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Fonds de l'association pour le réexamen de l'affaire Rosenberg (1951-2003)

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Reference codes
111AS/1-111AS/101
Date
1951-2006
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

L'affaire Rosenberg :

En pleine guerre froide, Julius (1918-1953) et Ethel (1915-1953) Rosenberg sont accusés d'espionnage au profit de l'URSS ; le plus ardent accusateur des Rosenberg est David Greenglass, frère cadet d'Ethel : ancien mécanicien au centre atomique de Los Alamos, où fut construite la première bombe A, il avoue avoir transmis des informations secrètes sur la bombe atomique à son beau-frère, Julius Rosenberg.

Greenglass se rétracte, mais il est trop tard : condamnés à mort le 5 avril 1951, les époux Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique le 19 juin 1953, à 20 heures, à la prison de Sing Sing (Etat de New-York).

Les Rosenberg laissent deux orphelins : Michael (né en 1943) et Robert (né en 1947) ; adoptés par la famille Meeropol, ils prendront son nom.

Morton Sobell, un ami de Julius, également ingénieur, est déclaré complice et condamné à 30 ans de prison.

Le Comité français de défense des Rosenberg, devenu Groupe d'initiative pour le réexamen de l'affaire Rosenberg, puis association pour le réexamen de l'affaire Rosenberg :

Des comités apparaissent dans le monde afin d'obtenir la grâce des époux Rosenberg : en France, le Comité français de défense des Rosenberg (appelé également Comité pour la réhabilitation des Rosenberg) est créé peu après leur arrestation, en 1951.

A la suite de l'exécution des Rosenberg, le Comité entreprend de réhabiliter leur mémoire et de prouver leur innocence, par des expositions, des pétitions et le réexamen du procès.

Par ailleurs, il défend le sort de Michael et Robert Meeropol et agit également en faveur de Morton Sobell, accusé d'avoir été un complice des Rosenberg.

En 1993, le Comité devient le Groupe d'initiative pour le réexamen de l'affaire Rosenberg ; en 1995, il prend le nom d'Association pour le réexamen de l'affaire Rosenberg (le nom d'Association pour l'étude et l'information concernant l'affaire de Julius et Ethel Rosenberg, qui avait été tout d'abord envisagé, est finalement abandonné).

C'est une association de type loi 1901, déclarée le 17 novembre 1995 (JO du 13 décembre 1995, p. 4998) ; son siège social est d'abord sis au 89, rue Oberkampf, dans le onzième arrondissement de Paris, puis, en mai 1998, dans les locaux du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP), 43, boulevard Magenta, dans le dixième arrondissement de Paris.

En 1993, le groupe d'initiative adresse une lettre au président américain Clinton, afin d'obtenir le réexamen de l'affaire Rosenberg, mais il n'obtient pas de réponse positive ; aussi, une nouvelle lettre est-elle rédigée le 5 mars 2000 et envoyée le 19 juin à l'ambassade américaine en France, accompagnée d'une pétition. Suite à l'aveu de Greenglass, le 5 décembre 2001, d'avoir produit un faux témoignage, l'association adresse une requête au président Bush en janvier 2003, pour le réexamen du procès Rosenberg.

L'association est en relation suivie avec ses homologues américaines, en particulier le National Committee to Reopen the Rosenberg Case, présidé par Aaron Katz (113, University Place, 8 th floor, New York, Etats-Unis).

Si l'innocence des Rosenberg semble acquise, l'action de l'association pour les innocenter est néanmoins régulièrement confrontée à des remises en cause : le New York Times publie ainsi les révélations faites par Khrouchtchev dans les années 1970, dans lesquelles il remercie les Rosenberg d'avoir fourni à l'URSS le secret de la bombe atomique ; le journaliste américain Ronald Radosh publie un article dans Forward traitant les Rosenberg d'espions ; en 1995, la National Security Agency (N.S.A.) rend publics 40 messages codés (nom de code Venona) échangés entre les services secrets russes et américains : Julius Rosenberg serait désigné sous les noms de code " antenne " et " libéral ".

Autres actions de l'association contre la peine de mort :

Les Rosenberg rejoignent dans la légende Sacco et Vanzetti, ouvriers anarchistes italiens exécutés le 23 août 1927. L'Association pour le réexamen de l'affaire Rosenberg lutte contre les exécutions capitales d'innocents : à ce titre, elle défend également Mumia Abu-Jamal, accusé d'avoir tué un policier le 9 décembre 1981 et condamné à mort aux Etats-Unis, où il est toujours emprisonné.

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