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Archives de l'UFR de mathématiques de l'Université Paris Diderot (1965-2008)

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Reference codes
20140277/1 à 20140277/106
Date
1965-2008
Name of creator
Université Paris Diderot, UFR de mathématiques
Material importance
and support
29,3 ml (106 articles, 88 cartons de type DIMAB)
Physical location
Pierrefitte
Access conditions

Les documents qui contiennent des données à caractère nominatif ou portant une appréciation sur une personne physique touchent à la protection de la vie privée et sont soumis à un délai de communicabilité de 50 ans à compter de la date de création du document, en application de l'article L213-2 I. 3° du code du patrimoine. Les commissions de spécialistes, les dossiers de thèse et d'habilitation à diriger des recherches ainsi que les procès-verbaux d'examens ne sont donc pas consultables immédiatement (20140277/4 ; 50-100).

Conditions of use

Photographie numérique autorisée.

Description

Presentation of content

L'ensemble des documents contenus dans ce fonds ne présente certes pas un intérêt historique majeur, mais certains d'entre eux peuvent néanmoins fournir des informations intéressantes sur l'histoire interne de l'UFR et permettre d'établir des statistiques sur les étudiants durant toute la période d'activité de l'unité.

 

Les documents les plus complets pour retracer l'histoire de l'UFR sont sans doute les procès-verbaux des conseils d'UFR qui se tiennent depuis sa création et qui procurent des comptes rendus mensuels de ses activités, aussi bien en interne qu'au niveau de l'université. Ce conseil définit en effet la politique de l'UFR et étudie l'ensemble des dossiers relatifs à son fonctionnement. Les procès-verbaux contiennent également la liste de leurs membres. Le fonds ne contient malheureusement que ceux d'après 1994.

Des documents viennent ensuite étayer les éléments rapportés dans ces procès-verbaux.

Les comptes rendus et les procès-verbaux des commissions de spécialistes par exemple peuvent servir de source pour suivre le recrutement des enseignants-chercheurs au sein de l'UFR depuis 1970. Elles se prononcent sur les mesures individuelles relatives aux professeurs des universités et aux maîtres de conférences notamment. Elles ont été instituées pour les mathématiques sous la forme de deux sections, les 25e et 26e. Depuis la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU), elles ont laissé la place aux comités de sélection, qui conservent les mêmes fonctions, mais avec quelques changements dans leur organisation.

Il est regrettable par contre de ne pas avoir de documents donnant la composition du personnel administratif. Le fonds ne contient qu'un seul organigramme, probablement daté des années 1980.

Au niveau des locaux, il est à noter la présence de dossiers relatifs au déménagement de 1999 à Chevaleret, qui permettent de se faire une idée des conditions dans lesquelles il a eu lieu et de la situation de l'immeuble à l'arrivée des personnels. S'y trouvent aussi des fiches descriptives des locaux occupés par l'UFR de mathématiques de Paris 7 sur le campus Jussieu.

Dans un tout autre ordre, les archives de la scolarité (procès-verbaux d'examens, dossiers de soutenances de thèse et d'habilitation à diriger des recherches notamment) sont davantage destinées aux anciens étudiants, dont certains occupent actuellement des fonctions d'enseignants-chercheurs à l'UFR, et revêtent donc un intérêt administratif.

Toutes les données qu'ils contiennent peuvent néanmoins servir à établir des statistiques, le pourcentage annuel de diplômés, la variation du nombre d'inscrits sur des périodes plus ou moins longues par exemple. Elles fournissent aussi tous les sujets de thèse depuis 1981.

Enfin, le fonds renferme de la documentation scientifique dans les polycopiés de cours et les publications d'enseignants-chercheurs.

Classification method

Dans son élaboration, c'est le souci de préserver autant que possible l'organisation des dossiers de l'UFR par grandes missions qui a primé.

La première partie concerne donc son administration, de la définition de sa politique et de son orientation scientifique lors des conseils d'UFR et scientifiques à la gestion des locaux, en passant par celles de son personnel, administratif et scientifique, et de son budget propre.

Le reste des dossiers présents dans le fonds traite plus particulièrement de la principale mission de l'UFR au sein de l'université, qui est de promouvoir la recherche en mathématiques et d'organiser l'enseignement de cette discipline. La deuxième partie contient par conséquent les documents élaborés par l'UFR visant à déterminer sa politique générale en matière d'enseignement des mathématiques et ceux qui définissent et détaillent plus spécifiquement ses formations diplômantes. La troisième partie est quant à elle entièrement dédiée au service de la scolarité de l'UFR et comprend donc tout ce qui a trait au suivi pédagogique des étudiants et aux cours dispensés.

Enfin, nous avons rassemblé dans une dernière partie les documents relevant du travail de recherche des enseignants-chercheurs, à savoir leurs publications.

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Selon l'article L713-1 du code de l'éducation, une unité de formation et de recherche (UFR) est créée par délibération du conseil d'administration de l'université après avis du conseil scientifique. Elle élabore ses statuts, qui doivent être approuvés par le conseil d'administration de l'université. Elle associe des départements de formation, créés par délibération du conseil d'administration de l'université, et des laboratoires ou centres de recherche, également créés par délibération du conseil d'administration de l'université. L'UFR correspond à un projet éducatif et à un programme de recherche mis en œuvre par des enseignants-chercheurs, des enseignants et des chercheurs relevant d'une ou de plusieurs disciplines fondamentales, en l'occurrence ici les mathématiques.

L'histoire de cette UFR est liée sans conteste à celle de l'université Paris 7 et plus généralement à celle des universités. Elles ont débuté en 1970, dans le cadre de la partition de l'université de Paris suite aux événements de mai 1968.

C'est la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968, dite « loi Faure », du nom du ministre de l'Éducation nationale, qui, en réformant l'université, crée les unités d'enseignement et de recherche (UER) et supprime par la même occasion les anciennes facultés. L'article 39 de son Titre VIII « Mise en œuvre de la réforme », fixe le 31 décembre 1968 comme date butoir pour l'établissement d'une liste provisoire d'UER destinées à constituer les nouvelles universités. La création de l'UER de mathématiques est légèrement antérieure à celle de l'université Paris 7. Lors de la constitution des nouvelles universités, les anciennes facultés sont éclatées et leurs enseignements répartis entre plusieurs universités : ainsi, les sciences sont partagées entre Paris 6 et Paris 7.

Lorsque Robert Mallet est nommé recteur de l'académie de Paris en 1969, les anciennes facultés ne sont pas encore engagées dans la constitution d'universités pluridisciplinaires. Il essaie alors d'obtenir la création d'au moins une université de ce type, Paris 7. Ses premiers statuts sont signés le 14 décembre 1970 et sa reconnaissance officielle intervient le 1er janvier 1971. Il est important de noter que cette création a suscité beaucoup de remous au départ. D'aucuns pensent alors que Paris 7 n'a pas d'avenir, qu'elle ne réussira pas à se maintenir très longtemps, dans la mesure où, par exemple, le domaine des Lettres est presque monopolisé par la Sorbonne. C'est sans compter sur la volonté de Robert Mallet, mais aussi de François Bruhat (1929-2007), professeur à l'UFR de mathématiques de 1970 à 1989, qui est un des pilotes de ce projet aventureux. Ce dernier reste de toute évidence la plus grande figure de cette UFR depuis sa création, ayant à la fois marqué l'histoire de l'université Paris 7 et celle de sa discipline. Il est d'ailleurs le premier directeur de l'UFR.

L'unité des mathématiques se retrouve donc scindée en deux, entre Paris 6 et Paris 7. Mais cette division n'est qu'institutionnelle. Physiquement, les deux nouvelles UER restent proches en localisation, dans la mesure où elles se partagent des étages du campus Jussieu. L'université Paris 7 a en effet eu des problèmes de locaux à gérer dès sa création. L'UER de mathématiques, qui ne s'est d'ailleurs vue allouer que trois salles de cours avant la constitution des secteurs 24-34-44, doit en plus héberger l'administration de l'université. La question du déménagement du campus ne sera pourtant posée qu'au début des années 1990.

Si les deux UER de mathématiques sont voisines, ce n'est pas pour autant que leurs relations sont bonnes. Une scission entre les enseignants-chercheurs s'est produite immédiatement, à la fois pour des raisons politiques et pour des motifs personnels. D'aucuns avancent également que les thématiques abordées par les deux étaient alors différentes mais complémentaires. Cela aboutit à une absence volontaire de coopération et à des relations très complexes sur le campus. C'est le renouvellement de génération et le déménagement qui permettent dans la décennie 1990 d'améliorer la relation entre les deux UFR.

Le déménagement de l'UFR de mathématiques est envisagé lorsque la question des travaux de désamiantage du campus Jussieu est posée en 1996. Dans le procès-verbal du conseil d'UFR du 6 mars 1998, nous apprenons que le prix de la location d'un immeuble situé rue du Chevaleret est en train d'être négocié par l'Établissement public. « Il semble bien adapté pour accueillir les mathématiciens (…) La seule restriction, à ce jour, est qu'il n'est pas classé comme pouvant accueillir du public ». Il est intéressant de noter que ce classement n'a jamais été obtenu et que la gestion des salles de cours dans cet immeuble est un problème quotidien, le bâtiment ne disposant pas par exemple d'amphithéâtres. Le déménagement effectif a lieu à partir du mois de septembre 1999, après que les locaux ont été aménagés (cloisons, bureaux…) en février. En octobre 1999, presque toute l'UFR est sur le site Chevaleret, à l'exception du service de la reprographie et de la scolarité du 2e cycle (licence et maîtrise), qui s'installent fin novembre au 4e étage de la tour 45/55 de Jussieu. Il faut attendre un nouveau déménagement en 2012 pour que tous les services de l'UFR soient enfin réunis sur le nouveau Campus Paris Rive Gauche. L'UFR y occupe actuellement le bâtiment Sophie Germain.

Liste des directeurs et des responsables administratifs de l'UFR de mathématiques

 

Directeurs :

 

Avant la création de l'université Paris 7 :

Charles Pisot, professeur à l'université Paris 6

Après la création de l'université Paris 7 (ordre incertain pour les premiers) :

-François Bruhat à partir de 1970

- Louis Bontet de Monvel

-Yvette Amice

-Daniel Revuz

-François Norguet

-Roger Godement

-Le Dung Trang

-Max Karoubi

-Jean-Louis Verdier, jusqu'en 1989

-Michel Zisman, à partir de 1989

-Badou Baktavatsalou, jusqu'en 1995

-Laure Élie, de septembre 1995 à août 2000 (directeur-adjoint : Pierre Vogel)

-Pierre Vogel, de septembre 2000 à août 2005 (directeur-adjoint : Keller)

-Laure Élie, de septembre 2005 à août 2009 (directeur-adjoint : Georges Skandalis)

-Georges Skandalis, de septembre 2009 à 2013 (directeur-adjoint : François Jouve)

-Isabelle Gallagher depuis 2013

 

Responsables administratifs :

-Marie-Thérèse Gschwendtner

-Danièle Courtin

-Jocelyne Cazorla

-Danièle Courtin

-Pascal Chiettini

Entry and conservation

Mode of entry

Versement en 2014

Conservation history

L'UFR de mathématiques a conservé ses archives sans réaliser de versements jusqu'à son déménagement du campus Jussieu en 1999. Les documents récupérés alors par le bureau des archives de Paris 7 sont traités par un vacataire et conservés depuis dans les locaux du rectorat de Paris. Ils concernent l'administration de l'UFR dans sa première décennie d'existence. Ils n'ont pas fait l'objet d'un versement et n'ont donc pas reçu de cotation.

En 2004, deux de ses services, restés sur le campus alors que l'UFR se trouve déjà à Chevaleret depuis quatre ans, la reprographie et la scolarité du 2e cycle, versent certains de leurs documents à leur tour.

Enfin, en 2011-2012, en préparation du déménagement futur de l'UFR vers le bâtiment Sophie Germain du site Paris-Rive-Gauche, une action de classement est menée au sein même de l'UFR par une contractuelle du bureau des archives.

Ces versements sont fusionnés en 2014 en prévision de leur versement aux Archives nationales.

Evaluation, sorting and elimination

Évaluations, tri et éliminations

Les services administratifs d'une unité de formation et de recherche sont une sorte de relais entre les personnes qui y travaillent et qui y reçoivent des cours et les services centraux de l'université. Chacune de ses activités est une délégation à l'échelle d'une discipline des missions de l'université. Au niveau des archives, cela se traduit par le fait que la majorité des documents originaux sont produits au niveau de l'UFR mais conservés ensuite dans le service central correspondant. Par exemple, le responsable administratif réunit les pièces originales pour constituer le dossier d'un membre du personnel, scientifique comme administratif, puis l'envoie à la direction des ressources humaines. Les dossiers de personnel se trouvant à l'UFR sont donc des copies.

Aussi, après l'expiration de leur durée d'utilité administrative, la plupart des documents sont-ils à éliminer. Sur les 17 mètres linéaires environ d'archives éliminables, les dossiers de gestion du personnel se trouvant en original à la direction des ressources humaines en ont représenté une grande partie.

Ensuite, les éliminations ont été décidées en fonction des prescriptions de l'Instruction de tri et de conservation pour les archives reçues et produites par les services et établissements concourant à l'éducation nationale.

Un tri a dû être opéré dans certains dossiers afin de séparer les documents à conserver de ceux à éliminer. C'est le cas notamment des dossiers des conseils d'UFR et scientifiques. Les pièces aidant à leur organisation, comme les convocations, n'ont plus aucun intérêt après quelques années.

Toutes les éliminations ont fait l'objet d'un bordereau qui a reçu le visa de la mission des Archives nationales auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Par ailleurs, environ 35 mètres linéaires de doublons, particulièrement ceux des supports de cours, non mentionnés dans le bordereau d'élimination, ont aussi été détruits.

Sources and references

Additional sources

  • Rectorat de Paris

Non coté Département de mathématiques de la faculté des sciences. 1936-1992

2004-03-02 Fonds de l'UER de mathématiques. 1966-1980

823W Archives de Paul Gérardin. 1967-1986

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