords prévoient une division du Vietnam en deux entités de part et d'autre du 17e parallèle, et des élections générales dans les deux ans, qui n'auront jamais lieu, du fait des débuts de la guerre du Vietnam. Par le discours de Carthage, le 31 juillet, Pierre Mendès France ouvre par ailleurs la voie à l'autonomie interne puis à l'indépendance de la Tunisie ; il règle également la question des derniers comptoirs français de l'Inde. Souhaitant trancher le nœud gordien de la Communauté européenne de défense [CED], sans être lui-même partisan ni adversaire du traité (il ne prendra pas part au vote du 30 août, contrairement à son habitude), il tente de le renégocier avec les partenaires de la France pour en atténuer les clauses supranationales. N'y parvenant pas, il laisse l'Assemblée se prononcer de manière procédurale : les députés adoptent la question préalable opposée par le général Aumeran (élu sous l'étiquette du Rassemblement du peuple français [RPF]) et défendue par Édouard Herriot à la discussion sur la ratification, ce qui signifie le rejet du traité sans discussion sur le fond.

Après ce « crime du 30 août » que beaucoup de pro-Européens ne lui pardonneront pas, Pierre Mendès France va de l'avant et négocie les Accords de Londres puis surtout de Paris (23 octobre 1954) qui mettent fin à l'occupation de l'Allemagne et permettent la reconstitution d'une armée allemande et l'entrée de la République fédérale d'Allemagne [RFA] et de l'Italie dans l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord [OTAN], ainsi que la constitution de l'Union de l'Europe occidentale [UEO].

Sur le plan intérieur, Pierre Mendès France bénéficie d'une loi-cadre votée le 14 août 1954, qui accorde au Gouvernement le pouvoir temporaire de modifier la législation dans divers domaines. Cela facilite la tâche du cabinet et lui permet de mettre en œuvre son programme économique sans passer par une trop lourde procédure législative. Des centaines de décrets sont pris dans la foulée, touchant à la reconstruction industrielle, l'aménagement du territoire, la rénovation agricole, la recherche scientifique (un feu vert est donné aux recherches du Commissariat à l'énergie atomique en matière militaire), etc. L'Histoire a aussi retenu les encouragements à la production laitière par la distribution de verres de lait aux enfants des écoles, ainsi que la lutte contre l'alcoolisme, initiatives qui vaudront au chef du gouvernement hostilité et sarcasmes à l'Assemblée (et le surnom méprisant de « mendès-lolo », certes plus bénin que les injures antisémites qu'il continue à essuyer lors de certains débats houleux).

Il jouit pourtant d'une très forte popularité et bénéficie d'un exceptionnel consensus national à l'été 1954, qu'il entretient par un contact hebdomadaire direct avec les Français, par la radio (Causeries de 1954-1955), pratique qu'il avait inaugurée dès 1944-1945, à l'exemple des fireside chats de Roosevelt. Son style de gouvernement tranche avec celui de ses prédécesseurs : comme il a été dit, il passe avec les députés, plutôt qu'avec les partis, un contrat remis en cause à échéances fixes et articulé avec le Plan, et les membres de son gouvernement sont chargés d'expliquer et de défendre son action devant les députés.

Il mène à bien, comme promis, une réforme de la IVe République, mais c'est une simple « réformette » constitutionnelle de mise en conformité des textes avec la pratique (renoncement à la double investiture et à la nécessité d'une majorité absolue) et d'assouplissement des conditions de dissolution. De sorte qu'au bout du compte, en dépit de ses efforts pour rénover le régime parlementaire, son expérience de gouvernement, marquée par une capacité d'action et de réforme, avec un dynamisme inconnu jusqu'alors, mais qui tient à sa force de conviction et d'entraînement personnelle, ne fait qu'offrir à la IVe République une bouffée d'air qui lui donne l'illusion de la viabilité, sans aller jusqu'à la réformer pour fournir à l'Exécutif les outils propres à lui assurer une capacité de réforme pérenne et une marge de manœuvre significative par rapport à l'Assemblée. C'est en ce sens que beaucoup d'admirateurs de « PMF », à l'instar de François Mauriac, apprécient son action comme une sorte de promesse du gaullisme, mais se détacheront de lui quand le général de Gaulle proposera d'aller jusqu'au bout de cette logique de réforme des institutions.

De fait, en tant que président du Conseil, Pierre Mendès France intervient fréquemment à la tribune de l'Assemblée nationale pour expliquer et défendre sa politique - pas moins de trente-cinq fois en sept mois. Il dépose aussi, comme le prévoit la constitution, une quinzaine de projets de loi autorisant le président de la République à ratifier des accords négociés par son Gouvernement. La majorité qui le soutient à l'Assemblée est hétéroclite : on la qualifie de majorité « à saute-mouton », car elle fluctue selon les problèmes, et le cabinet s'appuie tantôt sur un pôle « marxiste », tantôt sur une majorité mendésiste, rassemblant gaullistes de l'URAS, modérés, radicaux, socialistes, et un noyau d'indépendants. Le PCF, d'abord hésitant, passe à l'opposition systématique à l'occasion des Accords de Londres ; le MRP, pour sa part, s'abstient le plus souvent, mais il ne pardonne pas au président du Conseil l'affaire de la CED, même si quelques députés continuent à soutenir à l'occasion Pierre Mendès France. À droite et à l'extrême-droite, on l'accuse de « brader l'empire ».

Mais c'est surtout la « Toussaint sanglante » qui va sceller, à terme, le sort du Gouvernement Mendès France : une série d'attentats marque le début de l'insurrection en Algérie le 1er novembre 1954. À l'instar de son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, le président du Conseil, à la tribune de l'Assemblée, rappelle la nécessité d'une distinction entre les départements d'Algérie et les protectorats de Tunisie et du Maroc, et promet « autant de forces qu'il en faudra et même plus » pour réduire la sédition « sans ménagement », étant entendu qu'aucune scission n'est concevable (12 novembre 1954).

Le 3 décembre 1954, dans le cadre de « l'affaire des fuites », Pierre Mendès France retourne devant l'Assemblée pour de nouvelles interpellations. Forcé de défendre ses collaborateurs calomniés (François Mitterrand principalement), il stigmatise la bassesse traditionnelle des attaques visant des hommes de gauche (Clemenceau, Jaurès, Salengro) et proclame son refus de la « technique d'usure » pratiquée contre lui. Finissant sur une note plus positive, souhaitant renouveler son contrat avec l'Assemblée, il annonce une « seconde étape » prévue pour la rentrée de janvier, centrée sur les problèmes intérieurs et d'ordre économique et sur le problème algérien.

Il décide d'envoyer Jacques Soustelle, gaulliste libéral, en Algérie, mais ce sont bien les interpellations sur ce dossier qui vont conduire à sa chute. Le 5 février 1955, par 319 voix contre 273 (et 22 abstentions), Pierre Mendès France tombe sous les coups de boutoir d'un autre radical, René Mayer, européen ardent et député de Constantine. Son réquisitoire fédère de nombreux intérêts privés (bouilleurs de cru qui ne veulent pas renoncer à la limitation de leurs privilèges, betteraviers, etc.), heureux de se débarrasser d'un président du Conseil puissant.

Du reste, s'il demeure populaire dans l'opinion, Pierre Mendès France fait l'objet, en raison de ses positions parfois cassantes, de sa réticence aux compromis et aux compromissions de la IVe République, de rancœurs et d'hostilité de la part de nombreux parlementaires et du « syndicat » des anciens présidents du Conseil et des anciens ministres qui n'apprécient pas le trouble qu'apporte cet homme seul (De Gaulle le lui avait prédit à l'été 1954 : « ils ne vous laisseront pas faire »). Pierre Mendès France leur en offre un ultime échantillon lorsque, contre l'usage du Parlement, mais non contre son règlement, il tient à s'exprimer une dernière fois après avoir été renversé le 5 février. Bravant le chahut et les invectives haineuses, il déclare : « mon souhait le plus ardent, le souhait de tous les patriotes est que la solution du problème tunisien, maintenant à portée de main, ne soit ni entravée ni retardée. [...] Ce qui a été fait pendant ces sept ou huit mois, ce qui a été mis en marche dans ce pays ne s'arrêtera pas. Les hommes passent, les nécessités nationales demeurent. »

Redevenu simple député, Pierre Mendès France s'abstient volontairement lors du vote d'investiture d'Edgar Faure le 23 février 1955. Il intervient à deux reprises, en juillet sur la question tunisienne, et en novembre sur la question des élections anticipées décidées par le président du Conseil. Il attaque à cette occasion le système des apparentements et prêche pour le retour à un scrutin d'arrondissement modernisé (2 novembre 1955).

En 1955-1956, il s'emploie à rénover le parti radical-socialiste, en prenant le pouvoir lors du congrès de Wagram de mai 1955, ce qui déconcerte un peu les jeunes mendésistes de tous horizons « qui n'avaient pas suivi » Pierre Mendès France « pour s'inscrire au vieux parti de la place de Valois » (Éric Duhamel). Surtout, il fonde dans la hâte, avec la SFIO, l'Union démocratique et socialiste de la Résistance [UDSR] de François Mitterrand et les républicains sociaux de Jacques Chaban-Delmas, le « Front républicain », dont L'Express devient l'organe en ce mois de décembre 1955. Après les élections anticipées du 2 janvier 1956, Guy Mollet est nommé président du Conseil.

Dans l'Eure, ces élections marquent un relatif retour à la normale : la liste de Pierre Mendès France retrouve deux sièges, avec 37,1 % des voix.

L'ancien président du Conseil, doublé par Guy Mollet, devient ministre d'État sans attributions particulières dans le cabinet du Front républicain en février 1956. Mais Pierre Mendès France, déjà gagné à l'idée d'une négociation en Algérie - plus conforme à ses prises de position sur l'Indochine, la Tunisie et le Maroc -, se trouve en désaccord avec la politique du Gouvernement après l'épisode des « tomates d'Alger » et démissionne le 23 mai 1956. Il abandonne aussi la direction du Parti radical, estimant que le contrat signé au congrès de Wagram a été « foulé aux pieds » et que sa tentative de rénovation a été battue en brèche par un retour du chauvinisme de « l'Algérie française » et « le douillet passé rural d'un certain radicalisme qu'incarne Henri Queuille » (Jean Lacouture).

Au Palais-Bourbon, après sa démission, le député de l'Eure ne dépose que deux propositions de résolution, mais il intervient fréquemment à la tribune, le plus souvent pour livrer son analyse de la question algérienne. Il plaide notamment en faveur de l'instauration de liens originaux (ni fédéralisme, ni intégration) fondés sur le consentement réciproque (25 octobre 1956). Il condamne l'intervention de Suez quelques jours plus tard, en dépit des invectives nationalistes dont il est l'objet, et dresse, le 18 décembre, un bilan très sombre des conséquences de l'opération pour le prestige et les intérêts de la France. Il s'exprime à plusieurs reprises sur la question du Marché commun auquel il s'oppose (notamment en janvier 1957) et sur la nécessité d'accroître les efforts en matière de recherche scientifique. Intervenant sur l'état de l'économie française, il souligne le coût de la guerre d'Algérie et lie cette question, comme il l'avait fait huit années auparavant, à la nécessité de trouver une solution négociée et non militaire au conflit ; au moment des interpellations relatives au bombardement de Sakiet-Sidi-Youssef (11 février 1958), il réitère ses positions en dressant un parallèle avec sa propre politique en Indochine et en Tunisie.

Au cours de cette 3e législature de la IVe République, Pierre Mendès France accorde bien sûr sa confiance au Gouvernement Guy Mollet auquel il appartient (31 janvier 1956) ; il la refuse en revanche à Maurice Bourgès-Maunoury, avec qui il s'entend mal (12 juin 1957). Il prend position contre la ratification des traités de Rome instituant la Communauté économique européenne [CEE] et la Communauté européenne de l'énergie atomique [EURATOM] (9 juillet 1957), en raison notamment de l'absence de la Grande-Bretagne et du poids excessif des grandes sociétés capitalistes. Il vote contre la loi sur les pouvoirs spéciaux en Algérie (12 novembre 1957). Lors de la crise qui emporte la IVe République, il vote pour l'investiture de Pierre Pflimlin (13 mai 1958), pour la révision de la Constitution (27 mai 1958), puis refuse la confiance au général de Gaulle le 1er juin ; le lendemain, il refuse également de lui accorder les pleins pouvoirs mais ne prend pas part au vote sur la révision constitutionnelle.

Pierre Mendès France était proche du général de Gaulle dont il avait apprécié les éloges publics à l'été 1954, et il pensait, comme bien des responsables, que le Général était la solution ultime à la crise algérienne. Mais il souhaitait que celui-ci se prononce clairement contre les factieux d'Alger et revienne par des voies légales. Or, sa collusion avec les émeutiers d'Alger et ses rapports troubles avec les parachutistes et l'armée suscitent une réaction de rejet chez Pierre Mendès France et ses partisans. Ce dernier exprime son inquiétude à la tribune de l'Assemblée une première fois le 20 mai : « La voix du 18 juin s'est élevée de nouveau mais, hélas, [...] pour relancer, qu'il le veuille ou non, un mouvement qui s'affaiblissait. Cette voie offre à l'insurrection d'Alger un répondant dans la métropole. » Enfin, le 1er juin, aux dernières heures de la IVe République, il refuse de s'en remettre à De Gaulle : « Quoi qu'il en coûte aux sentiments que j'éprouve pour la personne et pour le passé du général de Gaulle, je ne voterai pas en faveur de son investiture ; et il n'en sera ni surpris ni offensé. [...] Je ne puis admettre de donner un vote contraint par l'insurrection et la menace d'un coup de force militaire. Car la décision que l'Assemblée va prendre - chacun ici le sait - n'est pas une décision libre, le consentement que l'on va donner est vicié. [...] Puisse l'histoire dire un jour que De Gaulle a éliminé le péril fasciste, qu'il a maintenu et restauré les libertés, qu'il a rétabli la discipline dans l'administration et dans l'armée, qu'il a extirpé la torture qui déshonore l'État, en un mot qu'il a consolidé et assaini la République. Alors, mais alors seulement, le général de Gaulle représentera la légitimité. »

Candidat dans la 3e circonscription de l’Eure (Louviers) aux élections législatives des 23 et 30 novembre 1958, Pierre Mendès France essuie un échec sévère dès le premier tour. Avec seulement 27,8 % des suffrages exprimés, il s’incline devant le candidat gaulliste Rémy Montagne qui recueille 52,8 %. Très affecté par cet échec, il démissionne de sa fonction de maire, puis de la présidence du conseil général de l’Eure, et renonce à se présenter l’année suivante aux élections municipales de Louviers, mais voit la liste qu’il patronne gagner contre celle conduite par le nouveau député. Il ne se porte plus candidat à aucun scrutin local ou national jusqu’en 1967. Il se désengage en outre de ses fonctions de gouverneur adjoint de la Banque internationale de la reconstruction de Washington en 1958 et de président de la Commission des comptes et des budgets économiques de la nation deux ans plus tard.

Il choisit alors de se consacrer essentiellement à la réflexion politique et à l’écriture. Il publie La République moderne en 1962. Il demeure, jusqu’à l’interruption de sa parution en 1963, président du comité de rédaction de la revue mensuelle des Cahiers de la République qu’il a lancée en mai 1956, puis directeur du Courrier de la République qui en prit le relais. Ayant appelé à voter non au référendum du 28 octobre 1962, sa voix politique perd de sa force au sein d’une gauche non communiste de moins en moins gênée par la nature et la pratique, y compris dans l’opposition, d’institutions qu’il n’a, pour sa part, cessé de combattre. Aspirant à incarner, sinon un recours, du moins une alternative de gauche au gaullisme, il voit son étoile pâlir du fait de l’ascension fulgurante de celle de François Mitterrand, propulsé au firmament après les élections présidentielles de 1965.

Membre du Parti socialiste autonome [PSA] en 1959, adhérent du Parti socialiste unifié [PSU] l’année suivante, Pierre Mendès France manifeste alors son ralliement à un socialisme de « démocratie économique et politique », dont sa conception du radicalisme eût pu être la matrice primordiale. Son plaidoyer pour un meilleur équilibre des forces politiques, idéologiques et économiques mondiales confirme son retour en grâce parmi les cercles intellectuels ou décideurs et rend de nouveau plausible pour ne pas dire possible un retour au premier plan.

Il soutient François Mitterrand lors de l’élection présidentielle de 1965, intervenant notamment face à Michel Debré dans trois débats radiodiffusés les 22, 29 novembre et 1er décembre 1965 sur Europe 1. Cette opportunité se présente à l’occasion des élections législatives des 5 et 12 mars 1967 qui sont l’occasion d’un véritable retour. Pierre Mendès France accepte en effet de se présenter dans la 9e circonscription de l’Isère contre le député Union pour la nouvelle République [UNR] sortant Jean Vanier. Le choix s’avère judicieux puisqu’avec 33,9 % des voix, Mendès France fait figure très honorable face à Jean Vanier, qui recueille 38 % des voix, d’autant qu’il bénéficie du retrait du candidat communiste Jean Giard, qui a rassemblé quelque 20,7 %. Il l’emporte logiquement au second tour avec 54,2 % des voix, sur son adversaire gaulliste.

Il s’apparente au groupe de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste [FGDS] et rejoint la commission des Finances, de l’Économie générale et du Plan. Il est également nommé membre de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre des mesures d’ordre économique et social le 16 mai 1967, mais s’en retire quinze jours plus tard. Il ne procède à aucun dépôt, mais intervient à quatre reprises, tout d’abord à l’occasion de la discussion sur la motion de censure déposée le 19 mai 1967. Il prend alors longuement la parole pour critiquer frontalement la politique du Gouvernement Pompidou. Il l’attaque notamment sur sa politique économique et sociale et en profite pour réhabiliter sa propre action lorsqu’il était à Matignon. Il met en garde contre les conséquences néfastes d’une éventuelle déplanification et prône pour le renforcement du rôle de l’État dans les choix économiques à opérer. Il prend également part au débat sur la déclaration du Gouvernement sur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Grenoble que s’apprête à accueillir son département d’élection. Il milite pour davantage d’investissements publics, critique l’insuffisance des services publics et défend un meilleur aménagement du territoire ainsi qu’un désenclavement mieux concerté entre les différents pouvoirs publics. Il s’exprime en outre lors de la discussion du projet de loi de finances rectificative pour 1968 où il critique la baisse du pouvoir d’achat des Français, l’importance du chômage, le caractère nocif d’une politique déflationniste, la nécessaire exécution du Ve Plan et la renonciation du Gouvernement à sa politique de sous-emploi. Il demande enfin, à l’occasion du débat sur la déclaration du Gouvernement sur les manifestations d’étudiants le 14 mai 1968, la création d’une commission d’enquête sur les paroles et l’action de Christian Fouchet.

Pierre Mendès France vote naturellement les deux motions de censure déposées contre le Gouvernement Pompidou les 20 mai et 9 juin 1967.

Candidat à sa propre succession à l’occasion des élections législatives anticipées des 23 et 30 juin 1968, Pierre Mendès France recueille au soir du premier tour 31,7 % des voix, devancé par un candidat à sa mesure, le ministre gaulliste des Affaires sociales sortant, Jean-Marcel Jeanneney, qui rassemble sur son nom 36,9 %, tandis que le candidat communiste, M. Giard, totalise 17,4 % des suffrages. Au second tour, et malgré le retrait du candidat du Parti communiste français, Pierre Mendès France n’obtient que 49,9 % des voix et est battu par Jean-Marcel Jeanneney avec 69 bulletins d’avance, dû au mauvais report des voix du PC vers le député sortant.

Cet échec électoral est le dernier de la carrière de l’ancien président du Conseil. Sans doute a-t-il pâti de la vague gaulliste de juin 1968, mais surtout de s’être quelque peu trouvé en décalage vis-à-vis du mouvement de mai, dont il n’a, avec François Mitterrand, ni su mesurer les aspirations ni l’ampleur comme l’a, à lui seul, symbolisé le meeting du stade Charléty. Appelé à se joindre à François Mitterrand comme recours démocratique avec lui, ils sont perçus comme les grands perdants face à la victoire gaulliste aux législatives du 30 juin. Il décide alors de démissionner du PSU, mais accepte de suivre Gaston Defferre dans son aventure présidentielle du 1er juin 1969 pour représenter la gauche non communiste. Pressenti comme Premier ministre du socialiste, ayant arraché de haute lutte son investiture contre l’avis de Guy Mollet, Mendès essuie, certes non nominalement mais personnellement, un revers électoral mesurable aux quelque 5 % de voix recueillies par le maire de Marseille.

Cette ultime défaite, même indirecte, doublée d’une santé déclinante, scelle la mise en retrait de Pierre Mendès France de la vie politique institutionnelle. Sa première femme Lily étant morte en novembre 1967, il se remarie le 2 janvier 1971 avec Marie-Claire Servan-Schreiber. La dernière décennie de son existence sera marquée par un investissement personnel plus important, marqué par l'écriture, pour la paix au Proche-Orient, la crise mondiale ou la mise en garde d’une gauche française contre les tentations d’ignorer les impératifs de la rationalité, sinon du réalisme économique. L’homme, pour savoir ne plus devoir y tenir une place active, se veut aiguillon et s’espère garde-fou d’une gauche appelée à gouverner.

Ce rêve, dont il se fut sans doute volontiers vu l’incarnation mais qu’il abandonne à d'autres, sans regret et avec une rare élégance, prend chair dans cette accolade donnée par François Mitterrand le 21 mai 1981 lors de la cérémonie d’installation du premier président de la République de gauche de la Ve République. Pierre Mendès France meurt à sa table de travail le 18 octobre 1982, dans son domicile parisien, rue du Conseiller-Collignon.

CHRONOLOGIE INDICATIVE

  • 1907. Pierre Mendès France naît à Paris, le 11 janvier.
  • 1922. Modèle de l’élitisme républicain, il obtient son baccalauréat à 15 ans et publie son premier article dans L’Université de Paris.
  • 1923. Tenté par l’enseignement, il opte néanmoins pour le barreau ; il entre à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques.
  • 1924. Séduit par Édouard Herriot, Pierre Mendès France adhère au Parti radical et milite à la Ligue d’action républicaine et socialiste [LAURS], qui vient d’être créée et fait le coup de poing contre les « Camelots du roi » de l’Action française.
  • 1925. Il est classé troisième de sa promotion de Sciences Po.
  • 1926. Secrétaire général de la section parisienne de la LAURS, puis à l’échelon national l’année suivante, il s’inscrit comme avocat stagiaire au barreau de Paris et devient le plus jeune avocat de France.
  • 1928. Pierre Mendès France soutient sa thèse de doctorat en droit, « L’Œuvre financière du Gouvernement Poincaré », et accomplit son service militaire comme caporal dans l’aviation ; au Parti radical, il est dans le groupe des « Jeunes Turcs », avec Jean Zay, Pierre Cot et Jacques Kayser.
  • 1929. Il s’installe comme avocat à Louviers, dans l’Eure.
  • 1930. Son deuxième livre, La Banque internationale. Contribution à l’étude du problème des États-Unis d’Europe, reçoit un accueil chaleureux.
  • 1932. Contre toute attente, car il s’agit d’une des circonscriptions les plus conservatrices de France, Pierre Mendès France est élu député de l’Eure ; il est le plus jeune député de France ; au congrès du Parti radical, à Toulouse, il prononce un réquisitoire contre la politique économique des radicaux, au nom des Jeunes Turcs.
  • 1933. Il épouse Lily Cicurel. Deux enfants naissent : Bernard et Michel, respectivement en 1934 et 1936. Son premier grand discours économique à la Chambre des députés lui vaut l’approbation publique de Léon Blum.
  • 1935. Il est élu maire de Louviers.
  • 1936. Réélu député de l’Eure, il est le seul à voter contre la participation de la France aux Jeux olympiques organisés par les nazis à Berlin ; il soutient le Front populaire, malgré son désaccord sur sa politique monétaire et sur la non-intervention dans la guerre d’Espagne.
  • 1937. Il est élu conseiller général de l’Eure.
  • 1938. Devenu le plus jeune sous-secrétaire d’État au Trésor dans le second Gouvernement Blum du Front populaire, il élabore, avec Georges Boris, le premier plan de développement économique proposé au Parlement, mais le Gouvernement est renversé trop vite pour qu’il soit appliqué.
  • 1939. Lieutenant de réserve, alors que son mandat de député lui permettrait d’obtenir un poste sans risque, il est nommé dans l’aviation au Levant ; mais il souhaite se battre et réclame une affectation au front.
  • 1940. En permission à Paris pendant la débâcle, il demande à participer au combat, en vain ; suivant son unité au Maroc, il embarque sur le Massilia, pour être arrêté à Rabat et incarcéré à Casablanca, puis à Clermont-Ferrand sous l’inculpation de désertion par le régime de Vichy, qui cherche des boucs émissaires.
  • 1941. Bien que tous ses chefs aient témoigné en sa faveur, Pierre Mendès France est condamné à six ans de prison lors d’un procès inique ; il s’évade de la prison de Clermont-Ferrand pour « défendre son honneur », comme il l’écrit à Pétain.
  • 1942. Après quelques mois de clandestinité, à la fin de l'année 1941, passés à la recherche d’un moyen d’aller à Londres, il y rejoint De Gaulle en février 1942.
  • 1943. Il publie Liberté, liberté chérie à New-York ; combattant comme officier navigateur avec le groupe Lorraine, il est appelé par De Gaulle pour être commissaire aux Finances du Comité français de Libération nationale ; ainsi nommé ministre, il tient malgré tout à effectuer une dernière mission de combat. Il élabore le plan de redressement de l’économie française.
  • 1944. Ministre de l’Économie nationale du Gouvernement provisoire, il préconise des mesures drastiques, qui l’opposent à la politique plus facile prônée par René Pleven.
  • 1945. De Gaulle ayant tranché en faveur de la politique de René Pleven, Pierre Mendès France démissionne du Gouvernement provisoire au nom de la rigueur ; il est élu président du conseil général de l’Eure.
  • 1946. Il est nommé Executive director pour la France de la BIRD, poste qu’il occupe jusqu’en 1947, gouverneur pour la France du FMI, jusqu’en 1959, et est réélu député de l’Eure.
  • 1947. Nommé délégué de la France au Conseil économique et social de l’ONU [ECOSOC], poste dont il démissionnera en 1951, il est réélu conseiller municipal de Louviers.
  • 1948. Il est élu président des gouverneurs du FMI.
  • 1950. Il fait ses premières interventions au Parlement contre la guerre d’Indochine.
  • 1951. Pierre Mendès France est réélu député et président du conseil général de l’Eure.
  • 1952. Nommé président de la Commission des comptes de la Nation, fonction exercée jusqu’en 1960, il défend devant le tribunal militaire de Tunis plusieurs militants de l’indépendance tunisienne.
  • 1953. La Chambre refuse de peu l’investiture à Pierre Mendès France comme président du Conseil ; il est élu président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, poste occupé jusqu’à son investiture en juin 1954.
  • 1954. Le Gouvernement Pierre Mendès France dure sept mois et dix-sept jours. Il règle le problème urgent de l’Indochine, puis, tour à tour, le problème tunisien, celui de la Sarre et celui des comptoirs français de l’Inde. La CED est repoussée et la nouvelle politique européenne est mise en place.
  • 1955. Son Gouvernement est renversé par l’Assemblée nationale ; élu premier vice-président du Parti radical, il tente de le régénérer et mène campagne pour le Front républicain.
  • 1956. Ministre d’État du Gouvernement Guy Mollet, il en démissionne en raison de la politique menée en Algérie.
  • 1957. Il démissionne de la direction du Parti radical.
  • 1958. Le démocrate légaliste qu’il est ne pouvant accepter les conditions dans lesquelles De Gaulle prend le pouvoir, il fait preuve d’une opposition sans faille jusqu’au bout ; battu aux élections législatives dans l’Eure, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général pour se consacrer à la réflexion politique.
  • 1959. Exclu du Parti radical pour son appartenance à l’Union des forces démocratiques [UFD], il adhère au Parti socialiste autonome [PSA], qui fusionne avec d’autres groupes dans le Parti socialiste unifié [PSU] l’année suivante.
  • 1962. Il publie La République moderne, prend position contre l’élection du président de la République au suffrage universel et est battu aux élections législatives à Evreux dès le premier tour.
  • 1965. Pierre Mendès France accorde son soutien à François Mitterrand contre De Gaulle lors des élections présidentielles.
  • 1967. Il est élu député de la 2e circonscription de Grenoble le 3 avril ; son épouse Lily décède après l'avoir accompagné durant toute la campagne. La République moderne est rééditée dans une version revue et augmentée.
  • 1968. Pierre Mendès France participe au mouvement de Mai, en particulier en se rendant au stade Charléty ; il perd son siège de député de Grenoble le 30 mai et démissionne du PSU.
  • 1969. Il fait campagne aux côtés de Gaston Defferre lors des élections présidentielles.
  • 1971. Il épouse Marie-Claire de Fleurieu, née Schreiber-Crémieux.
  • 1973. Il publie Science économique et lucidité politique avec Gabriel Ardant.
  • 1974. Il soutient François Mitterrand lors des élections présidentielles et publie Choisir.
  • 1976. Pierre Mendès France consacre la fin de sa vie à la recherche de la paix au Proche-Orient ; il organise des conversations secrètes entre progressistes israéliens et palestiniens, à la demande des deux parties. Il publie La Vérité guidait leurs pas.
  • 1977. Il rencontre Anouar El-Sadate et Menahem Begin à Jérusalem. Il rééédite Liberté, liberté chérie (1940-1942), suivi de Roissy-en-France : récit du vol du groupe Lorraine (3 octobre 1943).
  • 1981. Pierre Mendès France soutient François Mitterrand lors des élections présidentielles.
  • 1982. Le 2 juillet, il signe, dans le journal Le Monde, avec Nahum Goldman, Philip Klutznick et Issam Sartaoui un appel à la reconnaissance mutuelle d'Israël et de l'OLP. Il s’éteint à sa table de travail le 18 octobre ; un hommage national lui est rendu.

Entry and conservation

Mode of entry

Dépôt sous contrat.

Conservation history

Après la mort de leur père Pierre Mendès France, Michel Mendès France et son frère Bernard Mendès France (décédé sans descendance le 16 juillet 1991) avaient autorisé le transfert, en mai 1983, du fonds d'archives personnelles, privées ou publiques, qui y étaient associées, conservé à la fois dans leur propriété des Monts, à Louviers (Eure) et dans l'appartement parisien, sis 23 rue du Conseiller-Collignon, vers un bureau de l'Assemblée nationale, en vue de faciliter la tâche de l'équipe chargée de préparer les Œuvres complètes, parues depuis lors chez Gallimard. Ce fonds mixte d'archives privées et publiques fut ensuite acheminé vers l'Institut Pierre-Mendès-France [IPMF], dans les locaux du Collège de France, en 1986.

Lors du reclassement général entamé en septembre 1991 dans les locaux de l'IPMF, l'historien Dominique Franche a cherché à retrouver le mieux possible une similitude entre les anciens dossiers de Pierre Mendès France et les cartons actuels, sans que cela fût toujours réalisable : pendant et après la réalisation des Œuvres complètes, les manipulations ont été nombreuses, des photocopies et des pièces d'archives issues d'autres fonds ont été ajoutées. On doit relever que ces cartons, qui concernent pour l'essentiel le Gouvernement Pierre Mendès France, sont constitués d'un mélange d'archives privées et d'archives d'État. En 1997, Dominique Franche a ôté les cartons intitulés, à tort, « DPMF PSU », « DPMF Socialistes » et « DPMF URSS » sur les listes descriptives établies dans les années 1990, dans la mesure où il ne s'agissait pas de dossiers constitués par ou pour Pierre Mendès France, mais de cartons issus du dépeçage du don Harris Puisais. Ces cartons ont été réintégrés au fonds Puisais lors du classement et de l'inventaire qu'en effectua Dominique Franche de 1997 à 1999. Deux ou trois pièces de l'ensemble d'archives intitulé « DPMF PSU » venaient peut-être du fonds Pierre Mendès France, mais l'origine est impossible à établir.

Quant au fonds, tant sonore qu'audiovisuel, il a été constitué par Pierre Mendès France. Le fonds audiovisuel a été conservé, d'une part, à l’Institut Pierre-Mendès-France et, d’autre part, à Louviers (Eure) et Gradignan (Gironde), jusqu’à son arrivée aux Archives nationales en 2014. Les documents sonores ont fait l'objet d'un inventaire, établi par Dominique Franche. Le fonds audiovisuel, en provenance de Gradignan, a transité par les Archives départementales de la Gironde, avant de rejoindre les Archives nationales en avril 2014. Il a été transporté directement de Bordeaux à Pierrefitte-sur-Seine.

L'inventaire de Dominique Franche attribuait un numéro alpha-numérique à chaque archive ; cette cote a été reportée dans la présentation du contenu de chaque article. Pour des raisons de conservation préventive et de préservation des supports, les enregistrements sonores n'ont pu être écoutés, ni les films et les cassettes visionnés, lors de la rédaction du répertoire numérique détaillé par les Archives nationales, dans l'attente de leur numérisation de sauvegarde, qui en permettra l'écoute en toute sécurité patrimoniale. Les informations données ici relèvent donc d'un inventaire de l'Institut Pierre-Mendès-France établi en février 2006, décrivant sommairement le thème de l'enregistrement, et des indications de l'inventaire succinct établi par Pierre Mendès France pour sa collection de bandes audiovisuelles, repris par Dominique Franche. Le relevé systématique de tous les intitulés sur les supports a été toutefois mené pour venir compléter ces informations, notamment sur le plan technique. Enfin, certains enregistrements sonores (postérieurs aux années 1980) n'étaient pas mentionnés dans les inventaires fournis ; ils sont décrits ici pour la première fois et leur description se résume alors, pour les raisons de conservation préventive déjà évoquées, aux informations relevées sur les supports eux-mêmes.

En 2014, le fonds Pierre Mendès France a été transféré sous forme de dépôt aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine). La convention encadrant ce transfert, la conservation et la gestion des demandes d'accès et de reproduction des archives a été signée le 19 mars 2014 entre Michel Mendès France, propriétaire et titulaire des droits intellectuels des archives de Pierre Mendès France, et Agnès Magnien, directrice des Archives nationales. Un dépôt complémentaire d'archives audiovisuelles a eu lieu en septembre 2015, en provenance de l'Institut Pierre-Mendès-France.

Existence and conservation location of original documents

Site de Pierrefitte-sur-Seine des Archives nationales.

Sources and references

Documents from the same source

Archives départementales de l’Eure.

118J. Fonds Pierre Mendès France.

Ce fonds de 6 m.l. concerne les élections législatives, cantonales et municipales, dans le département de l'Eure entre 1928 et 1964 : journaux, affiches, tracts, plaquettes, professions de foi, textes de conférences et de débats, correspondance (1928-1964). Ces dossiers de son activité, surtout électorale, dans l'Eure ont été déposés par Pierre Mendès France en personne le 9 janvier 1970.

Archives municipales de Louviers (Eure).

PMF.B. Fonds Pierre Mendès France.

Ce fonds de 31, 20 m.l. est constitué essentiellement de dossiers d’interventions, concernant Louviers, le département de l’Eure et toute la France, et sa correspondance de maire de Louviers, non transféré à l'Institut Pierre-Mendès-France.

Bibliothèque de l’Alliance israélite universelle, Paris.

Fonds Pierre Mendès France

Fonds déposé en 1983, composé de 7 m. l. (70 cartons d'archives) d'importantes recherches historiques et généalogiques menées par Pierre Mendès France durant toute sa vie : d'une part, des papiers sur les origines de sa famille du XVIe au XXe siècle (50 cartons, soit 5 m.l.) ; d'autre part, des archives « autobiographiques » et personnelles concernant ses études, ses premières œuvres publiées, son activité politique avant 1939, la guerre 1939-1945, les poursuites judiciaires dirigées contre lui en 1940 et durant les années suivantes, son évasion, la révision des condamnations, son combat dans l'aviation en 1942-1943, son activité politique de 1944 à 1954, le Gouvernement qu'il dirigea en 1954-1955, enfin, son activité politique de 1955 à après 1960. Consultation sur autorisation des héritiers de Pierre Mendès France.

Additional sources

1. Aux Archives nationales.

● Série AG. Archives des chefs d’État.

AG/3(1) et AG/3(4). Archives du général de Gaulle. De la France libre à la Ve République. La France libre et la France combattante. Gouvernement provisoire de la République française (1940-1958).

  • AG/3(1)/234, dossiers 1-8 Télégrammes et télégrammes manuscrits du général de Gaulle (1943).
  • AG/3(1)/256, dossiers 1-2 États-Unis (1940-1944).
  • AG/3(1)/258, dossiers 1-3 Grande-Bretagne (1943-1944).
  • AG/3(1)/262, dossiers 1-6 Politique internationale : généralités (1942-1944).
  • AG/3(1)/267, dossiers 1-7 Alsace-Lorraine (1941-1944).
  • AG/3(1)/372, dossiers 1-6 Autographes (1940-1944).
  • AG/3(4)/21, dossiers 1-6 Ministère de l'Air (1944-1946).
  • AG/3(4)/25, dossiers 1-6 Réorganisation du ministère de l'Économie nationale (1944-1945).
  • AG/3(4)/26, dossiers 1-3 Nationalisations (1944-1945).

4AG. Archives de Vincent Auriol et René Coty, présidents de la République.

Secrétariat général militaire de la présidence de la République.

  • 4AG/8 Ordres du jour du Conseil des ministres (1954).
  • 4AG/254-255 Comité de la Défense nationale (1954).
  • 4AG/71 Informations transmises par les Renseignements généraux sur Pierre Mendès France (1947-1952).

Service photographique de la présidence de la République

  • 4AG/440 Réception en l'honneur des corps constitués, 23 mars 1950 (23 clichés).
  • 4AG/448 Cérémonies des vœux du Nouvel An, 31 décembre 1954-1er janvier 1955 (26 clichés). Crise ministérielle, démission de Pierre Mendès France et constitution du cabinet Faure, 4-23 février 1955 (9 clichés) et 4 mars 1955 (2 clichés).

AG/5(1). Archives de Charles de Gaulle, président de la République.

  • AG/5(1)/1427 Déclaration du général de Gaulle à la presse, à la suite de la formation d'un Gouvernement Mendès France (22 juin 1954).
  • AG/5(1)/1616 Conférence de Pierre Mendès France à l’École supérieure de guerre aérienne sur la rencontre entre Einsenhower et Khrouchtchev (1959-1960).
  • AG/5(1)/2231 Note sur l’activité politique de Pierre Mendès France (1961).
  • AG/5(1)/2798 Étude de Georges Pompidou contre le programme d’austérité de Pierre Mendès France (1945-1946).

AG/5(2) Archives de Georges Pompidou, président de la République.

  • AG/5(2)/122 Comptes rendus du séjour de Pierre Mendès France en Chine (1971-1972).
  • AG/5(2)/1004 Campagne électorale de Pierre Mendès France à Grenoble (1968).

● Secrétariat général du Gouvernement et services du Premier ministre.

F/60/1001 Service législatif. Notices biographiques sur les ministres : Pierre Mendès France (1945).

F/60/2670-2677 Dossiers de séances du Conseil des ministres, Pierre Mendès France étant président du Conseil (juin 1954-février 1955).

F/60/2691-2695 Dossiers de séances du Conseil des ministres, Pierre Mendès France étant ministre d’État (février-mai 1956).

F/60/2769 Relevés des décisions du Conseil des ministres (1951-1955).

F/60/3022 Procès-verbaux des séances du Comité de défense nationale (10 septembre et 28 décembre 1954).

F/60/3053 Défense nationale. Lettre de Pierre Mendès France au maréchal Juin sollicitant son concours pour l'examen des questions militaires françaises (juillet 1954).

F/60/3065 Communauté européenne de défense. Discours de Pierre Mendès France (s. d.).

F/60bis/1658 Secrétariat général du Gouvernement. Courrier au départ (30 avril-10 juillet 1954, n° 3100 à 4812) et (12 juillet-21 septembre 1954, n° 4813 à 6321).

F/60bis/1833-1948 Secrétariat général du Gouvernement. Courrier à l’arrivée (juin 1954-février 1955).

F/60bis/1949-1951 Secrétariat général du Gouvernement. Courrier au départ (juin 1954-février 1955).

19930054/49 Déclarations de personnalités : Pierre Mendès France (1958-1972).

19980538/32 Discours de Pierre Mendès France (s. d.).

20030446/121 Dossier sur Pierre Mendès France du Service information et diffusion (1981-1983).

● Ministère de la Justice.

BB/18/3378/A Décret portant déchéance du mandat législatif de Pierre Mendès France (s. d.).

● Ministère de l’Intérieur.

F/1a/4808 Réformes politiques et administratives en Algérie, préparées par le Gouvernement Mendès France (novembre 1954-février 1955) ; dossier individuel de parlementaire de Pierre Mendès France (1932-1936).

F/7/15454 Renseignements généraux. Notes d’information sur l’activité des hommes politiques : Pierre Mendès France (1942-1965 et 1966-1973).

19850086/5 [MI 26597] Dossiers du cabinet du ministre concernant les gouvernements et les délégations de signature (1954).

19910302/11 Notes du service des voyages officiels et du cabinet du ministre sur les déplacements du président Pierre Mendès France (s. d.).

● Services des Renseignements généraux

19800280/94 [MI 18727] Note individuelle d’information sur Pierre Mendès France (1974).

Versement du 23 octobre 1980 [MI 23107, 23109, 23110, 23111, 23113, 23115, 23116, 23118, 23120, 23122, 23123, 23127, 23129, 23131, 23133, 23136, 23144, 23145, 23146] Rapports sur l’activité de personnalités politiques : Pierre Mendès France (1965-1968).

19850087/103 [MI 26700] Rapport concernant la Communauté européenne de défense [CED] : solutions de rechange, déclarations du maréchal Juin, plans de Pierre Mendès France et du général Hasso von Manteuffel, état de l'opinion allemande et notamment de la presse (1954-1955).

19850087/154 [MI 26751] Rapport concernant la position du Vatican à l'égard du réarmement allemand, de la ratification des Accords de Paris sur l'UEO (1955) et des entretiens de Pierre Mendès France à Rome sur l'orientation de la politique européenne, politique de l'Église en Algérie, condamnation de la Quinzaine, relations entre le Saint-Siège et les pays satellites de l'Union soviétique (1948-1955).

19970321/2 Discours du général de Gaulle au Palais des congrès le 6 décembre 1954 : ««Le Général laisse ses chances à Mendès France ».

20020563/3 Rapport sur Pierre Mendès France (s. d.).

● Ministère de l’Éducation nationale.

19870192/27 [anc. : F/17ter/177] Projet de faculté des sports à l'université de Grenoble (projet Mendès France) : rapports, notes, correspondance (1967-1968).

● Ministère des Postes, Télégraphes et Télécommunications.

F/90/14507 Télégramme de Pierre Mendès France, commissaire aux Finances du Comité français de la Libération nationale à Alger, demandant à voir Charles Lecoq de Kerland, chef de la Résistance Air pour le Sud-Est, dès que possible (28 septembre 1944).

19800292/3 [F/90bis/2007], dossier 11. Enquête sur les conditions de travail : 1954-1957, - note de Pierre Mendès France et Journal officiel du 23 septembre 1954 relatif à la mise en œuvre du programme d'équilibre financier d'expansion économique et de progrès social (1954).

● Haute Cour de justice.

3/W/66, dossier Q, pièces 45-62 Affaire Mendès France (1941-1948).

3/W/300, dossier VIII/R, pièce 25 Interrogatoires du maréchal Pétain : affaire Mendès France (1941-1945).

3/W/321, pièces 61-62 Procès de Pierre Mendès France (1940).

● Service de documentation extérieure et de contre-espionnage [SDECE]

19980418/1 [MI 9854/1] Rapports concernant les commentaires du Vatican sur les entretiens de Pierre Mendès France à Rome, le Vatican et la ratification des Accords de Paris (1954-1955).

● Direction de l'habitat et de la construction

19771128/1 [C 3445] Divers décrets non publiés à la chute du Gouvernement Mendès France (1954-1955).

● Direction de la consommation et de la répression des fraudes

19840455/5 [7 CONS 5] Commission interministérielle d'étude des réformes à apporter en matière de répression des fraudes et de contrôle de la qualité des produits et des marchandises, dite commission Join-Lambert : lettre de Pierre Mendès France, président du Conseil, prescrivant l'institution de la commission (octobre 1954) ; projet de décret instituant la commission (décembre 1954).

● Office national des anciens combattants et victimes de guerre [ONAC-VG]

20050206/85 Courrier de Pierre Mendès France (1950-1960).

● Institut national de la recherche agronomique [INRA]

19890330/12 [1 INRA 12] Programme du Parti radical, Comité des experts du ministère des Finances ; notes du Dr. Bergmann (1954) ; politique agricole à long terme ; politique de Pierre Mendès France (1961).

● Institut national de la santé et de la recherche médicale [INSERM]

20060293/3 Articles de presse, caricatures de journaux espagnols, 2 illustrations : « Cyrano de Mendès France » (23 novembre 1954) et « Superman des France » (10 décembre 1954).

● Fonds Joffre Dumazedier

20130584/71 Politique et culture, recueil des contributions [Chombart de Lauwe, Delors, Dumazedier, Rovan, Massé, Mendès France], journées d'étude, avril 1967, Peuple et Culture.

● Série AJ. Fonds publics et mixtes remis aux Archives nationales.

AJ/38. Commissariat général aux questions juives et Office de restitution des biens spoliés.

  • AJ/38/2404, dossier 2219, et AJ/38/2457, dossier 21099 Biens immobiliers revendiqués (s. d.).

72AJ. Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale. Résistance intérieure.

  • 72AJ/58, dossier 12 "Isolés", pièce 3. Témoignage de M. Mendès France, député de l'Eure (30 octobre 1947).

72AJ. Papiers de Pierre et Gilberte Brossolette.

  • 72AJ/2217 Préparation de l'ouvrage de Gilberte Brossolette, Il s'appelait Pierre Brossolette. Témoignages recueillis dans les années précédant la publication (1973-1975), notamment de Pierre Mendès France (1973-1975).

97AJ. Papiers Christian Fouchet.

  • 97AJ/6 Correspondance personnelle (1946-1973).
  • 97AJ/11-29 Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes du Gouvernement Pierre Mendès France (1952-1957).
  • 97AJ/48 Membre du Rassemblement du Peuple français [RPF] et député de Paris (1955).
  • 97AJ/63 Représentations de Christian Fouchet par ordre chronologique (1954).

98AJ. Fonds Michel Debré. [En cours de classement].

110AJ. Fonds René Brouillet. [En cours de classement].

● Série AP. Archives de personnes.

307AP. Fonds Raoul Dautry.

  • 307AP/168 Rapports et textes imprimés : Mendès France (Pierre), Les Réformes de structure. Limites du secteur à nationaliser. Ordre d'urgence, 2e éd., mars 1945, 91 p. (1945).

363AP. Fonds René Mayer.

  • 363AP/37 Correspondance avec Pierre Mendès France (1945-1955).

382AP. Fonds René Cassin.

  • 382AP/71 Notes sur l’intervention de Pierre Mendès France, commissaire aux finances en juin 1944 (1944).

412AP. Fonds de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance.

  • 412AP/9 [2 UDSR 7E-7G] Messages, photographies, presse (1954).
  • 412AP/9 [2 UDSR 8] Documents préparatoires : comptes rendus des séances, rapports (1955).
  • 412AP/23, dossier C Autres instances (1948-1959).
  • 412AP/45, dossier 5D Juillet-novembre 1954
  • 412AP/45, dossier 7E Janvier-mars 1955
  • 412AP/45, dossier 8E Avril-décembre 1955
  • 412AP/57, dossier 1 [6 UDSR 2D] Années 1953-1954
  • 412AP/58, dossier 4, ss-dossier CE Octobre-décembre 1955
  • 412AP/58, dossier 1 [6 UDSR 3-5] Dossier sur l'Algérie, François Mitterrand étant ministre de l'Intérieur (1954-1955).
  • 412AP/68, dossier 1F Relations UDSR/RGR (1955).
  • 412AP/68, dossier 5 [7UDSR 1B] Circulaires du comité de coordination et du secrétariat interparlementaire du RDA (1954).
  • 412AP/69, dossier 3A Constitution (1953-1959).
  • 412AP/69, dossier 7H Autres rapports, documentation (1959).
  • 412AP/70, dossier 4C Correspondance J. Perrin (1954).
  • 412AP/71, dossier 1 [7 UDSR 5]Relations de l'UDSR avec d'autres formations politiques (1955).
  • 412AP/72, dossier 7H Comité d'études pour la République (1955).
  • 412AP/74, dossiers 1-3 [8 UDSR 1] Documentation sur le déroulement de la vie politique (1954).
  • 412AP/75, dossiers 1-2 [8 UDSR 2E] Propositions de lois (s. d.).
  • 412AP/78, dossiers 1-3 Coupures de presse (1953).
  • 412AP/82, dossier 1 [8 UDSR 10A] Rapports, notes, discours (1957).
  • 412AP/83 [8 UDSR 11] Brochures (1956).
  • 412AP/85, dossier 3 Allemagne (1959).

449AP. Fonds Louis Terrenoire.

  • 449AP/15 Mendès-France et les négociations en Algérie (avril 1956).
  • 449AP/79 Législatives de 1951 à 1956 : presse sur Poujade et Mendès France.

457AP. Fonds Georges Bidault.

  • 457AP/55 Conférence de Genève : discours de Pierre Mendès France (1954).
  • 457AP/158 Rapports concernant la Défense nationale présentés à Pierre Mendès France (1954-1955).
  • 457AP/176 Débats d’investiture : comptes rendus des débats lors de l’investiture de Pierre Mendès France (1954).

462AP. Fonds André François-Poncet.

  • 462AP/30 Visites d'Antoine Pinay à Bonn et de Pierre Mendès France à Baden (1955).

465AP. Fonds Jacques Kayser.

  • 465AP/5, dossier 6, e) Correspondance : lettres de Pierre Mendès France à Jean Zay (6 août 1933), lettre de Pierre Mendès France (18 septembre 1935).
  • 465AP/9, dossier 4 Documents Pierre Mendès France : articles, discours (1951-1958).
  • 465AP/9, dossier 2, a) Colloque sur l'action et l'information de la France à l'étranger, Dijon (novembre 1957).
  • 465AP/10, dossier 1, a) Commission d'histoire du Parti radical et radical-socialiste (1956-1957).
  • 465AP/10, dossier 2 Les Cahiers de la République (1958).
  • 465AP/58, dossier 2 Politique française (1945).
  • 465AP/73, dossiers 4-5 Activités politiques de Jacques Kayser (politique intérieure, politique étrangère, documents divers) (1954-1961).

496AP. Fonds Édouard Daladier.

  • 496AP/51 Demande d’investiture de Pierre Mendès France pour l’Eure (1951), correspondance sur le congrès radical de 1957 (1951-1957).

552 AP. Papiers personnels de Vincent Auriol.

  • 552AP/33 Correspondance de Vincent Auriol (février-avril 1944).
  • 552AP/34 Correspondance de Vincent Auriol (juillet-août 1944).
  • 552AP/98 Correspondance de Vincent Auriol (1951).
  • 552AP/152 Correspondance de Vincent Auriol (1954-1955).
  • 552AP/155 Conférence de Genève (1954-1955).
  • 552AP/157 Notes et correspondance sur l’Union française (1946-1958).
  • 552AP/160 Correspondance de Vincent Auriol (1958).
  • 552AP/164-165 Correspondance de Vincent Auriol (1959-1960).
  • 552AP/168 Correspondance de Vincent Auriol (1962).
  • 552AP/170 Correspondance de Vincent Auriol (1963).
  • 552AP/172 Correspondance au sujet de l’accident de Vincent Auriol (1964).

560AP. Fonds René Pleven.

  • 560AP/16, dossier 1 Correspondance avec Pierre Mendès France (1942-1944).
  • 560AP/42 Guerre d’Indochine, interventions de Pierre Mendès France à l’Assemblée nationale (1950).
  • 560AP/59 Débuts du cabinet Pierre Mendès France (1954).

561AP. Fonds Georgette Elgey.

  • 561AP/2 Interviews (1963-1969).
  • 561AP/23 Interviews (1966-1970).
  • 561AP/26 Correspondance (1963-1970).
  • 561AP/40 Archives confiées par Pierre Mendès France. - Correspondance : photocopie de la correspondance entre Auguste Champetier de Ribes et Pierre Mendès France, détenu à la prison de Clermont-Ferrand sous l'inculpation de désertion (octobre-décembre 1940), photocopie de la lettre de Pierre Mendès France au maréchal Pétain (21 juin 1941). Plan manuscrit, probablement de discours (s. d.) Compte rendu d'entretien entre Molotov et Pierre Mendès France (avec annotations manuscrites) (21 juillet 1954). Lettre adressée par Pierre Mendès France à Joseph Laniel (21 mai 1954). Transcription de l'interview donnée par Pierre Mendès France à l'université de Princeton, texte anglais annoté par Pierre Mendès France (17 juin 1964). Textes et entretiens annotés par Pierre Mendès France (1957, 1961 et s. d.). Correspondance de Pierre Mendès France avec des appelés du contingent, Claude Durand et Bernard Griveau, sur la situation en Algérie (1956). Coupures de presse (1957-1958). Projet d'émission télévisée sur Pierre Mendès France, correspondance entre Pierre Mendès France et Georgette Elgey (1980).
  • 561AP/15-17 François Mitterrand, ministre de l'Intérieur (Gouvernement Mendès France) (1954-1955).
  • 561AP/29-32 Archives confiées par François Mitterrand (1950-1958).

570AP. Fonds Léon Blum.

  • 570AP/13 Déclaration de Pierre Mendès France sur la politique économique et financière de Léon Blum au cours de ses deux gouvernements (11 mars 1965) (12 p.).
  • 570AP/5 [BL 9] Bande magnétique (s. d.).

578AP. Fonds Pierre Viansson-Ponté.

  • 578AP/45 Portrait de Pierre Mendès France (1968).

579AP. Fonds Jacques Rueff.

  • 579AP/118 Réponse à la déclaration de Pierre Mendès France sur la situation économique et financière de la France (1947-1949).

580AP. Fonds Christian Pineau.

  • 580AP/15 Note sur les relations de Pierre Mendès France avec les milieux nord-africains (octobre 1957).

581AP. Fonds du Parti socialiste unifié.

  • 581AP/47, dossier 199 Commission nationale Minorités ethniques, puis Commission nationale Minorités nationales (1967-1972).
  • 581AP/57, dossier 232 Députés PSU (1963-1974).
  • 581AP/67, dossier 261 Groupe de travail sur les problèmes d'HLM (1968).

667AP. Fonds Jean Zay.

  • 667 AP/27 Parti radical et vie politique : discours de Pierre Mendès France, député de l'Eure (s. d.).
  • 667 AP 142, n°1083-n° 1084 Photographies de Pierre Mendès France (s. d.).

680AP. Fonds Michel Rocard.

  • 680AP/165 Centre international Pierre-Mendès-France [CIMPF]-Association pour l'étude des mutations ; hommage de Michel Rocard à Pierre Mendès France (1997-2008).

681AP. Fonds André Colin.

  • 681AP/11, dossier 4 Documentation sur la Nouvelle Gauche. « Le MRP et l'expression Mendès France » : rapport de politique générale présenté par Maurice-René Simonnet au Comité national du MRP (13-14 novembre 1954), coupures de presse [Croix (La), Express (L'), France Observateur, Journal du Parlement (Le), Monde (Le), Rivarol, Témoignage chrétien] (1954-1955).
  • 681AP/31, dossier 1 Mandat de député du Finistère, investiture de Pierre Mendès France (1954).

● Série AR. Archives de presse.

11AR. Fonds du Petit Parisien

  • 11AR/690 Coupures de presse concernant Pierre Mendès France (s. d.).

● Série AS. Archives d’associations.

46AS [versement 19870110] Archives de l’Union nationale des étudiants de France [UNEF].

19870110/84 Circulaire de l'UNEF informant les présidents des AGE de la proposition de résolution sur la recherche scientifique déposée à l'Assemblée nationale par Pierre Mendès France (décembre 1957).

● Série PH. Fonds photographiques.

3/PH/33-34 Portraits de Pierre Mendès France (s. d.).

2. Aux Archives de Paris.

D4R1/2737 Registre matricule de conscription : fiche de Pierre Mendès France.

3. Aux Archives départementales de l’Eure.

1525 W 38 Délégation départementale de l'information : coupures de presse, interventions de Pierre Mendès France (1951-1954).

4. Aux Archives diplomatiques (ministère des Affaires étrangères), site de La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Série Cabinet du ministre : fonds Pierre Mendès France (19 juin 1954-20 janvier 1955).

5. A la Bibliothèque et aux Archives de l’Assemblée nationale, Paris.

Archives de la IIIe Législature : comptes rendus des débats et questions, accessibles en ligne sur le site : http://archives.assemblee-nationale.fr

6. A la Bibliothèque municipale d’Évreux (Eure).

Journaux locaux dans lesquels il a écrit : Le Journal du Neubourg, La Dépêche normande, La Volonté, Temps nouveaux.

7. Aux Archives Gaumont-Pathé, Paris.

● Vers 1930-1946

PERS M4 391 Pierre Mendès France, années 1930.

PJ 1932 134 11 La XVe législature, 1er juin 1932.

3644EJ 26369 Le Congrès annuel du Parti radical et radical-socialiste a lieu à Biarritz, 28 octobre 1936.

4601GJ 00007 et 1946 5 3 La fin de la crise. Paris, Marly-le-Roi où s'est retiré le général de Gaulle. M. Gouin est reçu par le lieutenant Guy et M. Palewski. Lacrise venait de M. Pleven, ministre des Finances. M. Mendès France, 6 février 1946.

1946 6 17 NU Mendès France et Soustelle, 13 février 1946.

● Année 1953

5313EJ 44708 Jubilé Mendès France à Louviers, 26 mars 1953.

5300ENU 44952 Assemblée nationale, investiture Mendès France, juin 1953.

1953 24 17 NU Mendès France devant l’Assemblée nationale, 3 juin 1953.

1953 24 16 NU Crise ministérielle, consultation du président Auriol, 17 juin 1953.

● Année 1954

5400ENU 47144 Mendès France arrive au Canada reçu par Saint-Laurent, 1954.

5400ENU 46675 Déclaration de Pierre Mendès France sur le cessez le feu à Genève, 1954.

5400ENU 46795 Dernière séance de la conférence de Bruxelles sur la Communauté européenne de défense [CED], 1954.

5400ENU 47148 Mendès France au Canada. Arrivée à l’aérodrome de Montréal, 1954.

5400ENU 47145 Mendès France au Soldat inconnu américain, 1954.

5400ENU 47209 Le prince Rainier de Monaco reçoit M. et Mme René Coty à la légation de Monaco. Présence de M. Mendès France et M. Edgar Faure, 1954.

5400ENU 46655Entrevue de Pierre Mendès France avec Foster Dulles et Anthony Eden à Matignon, 1954.

5425GJ 00006 La crise ministérielle, 1954.

5426GJ 00006 M. Mendès France forme le Gouvernement, 1954.

5430GJ 00009 Genève. Les ultimes pourparlers, 1954.

5431GJ 00002 Le cabinet Mendès France face aux problèmes de l'heure, 1954.

5432GJ 00003 Tunisie. Le voyage de M. Mendès France, 1954.

5435GJ 00006 Belgique. Échec de la conférence de la Communauté européenne de défense, 1954.

5435GJ 00007 Angleterre. Les entretiens Mendès France et Churchill, 1954.

5436GJ 00002 L'Assemblée rejette la Communauté européenne de défense, 1954.

5438GJ 00007 Communauté européenne de défense. M. Mendès France a reçu M. Johanes Hoffmann, président du Conseil sarrois, 1954.

5443GJ 00008 Les entretiens Mendès France - Adenauer, 1954.

5444GJ 00003 Les accords internationaux sur l'organisation européenne, 1954.

5447GJ 00005 Le départ de M. Mendès France pour le Canada, 1954.

5448GJ 00011 Amérique. Le voyage de Mendès France, 1954.

5449GJ 00005 Le retour à Paris de M. Mendès France, 1954.

5452GJ 00002 Conférence de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord [OTAN] avec M. Mendès France, 1954.

5426EJ 46533 Investiture de Pierre Mendès France à la Chambre. Présentation du nouveau cabinet, 24 juin 1954.

1954 26 5 M. Mendès France présente le nouveau Gouvernement, 30 juin 1954.

5427EJ 46538 Arrivée à Berne de Mendès France et de Chou En Laï. Entrevue Mendès France et Chou En Laï, 1er juillet 1954.

1954 27 2 Rencontre de M. Mendès France et de M. Chou En Laï, 7 juillet 1954.

5429EJ 46614 Discours de Mendès France et arrivées de Mendès France et de Molotov à Genève, Suisse, 15 juillet 1954.

1954 29 23 NU Discours de Mendès France à Genève, 21 juillet 1954.

5430EJ 46637 Arrivée de M. Albert Sarraut à l'aérodrome de Genève avec Pierre Mendès France, 22 juillet 1954.

1954 30 17 NU1 Entrevue Mendès France - Eden - Dulles à Matignon, 28 juillet 1954.

5431EJ 46691 Mendès France à l'Assemblée nationale. Le Trocquer rend hommage aux combattants d’Indochine, 29 juillet 1954.

5431EJ 46673 Arrivée de Mendès France à Villacoublay accueilli par des ministres, 29 juillet 1954.

1954 31 3 Retour de M. Mendès France après négociations, 4 août 1954.

5432EJ 46716 Pierre Mendès France reçu par le bey et le général Boyer de La Tour, résident général en Tunisie, 5 août 1954.

1954 32 11 Le président Mendès France à Tunis, 11 août 1954.

5435EJ 46794 Conférence de Bruxelles sur la Communauté européenne de défense [CED], 26 août 1954.

5435EJ 46797 Entrevue de Pierre Mendès France et Winston Churchill à Chartwell. Déclaration de Mendès France à son départ, 26 août 1954.

1954 35 15 Rencontre de Mendès France et Winston Churchill, 1er septembre 1954.

5439EJ 46907 Arrivée à Paris de M. Eden. Entrevue avec M. Mendès France, 23 septembre 1954.

5439EJ 46899 M. Mendès France au Conseil de l'Europe à Strasbourg, 23 septembre 1954.

1954 39 2 M. Mendès France définit la politique française, 29 septembre 1954.

1954 39 14 SP Accueil de Nevers à Mendès France, 29 septembre 1954.

5440EJ 46936 Ouverture de la Conférence des Neuf à Londres. M. Pierre Mendès France y a exposé les principes politiques sur la défense européenne, 30 septembre 1954.

5441EJ 46956 Conférence de Londres. Signature de l'accord. M. Eden. M. Mendès France. M. Spaak, 7 octobre 1954.

5442EJ 46986 Mendès France à l'Assemblée nationale. Débats sur les accords de Londres, 14 octobre 1954.

1954 44 13 Signature de différents accords européens à Paris entre la France, l'Allemagne, l'Angleterre et les USA. Accord sur la Sarre conclu par Mendès France, 18 octobre 1954.

5444EJ 47033 Signature des accords de Paris des 14 au Quai d'Orsay et au Palais de Chaillot, 28 octobre 1954.

5447EJ 47125 Départ de Mendès France pour le Canada et les États-Unis. Départ du président Mendès France, 18 novembre 1954.

5448EJ 47146 Mendès France prononce un discours à l'Organisation des Nations unies [ONU], 25 novembre 1954.

5448EJ 47143 Mendès France à la Maison Blanche, 25 novembre 1954.

1954 48 9 Mendès France accueilli par Nixon et Dulles, 1er décembre 1954.

5449EJ 47174 Départ de l'aérodrome de New York de M. et Mme Mendès France, 2 décembre 1954.

5449EJ 47175 Arrivée à Orly de M. Mendès France, retour de New York, 2 décembre 1954.

5452EJ 47271 Le Président Mendès France a reçu au Quai d'Orsay les ministres des Affaires étrangères américain et britannique, M. Foster Dulles et sir Anthony Eden, 23 décembre 1954.

● Année 1955

5500ENU 47353 Entretiens de M. Mendès France et du chancelier Konrad Adenauer à Baden-Baden, 1955.

5501GJ 00001 Le vote de l'Assemblée sur les Accords de Paris, 1955.

5503GJ 00003 Le séjour privé du Président Mendès France en Italie, 1955.

5504GJ 00005 De Rome à Baden-Baden avec M. Pierre Mendès France, 1955.

5507GJ 00001 France. Crise ministérielle, 1955.

5526GJ 00003 Maroc. Les obsèques de M. Lemaigre Dubreuil, 1955.

5500GNU14832 M. Mendès France à Belgrade, 1955.

5503EJ 47323 Mendès France en Italie à Positano. M. Mendès France en Italie, 12 janvier 1955.

1955 4 10 Baden-Baden : Mendès France rencontre Adenauer, 14 janvier 1955.

1955 3 10 Mendès France en Italie, 19 janvier 1955.

5504EJ 47346 Pierre Mendès France à Rome : son arrivée et sa visite à l'ambassade de France, 19 janvier 1955.

5504EJ 47347 Voyage de M. Pierre Mendès France à Rome, 19 janvier 1955.

5504EJ 47348 Mendès France au Vatican, arrivée en voiture et départ. M. Mendès France à Rome, 19 janvier 1955.

5504EJ 47349 Mendès France repart de Rome par le train avec Mme, pour se rendre en Allemagne afin d'y rencontrer le chancelier Adenauer, 19 janvier 1955.

5504EJ 47362 Entretien de M. Mendès France avec le chancelier Konrad Adenauer à Baden-Baden, 19 janvier 1955.

1955 4 6 Président Mendès France en Italie, 26 janvier 1955.

5507EJ 47445 Crise ministérielle à l'Élysée, 9 décembre 1955.

● Années 1957-1974

5703EJ 50603 Bagarres au Vel d'Hiv, réunion électorale Mendès France, 16 janvier 1957.

1958 37 17 NU1 et 1958 37 17 NU2 Conférence de presse de Mendès France, 5 septembre 1958.

1962 44 12 NU Conférence de presse de Mendès France, 24 octobre 1962.

1968 18 11 NU Conférence de Pierre Mendès France, mai 1968.

6921EJ 67704 Déclaration de MM. Mendès France et Gaston Defferre pour les présidentielles, 21 mai 1969.

7400GNU 43505 Interview Pierre Mendès France, 1974.

8. Aux Archives de l’Institut national audiovisuel. Archives de Radio-France, Paris.

● Année 1954

« La crise ministérielle : déclaration de Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 16 juin 1954.

« Cabinet de Pierre Mendès France », Les Actualités françaises, 24 juin 1954.

« Fin de la crise ministérielle et présentation du cabinet Mendès France », Les Actualités françaises, 24 juin 1954.

« Départ de Mendès France pour Genève », Journal télévisé, 20 h, 11 juillet 1954.

« Mendès France à Genève », Les Actualités françaises, 15 juillet 1954.

« Fête du 14 Juillet », Les Actualités françaises, 15 juillet 1954.

« Signature de l'armistice et déclaration du Président Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 22 juillet 1954.

« Signature du " cessez le feu " en Indochine », Les Actualités françaises, 22 juillet 1954.

« Pierre Mendès France rentre de la conférence de Genève », Les Actualités françaises, 29 juillet 1954.

« Voyage du Président Mendès France en Tunisie », Les Actualités françaises, 5 août 1954.

« Rencontre Mendès France - Churchill », Les Actualités françaises, 26 août 1954.

« Réunion des préfets chez Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 14 septembre 1954.

« Discours de Pierre Mendès France à Nevers », Journal télévisé, 20 h, 20 septembre 1954.

« M. Mendès France à Lille », Journal télévisé, 20 h, 7 novembre 1954.

● Année 1955

« Les crues de la région parisienne, visite de Mendès France et de Mitterrand », Journal télévisé, 20 h, 21 janvier 1955.

« Entrevue entre Nehru et Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 14 février 1955.

« Pierre Mendès France transmet ses pouvoirs à Edgar Faure », Journal télévisé, 20 h, 27 janvier 1955.

Les causeries radiophoniques de Pierre Mendès France, regroupement des causeries radiophoniques de Pierre Mendès France, président du Conseil, diffusées sur le programme parisien du 26 juin 1954 au 29 janvier 1955 [document audio].

● Années 1960

« Discours Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 10 novembre 1966.

Interview de Pierre Mendès France, par Marc Alvarez [document audio], 19 mai 1968

« Mendès France à Grenoble », Journal télévisé, 20 h, 24 avril 1969.

« Élections présidentielles : conférence de presse », Journal télévisé, 20 h, 15 mai 1969.

« Conférence de presse de Pierre Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 16 mai 1969.

« Débat Giscard d'Estaing – Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 28 mai 1969.

« Defferre et Mendès France au Palais de la Mutualité », Journal télévisé, 20 h, 30 mai 1969.

« Campagne électorale pour les élections présidentielles : discours du candidat socialiste Gaston Defferre et de Pierre Mendès France. Campagne électorale officielle : élection présidentielle 1er tour », 30 mai 1969.

● Années 1970

« Mais de quoi se plaignent-ils donc ? À armes égales », 15 septembre 1970.

« Interview de Pierre Mendès France », Journal télévisé, 20 h, 25 mars 1974.

« Pierre Mendès France à Lyon », Journal télévisé, 20 h, 3 mai 1974.

« Pierre Mendès France et la vérité », Apostrophes, 23 janvier 1976.

« 1936 ou la mémoire d'un peuple : l'agonie. La légende du siècle », 7 avril 1977.

« Pierre Mendès France. L'homme en question », 15 mai 1977.

« Alors, ces Français en 40 ? », Apostrophes, 4 novembre 1977.

« Pierre Mendès France » [document audio], Radioscopie, 16 décembre 1977

● Années 1981-1982

« Déclaration Mitterrand - Mendès France », Journal télévisé 1, 20 h, 3 mai 1981.

« Cérémonie d'investiture de François Mitterrand, » 21 mai 1981.

« Plateau Mendès France - Jean Lacouture », Journal télévisé 1, 13 h, 2 juin 1981.

« Décès de Pierre Mendès France », Journal télévisé A2, 20 h, 18 octobre 1982.

9. Au Centre de recherche de la Fondation nationale des sciences politiques, centre d’archives d’histoire contemporaine, Paris.

  • Fonds Simon Nora

Voir le Répertoire analytique concernant la période du Cabinet Mendès France puis le Parti radical, 1955-1957, par Martine Muller, mai 1983, 203 p.

  • Fonds Pierre Avril/Parti radical

RA 21-24 Correspondance de Pierre Mendès France et de son secrétariat (1957-1958).

  • Fonds Léon Blum (fonds de Moscou)

Voir l'inventaire analytique dactylographié et index, par M.-G. Chevignard, 1979-1980, 4 vol., 345 p.

  • Fonds Pierre Cot

PC4-6 Archives sur le second ministère Cot (1936-1938)

  • Fonds de l’École libre des sciences politiques

1 SP 11-13Listes d'élèves et de travaux d'élèves : fichier des élèves de l'école (1871-1945), liste des élèves diplômés, statistiques, travaux d'élèves.

  • Fonds Jean-Marcel Jeanneney

JMJ 55Campagne électorale pour les élections législatives de juin 1968 à Grenoble.

  • Fonds Gilles Martinet

MR 5-13Mouvements socialistes.

Other finding aids

Voir, dans le fonds Pierre Mendès France lui-même [115AJ/791 à 794], les instruments de recherche réalisés durant la conservation du fonds à l'Institut Pierre-Mendès-France, notamment par Dominique Franche, Murielle Blondeau, et ceux réalisés par les autres centres de conservation des archives de Pierre Mendès France (Archives départementales de l'Eure, Archives municipales de Louviers, Archives municipales de Marseille, Bibliothèque de l'Alliance israélite universelle, Pathé Archives, notamment).

Bibliography

1. Ouvrages de Pierre Mendès France.

[classement chronologique]

1.1. Ouvrages imprimés.

Le Redressement financier français en 1926 et 1927, Thèse pour le doctorat soutenue le 3 mars 1928, Faculté de droit de l'Université de Paris, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1928, 320 p.

L’Œuvre financière du Gouvernement Poincaré, préf. de Georges Bonnet, Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1928, 320 p. (Reprise de la thèse précédente, sans la documentation et avec un avant-propos remanié et complété).

La Banque internationale. Contribution à l’étude du problème des États-Unis d’Europe, Paris, Librairie Valois (coll. « Bibliothèque économique universelle », n° 2), 1930, 295 p.

Le Département de l’Eure au point de vue économique, préf. de M. C. Briquet, Paris, Collection de la France active, 1er mai 1933, 55 p.

Liberté, liberté chérie… Choses vécues, New York, Les Éditions Didier, 1943, 538 p.

Carnets de guerre, voir : Œuvres complètes de Pierre Mendès France, Paris, Gallimard, tome II. Une politique de l’économie (1943-1954), 1985.

Causeries de 1944, voir : Œuvres complètes de Pierre Mendès France, Paris, Gallimard, tome II. Une politique de l’économie (1943-1954), 1985.

Roissy-en-France, Paris, La Nef, 1947, 30 p.

Liberté, liberté chérie (1940-1942) suivi de Roissy-en-France : récit d’un vol du groupe Lorraine (3 octobre 1943), Paris, Fayard, 1977, 428 p. (Réédition augmentée de « Écrit 35 ans plus tard », juin 1977).

La Science économique et l’action, en collaboration avec Gabriel Ardant, Paris, UNESCO-Julliard (coll. « Science et Société »), 1954, 230 p.

Science économique et lucidité politique, en collaboration avec Gabriel Ardant, Paris, Gallimard (coll. « Idées », n° 305), 1973, 381 p. (Réédition de l’édition in-8° remaniée, avec mise à jour des vingt dernières années, nouvelle préface et nouvelle conclusion générale).

Gouverner, c’est choisir, Paris, Julliard (coll. « La Nef »), 1953, 147 p. (Discours d’investiture et réponse aux interpellateurs, Assemblée nationale, 3-4 juin 1953, avec un texte d’introduction).

Gouverner, c’est choisir, 2. Sept mois et dix-sept jours (juin 1954-février 1955), Paris, Julliard, 1955, 381 p. (Recueil des principaux discours prononcés par le président du Conseil, cités intégralement ou en extraits).

Dire la Vérité. Causeries du samedi (juin 1954-février 1955), Paris, Julliard, 1955, 64 p. (Texte des vingt-six causeries prononcées à la radio entre ces deux dates ; en conclusion, la déclaration prononcée à l’Assemblée nationale le 5 février 1955, après la chute du Gouvernement).

Gouverner, c’est choisir, 3. La Politique et la Vérité (juin 1955-septembre 1958), Paris, Julliard, 1958, 357 p. (Recueil des principales interventions de Pierre Mendès France entre 1955 et 1958, discours intégraux ou en extraits, conférences, articles et documents divers, regroupés par thèmes ; introduction et « Message à la jeunesse » enregistré par Pathé en décembre 1955 en guise de cinquième et dernière partie ; trois annexes : 1) lettre de démission adressée au général de Gaulle, le 18 janvier 1945 ; 2) lettre adressée au président du Conseil, M. Joseph Laniel, le 21 mai 1954 ; 3) extraits de l’allocution prononcée au micro de la RTF, le 23 septembre 1958).

Rencontres Nenni-Bevan-Mendès France (février 1959), Paris, Julliard, 1959, 191 p. (Transcription de débats non simultanés entre les trois hommes d’État, dont de larges extraits avaient été publiés par L’Express en 1959 (nos 402 à 405) ; introduction et conclusion de Jean-Jacques Servan-Schreiber).

La République moderne. Propositions, Paris, Gallimard (coll. « Idées », n° 18), 1962, 256 p.

La République moderne. Propositions, Paris, Gallimard (coll. « Idées », n° 18), 1966, 320 p. (Nouvelle édition revue et augmentée après la première élection présidentielle au suffrage universel en 1965).

Le Grand Débat (avec Michel Debré), préf. de Georges Altschuler, Paris, Gonthier, 1966, 206 p. (Enregistrement de trois débats radiodiffusés les 22, 29 novembre et 1er décembre 1965 devant les micros d’Europe n° 1).

Pour préparer l’avenir. Propositions pour une action, Paris, Denoël, 1968, 121 p. (Présenté comme la sténographie d’un certain nombre de déclarations faites par Pierre Mendès France au cours de réunions électorales de juin 1968 à Grenoble, cet ouvrage a en fait été composé à l’ouverture de la campagne ; extraits publiés dans Témoignage chrétien, 20 juin 1968, et Le Nouvel Observateur, 23 juin 1968 ; premier commentaire par P. Viansson Ponté, Le Monde, 22 juin 1968).

Dialogues avec l’Asie d’aujourd’hui. Carnet de route, Paris, Gallimard (coll. « Idées », n° 272), 1972, 288 p.

Choisir. Conversations avec Jean Bothorel, Paris, Stock (coll. « Les Grands Leaders »), 1974, 400 p.

Choisir. Conversations avec Jean Bothorel, nouvelle édition revue, Paris, Le Livre de Poche, 1976, 508 p.

La Vérité guidait leurs pas, Paris, Gallimard (coll. « Témoins »), 1976, 258 p. (Recueil de portraits-hommages rassemblant divers discours prononcés entre 1953 et 1971, des articles publiés dans L’Information radicale, avril 1957, et Le Monde, de 1965 à 1974 ; introduction, « L’homme d’État et le pouvoir », et conclusion, « Où en sommes-nous ? », inédites, du 30 juin 1975).

Regard sur la Ve République (1958-1978), entretiens avec François Lanzenberg, Paris, Fayard, 1983, 190 p.

Œuvres complètes de Pierre Mendès France, sous la direction de François Stasse, Paris, Gallimard, 6 tomes. I. S’engager (1922-1943), 1984. II. Une politique de l’économie (1943-1954), 1985. III. Gouverner, c’est choisir (1954-1955), 1986. IV. Pour une République moderne (1955-1962), 1987. V. Préparer l’avenir (1963-1973), 1989. VI. Une vision du monde (1974-1982), 1990.

1.2. Articles publiés par Pierre Mendès France.

Voir les revues de presse conservées sous les articles 115 AJ/436 à 115AJ/633 du fonds Pierre Mendès France.

1.3. Périodiques dirigés par Pierre Mendès-France.

Les Cahiers de la République, Paris, 1956-1963.

Le Courrier de la République, Paris, 1959-1974.

2. Ouvrages consacrés à Pierre Mendès France.

2.1. Articles.

[classement alphabétique]

Berdah (Jean-François), « Pierre Mendès France et l’opinion publique ouest-allemande (1952-1955) », Mission historique française en Allemagne. Bulletin d’information, n° 12, juin 1986, p 29-45.

Bloch-Lainé (François), « Pierre Mendès France : gouverner ou pas », Le Débat, n°38, janvier-mars 1986, p. 52-61.

Boulanger (Jacques), « Les allocutions radiodiffusées de Pierre Mendès France (26 juin 1954-29 janvier 1955) ; essai d’analyse du contenu », Revue française de science politique, n° 6 (4), octobre-décembre 1956, p. 851-867.

Cardesse (Pierre), « Actualité du mendésisme », Citoyens 60, Paris, janvier 1966.

Chabaud (Roger), « L’Express et le mythe Mendès France », Esprit, n° 11, novembre 1954.

Chapron (Françoise), « Pierre Mendès France dans l’Eure (1932-1962) », Études normandes, n° 4-1983, pp 37-52

Craipeau (Yvan), « Mendésisme et socialisme », Tribune marxiste, Paris, n° 7-8, juillet 1959.

Grosser (Pierre), « La politique indochinoise de Pierre Mendès France après les Accords de Genève », Relations internationales, 2011/2, n° 146, p. 59-75.

Hessel (Stéphane), « Quelques réflexions sur Pierre Mendès France et le monde arabe », Monde arabe Maghreb-Machrek, Paris, La Documentation Française, n° 98, 1982, p. 116-118.

Hoffmann (Stanley), « Le héros politique : Pétain, de Gaulle, Mendès France », Preuves, Paris, 1967.

Laponce (Jean A.), « Mendès France and the Radical Party », The Western Political Quartely, Salt Lake City, vol. 40, n° 2, juin 1958, p. 340-356.

Leroux (Yves), « La statue du Commandeur ou Pierre Mendès France face à la France », Connaissance des hommes, juin 1983, n° 100, p. 46-48.

Mioche (Philippe), « La planification comme “ réforme de structure ” : l’action de Pierre Mendès France de 1943 à 1945 », Histoire Économie Société, 1982, p. 471-487.

Rioux (Jean-Pierre), « Tombeau pour Pierre Mendès France », Vingtième Siècle, n° 2, avril 1984, p. 43-54.

Rioux (Jean-Pierre), « Pierre Mendès France modernisateur », Vingtième Siècle, n° 15, juillet-septembre 1987, p. 81-92.

Ruscio (Alain), « Le mendésisme et l’Indochine », Revue d’histoire moderne et contemporaine, Paris, avril-juin 1982, p. 324-432.

Wolff (Jacques), « Pierre Mendès France. Une politique économique », Les Cahiers de l’IHTP, n° 1, octobre 1985.

2.2. Actes de colloques.

[classement chronologique]

Pierre Mendès France et le mendésisme : l'expérience gouvernementale, 1954-1955, et sa postérité, sous la dir. de François Bédarida et Jean-Pierre Rioux, Paris, Fayard, 1985, 561 p.

Pierre Mendès France et l'économie : pensée et action, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France tenu à l'Assemblée nationale, les 11 et 12 janvier 1988, sous la dir. de Michel Margairaz, Paris, Odile Jacob, 1989, 471 p.

Pierre Mendès France : la morale en politique, actes du colloque de l'Université des sciences sociales de Grenoble, du cercle Bernard-Lazare et de l'Institut Pierre-Mendès-France, tenu à Grenoble, en octobre 1989, sous la dir. de Janine Chêne, Édith Aberdam et Henri Morsel, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1990, 316 p.

Pierre Mendès France et le rôle de la France dans le monde, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France tenu à l'Assemblée nationale les 10 et 11 janvier 1991, sous la dir. de René Girault, en collaboration avec Seloua Boulbina et Gérard Bossuat, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1991, 487 p.

Pierre Mendès France et l'esprit républicain, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France et de l'Assemblée nationale, tenu à Paris le 17 juin 1994 ; suivi de Pierre Mendès France, un destin politique, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France et du département d'histoire de l'Université de Tel-Aviv, tenu à Tel-Aviv les 8-10 novembre 1992, avant-propos de Marie-Claire Mendès France, préf. de Jean-Denis Bredin, Paris, Le Cherche Midi, 1996, 259 p.

Éthique et démocratie : l’exemple de Pierre Mendès France, actes du colloque tenu à Grenoble les 17-18 octobre 1997, Le Cherche Midi / Éditions n° 1 (coll. « Documents »), 1998, 228 p.

Pierre Mendès France et la modernité, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France, de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine [BDIC], de l'Université de Cergy-Pontoise et de l'Université de Paris 1, tenu à l'Assemblée nationale le 15 juin 2001, Nanterre, Association des amis de la BDIC et du Musée, 2001, 188 p.

Pierre Mendès France et la démocratie locale, actes du colloque du conseil général de l’Eure, 28-29 novembre 2002, Rennes, Presses universitaires de Rennes (coll. « Histoire »), 2005, 228 p.

Le Gouvernement de la recherche : histoire d'un engagement politique, de Pierre Mendès France à Charles de Gaulle, 1953-1969, sous la direction d'Alain Chatriot et Vincent Duclert, Paris, La Découverte, 2006, 428 p.

Politique, science et action publique : la référence à Pierre Mendès France et les débats actuels, actes du colloque du laboratoire PACTE de l'Institut d'études politiques de Grenoble, tenu les 23 et 24 octobre 2008, sous la direction de Michel Hollard et Guy Saez, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble (coll. « Libres cours : politique »), 2010, 254 p.

Pierre Mendès France et les outre-mers, actes du colloque de l'Institut Pierre-Mendès-France tenu à Paris les 11-12 décembre 2008, sous la dir. de Frédéric Turpin et de Jacques Frémeaux, Paris, Les Indes savantes, 2012, 129 p.

2.3. Monographies, ouvrages critiques et témoignages.

[classement alphabétique]

Aumasson (Laure), Lettres à une militante. Correspondance avec Laure Aumasson, Paris, HB éditions, 2004, 218 p.

Bédarida (François) et Rioux (Jean-Pierre), Pierre Mendès France et le mendésisme. L’expérience gouvernementale, 1954-1955, et sa postérité, Paris, Fayard, 1985, 561 p.

Boulanger (Gérard), Le « Juif » Mendès France : une généalogie de l'antisémitisme, d'après les archives privées de Pierre Mendès France, Paris, Calmann-Lévy, 2007, 365 p.

Birnbaum (Pierre), Un mythe politique : la « République juive » de Léon Blum à Pierre Mendès France, Paris, Fayard, 1988, 417 p.

Bredin (Jean-Denis), Un tribunal au garde-à-vous. Le procès de Pierre Mendès France, Paris, Fayard, 2002, 320 p.

Brizzi (Riccardo), Il governo Mendès France, Bologne, CLUEB (coll. « Lexis. 1. Biblioteca di scienze umane »), 2010, 290 p.

Chanteloube (Denise), Le Mendésisme. Étude d’histoire des idées politiques, Lyon, Agel, 1961, 199 p.

Chapron (Françoise), Pierre Mendès France, la République en action, Éditions Infimes (coll. « Histoire »), 2016, 188 p.

Chatriot (Alain), Pierre Mendès France. Pour une République moderne, Paris, Armand Colin, 2015, 320 p.

Civicus (Morvan Duhamel), M. Mendès France et les communistes, Paris, Amiot, 1957, 116 p.

Crémieux-Brilhac (Jean-Louis), La Politique scientifique de Pierre Mendès France : une ambition républicaine, Paris, Armand Colin/Comité pour l'histoire du CNRS, 2012, 185 p.

Daniel (Jean) et Lacouture (Jean), Le Citoyen Mendès France. Quinze témoignages, Paris, Le Seuil (coll. « L’Histoire immédiate »), 1992, 240 p.

Dartigues (Richard) et Delabarre (Francis), Pierre Mendès France : 1907-1982 : la passion de la vérité !, Paris, Plon/Institut Pierre-Mendès-France, 1992, 143 p.

Demker (Marie), Colonial power and national identity : Pierre Mendès France and the history of French decolonisation, [Stockholm], Santérus Academic Press Sweden (coll. « Göteborg Studies in Politics », 109), 2008, vij-155 p.

Frank (Robert) et Roussel (Éric), dir., Laniol (Vincent), collab., Deux passions françaises : Pierre Mendès France et Charles de Gaulle, Paris, CNRS éd., 2013, 365 p.

Georgel (Jacques), Mendès France inconnu, Paris, Espace européen, 1992, 188 p.

Gourdon (Alain), dir., Mendès France ou le rêve français, Paris, Ramsay, 1977, 362 p.

Gros (Simone), Pierre Mendès France au quotidien, Paris, L’Harmattan, 2004, 160 p.

Guitard (Louis), De Gaulle-Mendès aller et retour, Paris, Jérôme Martineau, 1969, 275 p.

Horrut (Claude) et Mazurien (Rodolphe), Pierre Mendès France, c'était demain : République et humanisme, Bordeaux/Cestas, Élytis (coll. « Autour du temps »), 2004, 256 p.

Krakovitch (Raymond), Le Pouvoir et la Rigueur. Pierre Mendès France-François Mitterrand, Paris, Publisud, 1994, 346 p.

Lacouture (Jean), Pierre Mendès France, Paris, Le Seuil, 1981, 547 p. ; rééd. Le Seuil (coll. « Points »), 2003, 742 p.

Latta (Claude), Pierre Mendès France, 1907-1982, Montbrison, Centre social de Montbrison, 2008, 27 p.

Loncle (François), La Vérité guidait ses pas : relire Pierre Mendès France, Paris, Fondation Jean-Jaurès (coll. « Les Essais », 04), 2012, 87 p.

Martinet (Gilles), Les Clés de la Ve République, suivi de Pierre Mendès France : le contre-exemple, Paris, Le Seuil, 2002, 158 p.

McCormick (Donald), Mr. France. The Life and Times of France’s Dynamic Post-War Premier, Londres, Jarrolds, 1955, 240 p.

Mendès France (Marie-Claire), L’Esprit de liberté, Paris, Presses de la Renaissance, 1992.

Nantet (Jacques), Pierre Mendès France, Paris, Éd. du Centurion (coll. « Hommes présents »), 1967, 272 p.

Nicolet (Claude), Pierre Mendès France ou le métier de Cassandre, Paris, Julliard, 1959, 253 p.

Rimbaud (Christiane), L'Affaire du Massilia, été 1940, Paris, Seuil, 1984, 254 p.

Rimbaud (Christiane), Le Procès Mendès France, Paris, Perrin, 1986, 216 p.

Rizzo (Jean-Louis), Mendès France ou la rénovation en politique, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques (coll. « Académique »), 1993, 272 p.

Rizzo (Jean-Louis), Pierre Mendès France, Paris, La Découverte (coll. « Repères »), 1994, 122 p.

Rouanet (Pierre), Mendès France au pouvoir (18 juin 1954-6 février 1955), Paris, R. Laffont, 1965, 570 p. (rééd. R. Laffont, 1992).

Roussel (Eric), Pierre Mendès France, Paris, Gallimard, 2007, 608 p.

Saive (René), Mendès France, Paris, Éditions Journal du Parlement, (coll. « Les hommes de notre temps »), 1956, 172 p.

Salem (Daniel), Pierre Mendès France et le nouveau socialisme, Paris, PUF, 1969, 160 p.

Sapiens (Alfred Fabre-Luce), Mendès ou Pinay ?, Paris, Grasset, 1953, 155 p.

Sebbane (Jérémy), Pierre Mendès France et la question du Proche-Orient (1940-1982), Paris, Éditions L'Harmattan, 2009, 240 p.

Stasse (François), Pierre Mendès France et le nouveau socialisme, Romorantin, Martinsart, 1985.

Stasse (François), Pierre Mendès France, Romorantin, Martinsart, 1994, 165 p.

Stasse (François), La Morale de l’Histoire. Mitterrand-Mendès France (1943-1982), Paris, Le Seuil (coll. « L’épreuve des faits »), 1994, 367 p.

Stasse (François), L’Héritage de Mendès France. Une éthique de la république, Paris, Le Seuil, 2004, 160 p.

Tarr (Francis de), The French Radical Party. From Herriot to Mendès France, Oxford, Oxford University Press, 1961, 264 p.

Tarr (Francis de), Pierre Mendès France. Un témoignage, Tulle, Mille Sources, 2001, 64 p.

Werth (Alexander), The Strange History of Pierre Mendès France and the Great Struggle over French-North Africa, Londres, Barrie, 1957, 428 p.

Werth (Alexander), Lost Statesman. The Strange Story of Pierre Mendès France, New York, Abelard Schuman, 1958, 428 p.

Winock (Michel), Pierre Mendès France, Paris, Bayard (coll. « Les grands hommes d’État »), 2005, 89 p.

2.5. Thèses universitaires.

[classement chronologique]

Andrews (William G.), « Pierre Mendès France. A study of political ideas in action », Cornell University, Thèse Ph. D., juin 1959, 588 p.

Chanteloube (Denise), « Le Mendésisme. Étude d’histoire des idées politiques », Université de Lyon, Faculté de droit et de sciences politiques, Thèse soutenue devant les professeurs Pelloux, Cadart et Grawitz, 1961, 199 p.

Chapron (Françoise), « Pierre Mendès France dans l’Eure. Trente ans de vie politique (1932-1962) », Université de Rouen, Doctorat de 3e cycle d’histoire contemporaine, sous la direction du professeur M. Boivin, 1984, 2 vol., 683-111 p.

Rizzo (Jean-Louis), « Mendésisme et Radicalisme, 1955-1957. Une tentative de rénovation du Parti radical », Université de Reims, Thèse soutenue sous la direction du professeur A. Rey-Goldzeigner, 1988, 613 p.

2.6. Catalogues d'exposition.

[classement chronologique]

Pierre Mendès France, 1907-1982, catalogue de l'exposition tenue à la Bibliothèque de l'Assemblée nationale, juin-juillet 1994, Paris, Assemblée nationale, 1994, 36 p.

Pierre Mendès France, un homme d'État républicain, catalogue de l'exposition tenue au musée de Louviers, 12 octobre 2012-7 janvier 2013, Louviers, Musée de Louviers/Rouen, éd. Points de vues, 2012, 196 p.

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