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Inventaire - Cotes :

Fonds privés ; Collectif intersyndical universitaire d'Action Vietnam Laos Cambodge (1965-1976)

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Cotes
20000529/1-20000529/8
Date
1965-1976
Nom du producteur
Collectif intersyndical universitaire d'action Vietnam Laos Cambodge
Localisation physique
Pierrefitte

Description

Présentation du contenu

Introduction

Le Collectif intersyndical universitaire d'action pour la paix au Vietnam n'est pas une association, mais le regroupement et l'émanation de syndicats universitaires de gauche en vue d'actions contre la guerre du Vietnam ; le rôle d'un petit nombre de militants syndicaux fut fondamental dès sa création et permit, par la suite, de faire participer à ses activités beaucoup de syndiqués de base.

En 1965, après la reprise des bombardements américains, plusieurs universitaires américains d'Ann Arbor et Berkeley, et particulièrement Harvey Goldberg, professeur à l'Université Madison, ont contacté Madeleine Rebérioux, lui proposant d'organiser en France un mouvement similaire à celui des Etats-Unis.

Au congrès du Syndicat national de l'enseignement supérieur, début mai 1965, sur la proposition de Madeleine Rebérioux, fut adopté le principe d'une « Journée interuniversitaire contre la guerre du Vietnam ». Des contacts furent aussitôt pris avec les deux organisations les plus proches du SNESup, l'UNEF et le SNCS ; le 21 mai 1965, un meeting était organisé à la Mutualité pour appeler l'Université à la lutte contre la guerre du Vietnam. Le 1 er juin 1965, ces trois organisations adressaient à un certain nombre d'universitaires français et étrangers une lettre leur proposant une « Journée internationale universitaire contre la guerre du Vietnam ».

On peut dater la naissance du Collectif du 6 octobre 1965, au cours d'une réunion de préparation d'actions contre la guerre du Vietnam, entre des membres du SNESup, de l'UNEF et du SNCS, à l'initiative de Madeleine Rebérioux. En octobre 1965, un « bulletin » ayant comme titre le titre des bulletins de ces trois organisations est sorti avec, dans l'éditorial, signé par les secrétaires généraux du SNESup, et du SNCS et le président de l'UNEF, un appel à une semaine d'action du 18 au 25 novembre, un article de Jean Chesneaux et Charles Fourniau, « La seconde guerre du Vietnam », un autre de Madeleine Rebérioux, « Le mouvement de protestation chez les universitaires » et enfin un de Pierre Halwachs, « Impressions de Toronto

à propos d'une réunion internationale sur la guerre du Vietnam ayant eu lieu à l'université de Toronto du 8 au 10 octobre 1965.

».

En février 1966, le terme de « Collectif » apparaît formellement dans le premier numéro du Bulletin d'information publié par le Collectif intersyndical d'action pour la paix au Vietnam. En 1966, le SNB (FEN) et le Syndicat national des techniciens du CNRS (CGT) rejoignent le Collectif. Le 26 mai 1966, le Collectif organise les « 6 heures pour le Vietnam », à la Mutualité, premier rassemblement de masse au Quartier latin contre la guerre, en présence du délégué général de la République démocratique du Vietnam (RDVN), Mai Van Bo, et avec la participation de partis politiques et de syndicats.

Madeleine Rebérioux a été exclue du PCF fin 1968-début 1969 ; à la suite de cela, elle a été peu à peu éliminée de toutes responsabilités au SNESup et notamment en ce qui concerne la représentation du SNESup au Collectif.

Dans l'été 1970, l'intitulé devient « Collectif intersyndical universitaire d'action Vietnam Laos Cambodge ». En novembre 1970, le SNPCEN-FEN (Syndicat des personnels contractuels de l'Education nationale) y adhère. Une circulaire du 31 décembre 1971 donne la liste suivante des syndicats y adhérant : SNESup (FEN), SNB (FEN), UNEF, Syndicat national du personnel contractuel de l'EN (FEN), SNTRS (CGT), Syndicat du personnel de l'enseignement supérieur et des bibliothèques (CGT), Syndicat du personnel de l'Institut national de la recherche agronomique (CGT), Syndicat général de l'Education nationale ITA (CFDT). Le 16 décembre 1971, le SGEN (CFDT) a retiré son adhésion, en réponse à la lettre du Collectif du 14 décembre 1971, faute de militants pour participer aux réunions.

Nous avons choisi comme date de la fin du Collectif le 16 avril 1976, date du numéro du Journal officiel où a paru l'annonce officielle de la création du CCSTVN, Comité pour la coopération scientifique et technique avec le Vietnam, sous la forme d'une association loi 1901 ; cette structure existait depuis 1973 au sein du Collectif. Elle a continué l'activité d'aide scientifique et de coopération scientifique et technique avec le Vietnam, avec les mêmes militants ; elle existe toujours à la date où est rédigé cet inventaire.

Origine de l'appel pour la collecte des livres : l'Institut Henri Poincaré avec le mathématicien Claude Chevalley ont pris l'initiative en 1961 d'une collecte de livres pour les universitaires du Nord Vietnam : courrier de Laurent Schwartz à Henri Van Regemorter du 14 décembre 1966, à l'occasion de la réponse du premier pour être l'un des signataires de l'« appel » du Collectif.

La FMTS (Fédération mondiale des travailleurs scientifiques) a lancé en 1966 « une campagne pour la fourniture de matériel pour le Vietnam, ce matériel correspondant à une liste demandée par M. Dang Minh Tru au nom de l'Association pour la diffusion de la science et de la technique de la RDV dont il est vice-président » : lettre de P. Averbuch, de l'Union des travailleurs scientifiques, de Paris, à Henri Van Regemorter, du 21 décembre 1966.

C'est en mars 1967 que le Collectif lance son « appel des livres pour le Vietnam », point de départ d'une collecte permanente, française et internationale, avec pour but d'offrir à l'Université de Hanoï une bibliothèque scientifique. A la demande des correspondants vietnamiens du Collectif, celui-ci a adressé, dès 1967, les livres et périodiques à la Bibliothèque scientifique centrale du Comité d'Etat des sciences, à Hanoï.

Origine des archives : la plupart des archives du Collectif ont été recueillies par Nicole Simon, qui en était la trésorière à la fin, en même temps que la responsable de l'envoi des livres et périodiques. Madeleine Rebérioux, qui fut à l'origine du Collectif et l'une de ses animatrices essentielles jusqu'à la fin des années 60, a donné ses archives personnelles, très importantes pour comprendre la naissance du Collectif. Henri Van Regemorter a fourni quelques documents.

Une thèse sur le Collectif aurait été faite par un Néerlandais dans les années 1970, selon Madeleine Rebérioux ; ce chercheur, en tout cas, s'il a utilisé les archives de Madeleine Rebérioux, n'a pas utilisé celles détenues par Nicole Simon.

Les appels généraux pour les campagnes de solidarité, y compris les livres, sont dans la partie chronologique. Le courrier concernant les collectes pour les livres sont dans les dossiers commission scientifique.

Remarques sur la cotation

Pour assurer aux documents une meilleure conservation, ont été constitués plusieurs versements en fonction de leur support : les dossiers papier forment le versement 20000529, les cinq films sont rassemblés sous le n°20000530, les photographies sous le n°20010173 et les 16 affiches sous le n°20010244. Les affiches composant le versement 20010244 ont fait l'objet d'une numérisation sous les numéros de versement suivants : 20050262 et 20050269 correspondant à la première et seconde copie de diffusion, puis 20050283 correspondant à la copie de conservation.

Sommaire

Art 1-8 : Bulletins édités par le collectif, documentation, actions entreprises par le collectif (classement chronologique), 1965-1976

Mode de classement

Classement chronologique

Termes d'indexation

syndicat ;  publication ;  guerre ;  conflit international ;  association ;  vietnam ;  laos ;  cambodge ;  ouvrage imprimé ;  documentation ;  publication périodique ;  militant politique ;  documentation  
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