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Inventaire - Cotes :

Galeries historiques du château de Versailles : visites du roi Louis-Philippe (1833-1847)

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Cotes
O/4/2857-O/4/2860
Date
1833-1847
Importance matérielle
et support
● haut. 53 x larg. 47 cm
● 4 volumes, soit 0,40 mètres linéaires
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Cette numérisation ayant pour objectif de préserver les supports originaux, leur communication sous cette forme est désormais limitée, au profit d’un accès en ligne aux reproductions numériques, sur la salle des Inventaires virtuelle des Archives nationales.

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Documents de
substitution

Deux autres exemplaires de ces "Galeries historiques" sont conservés, à Versailles et Chantilly, dépourvus de ces marques d'enregistrement par l'Intendance générale de la Liste civile et les apostilles marginales, de nature comptable, qui caractérisent l'exemplaire conservé aux Archives nationales depuis 2009 :

  • Château de Versailles / département des Ressources documentaires / service des Archives

- Registres de Frédéric Nepveu

Il s'agit de l'exemplaire de l'agence d'architecture chargée, à partir de 1805, de la restauration et de l'entretien du domaine de Versailles, constitué des minutes des lettres-rapports de Frédéric Nepveu (dénommées en interne "Journal de Frédéric Nepveu"), associées à quasiment tous les plans correspondant aux quatre volumes des Archives nationales et à de nombreux autres. Ce "journal de Nepveu" constitue une pièce centrale de la documentation laissée par l'architecte dans le cadre de son chantier au château sous la monarchie de Juillet. Il semble que les quatre tomes conservés par le service des Archives du château de Versailles aient été acquis par l'agence d'architecture du Domaine auprès du collectionneur Henri Grosseuvre, comme en témoigne la présence de ses ex-libris sur trois des quatre tomes. Grosseuvre a pu les tenir, lui-même, de Paul Favier, collaborateur de Frédéric Nepveu, à l'instar des plans et dessins de l'architecte mis à la vente lors de la dispersion de sa collection (catalogue de la vente du 18 avril 1934 à Drouot, lot 408). De cet exemplaire de Versailles, huit rapports manquent sur un total de 412 pièces par rapport aux exemplaires de Chantilly et des Archives nationales.

  • Château de Chantilly / service Bibliothèque et Archives

- Ms 1349-1352 : registres de Frédéric Nepveu

Il s'agit de l'exemplaire personnel (comme l'atteste la mention de son nom sur le dos de la reliure), encore plus complet, des lettres-rapports de l'architecte Frédéric Nepveu à Godard-Dubuc, remis, en vertu des dernières volontés de l'architecte, au duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe, par la veuve de Frédéric Nepveu, qui s'était donc fait une copie pour lui-même. Relié en veau fauve, l'exemplaire de Chantilly contient, répartis essentiellement dans les troisième et quatrième volumes, 140 documents graphiques, alors que l'exemplaire des Archives nationales est riche de 49 documents de ce type. L'ensemble des plans de l'exemplaire des Archives nationales figure, à quatre exceptions près, dans les volumes de Chantilly.

D'après : Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Bibliothèque de l'Institut, Paris, 1928, p. 255, et Chantilly, les manuscrits. Cabinet des livres, s.d., p. 450-451.

Description

Présentation du contenu

1. Description des volumes.

Les "Galeries historiques du Palais de Versailles" constituent un ensemble de quatre volumes reliés, réunissant les lettres originales adressées par l'architecte Frédéric Nepveu (1777-1862) à M. Godard-Dubuc (1790-1873), architecte de formation, directeur des Bâtiments de la Couronne au sein de l'Intendance générale de la Liste civile (1832-1848), du 26 juillet 1833 au 23 janvier 1847, "contenant les détails de chaque visite du roi Louis-Philippe et le résumé des ordres donnés par le roi pour la création des Galeries historiques", selon le titre manuscrit porté en tête de chaque tome.

  • Le premier volume (26 juillet 1833-23 janvier 1837) contient 94 lettres, sur 207 feuillets, et 2 feuillets de plans ;
  • Le deuxième volume (30 janvier 1837-13 octobre 1841) contient 137 lettres, sur 216 feuillets, et 2 feuillets de plans ;
  • Le troisième volume (26 octobre 1841-16 décembre 1843) contient 80 lettres, sur 182 feuillets, et 22 feuillets de plans en couleur ou dessins hors texte ;
  • Le quatrième volume (22 janvier 1844-24 décembre 1847) contient 100 lettres et 4 feuillets explicatifs de plans, sur 182 feuillets, 19 feuillets de plans et 1 plan en double page en couleur.

Les quatre tomes in-folio sont reliés de maroquin vert, signés, en queue du dos du tome IV, de la marque de la veuve Niedrée, onze filets dorés encadrent les plats et un chiffre couronné CM [Camille de Montalivet] orne le centre de chaque plat supérieur, le dos est à 6 nerfs orné de caissons de filets dorés, double filet sur les coupes, les tranches sont dorées et de la dentelle dorée a été placée sur les chasses.

Les plans, reliés au milieu ou à la suite des lettres, sont toujours en relation avec les rapports. Ils se multiplient à partir du troisième volume, qui correspond à la période 1841-1843, où l'architecte Nepveu semble de plus en plus désireux de valoriser ses réalisations de maître d'oeuvre : dans son rapport du 14 février 1842, Nepveu demande ainsi au roi de l'autoriser à consacrer une salle à l'exposition de quarante dessins de sa création.

2. Contexte administratif et statut juridique.

2.1. Analyse diplomatique des rapports.

Les 411 rapports envoyés par l'architecte Nepveu, répartis, montés sur onglets et reliés en ces quatre volumes protégés d'une boîte de conservation, relèvent des archives du directeur des Bâtiments de la Couronne, qui dépendait hiérarchiquement de l'intendant général de la Liste civile. En cas d'absence prolongée de Nepveu, l'intérim (dont celui de la rédaction des rapports consécutifs aux visites du Roi) est assuré par un inspecteur du service des Bâtiments, Mondel, comme ce fut le cas de mai à septembre 1839. De même, en l'absence de M. Godard-Dubuc, les rapports sont adressés, non plus au directeur des Bâtiments de la Couronne, mais à son supérieur hiérarchique, l'intendant général de la Liste civile : le comte de Bondy (voir la période mars 1838-mars 1839), puis le comte de Montalivet (voir le mois d'avril 1839).

Les rapports de Nepveu, ainsi que, parfois, les plans associés, sont pourvus d'un numéro d'envoi, d'un numéro unique de dossier valable pour l'ensemble des lettres ("2501"), d'un numéro d'enregistrement à l'arrivée, d'apostilles marginales, au crayon ou à l'encre, relatives principalement aux conséquences financières et comptables des ordres de travaux donnés par le roi ("Un crédit de 190 000 francs est affecté aux travaux dont il question.", rapport du 4 novembre 1833 ; "Fonds de 60 000 francs", rapport du 18 janvier 1834...), enfin, de renvois aux différents bureaux de l'Intendance générale de la Liste civile. Les mentions marginales peuvent également signaler les suites données aux rapports de Nepveu ("Le 29 août 1833, écrit à M. Nepveu.", ou "Répondu le 15 février 1834."). Pour la période où le comte de Bondy est intendant général, les rapports portent en outre le large cachet rouge de son cabinet particulier. Les mentions occasionnelles ("rapport au roi du..."), portées en marge, ou encore l'ordre ajouté au feuillet du 12 février 1840 ("M. Dubuc. Faire un rapport au roi sans conclusion, en lui demandant ses ordres.") indiquent que le roi Louis-Philippe ne lisait pas les rapports de l'architecte de Versailles, mais qu'une synthèse pouvait, si nécessaire, lui en être présentée.

2.2. Liste civile et domaine privé.

Ces archives relèvent du fonds d'archives de l'Intendance générale. En arrivant au pouvoir, Louis-Philippe avait réduit la Maison du Roi à son entourage direct (alors que, sous la Restauration et jusqu'en 1827, la Maison du Roi formait un ministère dont le titulaire siègeait au Conseil des ministres). C'est l'administration de la Liste civile, dirigée par un Intendant général n'ayant plus rang de ministre, qui reçoit dès lors la plupart des multiples attributions de l'ancienne Maison du Roi, dont la gestion des bâtiments royaux. L'administration de la Liste civile dispose de crédits relevant du budget voté par la Nation, fonds mis à disposition du souverain et de l'Intendance générale qui les gère pour permettre au souverain de tenir son rang en entretenant ses résidences et en faisant fonctionner la Cour.

La loi du 2 mars 1832 et les discussions parlementaires qui l'ont précédée, autorisant le roi, par l'article 22, à posséder un domaine privé, ne faisaient nullement entrer l'administration de la Liste civile dans ce domaine privé, d'ailleurs géré par une administration parallète tout à fait étanche. La nouveauté de cette loi de 1832 était de distinguer, pour le nouveau souverain, son domaine privé et sa Liste civile. Coutumièrement, les rois de France n'avaient pas de domaines privés : par leur avènement au trône de manière héréditaire, ils appartenaient entièrement, ainsi que tous leurs biens, à la France, et tous les biens qu'ils auraient pu avoir à titre privé, ainsi que leurs apanages, entraient ipso facto dans le domaine public. Par un sénatus-consulte du 30 janvier 1810, Napoléon Ier avait créé cette nouveauté d'un domaine extraordinaire, ou privé, propre au souverain. Louis XVIII, montant sur le trône en 1814, puis Charles X en 1824, reprirent les anciennes dispositions qui les privaient de tous biens privés, ne pouvant jouir que des fonds alloués par la Liste civile, c'est-à-dire des fonds publics. Louis-Philippe d'Orléans, le 7 août 1830, le jour de la réception de la couronne de roi des Français à la Chambre des députés, réunit un conseil de famille, au cours duquel il donna la nue-propriété de tous ses biens à ses enfants et à sa soeur, n'en gardant que l'usufruit, en prévision de l'application pour lui-même de ce transfert traditionnel au domaine public de tous les biens privés de celui qui monte sur le trône, organisant ainsi sa propre destinée sans dépouiller sa famille. L'article 22 de la loi de 1832 sur la Liste civile réinstaura, après bien des discussions, la possibilité pour le roi Louis-Philippe de garder un domaine privé, ce qui ne privatisa pas la Liste civile, qui distinguait bien, au contraire, ce qui était privé (Domaine privé) de ce qui ne l'était pas (Liste civile). Par décret du 26 février 1848, le Gouvernement provisoire rendit à la gestion ordinaire de l'Etat l'ensemble de ce qui relevait de la Liste civile, par l'article 1 : "Tous les biens meubles et immeubles désignés sous le nom de biens de la Liste civile feront retour au domaine de l'Etat", article confirmé par un décret de l'Assemblée nationale du 25 octobre 1848.

2.3. Les travaux aux bâtiments royaux.

Selon la loi du 2 mars 1832, le Roi pouvait apporter aux Domaines de la Couronne tous les changements utiles à leur conservation et embellissement (article 14), tandis que l'entretien et les réparations de ces domaines, pour lesquels le Roi recevait chaque année du Trésor public une somme de 12 millions (article 17), étaient expressément à la charge de la Liste civile (article 15). Le domaine de Versailles faisait partie de la dotation immobilière dont pouvait jouir le Roi (article 2). Les travaux aux bâtiments royaux, théoriquement soumis à l'approbation du souverain, étaient toujours approuvés par l'administration de l'Intendance générale, qui le représentait et les finançait. C'est dans le cadre de ce processus administratif et en application de cette loi de 1832 que Godard-Dubuc recevait les lettres-rapports de Nepveu, architecte en charge de Versailles, sur les visites et décisions de Louis-Philippe et les transmettait au comte de Montalivet, Intendant général, afin que celui-ci donne son avis et son aval administratif au lancement et au financement des travaux.

3. Intérêt pour l'histoire de l'art et du patrimoine au XIXe siècle.

3.1. Le sort des archives de la Maison du Roi en 1848.

Les archives de la Maison du Roi et de l'administration de la Liste civile ont subi d'importants pillages aux Tuileries lors des Journées de février 1848. Les seules archives subsistant de ces deux administrations, pour le règne de Louis-Philippe, sont celles de la comptabilité, régulièrement versée aux Archives royales et conservées au Louvre, alors épargné (sous-série O/4 des Archives nationales). Aussi, la conduite même des chantiers aux bâtiments royaux (correspondance, mémoire de travaux, plans...) est-elle très pauvrement documentée. Dans ce contexte, ces quatre tomes de correspondance adressée au directeur des Bâtiments de la Couronne, collaborateur de l'intendance générale de la Liste civile, relative au chantier du palais de Versailles, sont extrêmement intéressants pour l'histoire des musées et de l'art. Ces documents n'ont pas d'équivalent aux Archives nationales ; quant aux plans associés aux rapports, ils ne figurent pas en sous-série O/4 (et pour cause), ni en sous-série F/21 (Beaux-Arts), ni, enfin en série N (Cartes, plans et dessins d'architecture). En série VA (Versement de l'Architecture) existent des plans de Nepveu (cfr. ci-dessous le chapitre "Sources complémentaires") pour les galeries historiques de Versailles, datées des années 1833-1834. Etant sur calque, ils constituent sans doute des copies (un seul porte un numéro d'enregistrement) ; ils se pourrait qu'ils proviennent du fonds de l'agence d'architecture de Versailles. Mais le chercheur trouvera, à Versailles et à Chantilly, deux autres exemplaires de cette correspondance ; à ce jour, en effet, trois exemplaires des registres, dits de Frédéric Nepveu, sont conservés respectivement au château de Versailles, au château de Chantilly et aux Archives nationales. L’analyse détaillée des ouvrages a permis d’identifier des variantes d’un registre à l’autre : modifications de textes en marge des lettres ; croquis à divers degrés d’élaboration de dessins d’architecture ; variation des écritures entre les divers registres. Des travaux de recherche sont actuellement en cours pour affiner l’analyse entre les trois exemplaires.

3.2. Des sources directes sur le projet de musée de l'histoire de France à Versailles.

C'est sur la Liste civile, et sa dotation annuelle attribuée par l'Etat au souverain pour les dépenses de sa Maison, que Louis-Philippe s'appuya pour mettre en place son projet de réhabilitation du château de Versailles, vide depuis la Révolution. Le roi des Français décide, en 1833, de restaurer les appartements royaux et de transformer les autres en musée national, consacré à l'histoire de France et dédié "à toutes les gloires" de la France, selon les volontés de Louis-Philippe. Passionné d’histoire, discipline qui devenait alors une véritable science, il décida d’y rassembler toutes les images peintes, sculptées, dessinées et gravées qui illustrent des événements ou des personnages de l’histoire de France depuis ses origines. Louis-Philippe puisa dans les fonds des anciennes collections royales, princières, privées et institutionnelles qu’il compléta par des milliers de copies et d’œuvres rétrospectives commandées aux artistes contemporains. Il chargea l'architecte Frédéric Nepveu d’organiser le tout. Ce dernier fut amené à détruire de nombreux appartements princiers, surtout dans les deux grandes ailes du château où ces Galeries historiques sont encore en place aujourd’hui.

Pour Louis-Philippe, ce musée répondait à une volonté politique : réconcilier les partisans des différents régimes qui s’étaient succédé depuis 1789 et asseoir ainsi sa propre légitimité de roi de tous les Français. Le musée célébrait les conquêtes militaires de l'Ancien Régime, de la Révolution française, de l'Empire et même de la Restauration, en construisant une identité nationale. Avec plus de 6 000 peintures et 3 000 sculptures, les galeries aménagées dans le palais de Versailles devenaient la principale source iconographique de l’histoire de France. Supportée en entier par la Liste civile, la dépense dépassa 23 millions de francs. Louis-Philippe surveilla de très près l'exécution des travaux, comme l'attestent ces quatre tomes de rapports de Nepveu, et les commandes des tableaux, discutant le plan de toutes les salles et les sujets qui devaient les remplir. En présence des grands corps de l'Etat, de l'Institut et du monde des lettres et des arts, l'inauguration eut lieu en 1837, le Roi rattachant cette solennité nationale au souvenir du mariage de son fils.

3.3. Le devenir du musée de Versailles après Louis-Philippe.

Napoléon III (1852-1870) fit terminer les aménagements du musée, mais la guerre de 1870-1871 marqua un coup d’arrêt au développement de cet espace. Versailles fut occupé par les Prussiens, de septembre 1870 à février 1871, et l’Empire allemand fut proclamé dans la galerie des Glaces, le 18 janvier 1871. L’Assemblée nationale vint s’y installer en mars 1871, rejointe par les ministères pendant la Commune, et la Troisième République y fut votée le 30 janvier 1875. A la fin du XIXe siècle, le conservateur Pierre de Nolhac s’attacha à rendre à Versailles son caractère de résidence royale et à réorganiser les collections. Il démonta une partie des installations du musée de Louis-Philippe, mais en conserva les galeries, et entama un redéploiement des collections.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

Historique du producteur

Frédéric Nepveu, architecte, appartenant au service des Palais, maisons et résidences royales depuis 1824, fut en charge de Versailles de 1832 à 1847.

Voir l'article, publié en ligne d'Emilie Biraud : "Frédéric Nepveu (1777-1862) : personnalité d’un architecte dans l’ombre du château de Versailles" [Livraisons d'histoire de l'architecture, n° 18, 2009] : https://lha.revues.org/221

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Acquis, par voie de revendication, lors de la vente aux enchères publiques organisée par la SVV Pierre Bergé & associés, jeudi 1er octobre 2009, Paris, Drouot-Richelieu, lot n° 87 (indivision Bacholle).

Historique de la conservation

Exemplaire personnel de Camille Bachasson, comte de Montalivet (1801-1880), intendant provisoire de la dotation de la Couronne (10 octobre-2 novembre 1830), puis intendant général de la Liste civile (10 octobre 1832-22 février 1836, puis 30 mars 1839-2 février 1848), ami et exécuteur testamentaire du roi Louis-Philippe.

Comme il était habituel au XIXe siècle, et ce malgré la création des Archives nationales sous la Révolution et sous l'Empire, le comte de Montalivet semble avoir quitté ses fonctions à l'Intendance générale en emportant tout ou partie de ses archives, comme le suggère la reliure à ses armes.

Portant le chiffre couronné du comte Camille de Montalivet [CM], la reliure XIXe siècle a été faite par la veuve Niédée (signature en queue du dos du tome IV).

Existence et lieu de conservation des documents originaux

Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine

Sources et références

Documents de même provenance

Archives nationales, sous-série O/4 Archives de la Maison du Roi et de l'Intendance générale de la Liste civile (1830-1848).

Sources complémentaires

Archives nationales

  • O/4 Archives de la Maison du Roi et de l'Intendance générale de la Liste civile (1830-1848).

O/4/3-41/2 . Administration des châteaux royaux. Émargements du personnel. 1830-1848.

O/4/2781-2820. Travaux exécutés dans les bâtiments de la Couronne. Concessions d'eau à Versailles (classement numérique), Saint-Cloud, Sèvres, Saint-Germain, Meudon, Fontainebleau. Contrats et titres relatifs aux domaines de la Couronne et à ceux de la famille d'Orléans. Adjudications de coupes de bois (classement chronologique). Personnel de l'administration forestière. 1792-1847.

O/4/2821-2855. Correspondance, rapports et comptabilité concernant les musées royaux, le mobilier, les théâtres, le domaine de la Couronne (Versailles et Fontainebleau), l'Intendance générale de la Liste civile. Affaires diverses. 1830-1848.

  • VA Versements de la direction de l'Architecture (XVIIIe-XXe s.).

VA 29, plans 31 à 42 Châteaux de Versailles et Trianon. - Aménagement du musée sous Louis-Philippe (1833-1834).

- Plans 31 à 37 : calques joints au rapport adressé le 19 août 1833 au directeur des Bâtiments de la Couronne par l'architecte du Roi C. Frédéric Nepveu, tous datés et signés de même : 31) plan simplifié du rez-de-chaussée, partie centrale et ailes, ne montrant la division intérieure que pour les pièces affectées au musée ; 32) premier étage : partie centrale et ailes ; 33) rez-de-chaussée de l'aile du Midi ; 34) premier étage de l'aile du Midi ; 35) coupe aquarellée sur la longueur de l'aile du Midi, du côté de la Ville ; 36) coupe aquarellée sur la longueur de l'aile du Midi, du côté du Parc ; 37) plan simplifié du premier étage du château, paraissant s'apparenter avec le n° 32, avec le numéro des fenêtres, ni signé, ni daté.

- Plans 38 à 40 : calques du même (25 septembre 1833) : 38) "Aile du Midi. Plan à rez-de-chaussée des salles pour les portraits des hommes de guerre et "Coupe générale du projet présentant l'élévation de la face A du plan, c'est-à-dire au rez-de-chaussée et à l'étage des murs opposés aux fenêtres donnant sur le parc, établi sur la demande de M. l'Intendant général et comme renseignement sur le nombre des tableaux et portraits qui pourront être disposés dans l'aile du Midi" ; 39) copie, en second exemplaire, du même plan ; 40) "Aile du Midi. Coupe générale côté des fenêtres et du parc, ou sur la face B du plan", calque établi "comme renseignement sur la disposition des tableaux, et pour faire comprendre l'avantage qu'il y aurait à mettre dans les trumeaux du premier étage des portraits des généraux en chef au lieu des trophées en hauteur, dont la répétition trop multipliée serait monotone et prétentieuse". La pièce n°36 montre en effet tous les trumeaux sitgués entre les fenêtres de la galerie des Batailles, au premier étage, décorés de faisceaux et de drapeaux tricolores.

- Plans 41 et 42 : "Aile du Midi. Plan du vestibule et de la grande galerie en pierre au rez-de-chaussée" et plan du premier étage, soit deux calques, signés C. Frédéric Nepveu, architecte du Roi, le 18 mars 1834.

  • AP/300 Archives de la Maison de France

- AP/300(I) à AP/300(VI) Correspondance du Roi avec ses ministres et ses familiers (1830-1848).

Château de Versailles (département des Ressources documentaires / service des Archives)

  • Fonds de l'agence d'architecture du domaine de Versailles

Règne de Louis-Philippe (1830-1848) : correspondance, suivi comptable et budgétaire des travaux, mémoires des différents intervenants et entrepreneurs, collection de 1800 documents graphiques (plans, coupes, élévations).

Fonds classé chronologiquement : année 1830 (6 boîtes), année 1831 (4 boîtes), année 1832 (7 boîtes), année 1833 (11 boîtes), année 1834 (22 boîtes), année 1835 (24 boîtes), année 1836 (26 boîtes), année 1837 (30 boîtes), année 1838 (24 boîtes), année 1839 (11 boîtes), année 1840 (10 boîtes), année 1841 (11 boîtes), année 1842 (9 boîtes), année 1843 (11 boîtes), année 1844 (9 boîtes), année 1845 (17 boîtes), année 1846 (5 boîtes), année 1847 (6 boîtes), année 1848 (1 boîte), année 1849 (3 boîtes).

Château de Chantilly (service Bibliothèques et Archives)

  • "Restauration du château de Versailles", registres de F. Nepveu (1349-1352)

Autres instruments de recherche

Maison du Roi (1830-1848). Archives de la Maison du roi Louis-Philippe. Rép. num. détaillé dact. des articles O/4/1 à 2855, par Brigitte Labat-Poussin, 1993, 352 p.

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Bibliothèque de l'Institut, Paris, 1928, p. 255 (cotes 1349-1352).

Chantilly, les manuscrits. Cabinet des livres, s.d., p. 450-451 (cotes 1349-1352).

Bibliographie

1. Sources imprimées.

FONTAINE (Pierre François Léonard), architecte, Journal, 1799-1853, Paris, Ecole nationale des beaux-arts/Institut français d’architecture/Société d’histoire de l’art français, 1987, 2 vol.

GAVARD (Charles), Galeries historiques de Versailles, publiées par ordre du Roi et dédiées à S.M. la reine des Français, Paris, chez l'éditeur et au Palais de Versailles, 1837 [comporte de nombreuses gravures de la Galerie royale, mais pas de document graphique relatif aux travaux de l'architecte Nepveu].

LOUIS-PHILIPPE, roi des Français, Mémoires, Paris, Plon, 1973-1974, 2 vol.

SAINT-MARC GIRARDIN, "Notice sur Frédéric Nepveu", Journal des débats, 19 octobre 1962, Versailles, lith. de Brunox, [s. d.].

2. Ouvrages et articles imprimés.

ANTONETTI (Guy), Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994.

BAJOU (Valérie), "Frédéric Nepveu et le rez-de-chaussée de l'aile du Midi, première campagne de travaux de Louis-Philippe à Versailles", Gazette des Beaux-Arts, 1999, n° 133, 1564-1565, p. 239-270, ill.

BIRAUD (Emilie), "Frédéric Nepveu (1777-1862), l'architecte et ses réalisations dans le corps central du château de Versailles, 1833-1848", mémoire de recherche de l'Ecole du Louvre, 2008.

BIRAUD (Emilie), "Frédéric Nepveu, architecte du château de Versailles sous la monarchie de Juillet", Versailles : ville, architecture et nature. Revue de l'histoire de Versailles et des Yvelines, tome 92, 2010, p. 118-139.

CHAUDONNERET (Marie-Claude), L’Etat et les artistes. De la Restauration à la monarchie de Juillet (1815-1833), Paris, Flammarion, 1999.

CHAVE (Isabelle), LANDGRAF (Éric), « La transformation du château de Versailles par Louis-Philippe (1833-1847) en coulisses : les rapports des visites royales de l’architecte Frédéric Nepveu », Livraisons de l'histoire de l'architecture, École des Chartes, n°32, 2 | 2016, p. 127-145.

DUMA (Jean), Les Bourbon-Penthièvre (1678-1793). Une nébuleuse aristocratique au XVIIIe siècle, 1995, vol. 10, n° 3.

GAUTIER (Alphonse), Etudes sur la Liste civile en France, Paris, Plon, 1882.

LENIAUD (Jean-Michel), Les Bâtisseurs d’avenir. Portraits d’architectes (XIXe-XXe siècles), Paris, Fayard, 1998.

Louis-Philippe, l’homme et le roi, 1773-1850 [catalogue de l’exposition tenue aux Archives nationales, octobre 1974-février 1975], Paris, Archives nationales, 1974.

MONTALIVET (comte de), "Le roi Louis-Philippe et sa Liste civile", La Revue des Deux-Mondes, tome 8, 1850 ; rééd. Paris, Michel Lévy frères, 1851.

SALLES (Damien), "La fortune du Prince au XIXe siècle : étude sur la Liste civile en France", thèse d'histoire du droit, sous la direction du professeur Jean-Louis Harouel, université Panthéon-Assas (Paris II), 2008.

SCHAER (Roland), L’Invention des musées, Paris, Gallimard (coll. « Découvertes »), 1993.

TERRADE (Albert), « Frédéric Nepveu, architecte du roi Louis-Philippe, anecdotes et souvenirs », Mémoires de la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Versailles, 1894, t. XVIII.

TEYSSIER (Arnaud), Louis-Philippe. Le dernier roi des Français, Paris, Perrin, 2010, 452 p.

3. Publications en ligne.

BIRAUD (Emilie), "Frédéric Nepveu (1777-1862) : personnalité d’un architecte dans l’ombre du château de Versailles", Livraisons d'histoire de l'architecture, n° 18, 2009, en ligne sur : https://lha.revues.org/221

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