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Archives de Jean Letourneau (1907-1986)

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Cotes
96AJ/1-96AJ/27
Date
1907-1986
Localisation physique
Pierrefitte

Description

Présentation du contenu

Introduction

Jean Letourneau est né au Lude dans la Sarthe le 18 septembre 1907. Il obtient une licence de droit à Paris en 1931 et occupe plusieurs fonctions dans des banques avant de devenir président de la Compagnie française des charbonnages de Dakar, poste qu'il occupe jusqu'en 1944. Parallèlement, il fait œuvre de journaliste et s'engage précocement auprès du parti démocrate chrétien. Vice-président de l'Association catholique de la Jeunesse française depuis 1929, il devient en effet membre du comité directeur du Parti démocrate populaire (PDP) en 1935 puis, un an plus tard, chroniqueur au Petit Démocrate, à La Croix et à L'Aube. Il y rédige des articles de politique internationale à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

Confronté à la défaite française, il entre dès 1940 dans la Résistance et travaille au sein du mouvement Liberté en zone sud à partir de janvier 1941. En 1942, il revient en zone nord et joue un rôle actif au côté de Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance (CNR). Son engagement politique et journalistique avant la guerre et les contacts établis durant cette période le lance sur la scène publique à la Libération : de septembre 1944 à novembre 1945, il est membre du Gouvernement provisoire de la République française en tant que directeur général de la Presse au sein du ministère de l'Information. Par ailleurs il intègre le comité directeur du nouveau parti démocrate chrétien, le Mouvement républicain populaire (MRP). En novembre 1945, il est élu député de la Sarthe ; il le restera jusqu'en janvier 1956.

Il devient ministre des PTT de fin janvier à novembre 1946 puis ministre du Commerce du 22 janvier à mai 1947, date à laquelle il est nommé ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, et ce, jusqu'au 20 novembre 1947. Il se voit alors confier la présidence de la délégation française à la Conférence des Nations unies pour la liberté de la presse et de l'information qui siège entre le 23 mars et le 3 avril 1948. Il est ensuite délégué de la France aux Nations unies dans les années 1948 et 1949. Il assume enfin la présidence de la délégation française au Congrès des chambres de commerce franco-italiennes (du 2 au 5 septembre 1948) et à la Conférence pour l'union douanière franco-italienne qui dure jusqu'à la conclusion d'un traité entre les deux pays le 26 mars 1949. Jean Letourneau conserve en outre des fonctions dans le domaine de la presse : il est ainsi directeur du journal démocrate chrétien L'Aube en 1948 et 1949.

Le 28 octobre 1949, Jean Letourneau devient ministre de la France d'Outre-mer. Il se trouve alors confronté, jusqu'à ce qu'il se retire de la vie politique nationale, aux problèmes coloniaux aigus que connaît la France après la Seconde Guerre mondiale. Il occupe ce poste jusqu'au 24 juin 1950. Après une brève nomination au ministère de l'Information dans le gouvernement formé quelques jours par Henri Queuille en juillet 1950, il devient ministre des Relations avec les États associés, c'est-à-dire le Vietnam, le Laos et le Cambodge, pays constitutifs de l'Indochine française. Il le restera avec une étonnante stabilité durant six gouvernements successifs jusqu'au 28 juin 1953. En octobre 1949, il part en Indochine dans le cadre d'une mission gouvernementale, accompagné du général Juin.

Il s'agit donc de la fonction la plus importante occupée par Jean Letourneau au cours de sa carrière politique. C'est aussi le poste qui la clôt. La situation complexe et problématique de l'Indochine à l'époque fait glisser le conflit qui y oppose Français et indépendantistes d'une guerre de décolonisation à une zone d'opération de la guerre froide, surtout après la création de la République populaire de Chine en octobre 1949. Le ministre doit donc gérer une situation diplomatique changeante avec un appareil administratif lui aussi complexe : la direction des opérations militaires en Indochine est dictée par un commandant en chef tandis que les responsabilités civiles sont assurées par un Haut commissaire assisté de cinq commissaires de la République.

À Paris, le ministre des Relations avec les États associés doit diriger la politique française vis-à-vis des États indochinois récemment reconnus dans le cadre de l'Union française. En décembre 1950, le général de Lattre de Tassigny remplace le général Carpentier au poste de commandant en chef des armées en Indochine mais exige de cumuler les responsabilités du Haut commissaire pour plus d'efficacité. Il succède dans ce poste à Léon Pignon. Il s'entoure pour le seconder du général Salan et du gouverneur général Gautier. À sa mort, le 11 janvier 1952, les fonctions sont à nouveau divisées mais Jean Letourneau prend à sa charge le Haut commissariat, tandis que le général Salan devient commandant en chef.

Les activités administratives du ministre des Relations avec les États associés se trouvent donc séparées entre l'Indochine et la métropole l'obligeant à avoir un cabinet dédoublé, dirigé à Paris par Jacques d'Avout et, en Indochine, par Raymond Janot. Il devient un ministre-résident.

Ses objectifs sont clairs : maintenir l'influence française en Indochine tout en permettant à ses pays d'obtenir une certaine indépendance politique et militaire dans le cadre de l'Union française mais surtout, empêcher la guérilla communiste d'arriver au pouvoir.

L'action de Letourneau passe donc avant tout par le maintien de l'effort militaire français au vu de la faiblesse des armées nationales indochinoises. Il se préoccupe également du soutien international de l'action française et se rend ainsi aux États-Unis au début de l'année 1953 puis en Australie en mars de la même année.

L'enlisement de la situation militaire française et le trouble jeté au sein de la classe politique française par les propositions de Pierre Mendès France qui appelle à la négociation avec le Vietminh sont probablement les facteurs qui conduisent à l'exclusion de Jean Letourneau du gouvernement Laniel en juin 1953. Le ministère des Relations avec les États associés devient un secrétariat d'État de la Présidence du Conseil.

Jean Letourneau cherche à défendre sa position dans les années suivantes et prononce un discours dans ce sens le 23 juillet 1954 à l'Assemblée nationale lors des débats sur la ratification des accords de Genève.

Il n'occupe alors plus de fonctions ministérielles. Il demeure député de la Sarthe et conseiller général (fonction qu'il occupait depuis 1952 et qu'il conserve jusqu'en 1958) et devient maire de Chevillé de 1953 à 1963. Il est également conseiller de l'Union française entre 1956 et 1958.

Par conséquent, à partir de 1963, il n'occupe plus aucune fonction politique. Il conserve néanmoins de nombreux liens avec sa famille politique, le MRP, et tend à perpétuer la mémoire de la démocratie chrétienne française au travers d'articles ou d'associations (directeur de l'Amicale du MRP créée en 1980). Il continue également de s'impliquer dans la presse par de nombreux articles dans des journaux locaux ou nationaux ( Carrefour notamment entre 1956 et 1965). Il est ainsi l'auteur de plusieurs chroniques sur le concile Vatican II. Il semble être aussi administrateur de plusieurs journaux ( Le Maine libre, Le Courrier de l'Ouest par exemple).

Son intérêt pour l'Indochine et plus généralement pour le problème colonial français, ainsi que son expérience de la crise indochinoise, l'amène à s'exprimer dans la presse et à régir aux articles ou aux émissions diffusés dans les médias sur le sujet. Il devient par ailleurs membre de l'Académie des sciences d'Outre-mer en 1977.

La presse, la démocratie chrétienne et l'Indochine constituent ses domaines d'action principaux jusqu'à sa mort le 16 mars 1986 à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce.

Le fonds est principalement constitué par l'activité de Jean Letourneau au ministère des Relations avec les États associés de 1950 à 1953 et par l'intérêt que l'ancien ministre conserva toute sa vie pour ces questions.

On notera tout particulièrement la riche correspondance qu'il entretint avec les acteurs de la guerre d'Indochine : les généraux de Lattre et Salan comptent parmi les plus remarquables mais aussi Léon Pignon ou le gouverneur Gautier, ainsi que nombre de ses collaborateurs (lettres parfois personnelles). L'importante collection de télégrammes entre octobre 1950 et juin 1953 devrait fournir au chercheur des informations intéressantes sur l'évolution de la politique française en Indochine. On trouve également des dossiers d'affaires, dont les plus notables sont ceux sur l'affaire des piastres et sur la crise cambodgienne de juin 1952 à juin 1953.

Par ailleurs, les responsabilités de Jean Letourneau à la conférence des Nations unies sur la liberté de la presse et de l'information et à la conférence pour l'union douanière franco-italienne laissent des dossiers conséquents quoique pauvres en correspondance.

D'importantes lacunes sont cependant à signaler pour les autres fonctions politiques de Jean Letourneau. Son passage à la direction de la Presse entre septembre 1944 et novembre 1945 n'est perceptible qu'à travers un dossier et deux pièces isolées.

Son passage aux ministères des PTT et du Commerce ne laisse aucun document.

Enfin les dossiers correspondant à ses fonctions de ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme ainsi que de la France d'Outre-mer restent très parcellaires.

De ses mandats locaux , ne sont conservés que quelques dossiers du député mais la majeure partie est constituée par la participation de Jean Letourneau aux débats parlementaires concernant la ratification des accords de Genève en juillet 1954.

En dehors de ces fonctions publiques, Jean Letourneau laisse des archives qu'on a pu répartir selon deux centres d'activité, en plus de son intérêt durable pour les affaires indochinoises et coloniales (qui se traduit par une collection conséquente de documentation et d'articles sur ce sujet) : la presse et le militantisme démocrate chrétien.

Sont conservés beaucoup de textes d'articles de Letourneau et des correspondances relatives à ses réactions face au traitement médiatique de la guerre d'Indochine, mais peu de documents permettant d'apprécier précisément son implication administrative dans les conseils d'administration de tel ou tel journaux dont il semble proche. Rien non plus sur son passage à la direction de L'Aube. Des dossiers d'affaires et des correspondances permettent seulement de soupçonner une influence notable sur le milieu de la presse française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Son engagement démocrate chrétien pourtant précoce ne laisse pas de trace majeure : quelques lettres éparses et plusieurs articles mais aucun document sur son action aux comités directeurs du PDP ou du MRP.

Sommaire

Les papiers personnels 96 AJ 1 - 3

Papiers personnels 96 AJ 1

Agendas 96 AJ 2 - 3

Les fonctions publiques 96 AJ 4 - 21

Le directeur général de la Presse au ministère de l'Information 96 AJ 4

Le ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme 96 AJ 5

Le président de la délégation française à la Conférence des Nations unies pour la liberté de la presse et de l'information 96 AJ 6

Le président de la délégation française au Congrès des chambres de commerce franco-italiennes et à la Conférence pour l'Union douanière franco-italienne 96 AJ 7 - 8

Le ministre de la France d'Outre-mer 96 AJ 9

Le ministre d'État chargé des Relations avec les États associés d'Indochine 96 AJ 10 - 20

Le député de la Sarthe 96 AJ 21

L'homme de presse 96 AJ 22 - 23

Le militant démocrate chrétien 96 AJ 24

L'Indochine et les colonies 96 AJ 25 - 26

Photographies 96 AJ 27

Accès et utilisation

Localisation physique

Pierrefitte

Sources et références

Sources complémentaires

Sources complémentaires

Sources manuscrites

Archives nationales, site de Paris

- Présidence de la République : 4 AG.

- Ministère de l'Information : fonds des cabinets Teitgen et Soustelle, F 41 / 2662-2663, fonds du cabinet Letourneau, F 41 / 2669. On pourra également consulter les dossiers sur la presse.

- Ministères des PTT (F 90), du Commerce (F 12) et de la Reconstruction et Urbanisme (F 14) : aucun fonds de cabinet.

- Ministère de l'Intérieur : pas de dossier des RG.

- Fonds Paul Reynaud, 74 AP.

- Fonds Georges Bidault, 457 AP.

- Fonds Jules Moch, 484 AP.

- Fonds Edgar Faure, 505 AP.

- Fonds Georges Thierry d'Argenlieu : 517 AP.

- Fonds Vincent Auriol : 552 AP / 86 et 136-138.

- Fonds René Pleven, 560 AP.

- Fonds Maurice Bourgès-Maunoury, 561 AP.

- Fonds du MRP : notice biographique de Jean Letourneau, 350 AP / 73, dossiers sur L'Aube, 350 AP / 117.

Archives nationales d'Outre-mer, Aix-en-Provence

- Fonds du ministère de la FOM.

- Fonds Émile Bollaert, 19 APC.

- Fonds Robert Delavignette, 19 PA.

- Fonds Miguel Joachim de Pereyra, 48 PA.

- Fonds Léon Pignon, 59 PA.

- Fonds du comité central de la France d'Outre-mer, anciennement Union coloniale française, 100 APOM.

Archives diplomatiques, Paris

- Fonds du ministère des Relations avec les États associés (1944-1957).

- NUOI.

- Asie (Généralités, 1956-1967).

Service historique de la Défense, Vincennes

- Fonds du commandement en chef des armées en Indochine.

- Fonds du cabinet militaire des présidents de la IV e République : Extrême-Orient, Indochine, 1 Q / 33-49.

Institut national de l'audiovisuel, Paris

- 10 films d'archives en ligne.

Institut Pierre Mendès France, Paris

- Fonds Pierre Mendès France, DPMF Indochine / 5, 7 à 9.

Fondation nationale des sciences politiques, Archives d'histoire contemporaine, Paris

- Fonds Pierre Bolotte, membre du cabinet de Letourneau au ministère des Relations avec les États associés, PB / 5-7.

Archives départementales de la Sarthe, Le Mans

- Fonds communal de Chevillé.

Sources imprimées

« Origines et premiers cheminements de la Résistance », par Jean Marie Mayeur, Renée Bédarida, Louis Terrenoire, Jean Letourneau, Marie Marthelot, Georges Levard, Pierre Ducrot et Pierre Le Rolland, Prémices et essor de la Résistance, 6e colloque, Aubazine 1980, 1983, p. 13-61.

AURIOL Vincent, Le Journal du septennat (1947-1953), Éd. Critique, Paris, Armand Colin, 1970-1980, 7 vol. (réédition Tallandier avec CD-ROM, 2004).

DURAND-REVILLE (Luc), « Réception de M. Jean Letourneau », Compte rendu des séances de l'Académie des sciences d'Outre-mer, 1979, t. 39, n° 2, p. 181-200.

DESPUECH Jacques, Le trafic des piastres, Paris, Deux Rives, 1953.

LATTRE DE TASSIGNY (maréchal Jean de), La ferveur et le sacrifice, Indochine 1951. Textes réunis et présentés par Jean-Luc Barré. Paris, Plon, 1988.

LETOURNEAU (Jean), Rapport sur la politique extérieure, Congrès national du MRP, 13-16 décembre 1945, Paris, MRP, 1945.

LETOURNEAU (Jean), « Coëffort et Edmond Michelet (1945 - 1947) », La Province du Maine, 1982, t. 84, sér. 4, t. 11, fasc. 41, p. 96-101.

LETOURNEAU (Jean), « Georges Bidault : président du Conseil national de la Résistance », Carrefour, 9 septembre 1944.

LETOURNEAU (Jean), Conférence de presse de M. Letourneau, ministre de la France d'Outre-mer tenue, le 15 mai 1950 à l'issue de la Conférence des Hauts-Commissaires, Paris, s.n., 1950.

LETOURNEAU (Jean), Discours prononcés à l'occasion de l'ouverture de la Conférence inter-États (Pau, 29 juin 1950), Paris, s.n., 1950.

Bibliographie

Bibliographie

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CESARI (Laurent), « Que reste-t-il de l'influence politique française en Indochine (1954-1966) ? », Du conflit d'Indochine aux conflits indochinois, 2000, p. 21-36.

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GAIGNARD (Michel), Jean Letourneau (1907-1986) : député et ministre sarthois, maîtrise d'histoire, Le Mans, 2003

1. Ce mémoire est déposé aux Archives départementales de la Sarthe, 16 J 641.

.

GUITTON (Jean) et DANNEMÜLLER (Jean), « Hommage à Jean Letourneau », Bulletin des amis de Georges Bidault, 1988, n° 2, p. 15-32.

LEWIS (James I.), « The MRP and the genesis of the french union, 1944-1948 », French History, 1998, vol. 12, n° 3, p. 276-314.

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ROUSSEL (Éric), Pierre Mendès France. Paris, Gallimard, 2007.

TEITGEN (Pierre-Henri), « Liberté », La presse clandestine, 1940-1944, 1986, p. 51-56.

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Les proches acteurs

Léon Pignon

2. Haut-commissaire de la République en Indochine d'octobre 1948 à décembre 1950 (arrivée du général de Lattre).

[1908-1976], un homme de cœur au service de l'Outre-mer français : témoignages et documents. Paris, Académie des sciences d'Outre-mer, 1988.

MERCIER (André-François), « Missions en Indochine (1953, 1956, 1972) », Compte rendu des séances de l'Académie des sciences d'Outre-mer, 1987, t. 47, n° 2, p. 331-345.

Robert Delavignette, savant et politique (1897-1976), textes réunis et présentés par Bernard Mouralis et Anne Piriou, avec la collaboration de Romuald Fonkoua. Paris, Karthala, 2003.

Le MRP

BAZIN (François), Les députés MRP élus les 21 octobre 1945, 2 juin et 10 novembre 1946 : itinéraire politique d'une génération catholique, thèse de 3 e cycle en histoire du XX e siècle, Paris, Institut d'études politiques, 1981.

BICHET (Robert), La démocratie chrétienne en France, le Mouvement républicain populaire. Besançon, Jacques et Demontrond, 1981.

CALLOT (Émile-François), Le Mouvement républicain populaire sous la IV e République, contribution à l'étude du parti de gouvernement, thèse de science politique, Grenoble II, 1974.

CALLOT (Émile-François), Un parti politique de la démocratie chrétienne en France. L'action et l'œuvre politique du Mouvement républicain populaire. Paris, Champion, 1986.

DESCAMPS (Henri), La démocratie chrétienne et le MRP de 1946 à 1959 : actualisation au 10 mai 1981 (des IV e et V e Républiques à la VI e République) par l'instauration du socialisme libéral : avec une documentation historique inédite sur la IV e République. Paris, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1981.

LETAMENDIA (Pierre), Le MRP, thèse de science politique, Bordeaux I, 1975.

LETAMENDIA (Pierre), Le Mouvement républicain populaire. Le MRP : histoire d'un grand parti français. Paris, Beauchesne, 1995.

La politique française en Indochine

HEIMANN (Bernhard) et PUSCHEL (Manfred), « Die Konzeption des französischen Imperialismus für die Kreigsführung in Indochina 1953-54 (Navarre-Plan) », Militär Geschichte, 1984, a. 23, n° 3, p. 251-260.

HUGON (Christine), La politique vietnamienne de la IV e République. Genève, chez l'auteur, 1989.

RUSCIO (Alain), « Le mendésisme et l'Indochine. À propos de la politique de Pierre Mendès-France et de son entourage direct concernant la question indochinoise de 1948 à 1954 », Revue d'histoire moderne et contemporaine, avril-juin 1982, t. 29, p. 324-342.

TURPIN Frédéric, De Gaulle, les gaullistes et l'Indochine, 1940-1956, Paris, Les Indes savantes, 2005.

Les opérations militaires

BERGO (Erwin), Indochine, 1952-1953. Paris, Presse de la Cité, 1990.

De la reconquête française à Diên-Biên-Phu, 1945-1954 : témoignages et récits. Hanoï, Fleuve rouge, 1985.

DELMAS (Jean), « Leclerc - d'Argenlieu - de Lattre. Trois officiers généraux dans la guerre d'Indochine », La IV e République. Histoire, recherches et archives, 1 re partie. Historiens et Géographes, 1997, n° 357, p. 253-267.

DUTAILLY (lieutenant-colonel), « L'arrivée du général de Lattre en Indochine (17 décembre 1950-11 janvier 1951) », Revue historique des armées, 1980, n° 1, p. 217-236.

FOUQUET-LAPAR (Philippe), Hoà Bin, 1951-1952 : de Lattre attaque en Indochine. Paris, Economica, 2006.

GÉRIN-ROZE (François), « La « vietnamisation » : la participation des autochtones à la guerre d'Indochine (1945-1954) », L'armée française dans la guerre d'Indochine (1946-1954) : adaptation ou inadaptation ?, 2000, p. 137-149.

LOUSTAU ( Henry-Jean), Les derniers combats d'Indochine, 1952-1954. Paris, Albin Michel, 1984.

MUELLE (Raymond), Commandos et maquis : service Action en Indochine, GCMA Tonkin, 1951-1954. Paris, Presse de la Cité, 1993.

TERTRAIS (Hugues), « La Monnaie au cœur de la guerre », Relations internationales, 1999, t. 27, n° 8, p. 583-588.

TERTRAIS (Hugues), La piastre et le fusil. Le coût de la guerre d'Indochine 1945-1954. Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2002.

Attention

Salle de lecture de Pierrefitte-sur-Seine

 

 

 

- Jusqu’au 30 juin, la communication et la réservation des archives des ministères de l'Éducation, de la Jeunesse & des Sports, des Affaires sociales et des Beaux-arts (notamment les dossiers des musées nationaux) seront interrompues à partir de 12h

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