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Inventaire - Cotes :

Archives de la Secrétairerie d’État impériale : inventaire des minutes numérisées des lettres du Premier Consul et de l’Empereur (an VIII-1815).

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Cotes
AF/IV/861-AF/IV/908
Date
1799-1815
Importance matérielle
et support
48 articles
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Fonds librement communicable.

Conditions d'utilisation

En cas de réutilisation de ces vues numériques, pour un usage gratuit ou lucratif, se référer aux conditions de reproduction et de réutilisation exposées sur le site Internet des Archives nationales.

Description

Présentation du contenu

Conservées au sein du fonds de la Secrétairerie d’État impériale (AF/IV), les minutes des lettres de Bonaparte, Premier Consul (frimaire an VIII-floréal an XII), puis de Napoléon Ier, empereur des Français (prairial an XII-4 juillet 1815), représentent une masse considérable de feuillets, versée aux Archives nationales en juillet-août 1849, selon le décret du 10 août 1848.

De la Constitution de l’an III, qui organisait le Directoire, Napoléon avait hérité un fonctionnement original de la tête de l'État, sous la forme d'une sorte de cabinet double, composé, d'une part, de son secrétariat particulier, ou Cabinet intérieur, regroupant des secrétaires qui écrivaient sous sa dictée et classaient ses propres archives courantes, et, d'autre part, d'un Cabinet extérieur avec un secrétariat du Gouvernement ou Secrétairerie d'État, à la tête de laquelle un ministre faisait la jonction entre les ministres et l'Empereur. Espace ultra-réservé, circonscrit à l’Empereur et à ses collaborateurs permanents et directs, ce Cabinet intérieur, ou « Cabinet », conservait le travail particulier de l’Empereur, à savoir les minutes de lettres dictées par lui et les dossiers composés de rapports et de correspondance qu'il gardait sous la main [lire sur ce point : Auzel (Jean-Baptiste), « Essai de typologie des documents d'archives produits par le cabinet de Napoléon et sa Secrétairerie d'État », Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, Paris, Fondation Napoléon/Fayard, tome V, 2008].

À la fin de l’Empire, les archives de la Secrétairerie d'État impériale et du cabinet de Napoléon Ier étaient conservées dans l'entresol et au premier étage de la galerie du Louvre, sous la responsabilité du baron Fain, secrétaire particulier de l'Empereur, sous le nom d'« Archives impériales ». Sous la Restauration, ces archives passèrent sous la responsabilité de la Maison du Roi, puis du ministère de la Justice (1817), à la garde de l'archiviste Louis-François Bary, ancien adjoint du baron Fain, qui en assura ainsi la conservation jusqu'à sa retraite, en mars 1848. C’est avec son successeur, Jules Goeschler, ancien secrétaire de Thiers, que le directeur des Archives nationales, Jean-Antoine Letronne, en négocia le versement à l’hôtel de Soubise, comme pour l’ensemble des archives désormais dites « du Louvre ». Après ce transfert, un premier répertoire des archives du Consulat et de la Secrétairerie d’État impériale (an VIII-1815) fut proposé par A. Prost, F. Rocquain et E. Dupont en 1867. Il sera suivi d’un inventaire plus détaillé, œuvre de Ph. Du Verdier, J. Favier et R. Mathieu, en 1968.

Numérisées par la Fondation Napoléon en 2005-2006 pour faciliter la publication de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, à partir des microfilms de sauvegarde précédemment réalisés par les Archives nationales, ces minutes des lettres de Napoléon (an VIII-1815) représentent environ 49 700 vues numériques. Le projet éditorial touchant maintenant à son terme, il a semblé intéressant, en s’inscrivant dans le cadre de la convention de partenariat signée en 2014 entre les Archives nationales et la Fondation Napoléon, d’offrir en outre, dans la "salle des inventaires virtuelle" des Archives nationales, un accès particulier à ces vues numérisées, qui permette aux chercheurs, amateurs ou spécialisés, d’apprécier la lecture de ces minutes originales, en complément de l’édition scientifique proposée par les volumes imprimés.

Pour conserver des conditions de consultation commodes pour l’internaute, cet ensemble de près de 50 000 vues a été scindé à l’échelle du mois, de frimaire an VIII à juillet 1815. Pour chacune de ces entités chronologiques a été précisé l’intervalle des numéros d’édition des lettres de Napoléon dans chacun des tomes de l’édition de référence de la Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, publiée par la Fondation Napoléon chez Fayard, depuis 2004.

La réalisation de cet inventaire et la possibilité de proposer les images en ligne ont été grandement facilitées par la collaboration technique de François Houdecek, à la Fondation Napoléon, coordonnateur éditorial de la publication de la Correspondance, et de Elen Couzelin, du département de Maîtrise d’ouvrage des Systèmes d’information des Archives nationales, que je remercie tous deux très sincèrement.

Isabelle Chave, septembre 2016.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales de France

Entrée et conservation

Modalités d'entrée

Versement en juillet-août 1849 (décret du 10 août 1848)

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