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Inventaire - Cotes :

Fonds Persigny (1398-1945)

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Cotes
44AP/1-44AP/30
Date
1398-1945
Nom du producteur
Persigny, Jean Gilbert Victor Fialin (1808-1872 ; duc de)
Localisation physique
Pierrefitte

Description

Présentation du contenu

MODALITES D'ENTREE : don des Archives départementales du Loiret (1926) et achats en ventes publiques (1957-2000), 5 juin 1926 [n° 428] ; 18 novembre 1957 [n° 1361] ; 27 mars 1977 [n° 2697] ; 28 septembre 1998 [n° 4447] ; 9 octobre 2000 [n° 4616] ; 29 décembre 2000 [n° 4644]

IMPORTANCE MATERIELLE : 2, 30 ml (18 cartons).

DATES EXTREMES : 1398-1945

INTRODUCTION
BIOGRAPHIE DU DUC DE PERSIGNY

Né à Saint-Germain-l'Espinasse (Loire) le 11 janvier 1808, Victor Fialin est le fils d'un soldat de la grande armée mort en 1812 à la bataille de Salamanque. Un de ses oncles assure son éducation, puis il est élève-boursier au collège de Limoges. En 1825, il s'engage au 3 e régiment de hussards. L'année suivante, il est admis à l'école de Saumur et en sort maréchal des logis au 4 e hussard dans la compagnie du capitaine Kersausie, un républicain et carbonaro. Fialin renonce à son contact à ses idées royalistes légitimistes et participe avec lui à l'insurrection de juillet 1830 à Pontivy. Mis en congé de réforme pour insubordination, puis en congé définitif le 4 octobre 1831, il se rend à Paris, où il occupe un emploi dans les douanes avant de collaborer au Temps. Il quitte à cette époque son nom patronymique de Fialin pour prendre le nom et le titre de vicomte de Persigny porté jadis dans sa famille.

Suite à la lecture du Mémorial de Sainte-Hélène, il se tourne vers le bonapartisme. Pour soutenir cette cause, il fonde en 1834 la revue L'Occident français, dont un seul numéro paraît. L'ex-roi Joseph le félicite et l'invite chez lui à Deuham Place. Ensemble, ils élaborent un projet de constitution d'un parti bonapartiste, mais Joseph se rétracte par la suite. Celui-ci lui donne néanmoins une lettre d'introduction auprès du prince Louis Bonaparte, résidant à Arenemberg avec sa mère. Persigny devient le secrétaire et le confident du prince, et s'emploie à recruter des fidèles en France et en Allemagne. A l'occasion d'un voyage à Londres pour conférer avec l'ex-roi Joseph, Persigny fait la connaissance d'Albert de Falloux qui devient un ami très proche malgré des divergences d'opinion.

De retour d'Angleterre, Persigny s'emploie à préparer le complot de Strasbourg de 1836. Des contacts se font avec les soldats de la garnison de Strasbourg, en particulier avec Armand Laity, jeune lieutenant sorti de Polytechnique, mais le complot est un échec. Le vicomte parvient à s'échapper dans le grand-duché de Bade grâce à la complicité de Mme Gordon (née Eléonore Brault), puis descend le Rhin pour arriver à Londres. Il y rédige une relation apologétique sur l'affaire de Strasbourg en 1837. C'est à cette époque qu'il rencontre Fleury. Sa famille du Forez lui présente Théodore Forestier qui sera l'un des plus fidèles partisans de l'empereur. A Londres, Persigny et Louis-Napoléon se lient avec la plus haute aristocratie.

En 1840, Persigny participe au complot de Boulogne, dont il est l'un des instigateurs les plus actifs. Arrêté, il est traduit devant la Cour des Pairs et ne nie pas les accusations dont il fait l'objet. Le 6 octobre 1840, il est condamné à vingt ans de détention à Doullens. Atteint d'une maladie des yeux, il est transporté à l'hôpital militaire de Versailles, en 1843, où il obtient rapidement l'autorisation de circuler librement. Guéri, il retourne à Doullens, mais une rechute le ramène à Versailles en 1846. Lors de sa détention, il publie l'Utilité des pyramides d'Egypte, où il veut prouver que ces tombeaux servaient à protéger la vallée du Nil contre les sables du désert.

La Révolution de 1848 rend sa liberté à Persigny et lui redonne des espoirs quant à une restauration des Bonaparte. Avec leur soutien, il fonde des sociétés impérialistes, des journaux, entre au comité de la rue de Poitiers, et contribue activement au succès de l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République le 10 décembre 1848. En reconnaissance de quoi, les honneurs s'accumulent : il est nommé aide de camp du prince-président, il reçoit un commandement supérieur dans la garde nationale parisienne et il devient chevalier de la Légion d'honneur le 30 janvier 1849.

Lors des élections au Corps législatif du 13 mai 1849, Persigny est élu 7 e sur 9 dans la Loire et 6 e sur 24 dans le Nord. Il opte pour ce dernier département et se fait remplacer dans la Loire par le général Delmas de Grammont le 22 juillet 1849. Persigny siège à droite et appuie la politique du gouvernement.

Pendant le mandat de Louis-Napoléon Bonaparte, Victor Fialin de Persigny fait ouvertement campagne pour le rétablissement de l'Empire et même pour un coup d'Etat. Jugeant que les esprits ne sont pas encore prêts, le prince-président demande à Tocqueville, alors ministre des Affaires étrangères, d'envoyer Persigny à l'étranger. Il accomplit une mission à travers les différentes cours allemandes en septembre et octobre 1849, avant d'être nommé ministre plénipotentiaire à Berlin en 1850. Sa mission consiste à sonder le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV en vue d'une alliance entre les deux pays. Le résultat de cette mission est médiocre. A son retour en France, Persigny continue à soutenir le président. En tant qu'intime de Louis-Napoléon Bonaparte, il est l'un des premiers à être informé du coup d'état du 2 décembre 1851. Avec le colonel Espinasse, il se charge du contrôle de la salle des séances de l'Assemblée dissoute.

Persigny devient membre de la Commission consultative qui a la charge d'élaborer la nouvelle constitution

La constitution sera adoptée le 14 janvier 1852

, bien qu'il ne soit pas très actif, car ses connaissances en droit sont limitées. Le 22 janvier, il remplace Morny démissionnaire au ministère de l'Intérieur. Il entreprend d'asseoir les bases du régime. Il contresigne les décrets confisquant les biens de la famille d'Orléans, il organise la nouvelle loi électorale avec Rouher et Baroche qui instaure le système des candidatures officielles. Pour contrôler l'opinion, il édicte le décret-loi du 14 février 1852 qui muselle la presse, notamment par le système des "avertissements" pouvant entraîner la suspension. Persingy modifie l'administration préfectorale. Il souhaite rapprocher l'administration des administrés pour simplifier les procédures. Il s'agit d'une déconcentration. Les préfets ont plus de compétences et de pouvoir décisionnel. L'histoire étant un domaine qui passionne Persigny, il réorganise l'administration des archives, en créant un bureau spécialisé au ministère, une commission spéciale et une inspection générale. Enfin en 1853, une circulaire prescrit la rédaction systématique d'inventaires dans les archives départementales. L'assistance est de la compétence du ministère de l'Intérieur, et ce domaine suscite l'intérêt particulier de Persigny, qui suit en cela Napoléon III. De multiples mesures sont mises en place pour lutter contre le paupérisme et améliorer les conditions de vie, en envoyant par exemple les enfants trouvés en Algérie pour qu'ils y apprennent l'agriculture et s'y installent. Les établissements de bienfaisance qui recueillent les indigents reçoivent des subventions. Persigny coordonne également la politique de grands travaux souhaitée par l'empereur, en particulier en choisissant comme préfets Haussmann à Paris et Vaïsse à Lyon. A un niveau inférieur, la voirie départementale et communale est du ressort du ministre. Pour financer les travaux, Persigny imagine un système permettant de convertir les dettes des collectivités territoriales en emprunts remboursables à long terme.

Persigny a tenu le portefeuille de l'Agriculture et du Commerce du 25 janvier 1852 au 23 juin 1853. Selon lui, les priorités sont l'agriculture, puis l'industrie et enfin le commerce. Il instaure des commissions de statistique cantonale (décret du 1 er juillet 1852) qui siègent de façon permanente et dont le but est de tenir à jour les deux tableaux retraçant la situation économique de la France. Audacieux et ambitieux en économie, il appuie les frères Péreire, présidant à la naissance du Crédit mobilier en 1852, et encourage la politique de financements publics financée par l'emprunt, ce qui le met en opposition avec les banquiers traditionnels. Pour réguler les investissements, il multiplie les succursales de la Banque de France.

Le 27 mai 1852, Persigny épouse Eglé Ney de la Moskowa, fille unique du prince de la Moskowa et petite-fille du maréchal Ney. A cette occasion, il reçoit le titre de comte et une dotation de 500 000 francs. Lors du voyage du prince-président à travers la France en septembre 1852, il suscite par des instructions secrètes aux préfets le mouvement populaire d'enthousiasme. En tant que ministre de l'Intérieur, il est chargé de l'organisation du plébiscite de décembre 1852 qui suit la proclamation de l'Empire.

A bien des égards, il peut être considéré comme le principal fondateur du Second Empire. Il est certainement le personnage qui a les convictions bonapartistes les plus fortes, d'où le mot de Napoléon III, "l'impératrice est légitimiste, Morny est orléaniste, le prince Napoléon Jérôme est républicain. Il n'y a qu'un bonapartiste, c'est Persigny, et il est fou...". En reconnaissance, Persigny est appelé au Sénat le 31 décembre 1852. Mais le 23 juin 1854, il quitte le ministère en invoquant des raisons de santé. Il s'agit plutôt d'un conflit de pouvoir avec le reste du gouvernement, car il fait preuve d'un caractère emporté, tenace et intransigeant qui a fini par lasser l'empereur lui-même.

Napoléon III a de nouveau recours à son fidèle serviteur en 1855 lorsqu'il faut remplacer à l'ambassade de Londres le comte Walewski nommé au ministère des Affaires étrangères, à un moment où la question d'Orient évolue vers un conflit armé, qui débouche sur la guerre de Crimée. En poste du 7 mai 1855 au 23 mars 1858, le comte de Persigny excelle dans ses fonctions. La France et l'Angleterre étant alliées, l'ambassadeur a un rôle fondamental dans les relations entre les deux pays, notamment lors de l'organisation du Congrès de Paris. Par contre, ses rapports avec Walewski, son ministre, ne cessent de se dégrader au point que l'empereur doit le rappeler à l'ordre. L'ambassadeur a en effet tendance à agir suivant ses propres idées sans tenir compte des instructions du ministre. Il est donc remplacé par le maréchal Pélissier. Au même moment, il est nommé membre du Conseil privé le 1 er février 1858, suite à l'attentat d'Orsini du 14 janvier. Ce Conseil serait chargé du gouvernement de la France au cas où Napoléon III venait à disparaître sans avoir d'héritier en âge de lui succéder.

Se souciant également du sort de son Forez natal, le comte de Persigny est élu le 12 juin 1858 conseiller général du canton de Saint-Haon-le-Châtel, dans le département de la Loire. Le décret du 26 juin 1858 l'en nomme président. Il se fait un honneur tous les ans d'assister à l'ouverture des sessions, occasion pour lui de faire des discours très appréciés sur la situation politique de la France.

La situation internationale s'étant beaucoup dégradée depuis son retour en France, Persigny est rappelé à Londres le 28 mai 1859. La reine Victoria l'accueille plutôt fraîchement, mais l'ambassadeur fait rapidement preuve de ses qualités. Il ne quitte l'ambassade, fin novembre 1860, que pour retrouver les fonctions de ministre de l'Intérieur le 26 novembre. Il aura à charge d'appliquer les réformes instaurées par les décrets deux jours auparavant, le 24. Il engage donc l'évolution libérale du régime à laquelle il est favorable. Il veille en particulier à l'application du nouveau régime de la presse instauré par la circulaire du 6 décembre 1861. Dans beaucoup de domaines, il suit les orientations prises durant son premier ministère. Cependant, ses mesures du 16 octobre 1861 contre la franc-maçonnerie et contre la Société Saint-Vincent-de-Paul, foyer d'opposition légitimiste et catholique à la politique italienne de Napoléon III, rappellent les anciens procédé autoritaires. Les préfets doivent dresser une liste des "hommes dangereux". Le ministre arrive toutefois à imposer ses vues au Corps législatif et au Sénat, mais le succès relatif des candidats de l'opposition aux élections de 1863, en particulier celui de Thiers, entraîne la retraite de Persigny. Il démissionne le 23 juin 1863 et est peu regretté. Sa chute est également due à l'impératrice qui ne l'apprécie guère - il s'est opposé à son mariage avec l'empereur - et aux ministres d'origine orléaniste. Pour pallier cette disgrâce, l'empereur le fait duc avec possibilité de transmission de titre, le 13 septembre 1863.

Persigny n'a pas oublié son département de la Loire. En 1862, il se trouve à la chambre de commerce de Saint-Etienne pour entendre les doléances des industriels. La même année, il prononce le discours inaugural de la Diana

La Diana est une ancienne salle du chapitre de l'église N.-D. d'Espérance à Montbrison qui accueillait les états provinciaux de Forez. La ville de Montbrison l'avait rachetée en 1861 pour 6 000 francs, payés par Persigny qui l'avait ensuite fait restaurer.

, société historique et archéologique du Forez, dont le thème, rôle et utilité de la noblesse, a un grand retentissement.

Sénateur et membre du Conseil privé, Persigny continue à donner ses avis à Napoléon III contre le trio Rouher-Baroche-Fould. Il voit d'un bon œil les modifications apportées à la Constitution de 1852 dans un sens libéral et l'ascension d'Emile Ollivier. Retiré dans sa propriété de Chamarande (auj. département de l'Essonne), il s'occupe de l'administration du département de la Loire. En mai 1864, il est à Roanne qui vient de recevoir la Légion d'honneur pour avoir repoussé l'avancée des Autrichiens sur la Loire cinquante ans plus tôt. Il prononce également un discours au conseil général sur les propos de Thiers qui demande les "libertés nécessaires" et sur la liberté de la presse. Selon lui, le peuple n'est pas encore assez éduqué pour pouvoir utiliser la presse à bon escient, et c'est pourquoi il faut la surveiller. Toujours attentif aux événements politiques, il se rend au printemps 1865 à Rome avec sa femme, pour étudier la question italienne. A son retour, il publie une Lettre de Rome où il a consigné ses observations et ses solutions. En 1867, il souhaite la construction d'une ligne de chemin de fer entre Saint-Etienne et Givors qui permettrait aux industriels de la Loire de transporter leurs marchandises et matières premières moins cher que par la ligne Paris-Lyon-Marseille.

Lors de la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, le duc de Persigny se réfugie à Londres avec sa famille, tandis que sa femme est en Egypte pour l'inauguration du canal de Suez. En février 1871, il refuse par lettre une candidature que lui propose le département de la Loire à l'Assemblée nationale. Malade, il arrive à grand peine à Nice pour se soigner et y meurt le 12 janvier 1872. Henri de Laire, son secrétaire, a juste le temps de le rejoindre avant le décès. Eglé de Persigny, toujours en Orient, ne se déplace pas pour les funérailles qui ont lieu à Saint-Germain-l'Espinasse, ville natale du duc.

Henri de Laire est chargé de l'exécution testamentaire du duc de Persigny et de la tutelle de Jean de Persigny, avant de recevoir celle des filles. Enfin, il s'occupe de la publication des Mémoires du duc en 1896.

Titres et distinctions de Victor Fialin

. vicomte de Persigny vers 1832

. Chevalier de la Légion d'honneur (30 janvier 1849)

. Grand Croix de l'Ordre de Daneborg (1850)

. Comte (1852)

. Commandeur de la Légion d'honneur (8 décembre 1852)

. Grand Croix de l'Ordre royal constantinien de Saint-Georges (juin 1853)

. Grand officier de la Légion d'honneur (23 juin1854)

. Grand Croix de la Légion d'honneur (16 juin 1856)

. Duc (9 septembre 1863)

STRUCTURE DU FONDS

Conservé à la Section des Archives privées, le fonds Persigny a un métrage de 2,30 m.l. environ (18 articles) et s'étend de 1398 à 1945.

Le fonds a été constitué grâce à un don (un dossier) et à cinq achats successifs. Presque toutes les archives proviennent de la vente de documents du château de la Grye (Loire) en 1998 et 2000. Ce château a appartenu à Henri de Laire d'Espagny, secrétaire particulier du duc de Persigny et fils adoptif de Jules Bouquet d'Espagny. Résultant principalement d'une entrée, le fonds n'a pas subi de démembrement qui aurait pu être irréversible. Toutefois, suite à la conservation par famille d'Espagny des archives Persigny, certains lots de la vente étaient constitués uniquement de documents ayant appartenu aux Bouquet d'Espagny.

Le fonds comporte trois parties distinctes. Les documents relatifs à la famille Fialin de Persigny (44 AP 1-17) en représentent la majeure partie. Ils sont constitués de documents familiaux ( 44 AP 1) : photographies, certificats d'ondoiement, par exemple. Ensuite viennent les documents propres à Victor Fialin de Persigny (44 AP 2-16), divisés entre les papiers personnels et les papiers de fonction. Les papiers personnels comprennent tous les titres et décorations de Persigny, un dossier établissant la noblesse ancienne de Persigny et le droit d'usage de ce nom, puisque des langues malveillantes suggéraient qu'il n'était pas noble, et enfin de la correspondance (1853-1867). Les papiers de fonctions sont constitués presque exclusivement de la correspondance envoyée et reçue par Persigny (44 AP 3-12) : registres de chronos et minutes (1849-1865), correspondance échangée avec Louis-Napoléon Bonaparte, devenu Napoléon III (44 AP 6), avec Walewski, ministre des Affaires étrangères (44 AP 7-9), et avec 250 autres personnes. Le fonds contient également quelques documents émanant de la période où Persigny était ministre de l'Intérieur (44 AP 13) : états nominatifs du personnel avec leurs traitements, inspection des départements, registre des dépenses secrètes… Les activités de Persigny au Sénat (44 AP 14), au Corps législatif et au Conseil général de la Loire (44 AP 15) ne sont représentées qu'avec des imprimés de ses discours ou des récits de ses déplacements dans son département. Les œuvres littéraires, historiques et politiques du duc de Persigny sont variées (44 AP 16) : manuscrit des mémoires, un conte, des écrits politiques reflétant les idées de Persigny. Enfin, la duchesse de Persigny, née Eglé Ney, a laissé de la correspondance familiale et mondaine (44 AP 17) : lettres de ses parents lorsqu'elle était enfant, de son mari, de ses enfants. On trouve aussi quelques belles factures.

La deuxième partie du fonds se compose des documents émanant des familles alliées. La famille Bouquet d'Espagny (44 AP 18-27) a laissé un volume important de documents. Le classement a permis de faire apparaître cinq personnages. De Lucile Bouquet d'Espagny, née Michon du Marais, il ne reste que cinq lettres qu'elle a reçues de Persigny (44 AP 18). Les documents relatifs à Jules, son fils et cousin de Persigny, contiennent des papiers personnels (44 AP 19, d. 1-5), notamment des lettres de la famille Persigny, et des papiers de fonction (44 AP 19, d. 6-9). Ce sont principalement des lettres de collègues et de personnalités des départements de la Loire et du Rhône, où Jules Bouquet d'Espagny fut receveur des finances. Léonie, cousine et épouse du précédent, née Michon du Marais, a reçu une importante correspondance familiale et amicale (44 AP 20), également de personnes habitant le Forez. Les documents produits par Henri de Laire, neveu et fils adoptif des précédents, concernent plus directement la famille Fialin de Persigny (44 AP 21-25). Il s'est occupé de la liquidation de la succession de Persigny et de l'édition des mémoires du duc. Enfin, le fonds comprend quelques documents de Paul Duchon concernant Persigny (44 AP 26-27), puisqu'il s'est occupé de la suite de la succession du duc et qu'il a commencé une biographie, qui n'a jamais été publiée. La deuxième famille alliée est celle des Michon du Marais, avec quelques lettres reçues par Jules Michon du Marais (44 AP 28), sans oublier Lucile et Léonie mentionnées ci-dessus. Enfin, la famille Ney a laissé quelques épaves de lettres, sans doute récupérées par Eglé de Persigny (44 AP 29) : la maréchale Ney (d. 1), le 2 e prince de la Moskowa, père d'Eglé (d. 2), la princesse de la Moskowa, mère d'Eglé (d. 3), et Michel-Napoléon, frère d'Eglé (d. 4)

Enfin, les vendeurs ont joint aux lots quelques documents qui n'étaient pas présents à l'origine dans les archives de Persigny ou des familles alliées. Leur présence s'explique par une certaine similitude avec le fonds : lettres de personnages qui apparaissent dans le fonds mais destinées à d'autres que les Persigny ou leurs alliés, lettres qui ont été écrites sous le Second Empire. Cette démarche est documentaire, et ces documents ne peuvent être joints à ceux qui constituent le fonds Persigny.

INTERET DU FONDS

Le fonds Persigny est essentiellement composé de correspondance de fonction, qui peut être répartie en deux volets : les hautes sphères du pouvoir en France et l'ambassade à Londres. Victor Fialin de Persigny a en effet reçu des lettres de personnages qui ont joué un rôle éminent sous le Second Empire, comme Napoléon III, Thouvenel, Troplong, le maréchal Vaillant, Abbatucci, le duc de Morny, le maréchal Pélissier, pour n'en citer que quelques uns. Lors de son ambassade, le comte de Persigny a été en contact avec ceux qui dirigeaient le destin du Royaume-Uni, Stanhope, Palmerston, Disraeli, Londonderry, Malmesbury... Le fonds comprend donc de nombreuses lettres écrites en anglais.

Les registres des minutes de Persigny à Napoléon III et à Walewski ont été intégralement conservés, ce qui permettra de compléter les sources sur le Second Empire qui sont peu nombreuses. Cependant, les documents relatifs aux ministères de l'Intérieur et au Sénat sont très rares. Le chercheur devra par conséquent parcourir la volumineuse correspondance pour retracer la carrière de Persigny.

Les documents personnels et familiaux sont très lacunaires. La période précédent 1848 n'est pas représentée, excepté quelques lettres de Persigny à son cousin Jules et à sa tante Léonie Bouquet d'Espagny. Pourtant Persigny a eu une vie plutôt mouvementée à cette époque (complots, exils, prison). Pareillement, le fonds ne renseigne pas sur les biens et les propriétés du duc, hormis le dossier de succession.

Le fonds contient le manuscrit définitif des mémoires du duc de Persigny, rédigés entre 1866 et 1869. Le texte est conforme à l'édition qu'en a faite Henri de Laire d'Espagny en 1896, hormis quelques minimes modifications de style. Ils ne constituent pas à proprement parler une autobiographie, mais plutôt des éclairages sur quelques événements auxquels Persigny a participé, notamment en 1848-1849.

Les archives de la famille Bouquet d'Espagny ne sont pas inintéressantes, même si leur présence semble au premier abord un peu surprenante. Le chercheur pourra suivre le déroulement de la carrière de deux membres de l'administration préfectorale du Second Empire à travers les lettres que Léon du Marais et Abel de Laire ont adressées à leur sœur et tante Léonie Bouquet d'Espagny. Il faut aussi citer les lettres d'Antonin du Marais à sa sœur Léonie ; officier de marine, Antonin a voyagé sur toutes les mers, aussi bien à Gorée, qu'en Guyane ou en Algérie.

Léon Ney, 2 e prince de la Moskowa a écrit une centaine de lettres à sa fille Eglé lorsqu'elle était jeune. Léon était général et, souvent absent, il raconte à sa fille ses activités quotidiennes. Ces lettres sont quelquefois agrémentées de dessins.

Concernant la Seconde République et le Second Empire,le fonds Persigny offre plusieurs champs d'étude. Le chercheur ne manquera pas de consulter d'autres fonds, en particulier ceux qui sont indiqués dans les sources complémentaires, qui sont susceptibles d'apporter des éclairages nouveaux aux documents du fonds.

Sources et références

Sources complémentaires

SOURCES COMPLEMENTAIRES

FONDS CONSERVES AUX ARCHIVES NATIONALES

Série AP, archives de personnes et de familles

31 AP Fonds Murat

31 AP 57 : 3 l.a.s. de Persigny (1852-1853).

45 AP Fonds Rouher

45 AP 4, d. 1 : lettre de Persigny (1862).

45 AP 19 : discours de Persigny à Roanne (1864).

46 AP Fonds Théodore Ducos

46 AP 3, d. 8 : lettre de Persigny (1861).

86 AP Fonds de la Maison de Jaucourt

86 AP 9, p. 81 : nomination du comte de Jaucourt à la tête du cabinet de Persigny (s.d.).

86 AP 13, p. 36 à 38 : l.a.s. de Persigny à Walewski (1859), copie d'une lettre à Napoléon III.

113 AP Fonds Nefftzer

113 AP 2 : note de la part de Persigny (s.d.).

114 AP Fonds Duruy et Glachant

114 AP 1, d. 16 : l.a.s. de Persigny à Duruy pour remercier d'un exemplaire du Trésor Brunetto-Latini (1863).

114 AP 1, d. 24 : 2 l.a.s. de Persigny à Duruy (1864).

116 AP Fonds du duc de Morny

116 AP 2, d. 8 : 8 lettres de Persigny (1852-1862).

137 AP Fonds Ney

137 AP 21-24 : documents relatifs à la famille Fialin de Persigny.

246 AP Fonds Fortoul

246 AP 27, d. 4 : 9 lettre de Persigny (1852-1855, s.d.).

246 AP 28, d.2 : 1 lettre de Persigny (1853).

246 AP 28, d.4 : 2 lettre de la duchesse de Persigny (s.d.).

246 AP 28, d. 29 : 1 lettre de la comtesse de Persigny (1856).

303 AP Fonds du président Bonjean

2 l.a.s de Persigny au président Bonjean (s.d., 1862).

341 AP Fonds Lelièvre de La Grange

341 AP 5, d.2 : 1 lettre de Persigny (1850).

376 AP Fonds d'Origny et Pecoul

376 AP 18 : 1 lettre de Persigny (s.d.).

400 AP Fonds Napoléon

400 AP 144 : note autographe signée Napoléon III (s.d.)

400 AP 155 : lettres de Persigny au prince Napoléon (1852-1870), avec lettres dactyl. du prince à Persigny (1852-1864).

464 AP Fonds Laity

464 AP 1 : lettres de Persigny à Armand Laity (s.d.).

542 AP Fonds Emile Ollivier

542 AP 16 : 16 lettres de Persigny (1861, 1868-1871).

192 Mi [255 AP] Fonds Edouard-Antoine Thouvenel

1. Le fonds Thouvenel est conservé au service des Archives diplomatiques à Paris, mais le Centre historique des Archives nationales dispose d'un microfilm.

192 Mi 2 : 86 lettres de Persigny à d'Héliaud, fonctionnaire du département des Affaires étrangères (1855-1858).

192 Mi 3 : lettres de Persigny à Napoléon III (1856-1866).

192 Mi 4 : 6 l.a.s. de Persigny à Napoléon III (1855-1857).

Série C, Assemblées nationales

Procès-verbaux de recensement général des élections générales et partielles

C 1516 - 1517 Loire (1849-1850)

C 1537 - 1540 Nord (1850-1851)

Série CC, Sénat conservateur, chambre des Pairs, cour des Pairs

CC 762 - 711 Attentat du 6 août 1840 : affaire de Boulogne [-sur-Mer]

Série F, versement des ministères et des administrations qui en dépendent

Pour ces séries, se rapporter aux cotes qui concernent le Second Empire, et en particulier les ministères de Persigny : ministère de l'Intérieur (22 janvier 1852 - 23 juin 1854 et 24 novembre 1860 - 23 juin 1863) et ministère de l'Agriculture et du Commerce (25 janvier 1852 - 23 juin 1853).

F enregistrement de la correspondance

F 1 ministère de l'Intérieur : administration générale

F 2 ministère de l'Intérieur : administration départementale

F 3 ministère de l'Intérieur : administration communale

F 4 ministère de l'Intérieur : comptabilité générale

F 5 ministère de l'Intérieur : comptabilité départementale

F 6 ministère de l'Intérieur : comptabilité communale

F 7 police générale

F 10 agriculture

F 12 commerce et industrie

F 14 travaux publics

F 15 hospices et secours

F 18 imprimerie, librairie, presse, censure

F 20 statistique

F 21 Beaux-Arts

F 70 ministère d'Etat

Série O 5, Maison de l'Empereur

O 5 1845 - 2278 : traitement du personnel de l'administration centrale (1852-1870)

Série LH, grande chancellerie de la Légion d'honneur

La plupart des membres des familles (Bouquet d'Espagny, de Laire, Michon du Marais) qui apparaissent dans le fonds 44 AP sont devenus légionnaires sous le Second Empire (base de données Léonore).

Le dossier de Victor Fialin de Persigny est coté L0968054.

Série MC, minutier central des notaires de Paris

Etude CIX (M e Baudier) et étude CXVII (M e Daguin) : contrat de mariage de Persigny et d'Eglé Ney de la Moskowa (17, 21 et 26 mars 1852).

Etude CIX (M e Baudier) : testament olographe de Persigny (11 mai 1868).

FONDS CONSERVES AU SERVICE HISTORIQUE DE L'ARMEE DE TERRE, CHATEAU DE VINCENNES

. Dossier personnel de Jean-Gilbert-Victor Fialin de Persigny

. Dossier personnel de Jean-Michel-Napoléon Fialin de Persigny.

FONDS CONSERVES AU SERVICE DES ARCHIVES DIPLOMATIQUES A PARIS

. Personnel, 1 ère série nominative : vol. 1599. Dossier de Victor Fialin de Persigny.

. Mémoires et documents

MD Allemagne 163. Lettre de M. de Persigny sur sa mission en Allemagne (1849)

MD Angleterre 127. Lettre de Russel à Persigny au sujet des affaires du Mexique (s.d.)

MD Danemark 11. Lettre particulière de La Tour du Pin à Persigny (s.d.)

MD France 2119. Lettres du comte de Persigny au comte Walewski sur l'impression produite à Londres par les événements d'Italie (juin-juillet 1859)

MD France 2122. Lettres de M. de Persigny à l'Empereur (1857-1858)

. Correspondance politique

CP Angleterre, vol. 700 à 710 (mars 1855 - juin 1858) et 713 à 718 (avril 1858 - décembre 1860). Lettres de Persigny, ambassadeur à Londres.

CP Prusse, vol. 305 à 307 (septembre 1849 - juin 1850). Lettres de Persigny, ministre plénipotentiaire à Berlin.

. Affaires politiques diverses

ADP Angleterre, cartons n° 22 à 26 (1855-1861)

ADP Prusse, cartons n° 1, 3, 5, 6 (1814-1870)

. Papiers d'agent

PA-AP 233-THOUVENEL, vol. 8 et 15. Lettres de Persigny.

PA-AP 177-WALEWSKI, vol. 24. Lettres de Persigny (1855-1859)

FONDS CONSERVES AU CENTRE DES ARCHIVES DIPLOMATIQUES DE NANTES

. Archives rapatriées des postes

2. En juin 2001, les archives de l'ambassade de France à Londres du XIX e siècle jusqu'en 1914 sont encore à Londres.

Ambassade de Berlin

- Série A, vol. 263 (janvier 1848-décembre 1849) et vol. 264 (janvier 1850-décembre 1851). Correspondance avec le Département. Départ

- Série B, vol. 689. Minutes (XIX e siècle)

. Séries de l'administration centrale

Correspondance avec le corps diplomatique étranger à Paris (1814-1902).

FONDS CONSERVES AUX ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE L'ESSONNE

Série J, fonds privés

39 J Fonds du domaine de Chamarande

3. Propriété ayant appartenu à la famille de Persigny de 1857 à 1872

39 J 7-16 Famille de Persigny (1851-1872)

7 Partage de la terre de Chamarande dépendant de la succession de M. de Talaru (1851)

8 Vente Robineau au comte de Persigny (1857)

9-14 Titres de propriété et acquisitions pour le comte de Persigny à Chamarande (1857-1872)

15 Jugement d'adjudication en 9 lots des immeubles du duc de Persigny, Jean-Gilbert-Victor Fialin, pour sa veuve Albine-Marie-Napoléone-Eglie Ney (1872).

16 Purge légale du château de Chamarande pour la veuve de Persigny (1873)

Sous-série 2 M, maires et adjoints nommés

2 M 42 Commune de Chamarande (1815-1881)

Sous-série 3 M, élections municipales

3 M 69 Commune de Chamarande (1831-1937)

Sous-série 3 P, cadastre et remembrement

3 P 427-432 Plans parcellaires de la commune de Chamarande, canton d'Etréchy, arrondissement d'Etampes (1817).

3 P 2291-2298 Etats de section et matrices de la commune de Chamarande, canton d'Etampes (1818-1913)

FONDS CONSERVES AUX ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE LA LOIRE

Série E

Cette série est à consulter pour les registres paroissiaux et les actes d'état civil ainsi que les actes notariés.

Série J, fonds privés

1 J 1204 Lettre du duc de Persigny à une princesse, 1 pièce (1865).

1 J 1205 Lettre du duc de Persigny à M. Peltier à Paris, adresse et cachet de cire noire, il demande son mémoire, 1 pièce (1844).

1 J 1207 Lettre du duc à "Monsieur le Maréchal et cher collègue" (attire son attention sur les services du colonel Girard de Charbonnière), en-tête imprimé "Ministère de l'Intérieur, Cabinet du Ministre", 1 pièce (1861).

1 J 1222 2 lettres ms. et signées du duc de Persigny, l'une adressée à "Monsieur et cher maire", l'autre à "Mon cher Monsieur", 2 pièces (1860-1864).

1 J 1226 Lettre autogr. signée "Fialin de Presigny" adressée à Monsieur le rédacteur en chef du Siècle, hospice royal de Versailles, 1 pièce (1846).

1 J 1234 Billet ms. et signé du duc au baron de Haussmann au sujet d'une invitation à un bal, 1 pièce (s.d.).

1 J 1235 Lettre ms. et signée du duc de Persigny adressée à Jules Janin au sujet d'une vente, 1 pièce (1841).

1 J 1297 2 numéros du Journal pour rire :

- caricature du général Grammont (3 août 1850)

- caricature de Fialin de Persigny (11 octobre 1851)

1 J 1320 Lettre autogr. signée "F. de Presigny" à "Mon cher Véron", en-tête imprimé "Cabinet du Ministère de l'Intérieur", 1 pièce (1854).

11 J Travaux dactylographiés, ronéotypés et manuscrits

11 J 53 Lettres de l'empereur Napoléon III à Monsieur de Persigny (s.d.), éditées par Honoré Farat.

Série M, administration générale et économie

1 M 566 Dossiers concernant différents hommes politiques ou d'autres personnalités : un dossier concerne Persigny (1872).

1 M 576 Voyages officiels sous la Seconde République et sous le Second Empire. - Passage du Prince-Président à Roanne (1849), voyage du Prince-Président (17-18 septembre 1852) : instructions, affiches, correspondance. Séjour du duc de Persigny : demandes d'aides (1862-1868).

Série N, administration et comptabilité départementales

N 1462-1470 Procès-verbaux des délibérations du Conseil général de la Loire (1858-1872)

Archives notariales

Persigny a acheté entre 1868 et 1870 des terres sises sur les territoires de Chambéon (canton de Feurs, arrondissement de Montbrison), Poncins (canton de Feurs, arrondissement de Montbrison) et Mornand (canton et arrondissement de Montbrison).

FONDS CONSERVES A L'ETRANGER

Royaume-Uni : Public Record Office (Kew)

. FO, records created and inherited by the Foreign Office

FO 27, FO 84, FO 881 : dans ces sous-séries se trouvent 18 documents concernant Persigny (1855-1860)

. PRO, Domestic records of the Public Record Office, gifts, deposits, notes and transcripts

PRO 30/22 Lord John Russell : papers. Dans ce fonds se trouvent 71 documents concernant Persigny

Suisse : Archives fédérales suisses (Berne)

. J. I. 42 : Lettres du comte de Persigny (1855-1858). (0,20 m.l.)

Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

La bibliographie reprend quelques ouvrages de base et n'a pas vocation à être exhaustive. Elle s'articule autour de plusieurs thèmes :

- ouvrages généraux ;

- ouvrages sur le Second Empire ;

- ouvrages de et sur Persigny (œuvres de Persigny ; monographies et articles).

Ouvrages généraux

Les affaires étrangères et le corps diplomatique français. T.1, de l'Ancien Régime au Second Empire. Paris : éd. du CNRS, 1984.

Cet ouvrage contient une importante bibliographie sur le sujet de la diplomatie.

BARGETON, René, BOUGARD, Pierre, LE CLERE, Bernard, et al. Les préfets du 11 ventôse en VIII au 4 septembre 1870. Répertoires nominatif et territorial. Paris : Archives nationales, 1981. 423 p.

CHAIX-d'EST-ANGE, Gustave. Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe s. Evreux : 1903-1929. (t. 18)

LAMOUSSIERE, Christiane, LAHARIE, Patrick. Le personnel de l'administration préfectorale.1800-1870. Répertoire nominatif, répertoire territorial et introduction. Paris : Centre historique des Archives nationales, 1998. 1159 p.

REVEREND, Albert. Titres et confirmations de titres...1830-1909. Paris, 1909.

ROBERT, Adolphe, BOURLOTON, Edgar, COUGNY, Gaston (dir.). Dictionnaire des parlementaires français, 1789-1889. Paris : Bourloton, 1891.

VAPEREAU. Dictionnaire des contemporains. Paris : Hachette, 1865.

YVERT Benoît (dir.). Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989. Paris : Perrin, 1990. p. 289-290.

Sur le Second Empire

GIRARD, Louis. Napoléon III. Paris : Fayard, 1986.

GIRARD, Louis, PROST, Antoine, GOSSEZ, Rémi. Les conseillers généraux en 1870. Paris : PUF, 1967.

MIQUEL, Pierre. Le Second Empire. Paris : Fayard, 1992.

RENOUVIN, Pierre. La politique extérieure du Second Empire. Paris : CDU, 1947.

TULARD, Jean (dir.). Dictionnaire du Second Empire. Paris : Fayard, 1995.

Oeuvres de Persigny (ordre chronologique)

Le compagnon de Louis-Napoléon Bonaparte

Relation de l'entreprise du prince Napoléon-Louis,... Par le Vte F. de Persigny,... 2 e éd. Londres, 1837.

Relation de l'entreprise du prince Napoléon-Louis Bonaparte et des motifs qui l'y ont déterminé, par F. de Persigny, aide de camp du prince dans la journée du 30 octobre 1836. Stuttgart, 1838.

Lettres de Londres. Paris, 1840. 114 p.

Discours de M. Jean-Gilbert-Victor Fialin, Vte de Persigny, à la Cour des Pairs, dans la séance du 1er octobre 1840. Procès de S. A. le Prince Napoléon. Paris, [1840]. 29 p.

Lettre de J.-G.-V. F. de Persigny à M. Gabriel Dutertre au sujet de la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République. 4 novembre 1848. (S. l.) : 1848.1 p.

Le Second Empire

Lettre de Rome ; par le duc de Persigny. (30 avril). Paris, 1865.

Le Duc de Persigny et les doctrines de l'Empire... Paris, 1865

Lettre sur la liberté de la presse, adressée aux journaux ; par le duc de Persigny. (16 janvier.). Paris, 1868.

Sénat

« Discours de S. E. le duc de Persigny, sur la politique intérieure. Sénat... Séances des 14 et 20 février 1866 ». Extrait du Moniteur universel des 15 et 21 février 1866. Paris, 1866. 30 p.

Sénat. Séance du lundi 11 mars 1867. Discours prononcé par S. Exc. le duc de Persigny, sur le sénatus-consulte modifiant l'article 26 de la constitution. Paris, 1867.

« Discours de S. E. le duc de Persigny,... dans la séance du 27 juillet 1867, à l'occasion de la discussion du budget.1868. » Extrait du Moniteur universel, du 28 juillet 1867. Paris, 1867. 31 p.

Mandats électifs

Circulaire aux électeurs de la Loire. Lettre adressée aux divers comités électoraux du département de la Loire.. Paris, [18 mars 1848].

M. Fialin de Persigny,... aux électeurs de la Loire (20 avril 1848). Paris, (s. d.).

Aux Électeurs... de la Loire. [25 juin 1849.]. Paris, (s. d.,). 1p.

« Discours prononcé par M. le Cte de Persigny,... à l'ouverture de la session du Conseil général, le 23 août 1858... » Extrait du Mémorial de la Loire du 24 août 1858. Saint-Étienne, 1858.16 p.

Lettre de M. le Cte de Persigny,... à l'éditeur de l'Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez.. Lyon, 1862. 23 p.

Discours prononcé par M. le duc de Persigny à la distribution des récompenses aux exposants du concours régional de Roanne, le 8 mai. Roanne, 1864. 4 p.

Mémoire sur les dispositions intérieures de la Diana, présenté au comité de la Société historique et archéologique du Forez, dans sa séance du 11 février 1867, par le duc de Persigny,... Montbrison (Loire), 1867.

Mémoire du duc de Persigny à MM. les membres du Conseil d'État sur le chemin de fer départemental de Saint-Étienne à Givors. Paris,1869. 16 p., carte

Le duc de Persigny à MM. les membres du Conseil général de la Loire. Paris, 1870. 6 p.

Oeuvres littéraires

De la destination et de l'utilité permanente des pyramides d'Égypte et de Nubie contre les irruptions sablonneuses du désert... Paris, 1845. XXXI-256 p.

Mémoire posthumes

Mémoires. Paris, Plon, 1896.

Monographies et articles sur Persigny

Arrêt rendu par la cour des pairs, qui condamne le prince Louis-Napoléon Bonaparte, Aladenize, le comte de Montholon, Charles Parquin, Jules-Barthélemy Lombard, Jean Gilbert dit de Persigny, Louis de Mésonan, Jean-Baptiste Voisin, Théodore Forestier, Napoléon Ornano, François-Athale Bouffet-Montauban, Eugène Bataille, Joseph Orsi, Henri Conneau et Étienne Laborde, comme s'étant rendus coupables, à Boulogne-sur-Mer, d'un attentat dont le but était de détruire le gouvernement, et d'excitation à la guerre civile. (6 octobre.). Paris, (s. d.).

Extrait de la « Biographie des hommes du jour » par MM. Germain Sarrut et B. Saint-Edme, ... Biographie de M. Jean-Gilbert-Victor Fialin, vicomte de Persigny. Paris, 1839.

BONDIN, Antonin. « Excursion de S. Exc. M. le Duc de Persigny sur le Rhône de Lyon à Saint-Louis ». Extrait du mémorial de la Loire. Saint-Etienne, 1869

BOURG, Edme-Théodore. Biographie de M. Jean-Gilbert-Victor Fialin, vicomte de Persigny. Paris, 1839.

Catalogue des objets d'art... de la succession de feu M. le duc de Persigny... Vente 6-8 mai 1872. Paris, 1872.

CHRETIEN, Paul. Le Duc de Persigny (1808 - 1872). Toulouse, 1943. 260 p.

DELAROA, Joseph. Notice biographique sur M. le Comte F. de Persigny. Paris, 1854.

DELAROA, Joseph. Le duc de Persigny et les doctrines de l'empire. Précédé d'une notice, par Joseph Delaroa. (15 août.). Paris, 1865

FARAT, Honoré. Persigny, un ministre de Napoléon III, 1808-1872. Paris, 1957. 320 p.

LAIRE, comte Henri de. « Le duc de Persigny et sa famille ». Rodumna, octobre 1913.

LATTA, Claude. « Le duc de Persigny et sa famille ». Histoire et généalogie. Juillet-août 1991, n° 36.

LATTA, Claude. « Les domaines du duc de Persigny en Forez ». Bulletin de la Diana. 1993, t. LIII, n°5, p. 233-241.

LATTA, Claude. « Jean-Michel-Napoléon Fialin de Persigny, 2 e duc de Persigny ». Village de Forez. 1 er trim. 1993, n° 53.

LEBEY, André. « Dix lettres inédites de Persigny (1834, 1841, 1842, 1843), publiées avec une notice et des notes ». Bulletin de la Société d'histoire de la Révolution de 1848. Paris, 1909. 40 p.

LUCE, Siméon. « De l'Utilité matérielle et pratique, de l'importance historique et scientifique, de la portée morale et sociale des travaux d'archives, à propos d'un discours de Son Exc. M. le comte de Persigny. Discours de M. de Persigny ». Extrait de la Bibliothèque de l'École des chartes. 5e série. T. IV. Paris : 1863. 16 p.

MURECOURT, Eug. de. M. de Persigny.

LANTHENAY, Maurice. Duc de Persigny, homme d'État (1808-1872). Paris, 1907.16 p., portrait

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