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Inventaire - Cotes :

Archives de l'École royale de chant, de l'École royale dramatique, de l'École royale de musique et de déclamation, des conservatoires impériaux, nationaux ou royaux de musique ou de musique et de déclamation (1784-1925)

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Cotes
AJ/37/1-AJ/37/375
Date
1784-1925
Nom du producteur
École royale de chant (Paris ; 1784-1795) - Conservatoire de musique (Paris ; 1795-1806) - Conservatoire de musique et de déclamation (Paris ; 1806-1946)
Importance matérielle
et support
40 métres linéaires.
Localisation physique
Pierrefitte-sur-Seine
Conditions d'accès

Libre, sous réserve de l'état matériel des documents.

Conditions d'utilisation

Libre, sous réserve des droits de la propriété intellectuelle.

Description

Présentation du contenu

En son état actuel, et malgré ses lacunes importantes, ce fonds a déjà donné, au cours de son regroupement, et, dans la mesure où l'avancement du travail le permettait, à quelques chercheurs la satisfaction de trouver des renseignements intéressants pour eux, notamment sur le bibliothécaire Hector Berlioz, le jeune prodige polonais Henri Wieniawski, le mauvais élève Eric Satie. Des pièces tirées de la série AJ 37 ont figuré à deux expositions organisées par la Bibliothèque nationale : - l'une consacrée à Gabriel Fauré, inaugurée le 14 novembre 1963 avec les prêts du décret de nomination de directeur du 15 juin 1905 (dossier individuel de Gabriel Fauré) et du registre des procès-verbaux des séances de concours annuels pour les récompenses des années 1906-1909 (p. 38 et 39 : séance du concours de piano du 10 juillet 1906, attribution de la deuxième médaille à Clara Haskill, signatures de G. Fauré, L. Diemer, I Albenis, etc., n° 48 du catalogue), - l'autre à Albéric Magnard, en avril 1966 avec les prêts du rapport de Théodore Dubois, professeur d'harmonie, sur ses élèves, pour l'examen du 4 juin 1888 (rapports des professeurs sur leurs élèves des années 1888 et 1889), du registre des notes de séances de G. Mathias pour les concours et examens d'harmonie des années 1872-1888 (séance de l'examen du 4 juin 1888), du registre des procès-verbaux des concours annuels pour les prix des années 1884-1888 (p. 300 et 301 : séance du concours d'harmonie du 2 juillet 1888).Peuvent être également signalés les devoirs du concours d'essai pour le grand Prix de Rome de composition musicale de Camille Saint-Saëns, en 1864, de Benjamin Godard, en 1867, et l'attestation du peintre Auguste Renoir, par laquelle, le 21 octobre 1905, il déclare consentir à ce que son fils Pierre se destine à la carrière théâtrale, et contracte, envers le Conservatoire, tous engagements nécessaires pour être admis comme élève. Le fonds constitue naturellement aussi une source de renseignements dans d'autres domaines que l'histoire biographique des artistes. Les dossiers relatifs à l'enseignement, de loin les plus importants, permettent de connaître les méthodes appliquées. L'histoire de la technique des instruments de musique (amélioration et instruments nouveaux) y est également représentée. Enfin, quel que soit le point de vue auquel on se place, il ne faut pas oublier que toutes les activités de l'établissement sont évoquées dans les dossiers de budgets et de comptabilité, et qu'une recherche ne peut être complète, si on néglige de les consulter.

En se référant à ces sources d'origine authentique partiellement retrouvées, il sera possible de confirmer ce qui est déjà connu, ou de détruire des légendes tenaces. Mais des pertes analogues à celle qui a été constatée ici ne pourront être évitées que lorsque la législation permettra de combattre efficacement les méthodes et procédés périmés ou aberrants du XIX e siècle encore en usage actuellement et le maintien dans des collections de documents d'archives d'État. En effet, c'est le principe naturel du respect des fonds d'archives qui défend le mieux les intérêts des chercheurs eux-mêmes.

Le présent instrument de travail a pour but de répondre à ce que la recherche est en droit d'attendre de lui, c'est-à-dire d'assurer, après classement ou regroupement, la présentation dans une introduction, puis la mise en valeur et l'exploitation du fonds, en guidant le chercheur avec précision. Il indique la nature des pièces contenues dans les dossiers, en donnant éventuellement, par des exemples, une idée de leur richesse, et en signalant, en même temps, les renseignements qu'on pourrait ne pas s'attendre à trouver.

Le plan de l'inventaire est le suivant :

AJ 37 1 et 2 Organisation.

AJ 37 3*-11 Correspondance.

AJ 37 12 et 13 Budget.

AJ 37 14-63 Comptabilité.

AJ 37 64-76 Personnel.

AJ 37 77-82 Bâtiments et matériel.

AJ 37 83-318 Enseignement.

AJ 37 319-321 Archives, bibliothèque et musée.

AJ 37 322-371* Aspirants, élèves et auditeurs.

AJ 37 372, 1 et 2 Association des Amis et Société des concerts du Conservatoire.

AJ 37 372, 3 et 373 Écoles de province et succursales du Conservatoire.

AJ 37 374 Établissements d'enseignement musical à l'étranger, rapports avec des artistes, sociétés musicales, érection de monuments commémoratifs.

AJ 37 375 Supplément.

L'index analytique renvoie aux articles et non pas aux pages. Suivant ce que le chercheur sait, ou croit savoir, il doit, grâce à son utilisation, être orienté vers les dépouillements qui lui donneront des chances de trouver ce qu'il désire. Les renseignements concernant les détenteurs des registres de notes de séances, que l'inventaire ne relève pas, ont été tirés de ces registres eux-mêmes. Les mentions entre crochets sont empruntées à Constant Pierre.

Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 436-459 et 684-872.

Pour éviter des erreurs dues à des homonymies éventuelles, les identifications de ces personnes ont été faites, dans la mesure du possible, grâce à des comparaisons d'écritures entre ces registres et les documents contenus dans les dossiers individuels du personnel. Le détail des références renvoyant aux titulaires de ces dossiers, dont une liste est donnée par l'inventaire, n'a pas été relevé dans l'index.

L'article « Dossiers individuels » renvoie à l'ensemble.

Langue des documents

Français

Institution responsable de l'accès intellectuel

Archives nationales

Historique du producteur

C'est en 1837 qu'il fut question, pour la première fois, d'écrire une histoire officielle du Conservatoire de musique et de déclamation. Le projet en avait été conçu par Antoine Elwart, professeur adjoint de contrepoint et de fugue, qui avait obtenu, du ministre de l'Intérieur, l'autorisation de puiser ses sources dans les archives de l'établissement. Toutefois, ce travail ne fut jamais réalisé (cf. AJ37 1, 7a. Elwart est l'auteur d'une Histoire de la Société des Concerts du Conservatoire, parue en 1860).

La première étude historique publiée est due à Théodore Lassabathie, un ancien chef du bureau des théâtres au ministère de l'Intérieur, devenu administrateur au Conservatoire. Il la fait paraître en 1860, sous le titre d' Histoire du Conservatoire impérial de musique et de déclamation, suivie de documents recueillis et mis en ordre. Elle utilise presque uniquement les archives du secrétariat de l'établissement, dans lesquelles on constatait déjà, à l'époque, d'importantes lacunes.

Cf. Arch. nat., F 21 4609, 5.

Plus tard, à partir de 1882, Constant Pierre, un ancien lauréat de basson, qui fit carrière dans l'administration comme commis, puis comme sous-chef du secrétariat du Conservatoire, prépare la refonte et la continuation de cet ouvrage, en effectuant d'énormes dépouillements dans les dépôts parisiens d'archives (Archives nationales, séries AF, F, 0 ; Archives départementales de la Seine, Archives du ministère de la Guerre, du ministère de l'Intérieur, des Domaines, de la Comédie-Française, de l'Opéra) et à la Bibliothèque nationale.

Après la parution, en 1895, d'importants fragments de son travail (Les anciennes écoles de déclamation dramatique, Bernard Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation et Le Magasin de musique à l'usage des fêtes nationales et du Conservatoire), la publication intégrale en fut décidée, et devait paraître à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à Paris. Mais elle ne put être prête dans les délais fixés, et l'ouvrage qui parut (Le Conservatoire national de musique et de déclamation. Documents historiques et administratifs recueillis ou reconstitués) est, en fait, une publication des documents primitivement destinés à former la collection de pièces justificatives, qui devait compléter l'étude historique projetée. Tel qu'il se présente, il rend néanmoins des services incontestables.

Enfin, l' Histoire anecdotique du Conservatoire de musique et de déclamation d'André Martinet, publication non datée et présentée comme un ouvrage de vulgarisation, replace l'établissement dans le cadre artistique de la musique et du théâtre de son temps, et s'arrête à la guerre de 1870.

Si le Conservatoire tire sa première origine de l'Ecole royale de chant et de l'Ecole royale dramatique, respectivement fondées en 1784 et 1786, les premières tentatives d'organisation d'un enseignement laïc remontent, rappelons-le, à la fin du XVII e siècle. En effet, lors de la fondation de l'Académie royale de musique, l'enseignement donné dans les maîtrises des églises, où d'ailleurs les femmes n'étaient pas admises, fut reconnu comme ne pouvant plus satisfaire les besoins de la musique profane. Lully, appelé à la direction de l'Académie, s'empressa, en 1672, d'y fonder et d'y diriger une école de chant et de déclamation, mais celle-ci ne lui survécut pas. Des initiatives privées tentent alors d'y suppléer : une de ses élèves, Marthe Le Rochois, en se retirant du théâtre en 1698, crée une école de chant et de déclamation, qui fonctionne jusqu'en 1726. De son côté, la femme du peintre Carle Van Loo ouvre aussi, vers la même époque, une école où elle enseigne les vocalises. Mais la disette d'artistes est telle que le roi décide, en 1713, d'établir une école de musique, de danse et d'instruments, où l'enseignement sera gratuit, auprès de l'Académie royale de musique, en son hôtel de la rue Saint-Nicaise, où se trouve déjà logé, entre autres, le magasin des décors : ainsi est fondée l'Ecole dite du Magasin, qui, en fait, n'a d'école que le nom, car on n'y pratiquera jamais qu'un dégrossissage très superficiel. A cette insuffisance s'ajoute une administration financière si désastreuse de l'Académie que celle-ci est conduite au bord de la ruine. En 1780, le roi enlève à la ville de Paris la concession du privilège, et rattache l'établissement au ministère de sa Maison, en lui donnant une subvention annuelle. Mais la médiocrité des artistes, dont souffre d'ailleurs aussi la Chapelle royale, reste telle que de nombreuses plaintes ne cessent de s'élever. Le baron de Breteuil, ministre de la Maison du roi, écrit, le 19 décembre 1783, à Calonne :

« Le Roi, ainsi que la Reine, m'ont fait l'honneur, Monsieur, de me marquer leur désir, sur l'établissement d'une École à Paris, dans le gout des conservatoires d'Italie, où l'on éleve des sujets, non seulement pour l'Opéra, mais même pour la musique de Versailles. Je me suis sérieusement occupé de cet objet, regardant en effet l'établissement de cette école, comme l'unique moyen de conserver un spectacle si essentiel dans Paris, et si utile aux arts, au Commerce et même aux Finances de Sa Majesté, par les consommations des étrangers que l'Opéra attire et fixe plus longtems dans la capitale. ».

Cf. Arch. nat., O1 618, pièce 43 : projet de la lettre du baron de Breteuil au contrôleur général des finances de Calonne, à laquelle celui-ci a répondu le 22 décembre suivant ( ibid., pièce 44). Ce texte est publié Constant PIERRE. Le Conservatoire national de musique et de déclamation - Documents historiques et administratifs recueillis ou reconstitués... - Paris, 1900, p. 8, 9, doc. VIII, avec référence à l'ancienne cote Arch. nat., 01626. Il est aussi publié dans l'article de G. VAUTHIER. Documents de bibliothèque et d'archives. IV. L'École royale de chant (1784-1794), paru Revue musicale, XI (1911), p. 295, d'après lequel on y trouverait le premier exemple de l'emploi, dans la langue française, du mot « Conservatoire » dans ce sens spécial.

Quelques jours après, le mercredi 3 janvier 1784, un arrêt du Conseil d'État du roi décide la création, à partir du 1 er avril suivant, d'

« une École tenue par d'habiles Maitres de Musique, de Clavecin, de déclamation, de langue françoise et autres, chargés d'y enseigner la musique, la composition et en général tout ce qui peut servir a perfectionner les différens talents propres à la Musique du Roi et à l'Opéra. »...

Cf. Arch. nat., E 2606, pièce 1 : original signé par le garde des sceaux, Hue de Miromesnil.

L'École royale de chant ainsi créée est installée, par les soins de Papillon de La Ferté, intendant des Menus-Plaisirs, Argenterie et Affaires de la Chambre du roi, dans les dépendances de l'hôtel des Menus-Plaisirs, au faubourg Poissonnière, où il y a déjà une scène pour des répétitions et des représentations, et où d'importantes transformations et additions seront progressivement effectuées (voir J. -G. PROD'HOMME et E. DE CRAUZAT. Paris qui disparait. Les Menus Plaisirs du Roi. L'École royale et le Conservatoire de musique... - Paris, 1929, p. 59-75. Elle fonctionne sous la direction de Gossec.

De son côté, la Comédie-Française tirait ses meilleurs acteurs des théâtres de province. Elle ne semble pas avoir eu de souci de recrutement avant l'apparition de l'opéra-comique, qui lui enleva un tel nombre de sujets que les acteurs Lekain, Bellecourt et Préville présentèrent, en 1756, aux premiers gentilshommes de la Chambre un Mémoire précis tendant à constater la nécessité d'établir une École royale, pour y faire des élèves qui puissent exercer l'art de la déclamation dans le tragique et s'instruire des moyens qui forment le bon acteur comique, dans lequel ils se plaignent en ces termes :

« les jeunes gens de l'un et de l'autre sexe regardent le talent de la déclamation comme un art purement accessoire au nouveau genre de l'opéra-comique introduit en France [...] Il en résulte que la facilité du genre, que des succès très aisés à obtenir, que l'espoir d'une fortune prompte leur font négliger la partie essentielle de leur art. »...

(cité par Constant Pierre dans Les anciennes écoles de déclamation dramatique. Notice historique... - Paris, 1895, p. 6).

Les choses semblent en être restées là. A défaut d'école officielle, certains comédiens, tels Lekain ou Molé, avaient quelques élèves particuliers.

Une nouvelle tentative est faite, en 1771, par Préville. L'intendant Papillon de La Ferté, qui lui était peu favorable, y fait allusion dans son Journal. Néanmoins, après de laborieuses négociations, le privilège est accordé, pour trois ans, avec une subvention, en décembre 1772.

Cf. Denis Pierre Jean PAPILLON DE LA FERTÉ. L'Administration des menus, journal de Papillon de La Ferté intendant et contrôleur de l'argenterie, menus-plaisirs et affaires de la chambre du Roi (1756-1780), publié avec une introduction et des notes par Ernest Boysse. - Paris, 1887, p. 212, 336, 337.

Mais la maladresse de Préville suscite contre lui l'hostilité de certains fonctionnaires de la Cour et des Comédiens-Français, parmi lesquels Molé, qui s'applique à démontrer l'inutilité de l'entreprise. A vrai dire, l'école ne pourra se prévaloir que d'une seule élève de talent, M lle Contat, bientôt elle tombe dans l'obscurité et finit par être supprimée, à l'occasion de la guerre d'Amérique (1778).

L'auteur d'un mémoire anonyme manuscrit non daté et intitulé Idées jettées au hazard sur l'établissement de l'école, consulté par Constant Pierre dans les archives de la Comédie-Française prévoit cependant la nécessité, pour les élèves de ce théâtre, d'avoir un maître de langue française, un maître de danse pour apprendre à marcher et à faire la révérence, un maître d'armes pour les femmes comme pour les hommes.

Texte publié par Constant PIERRE, Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 62-64, doc. C. Il en attribue la rédaction à l'acteur Molé (voir : Les anciennes écoles de déclamation dramatique... p. 17-19), qui fut professeur de déclamation à l'École royale de chant dès le mois de mai 1784 (voir : J. G. PROD'HOMME et E. DE CRAUZAT. Op. cit., p. 74).

Sur un projet, en 1783, de rétablissement d'une école de déclamation, voir : Arch. nat., O1 845, pièces 84, 85, 89, 92 (18 août - 10 décembre 1783).

Après la retraite de Préville (mars 1786), le maréchal duc de Duras obtient du roi, à l'instigation des Comédiens-Français, l'autorisation de créer l'École royale dramatique, école en

« l'art de bien comprendre une virgule, qui ne le cède qu'à l'art bien supérieur d'entendre parfaitement un point »...

selon l'expression, peut-être nuancée d'ironie, de la presse du temps.

(cité par J. G. PROD'HOMME et E. DE CRAUZAT op. cit., p. 101.

Molé, Dugazon et Fleury, comédiens ordinaires du roi, nommés professeurs se réunissent le mercredi 24 mai 1786 pour élaborer un projet de règlement. L'établissement ouvre le dimanche 18 juin suivant à l'hôtel des Menus Plaisirs, sous leur direction.

Cf. AJ37 1, 2. - Les Spectacles de Paris, ou calendrier historique et chronologique des théâtres... (Paris, Duchesne) mentionnent en 1788 (p. 72), pour la première fois, l'École royale dramatique, en ajoutant : « Les élèves de l'École royale dramatique ne pourront prendre ce titre et mériter la confiance de MM. les Directeurs de Province, que lorsqu'ils auront obtenu, par leur assiduité leur travail, leurs progrès, un certificat signé par MM. Molé, Dugason et Fleury. » (Voir Constant PIERRE. Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 64).

Cette école a la chance de produire tout de suite un sujet remarquable, Talma, dont les débuts au Théâtre-Français, le 21 novembre 1787 (cf. Les Spectacles de Paris..., 1789, p. 72) , sont très brillants. Ces débuts attirent sur elle l'attention, mais aussi les jalousies. Sous prétexte d'économie, elle sera réformée, à partir de janvier 1790 , alors que le roi continue, jusqu'en juillet 1791, à subvenir aux besoins plus importants de l'École de chant. En fait, on n'était pas encore persuadé, d'une façon générale, de son utilité.

Voir Arch. nat., O1 845, pièce 99, note adressée par le comte de Saint-Priest, mi nist re de Maison du Roi, à l'intendant de La Ferté : « Paris le 20 X bre 1789. Le Roy ayant, Monsieur, Jugé que les circonstances ne permettoient pas de continuer la dépense de l'École Dramatique des françois, a décidé qu'elle Serait réformée à compter du premier Janvier prochain »... Texte publié par Constant PIERRE, dans Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 70, avec référence à l'ancienne cote Arch. nat., 0 1 636.

L'École de chant aux Menus-Plaisirs conservera cependant, parmi ses professeurs, Molé et Pillot, pour enseigner la déclamation, ce qui explique l'appellation d' École et même d' Institut national de chant et de déclamation sous laquelle elle est désignée en 1792 et 1793. Elle essaie péniblement de défendre son existence, sous la direction de Gossec, qui obtient difficilement que les professeurs reçoivent leurs appointements.

Le projet du sieur Poupart-Dorfeuille, au début de 1792, sera seulement cité pour mémoire, car il ne fut pas retenu : il envisageait la fondation d'un grand Théâtre de la réunion des Arts, auquel devait être attachée une école de chant, de déclamation et de danse, mais l'entreprise n'aurait pu être financée que grâce à une importante souscription. Plus tard, ayant restreint ses ambitions, il reçoit, en 1796, la concession, pour trente ans, du théâtre du Luxembourg

« pour y établir un Théâtre national, y rappeler la tragédie et la comédie française et y former une École dramatique utile à la régénération de l'art ».

Cf. Arch. nat., F21 4649, Odéon, la : ampliation de l'arrêté du Directoire exécutif du 25 messidor an IV [13 juillet 1796].

En fait, toutes les faveurs des hommes de la Révolution vont à une création nouvelle, le corps de la musique de la Garde nationale fondé par Bernard Sarrette, après le 14 juillet 1789, transformé en école municipale de musique de la Garde nationale, par l'arrêté du 9 juin 1792 du Conseil général de la commune de Paris. Cette école de musique militaire, où l'on n'enseigne que les instruments à vent, reçoit la mission de former des musiciens pour l'armée et de participer aux fêtes publiques.

La Convention, en décidant, par le décret du 18 brumaire an II [8 novembre 1793] (cf. Arch. nat., C*I 76, f. 6253 r° : original), qu'

« Il Sera formé dans la commune de Paris un Institut national de Musique », ratifie cette création, que le décret organique du 16 thermidor an III [3 août 1795] rend effective :

« Art. 1 er.

Le Conservatoire de musique, créé Sous le nom d'institut National par le décret du dix huit Brumaine, an 2 de la République, est établi dans la commune de Paris pour exécuter et enseigner la musique.

Il est composé de Cent quinze artistes.

« Art. 2.

Sous le rapport d'exécution, il est employé à Celebrer les fêtes nationales ; sous le rapport d'enseignement, il est chargé de former les éleves dans toutes les parties de l'art musical. »

« Art. 10.

Une Bibliothèque Nationale de Musique est formée dans le conservatoire ; elle est composée d'une Collection complette des partitions et ouvrages traitans de cet art, des instruments antiques ou étrangers, et de ceux à nos usages, qui peuvent par leur perfection Servire de Modèles. »

Un décret du même jour supprime à la fois la musique de la Garde nationale proprement dite et l'École de chant et de déclamation du faubourg Poissonnière, les artistes de ces deux établissements faisant partie du Conservatoire.

(cf. Arch. nat., C*I 92, f. 14706 r°-14707 r° et f. 14708 : originaux. - Voir aussi Constant PIERRE. Bernard Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation... - Paris, 1895, p. 179-181).

Ainsi se trouve établie la double origine du nouvel établissement.

Dans l'esprit des législateurs, il devait devenir un rouage politique et avant tout une école civique. On exprimait l'espoir que ses élèves

« répandus au milieu des camps animeraient de leurs accords l'intrépide courage de nos armées et iraient, jusques à l'étranger, sous les tentes de l'ennemi, troubler le repos des despotes ligués contre la République » ((cité par A. BOUTAREL, Les origines du Conservatoire de musique, dans Le Ménestrel, XLIX (1883), p. 276). .

A partir de mars 1796, Sarrette est officiellement commissaire chargé de l'organisation du Conservatoire, et, plus tard, en mars 1800, il est nommé directeur.

Mais son administration se heurte très vite à de multiples difficultés. Le manque de crédits ralentit l'aménagement des Menus-Plaisirs, où il est installé. En 1800, ils sont réduits une première fois. D'autre part, une campagne très violente est menée contre l'établissement et surtout contre Sarrette, notamment par l'un des inspecteurs du Conservatoire, Lesueur, qui est mécontent parce que son opéra, La mort d'Adam, n'a pas été représenté, à l'époque prévue, à l'Opéra ; ces attaques ont un retentissement fâcheux. D'abord silencieux, les professeurs se décident à répondre par le Recueil de pièces à opposer à divers libelles dirigés contre le Conservatoire de musique, composé par Baillot (cf. AJ 37 1, 3 et AJ 37 72, 2, dossier Sarrette. Voir Constant PIERRE. Bernard Sarrette ... p. 128-144).Une seconde réduction de crédits entraîne, le 2 vendémiaire an XI [24 septembre 1802] la réforme d'un certain nombre de membres du personnel, parmi lesquels Lesueur.

Cf. Lettre de Chaptal, ministre de l'Intérieur, à Sarrette, directeur du Conservatoire publiée d'après les papiers de Lesueur aux archives de l'Opéra, par Constant PIERRE, dans Le Conservatoire national de musique et de déclamation. Documents historiques et administratifs recueillis ou reconstitués... - Paris, 1900, p. 158, doc. CCLXXVI.

Napoléon I er accorde sa protection à l'établissement : le décret du 3 mars 1806 lui annexe des classes de déclamation, et crée le pensionnat pour les élèves hommes et femmes. Le règlement du 14 octobre 1808 améliore les crédits et détermine les bases de l'enseignement de la déclamation dramatique récemment rétabli. Il distingue deux écoles spéciales au Conservatoire, l'une de musique, l'autre de déclamation, qui ont chacune un comité chargé de l'enseignement et de l'inspection des études. La grande salle des concerts due à l'architecte Delannoy, est inaugurée en 1811 (voir J. G. PROD'HOMME et E. DE CRAUZAT. Op. cit., p. 111). . Le décret de Moscou du 15 octobre 1812, enfin, précise (titre VIII) les conditions de l'enseignement de la déclamation, et de la formation d'artistes pour le Théâtre-Français et l'Odéon, au Conservatoire.

Au retour des Bourbons, il ne pouvait être question de conserver cet homme de la Révolution qu'était Sarrette au poste de directeur du Conservatoire. Le 17 novembre 1814, il fut donc prévenu, par le ministre de l'Intérieur, Vaublanc, que ses fonctions allaient cesser, et que son traitement ne lui serait versé que jusqu'au 1 er janvier suivant. Sa nomination, le 7 décembre de chevalier de la Légion d'Honneur, en sa qualité de capitaine commandant la Musique de la Garde nationale de Paris et de directeur du Conservatoire royal (cf. AJ37 72, 2, dossier SARRETTE, lettre du 8 décembre 1814 et Bibl. nat., département de la Musique, collection d'autographes de musiciens, dossier SARRETTE, pièce 25, n° 3), intervint pour atténuer l'effet produit par une mesure prise à l'égard de celui qui dirigeait un établissement dont l'origine remontait à l'Ancien Régime. Cette distinction était accordée en même temps à trois professeurs, membres également de la Garde nationale, Cherubini, Frédéric Nicolas Duvernoy et Jean Xaxier Lefèvre (voir Arch. nat., archives privées, entrée du 29 octobre 1965, n° 1975 et Constant PIERRE, Le Conservatoire national de musique et de déclamation..., p. 440, 443 et 449). Le renvoi de Sarrette, effectif à partir du 28 décembre, fut présenté comme une suppression de poste et une mise à la retraite anticipée, pour laquelle cependant on refusa d'appliquer la loi du 16 thermidor an III (cf. Arch. nat., F 17 1068, dossier 11, notes du 29 décembre 1814 et du 24 février 1815), et l'ordonnance royale du 15 mars 1815 lui accordait une pension réduite bien inférieure à celle qu'il aurait dû avoir (cf. AJ37 72, 2, dossier Sarrette).Quelques jours après, le retour de Napoléon renverse la situation, le nouveau ministre de l'Intérieur, Carnot, autorise Sarrette, le 23 mars, à reprendre la direction du Conservatoire, qu'il va assurer, après avoir été confirmé provisoirement dans cette direction à la rentrée de Louis XVIII (cf. AJ37 72, 2 dossier Sarrette, lettres du 23 mars et du 3 août 1815), jusqu'à son renvoi brutal, qui lui est signifié par l'abbé de Montesquieu le 28 décembre 1815. Le Conservatoire est alors administré jusqu'à sa fermeture, le 31 mars 1816 (cf. AJ37 12, 2 : budget de 1816), par le marquis de La Rouzière, qui, en réalité, prépare sa liquidation, et défend les intérêts des professeurs.

La lettre du 28 décembre 1815, citée plus haut, est publiée sans référence par Constant PIERRE ( op. cit., p. 179, doc. CCCVII). Dans la réponse signée « Sarrette Ch er de la légion d'honneur », qu'il envoie le jour même, il exprime son émotion (... « Ainsi après 25 ans de soins donnée à l'organisation et à l'administration du Conservatoire, ceux à qui je portais ombrage sont parvenus à m'en faire arracher ! et demande, à nouveau, la pension à laquelle le décret du 16 thermidor an III lui donne droit (Arch. nat., F 21 1281, publ. ibid., p. 179, doc. CCCVIII), mais en vain : l'ordonnance royale du 23 février 1816 ne fait que confirmer celle du 15 mars 1815 (Arch. nat., archives privées, entrée du 29 octobre 1965, n° 1975, lettre du 14 mars 1816). Adolphe JULLIEN, affirme, dans son article intitulé Les origines du Conservatoire, Sarrette et Cherubini ( Le Ménestrel, XXXIX, p. 298), que, plus tard, après la chute de Charles X, le gouvernement aurait proposé à Sarrette de reprendre la direction de l'établissement, mais qu'il l'aurait refusée par amitié pour Cherubini.

Une École royale de musique et de déclamation est ouverte, à la place du Conservatoire de Sarrette, aux Menus-Plaisirs, le 1 er avril 1816, sous l'autorité d'un musicien érudit, François Louis Perne, qui a le titre d'inspecteur général des classes, et, en outre, de bibliothécaire, à partir de 1819. Cette substitution n'est, en fait, qu'un changement d'étiquette, car on retrouve à l'École royale une grande partie du personnel enseignant de l'établissement supprimé.

Avec les faibles moyens dont il dispose, Perne s'efforce de redresser la situation de l'École qui est pitoyable.

A son actif, il faut noter l'institution de relations avec des correspondants résidant dans les principales villes de France, dans le but de découvrir et de conduire à l'École des jeunes ayant une belle voix, un physique convenable et des dispositions pour les théâtres lyriques.

Voir AJ37 322, 2 : Dispositions à prendre pour régler la correspondance départementale, l'examen des sujets dans les départements, leur voyage à Paris et leur admission à l'École royale, 3 mars 1817.

L'École primaire de chant, créée en 1817, sous la direction de Choron, ancien régisseur général de l'Opéra, fait d'abord partie des classes de l'École royale (voir : AJ13 109, II et AJ 37 12, 2 : budgets, 1816-1823), dans la suite, elle en est séparée, et prend le titre d'Institution de musique classique et religieuse. Elle fonctionne jusqu'à la mort de Choron en 1834 (cf. AJ37 84,8).

Cherubini remplace Perne, sous le titre de directeur de l'École, à partir du 19 avril 1822, et poursuit l'œuvre d'organisation entreprise par la création de deux comités, l'un pour l'enseignement de la déclamation, l'autre pour celui de la musique le 2 juillet 1822 (cf. AJ37 192,2c) , par l'organisation de la classe de déclamation spéciale le 29 décembre 1824 (cf. AJ37 83,7a) et la création d'un conseil d'administration chargé de s'occuper de l'amélioration du système d'enseignement le 30 décembre 1824 (cf. AJ37 192,2d).

Le 20 décembre 1826, une ordonnance royale érige en succursales de l'École royale les écoles de musique de Lille et de Toulouse (cf. AJ 37 372,3a)  : c'est le début de l'organisation de l'enseignement dans les départements déjà envisagé par Sarrette.

Voir Observations sur l'état de la musique en France (par Sarrette), dans le recueil composé par Baillot intitulé Recueil de pièces à opposer à divers libelles dirigés contre le Conservatoire de musique, p. 35, note 1 et p. 36.

.

La Société des Concerts est fondée par arrêté du 15 février 1828. Mais des difficultés surgissent encore : les attaques, dont l'enseignement de la déclamation est l'objet, entraînent une suspension contre laquelle s'élève, en 1827, le directeur de la Revue musicale, Fétis. Il finit par être rétabli, puis réorganisé par l'arrêté du 22 février 1830

F. J. FETIS, Considérations sur les réformes nouvelles opérées dans l'Ecole royale de musique, dans Revue musicale, II (1827), p. 555-557 et AJ 37 83,7b.

Après la chute de Charles X, l'École, qui dépendait de la Maison du roi, est rattachée, le 25 janvier 1831, avec les Théâtres royaux, au ministère de l'Intérieur, et une commission de surveillance est instituée, le 24 février 1831, pour contrôler sa gestion financière (cf. AJ37 10*, 1, p. 114-117 et AJ37 1,6b). Le 7 juin de la même année, l'établissement a repris le titre de Conservatoire, et, le 10 août suivant, on le trouve rattaché au ministère du Commerce et des Travaux publics, qui, par arrêté de cette date, réduit son budget (cf. AJ37 192,2i*, p. 308 et AJ37 10*,1, p. 118). Le 3 septembre, les classes de déclamation sont supprimées, seul subsiste un Conservatoire de musique. Ces classes ne sont rétablies, définitivement cette fois, que le 20 janvier 1836 (cf. AJ37 1,6b ; AJ37 10*,1, p. 120, 150, 151; AJ37 12,2 et 3, budgets, 1831-1836).

Auber remplace, le 8 février 1842, Cherubini qui a démissionné et meurt le 15 mars suivant. Le règlement du 22 novembre 1850 élaboré sous sa direction par la commission spéciale à l'effet de rechercher les modifications à introduire dans le régime administratif et l'enseignement du Conservatoire est valable jusqu'à la fin du Second Empire.

AJ37 2,1a.

Des classes d'élèves militaires sont créées en 1856 après la suppression du Gymnase musical militaire et la conclusion d'un accord décidant que cinquante élèves militaires recevront l'éducation musicale au Conservatoire aux frais du ministère de la Guerre. Elles fonctionnent jusqu'en 1870.

Cf. AJ37 54,3 et AJ37 84,9a, 9f et 11c. Après leur suppression, le Conservatoire a continué à s'occuper partiellement de l'organisation des examens de musique militaire, aussi trouve-t-on encore dans ses archives des renseignements sur ce sujet après 1870.

La question du diapason, déjà soulevée lorsque, en 1824, une commission est nommée pour réduire le diapason de l'Opéra reconnu généralement comme trop haut, est réglée par l'arrêté ministériel du 16 février 1859, qui institue, pour toute la France, un diapason musical uniforme, dit diapason normal, et détermine un étalon sonore pouvant servir de type invariable, qui restera déposé au Conservatoire (cf. AJ37 81,1).

Un musée instrumental indépendant de la bibliothèque est ouvert en novembre 1864 : l'origine de ses collections remonte au décret du 16 thermidor an III.

Cf. AJ37 321,4. Voir Le Conservatoire national de musique et de déclamation. - S. l., 1930, p. 36.

 

Enfin, la grande salle du Conservatoire, ancienne salle des Menus-Plaisirs rénovée, est inaugurée le 4 janvier 1866.

Cf. J. G. PROD'HOMME et E. DE CRAUZAT, op. cit., p. 239. Voir AJ 37 77,2f.

Après la chute du Second Empire, quatre directeurs se succèdent dans la période couverte par la présente tranche d'archives : Ambroise Thomas (1871-1896), Théodore Dubois (1896-1905), Gabriel Fauré (1905-1920), Henri Rabaud (à partir de 1920).

Une commission se réunit en avril 1870 au ministère des Beaux-Arts pour étudier les modifications à apporter à l'enseignement tel qu'il était prévu par le règlement de 1850, mais n'étant pas, apparemment, composée de personnalités compétentes, elle n'aboutit pas, semble-t-il, à grand-chose (cf. AJ37 2,3e ; voir Charles DELPRAT, Le Conservatoire de musique de Paris et la commission du ministère des Beaux-Arts en 1870... - Paris, 1872, p. 1-29 -articles publiés L'Art musical de janvier et février 1872- et aussi Arch. nat., F 21 4592,1a). Quoiqu'il en soit, le règlement de 1850 (cf. AJ 37 2,1a) est modifié par l'arrêté du 9 novembre 1871, qui crée deux conseils d'enseignement, l'un pour les études dramatiques, l'autre pour les études musicales. En outre, il est créé un jury d'admission et un comité d'examen des classes pour chaque section d'enseignement (cf. AJ37 193,1 et AJ37 195,1*, p. 154-160 : modifications du chapitre V sur les comités d'enseignement).

Le décret du 5 mai 1896 (article 10) crée le Conseil supérieur d'enseignement (cf. AJ37 2,1d et AJ37 195,3), qui, plus tard, par arrêté du 22 décembre 1924, est habilité à délivrer un diplôme d'études musicales supérieures, sanctionnant, sur la demande du directeur du Conservatoire, les études faites par tout musicien, homme ou femme, ayant suivi les cours de l'établissement pendant trois ans au moins dans une classe supérieure, et ayant obtenu trois premiers prix (cf. AJ37 83,8h ; voir aussi Le Conservatoire national de musique et de déclamation. - S. L, 1930, p. 135).

Pour rappel, en vertu de l'article 160 de la loi 46-2154 du 7 octobre 1946 parue au Journal Officiel (Lois et décrets) du 8 octobre p. 8.514, le Conservatoire national de musique et d'art dramatique a été divisé en deux établissements, le Conservatoire national de musique, qui est resté 14 rue de Madrid, et le Conservatoire national d'art dramatique, qui s'est installé 2 bis rue du Conservatoire, auprès de la salle des concerts existant toujours.

Entrée et conservation

Historique de la conservation

Malgré tous les aménagements effectués, l'insuffisance des locaux se fait sentir de plus en plus. Déjà dans le dernier quart du XIX e siècle, on envisage une reconstruction de l'établissement. Divers projets sont étudiés. Son transfert est enfin réalisé, en 1910, dans l'immeuble du 14 rue de Madrid acquis par l'État, puis aménagé à cet effet.

Cf. AJ37 77,15. Voir aussi AJ37 77,16, 18, 19 et La reconstruction du Conservatoire, dans la Revue musicale... Dir. J. Combarieu, 11 (1902), p. 505, 506.

Les présentes archives sont entrées aux Archives nationales par voie de versements et d'achats. Au mois de février 1948, le Conservatoire de musique envoyait à la [Section moderne un versement composé de listes d'aspirants aux classes du Conservatoire de musique et de déclamation accompagnées des papiers d'état civil non repris par les intéressés (années 1915-1946).

Voir, Arch. nat., ABX 12 (rapporta mensuels de la Section moderne pour les mois de janvier et de mai 1948), ainsi que le dossier du versement (archives de la dite Section, 8 - IV) et le registre des versements nouveaux, t. XIV, p. 55.

Deux autres versements ont suivi, et ont été effectués dans les circonstances exposées ci-dessous.

Voir les rapports mensuels de la Sous-Section, puis Section contemporaine des Archives nationales pour juin 1961, janvier, août, septembre et octobre 1962.

A la fin du mois d'avril 1961, le Conservatoire de musique faisait savoir qu'à l'occasion d'un déménagement de locaux il désirait faire d'urgence un versement d'archives, et je fus chargée de m'en occuper.

Il s'agissait, avait-on dit, d'une dizaine de cartons. M'étant donc rendue sur place, toutes affaires cessantes, le 3 mai, je fus conduite dans un préau, ouvert à tout venant, où se trouvait un amoncellement de cartons plus ou moins éventrés, dont le contenu s'était répandu sur le sol, et quelques registres. En raison de l'urgence et l'insécurité du local, je m'employai à remettre, tant bien que mal, n'ayant personne pour m'aider, ces papiers en perdition dans les cartons les moins abîmés, en reconnaissant au passage la présence de dossiers d'administration générale, de concours et examens, de rapports de professeurs, de correspondance avec des conservatoires de province. Je dénombrai en tout cent neuf cartons et seize registres couvrant en gros une période comprise entre 1880 et 1950. Ce travail matériel étant accompli, je demandai, à mon départ, qu'on veuille bien faire ficeler, au plus tôt, les cartons et registres, en vue de leur transfert aux Archives nationales, et j'exprimai en même temps mon étonnement d'avoir trouvé ces archives dans un état aussi pitoyable. Il me fut répondu que, ce préau étant un lieu de passage, les élèves avaient joué au ballon avec les papiers (ce préau est, paraît-il, appelé la salle du trac, et sert, en période d'examen, de salle d'attente, aux élèves). Le versement aux Archives nationales fut effectué le 10 mai suivant et mis au dépôt, en attendant que je puisse m'en occuper, car j'avais un autre travail en cours.

Or, à la fin de l'année 1961, des marchands d'autographes proposaient aux Archives nationales l'achat d'une douzaine de paquets d'archives, qui furent reconnues comme provenant du Conservatoire national de musique. D'après les renseignements donnés par ces marchands, les papiers en question leur avaient été remis par un étudiant, qui, ayant appris que le Conservatoire avait mis au pilon un ou deux camions d'archives, s'était rendu chez le marchand de vieux papiers acquéreur, où il avait pu « sauver » quelques épaves, qu'il revendit ensuite. Parmi celles-ci se trouvaient des autographes de Massenet, de Florent Schmitt, etc., dont il obtint, parait-il, des prix très élevés (voir la note adressée au directeur général des Archives de France par M. Marquant, le 3 janvier 1962, sur la mise au pilon présumée des archives du Conservatoire national de musique). L'achat des liasses proposées fut effectué par les Archives nationales, et ces dossiers furent joints au versement du 10 mai précédent, dont un bordereau fut établi en janvier 1962.

L'administration du Conservatoire déclara qu'elle manquait de personnel qualifié pour s'occuper de ses archives. L'une des deux salles leur servant de dépôt devant être repeinte et garnie de casiers métalliques, en mai 1961, une partie des papiers, qui s'y trouvaient, avait été transportée, assez hâtivement, dans ce préau. Mais elle assura qu'il n'y avait pas eu, depuis 1956. de destruction d'archives, ni de ventes aux marchands de vieux papiers. Bien tenues jusqu'en 1940, elles avaient, dit-elle, souffert pendant la période de guerre, de plus, vers 1954, des ventilations malheureuses avaient eu lieu, et des rangements effectués par des élèves se révélèrent désastreux. Elle reconnut que cet état de choses gênait considérablement le travail administratif.

A la suite de cela, il fut décidé, afin d'avoir un ensemble cohérent, que toutes les archives de l'établissement seraient versées aux Archives nationales jusqu'au 31 décembre 1925 inclus. Cette décision fut concrétisée ensuite par l'accord du 7 mars 1963 conclu entre les Archives nationales et le Conservatoire. Dans ce versement devaient être compris les liasses et registres d'archives du Conservatoire déposés dans les locaux de la bibliothèque, qui est rattachée à la Bibliothèque nationale depuis 1936. D'autre part, il était entendu que les papiers postérieurs à cette date seraient rendus à l'établissement sommairement triés et avec un état.

En conséquence, au mois de juillet et au cours de l'automne 1962, un commis fut envoyé au Conservatoire par les Archives nationales, pour y effectuer un premier tri et y dresser rapidement un état des papiers restant à verser. Ainsi entrait, le 23 octobre 1962, un nouveau versement de cent dix liasses et de sept cent onze registres (voir le registre des entrées de la Section contemporaine des Archives nationales). Le sous-directeur du Conservatoire avait assuré que l'administration ne conservait plus que quelques dossiers encore couramment utiles remontant à la période couverte par les versements cotés maintenant dans la série AJ 37, et concernant, en particulier, les prix Osiris et Jules Diemer.

Une jeune chartiste, au cours d'un stage effectué aux Archives national es au début de 1963, a d'abord fait le partage chronologique de l'ensemble des papiers, puis un tri des archives destinées à être restituées au Conservatoire, et un état permettant leur utilisation très sommaire. C'est ainsi que soixante-deux cartons ont été rendus, le 7 mars 1963, à cet établissement, qui leur a affecté un local provisoire.

Après la fusion des divers versements et l'extraction des pièces étrangères, qui se trouvaient mêlées au fonds, la rédaction de l'inventaire put être réalisée, en vue de son impression.

Or, ce travail étant achevé, au cours de la visite faite, le 4 juillet 1967, par un inspecteur général des Archives de France au directeur du Conservatoire, était évoquée la présence, à la bibliothèque de l'établissement, de devoirs et textes de déchiffrages de concours ou examens antérieurs à 1926 et celle des devoirs des concours d'essai du grand Prix de Rome de composition musicale à partir de 1856. Comme, de 1864 à 1871, ces concours de Rome faisaient partie de l'activité du Conservatoire, les devoirs des concurrents de cette période appartiennent évidemment au fonds d'archives de cet établissement. Le conservateur au département de la Musique chargé de la bibliothèque du Conservatoire avait envoyé une liste de l'ensemble le 1 er décembre 1966. Mais c'est seulement à la suite de cet entretien que la revendication de ces documents, qui auraient dû être compris dans le versement d'octobre 1962, fut décidée. La réponse du directeur général des Archives de France à la lettre que l'administrateur général de la Bibliothèque nationale lui avait envoyée à ce sujet, le 19 septembre 1967, mettait les choses parfaitement au point, et le versement put être réalisé le 8 décembre suivant. Il a été réintégré dans les articles cotés AJ37 197-204 et 259. Les corrections nécessaires ayant été faites, l'inventaire fut donc envoyé à l'Imprimerie nationale.

Mais, à peine les premières épreuves de la composition étaient-elles achevées, dans le courant de janvier 1969, qu'un lecteur des Archives nationales signalait la présence, dans les collections du département de la Musique de la Bibliothèque nationale, du devoir composé par Massenet pour le concours d'harmonie du 19 juillet 1860 au Conservatoire de musique et de déclamation, et qui était considéré comme perdu.

Chargée de faire une enquête dans les fichiers qui sont à la disposition du public à la salle de travail de ce département, il me fut possible de retrouver ce document, ainsi qu'un certain nombre de devoirs d'élèves composés pour les concours et de devoirs de concurrents pour le grand Prix de Rome de composition musicale - concours définitifs, en général - entre 1864 et 1871, de même que quelques autres pièces appartenant à la partie du fonds d'archives du Conservatoire versée aux Archives nationales.

Dès le 26 janvier, le directeur général des Archives de France envoyait à l'administrateur général de la Bibliothèque nationale la liste des documents repérés portant les cotes du département de la Musique et celles des dossiers de la série AJ 37, dont ils font partie. En échange, il proposait des photocopies de remplacement portant la cote des Archives nationales, sous laquelle les chercheurs pourraient, éventuellement, consulter les originaux. La lettre de l'administrateur général du 19 avril suivant admettait le principe de la remise des pièces d'archives provenant du cycle dit « ordinaire » des études du Conservatoire, mais refusait de comprendre dans ce cycle les devoirs des concours du grand Prix de Rome. En réponse, un rapport accompagné de pièces justificatives prouvant que ces documents appartiennent bien au fonds d'archives de l'établissement fut envoyé par le directeur général des Archives de France. Néanmoins, l'administrateur général a maintenu son refus dans sa lettre du 30 septembre : les devoirs retrouvés des concurrents du grand Prix de Rome ne figuraient pas parmi les pièces remises, le 23 octobre suivant, par le conservateur en chef du département de la Musique, en vue de leur réintégration dans la série AJ 37, et dont un accusé de réception, accompagné de leur liste et de leur microfilm, a été adressé, le 26 novembre, à l'administrateur général. Ces devoirs restent donc actuellement séparés de leur fonds d'archives d'origine, où se trouvent cependant conservés déjà les procès-verbaux des concours, la plupart des devoirs des concurrents du concours d'essai, et des papiers d'administration pure concernant leur organisation matérielle.

Le 21 juillet 1970 enfin, un certain nombre de pièces retrouvées encore au Conservatoire même sont entrées aux Archives nationales, et ont pu être réintégrées ou ajoutées à la fin du versement sous la cote AJ37 375.

Il est regrettable d'être dans l'obligation de constater que toutes les archives du Conservatoire et des établissements qui l'ont précédé, de 1784 à 1925, occupent actuellement à peine une quarantaine de mètres de rayonnages.

En fait, on se trouve en présence de débris, surtout pour la période qui précède 1816, pour laquelle l'index de l'inventaire fait apparaître la pauvreté du fonds. Il est vrai que des disparitions importantes étaient déjà constatées après la suppression du Conservatoire de Sarrette : lors de l'évacuation par celui-ci des locaux des Menus-Plaisirs, la plupart des archives avaient été emportées, et leur absence gênait considérablement le nouvel établissement. En 1821, à l'occasion de la présentation et de l'examen d'un projet d'organisation de l'École royale de musique et de déclamation, on se trouve devant la nécessité de retrouver les anciens règlements organiques

« pour le tems où elle avait le Titre de Conservatoire de Musique, sous la Direction de M r Sarrette... ».

Cf. Arch. nat., O3 1805,1 : note reçue par le conseil consultatif, assemblé de la part du minre secrétre d'État de la Maison du Roi, le 4 juin 1821, au sujet de l'organisation de l'École royale de musique. Publié dans Constant PIERRE, Le Conservatoire national de musique et de déclamation, p. 213, doc. CCCLXIX, sous la référence Arch. nat., O 3 1801.

Le 9 juillet de la même année, l'inspecteur général Perne dit, dans une lettre adressée à la direction des Beaux-Arts, qu'aucune pièce administrative autre que les registres et feuilles de service du Conservatoire n'est restée en dépôt à l'École, lors de la mutation de 1816 (Cit. dans Constant PIERRE, Bernard Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation..., p. 6, note 1, d'après Arch. nat., O3 1805. Une copie de cette lettre est conservée sous la cote AJ37 3,3 p, p. 137, 138). . Le 22 juin 1822, Cherubini, devenu directeur, est obligé d'écrire à Vinit, l'ex-secrétaire du Conservatoire,

« M'ayant été demandé par l'autorité des renseignements sur le personnel du ci-devant Conservatoire, j'ai l'honneur de m'adresser à vous, étant certain que vous possèdes les documents nécessaires à l'instruction que je désire obtenir »...

Cit. ibid., d'après les archives du secrétariat du Conservatoire. Une analyse de cette lettre se trouve sous la cote AJ37 3*,4, p. 8, n° 18. Voir aussi du même auteur Le Conservatoire national de musique et de déclamation..., p. XI. Vinit délivrait des extraits d'états de services : voir le dossier de Thomas Joseph Delcambre (AJ37 68, 4 : 15 juillet 1824) et le dossier de Jean-Xavier Lefèvre (AJ37 70,4 : 27 octobre 1830).

A son arrivée, Perne est à peu près seul pour administrer l'établissement, qui, au cours des premiers mois, est traité comme un simple bureau de l'intendance générale des Menus-Plaisirs. Il rédige les réponses aux lettres relatives à l'École adressées à l'intendant, puis il rend les lettres reçues au destinataire, se contentant de consigner dans un registre l'analyse de ces pièces et la suite qu'il leur a donnée. Voilà le témoignage d'un respect des fonds digne d'être signalé. Cette situation se prolonge jusqu'au 18 août 1816. A partir de cette date, le registre de correspondance ne mentionne plus de lettre adressée à l'intendant par d'autres que par Perne, mais il donne souvent le texte intégral des lettres, en général de celles qui ont été expédiées. Perne conservait aussi dans des registres une collection de copies de textes organiques, notes et ordres de services de l'intendant ou du ministère de la Maison du Roi, de rapports et notes qu'il avait adressés à l'intendant et de pièces diverses relatives à l'activité de l'École. Tous ces registres étaient généralement pourvus d'une cote.

Cherubini poursuit la tâche entreprise. C'est un administrateur formé à l'école de Sarrette. Grâce à lui, l'établissement va retrouver son équilibre et fonctionner plus normalement.

La collection de copies de pièces commencée par Perne est poursuivie. Pour la tenue des registres de correspondance, la règle est indiquée au début des registres cotés AJ37 3*, 4 et 5 et AJ37 4*, 1 et 2 : les lettres envoyées et reçues y sont analysées, puis classées dans les cartons. Toutefois, entre 1828 et 1833, les minutes des lettres expédiées sont copiées in-extenso dans les registres de correspondance, puis détruites, seules les lettres arrivées sont classées dans les cartons, après avoir été analysées dans les registres (en réalité, cette règle n'a pas été appliquée à la lettre : avant 1828, il y a déjà des copies de lettres expédiées et même parfois de lettres reçues, ce qui implique sans doute que ces documents ont disparu, qu'ils aient été détruits ou qu'ils aient été emportés par les membres de l'administration. Un registre trouvé récemment au Mobilier national, mais qui provient du Bureau de Panthéon, dont François Soufflot dit le Romain fut inspecteur des travaux ( Registre des lettres, ordres, etc. envoyés par la Commission des Travaux publies au Bureau du Panthéon français... 1 er messidor an II [18 juin 1794] - 21 janvier 1808), et qui porte maintenant la cote F13 1138 bis* aux Archives nationales, témoigne de cette habitude bien connue qu'avaient certains fonctionnaires de confondre papiers d'État et papiers privés. Les copies de documenta qu'il contient sont, en général, accompagnées de la mention : « cette lettre est entre les mains du Cn. Soufflot »). Cette méthode n'est généralement pas poursuivie après 1833. Une exception est faite néanmoins pour les congés et certificats délivrés aux élèves et professeurs (AJ37 10*, 1 et 2 et AJ37 11, 1) : voir plus loin l'usage fait des originaux de ces certificats par un employé de l'administration (p. XXIV). On s'est aperçu que la destruction des minutes de correspondance, qui sont des documents originaux, et leur remplacement par des copies consignées dans des registres est une erreur, et il n'est plus question de destructions. A partir de 1834, la présentation des registres change, la correspondance reçue et expédiée y est analysée, à l'exception des lettres jugées de peu d'importance, et l'ensemble est classé dans les cartons, les lettres non analysées étant placées à la fin de chaque année (dans le registre AJ 37 3*, 5, correspondance du 8 janvier 1829 au 30 décembre 1833, il est déjà fait allusion à ces lettres non mentionnées, car « peu importantes », mais conservées dans les cartons à la fin de chaque année. En outre, vers les années 1835-1838, des répertoires alphabétiques des noms propres et des matières sont dressés de ces registres et de quelques autres. Ceux qui sont conservés dans la série AJ 37, au nombre de deux, couvrent la période comprise entre 1816 et 1828 (cf. AJ37 10*, 3 et 4). .

Le directeur Auber exprime, en ces termes, l'intérêt qu'il porte aux archives, dans une lettre du 22 janvier 1847, qu'il adresse au ministre de l'Intérieur, le comte Duchâtel :

« J'ai toujours pensé que, dans mes devoirs d'administrateur, se trouvait l'obligation de conserver à l'Établissement, dont le Gouvernement a bien voulu me confier la Direction, les Archives qui peuvent servir à suivre, en quelque sorte, l'histoire de ses travaux. J'ai trouvé des renseignemens souvent très nécessaires à l'autorité pour établir des droits acquis ou repousser d'injustes prétentions. - je pense, Monsieur le Ministre, qu'en suivant cette conduite, je n'ai fait qu'entrer dans les vues de Votre Excellence ».

Cf. AJ37 319, la, pièce non enregistrée dans l'enregistrement du courrier AJ37 4*, 2.

Plus tard, Constant Pierre, qui a beaucoup utilisé les archives du Conservatoire, qui s'est appliqué à faire ou faire faire certaines reconstitutions de documents (AJ37 328* et 351*) , et qui est l'auteur de simplifications des méthodes de comptabilité (AJ37 25*, 2 et AJ37 57*), a également élaboré un cadre de classement pour ces papiers (AJ37 319, 1d).

il est à noter que les reconstitutions de documents étaient alors à la mode. C'était l'époque où on reconstituait l'état civil parisien brûlé en 1871 (voir AJ37 322, la).

Il n'empêche qu'on a les traces de détournements d'archives dus, au cours du XIX e siècle, à la manie des amateurs d'autographes. La minute non signée, sur papier à l'en-tête du Conservatoire, d'un rapport du 24 mars 1877 adressé au directeur, trouvée dans le dossier administratif d'un ancien chef du secrétariat de l'établissement, est tout à fait édifiante à cet égard, comme le prouvent les larges extraits qui suivent (cf. AJ37 319,1b) :

« Selon vos ordres, j'ai été examiner les divers autographes de musique et de musiciens provenant de M. de Beauchesne, ancien Secrétaire du Conservatoire, et devant être vendus le Mardi 3 avril 1877 Conformément au Catalogue ci-joint : »

Cf. Catalogue des autographes de personnages célèbres, musiciens, acteurs, chanteurs, peintres, etc. composant le cabinet de feu M. Alfred de Beauchesne, ancien secrétaire du Conservatoire de Musique dont la vente aura lieu le mardi 3 avril 1877, Hôtel Drouot, salle 3 à 2 heures par ministère de M e Paul Perrot, commissaire-priseur, rue du Vingt-Neuf juillet, 11, assisté de M. Gabriel Charavay, expert en autographes. - Paris, Gabriel Charavay, Londres, H.-W. Thibaudeau et Ph. Berjean, 1877 (cette pièce n'est pas dans le dossier).

« Parmi les nombreux autographes d'Auber faisant incontestablement partie des archives du Conservatoire il se trouve plusieurs certificats de bonne conduite et d'aptitude, signés par M. Auber en faveur d'élèves qui les demandaient et les méritaient sans doute : Eh ! bien, ces pièces vivement désirées et attendues n'ont pas été remises par M. de Beauchesne qui les gardait pour sa collection d'autographes. [...]

Les n os 74, 75 et 76 sont la correspondance administrative de Cherubini, qui n'emportait pas les réponses faites à ses lettres, les laissant aux Archives. M. de Beauchesne s'est approprié toutes ces pièces, dont plusieurs portent ie timbre frappé du Conservatoire. » [...]

« Quant au n° 77 (Le registre de Cherubini), le cas est encore plus grave. Le Catalogue mentionne que ce registre a été donné par Cherubini à M. de Beauchesne. Il n'en est rien : ce registre a été soustrait des archives, et pour couvrir la fraude, M. de Beauchesne a coupé une signature de Cherubini d'un Bulletin ou d'une lettre, et a collé cette signature sur la première page du Registre, en ajoutant au-dessous de sa propre main que ce registre lui a été donné : ce n'était pas adroit » [...] (à noter qu'un procédé analogue a été employé pour le registre AJ37 1, 2*, qui porte-induement - la marque de propriété de « Mr. Dhenneville », un employé de l'administration du Conservatoire au XIX e siècle).

« D'après cet examen, il me semble urgent, Monsieur le Directeur, de faire réclamer avant la vente, les numéros mentionnés et de les faire réintégrer par les soins du Ministère de l'Instr. pub. et des Beaux-Arts dans nos Archives, d'où elles ont été enlevées illégalement.

Veuillez, etc. »

Voilà pourquoi on trouve si souvent, dans ce fonds, des documents dont la signature a été découpée.

La conclusion de l'affaire est dans la lettre du 28 mars suivant adressée par le sous-directeur des Beaux-Arts au directeur du Conservatoire l'informant que la famille de feu M. de Beauchesne est disposée à restituer à l'établissement les pièces autographes mentionnées au catalogue de la vente du 3 avril, qui sont de nature à être revendiquées par l'administration, et ajoutant :

« Je vous invite donc à faire constater par M. Émile Réty, Chef Du secrétariat, et par M. Wekerlin, Bibliothécaire, les autographes et les imprimés qui leur paraîtront devoir faire retour aux Archives ou à la bibliothèque du Conservatoire. ».

Cf. AJ37 319, 1b ; voir l'enregistrement du courrier (arrivée) au 29 mars : AJ37 5*, p. 277 a.

Des faits semblables sont probablement à l'origine de la confection de ces recueils factices de documents, dont la reliure paraît, en général, remonter au XIX e siècle. On pensait préserver ainsi les pièces d'archives de la disparition. On se mit à relier ce qui restait, après un classement beaucoup trop rapide, de sorte qu'aux documents annoncés se trouvent mêlées bien d'autres pièces qu'on ne s'attendrait pas à rencontrer là : ceci oblige à faire un inventaire très détaillé de ces recueils, si on veut vraiment faire connaître leur contenu (voir par exemple AJ37 323).

En dehors de l'inconvénient qui vient d'être signalé, les documents ainsi traités, quelquefois même collés sur les feuillets blancs d'un registre (cf. AJ37 57* et AJ37 338, 3 et 4), sont abîmés, rognés, parfois véritablement mutilés, et, il faut l'avouer, leur sauvegarde n'est qu'illusoire : on peut très bien les découper pour les enlever, comme on peut arracher les feuillets d'un registre. Leur classement est généralement mauvais, les réintégrations sont impossibles. Cette méthode était en usage du temps de Constant Pierre, qui cite et publie, dans Le Conservatoire national de musique et de déclamation, une série de pièces tirées des archives du Conservatoire ou d'autres fonds conservées à la bibliothèque de cet établissement dans des recueils reliés (voir la pièce annexe 1). Actuellement, on ignore tout de ces recueils à la bibliothèque, sans doute parce que leur reliure a été démontée depuis; Le même cas s'est présenté récemment pour des recueils factices de documents de la manufacture de la Savonnerie : leur reliure a été démontée, ensuite, une jeune chartiste les a reclassés sur le plan logique habituel et en a dressé l'inventaire, an cours d'un stage qu'elle a effectué au Mobilier national, au début de 1964. Il lui a été ainsi possible d'en extraire les pièces provenant d'autres fonds, et qui devront y reprendre leur place. Dans la série AJ 37, la reliure de quelques recueils de rapports de professeurs a été démontée, à l'occasion d'un prêt pour une exposition commémorant le souvenir du compositeur Albéric Magnard, organisée au département de la Musique de la Bibliothèque nationale, en avril 1966, et les pièces étrangères à ces rapports ont été reclassées à la place qui leur revenait. Il en est de même pour certains recueils de devoirs d'élèves récompensés aux concours réintégrés sous la cote AJ37 204, dans lesquels des classes se trouvaient mélangées. La réalisation de ce travail de démontage est souhaitable pour l'ensemble de ces recueils. Une des pièces en question a pu être repérée dans les papiers versés aux Archives nationales, à savoir la minute de la lettre adressée le 26 frimaire an X [17 décembre 1801] par Sarrette, directeur du Conservatoire, au citoyen Arnault, et relative aux attaques, dont le Conservatoire est l'objet (cf. AJ37 1,3a, publ. par Constant Pierre, dans Le Conservatoire national de musique et de déclamation ... p. 143, doc. CCLXIV, d'après lequel Arnault était le chef de la division d'Instruction publique et des Beaux-Arts, voir la pièce annexe 1 : pièces sans n°). Quatre autres pièces ont été retrouvées dans le dossier Sarrette d'une collection dite d'autographes de musiciens dans laquelle j'ai été chargée de faire, à la bibliothèque du Conservatoire des sondages pour y vérifier la présence de papiers d'Etat, mais qui a été transférée récemment au département de la Musique de la Bibliothèque nationale : elles font également partie des archives de l'établissement (voir pièce annexe 2 : dossier Sarrette, pièce 21 et pièce 25, n°s 2, 3, 4, publ. par Constant Pierre, Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 178, doc. CCCIII, p. 77, doc. CXXXV, p. 78, doc. CXXXVII et CXL). D'ailleurs beaucoup de documents de la série AJ 37, dont les bords ont été découpés, doivent provenir de ces recueils, ou ont été préparés pour ces reliures (voir dans AJ37 77,7 la pièce du 31 mai 1843, qui a été collée sur une feuille blanche, à l'époque même de son élaboration.

La collection d'autographes, qui vient d'être mentionnée, doit aussi contenir un bon nombre de ces pièces. D'après les sondages effectués, elle est composée de documents provenant d'archives privées, certes, mais également de papiers d'État tirés des fonds les plus divers : Conservatoire de musique et de déclamation, ministère de l'Intérieur, ministère de l'Agriculture et du Commerce, intendance générale de la Liste civile, Mobilier de la Couronne, Opéra, Opéra-comique, Académie de France à Rome et même archives étrangères. Il est inutile d'insister sur le caractère antiarchivistique de ce mélange des fonds et de ce regroupement des pièces par signataires. Le seul instrument de travail existant pour l'utilisation de la collection est un fichier donnant les noms des signataires.

On avait aussi, semble-t-il, à l'administration, coutume de ranger certains papiers considérés comme plus importants dan s un coffre-fort. D'après une note au crayon, non signée, ajoutée au dossier de la donation par Pauline Viardot du manuscrit original du Don Giovanni de Mozart (15 octobre 1889-18 mars 1892), cf. AJ37 319, 4d (voir aussi ibid. à ce sujet la lettre adressée par le bibliothécaire Julien Tiersot, le 15 mars 1914, au directeur du Conservatoire)

« 2 lettres de Pauline Viardot, 1 lettre d'Ambroise Thomas ont été placées dans le coffre-fort pour être ensuite classées à la bibliothèque, 15 mars 1917. »

Si cela est exact, pourquoi les archives ont-elles été dépossédées de ces pièces, et que sont-elles devenues ? Actuellement, le dossier contient une copie d'une lettre de la donatrice au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts (15 octobre 1889) et trois minutes de lettres du directeur du Conservatoire, dont deux adressées à la donatrice (16 octobre 1889 et 18 mars 1892) et une adressée au ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts (16 mars 1892).

Cette confusion entre archives et bibliothèque apparaît aussi déjà dans la deuxième partie de la lettre d'Auber citée plus haut (AJ37 319,1a) :

« Si donc j'obtiens votre approbation, comme j'ose l'espérer, vous me viendrez en aide en accordant au Conservatoire Royal de Musique & de Déclamation le Moniteur Universel ; ce journal, seul officiel, contient assez souvent des renseignements qui ont rapport à notre établissement. C'est par ce motif que j'ai l'honneur de vous en adresser la demande, à partir du 1 er janvier 1847. La collection sera remise & conservée avec soin les Archives & pourra être consultée très souvent avec fruit dans l'intérêt du Conservatoire. »

La réponse du ministre, datée du 23 mars suivant, est conservée dans le dossier, et a été enregistrée, elle  : il refuse, en disant que si le directeur juge cette dépense indispensable il l'engage à la payer sur le crédit disponible pour le matériel de l'établissement (voir AJ37 4*, 2,f. 128 arrivées, n° d'ordre 887 ; la minute est conservée sous la cote Arch. nat., F21 4609, 5).

En renouvelant sa demande au ministre, le 18 janvier 1848, - lettre non enregistrée (cf. F21 4609, 5) -, le directeur substitue à la phrase soulignée la phrase suivante :

« La collection sera remise à la Biliothèque de manière à former des Archives particulières qui pourront être consultées avec fruit par le public. Cette collection sera donc un complément nécessaire pour ceux qui auront besoin de renseignements sur le conservatoire et sur sa marche administrative. »

Cette formule est encore plus dangereuse, car elle souligne davantage la confusion entre archives et bibliothèque, et implique même une subordination des premières à la seconde.

Il n'y a, dans les archives du Conservatoire, aucune trace d'une réponse, même dans l'enregistrement de la correspondance.

Une troisième demande est adressée, le 12 décembre 1848, à Charles Blanc, directeur des Beaux-Arts, et enregistrée (cf. AJ37 4*, 2,f. 167 : départs, n° d'ordre 583). Elle ne paraît pas avoir eu plus de succès, car une quatrième demande, non enregistrée, est encore envoyée le 5 février 1853.

Les quelques pièces relatives à cette affaire, apparemment peu importante - deux pièces seulement ont été enregistrées -, mais qui a duré plusieurs années, donnent une idée de l'état d'esprit qui régnait à l'égard des archives. Elles prouvent aussi que la discrimination entre documents importants ou non était laissée à l'appréciation de l'employé chargé de l'enregistrement du courrier - il est vrai que ceci ne devait pas avoir de conséquences fâcheuses, puisque officiellement tout était conservé.

Sources et références

Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

PRINCIPAUX TEXTES ORGANIQUES (1784-1921) ET PUBLICATIONS OFFICIELLES

1. La mention « Bibl. du Conservatoire » accompagne les imprimés retrouvés mêlés par erreur aux archives et restituée ensuite à la bibliothèque du Conservatoire national supérieur de musique.

Conservatoire de musique et de déclamation et établissements l'ayant précédé depuis 1784

3 janvier 1784. Arrêt du Conseil d'État du roi créant l'École royale de chant (Arch. nat., E 2606, pièce 1, original signé par le garde des sceaux, Rue de Miromesnil. Un projet non signé de cet arrêt, donnant un exposé des motifs plus développé, est conservé sous la cote Arch. nat., O1 616, pièce 4. Publ. dans Constant PIERRE, Le Conservatoire national de musique et de déclamation... p. 10, 11, doc. XIII, d'après le texte imprimé paru en 1784).

24 mai 1786. Règlement de l'École royale dramatique (AJ37 1, 2*, f. 1 r° - 1 v°, copie contemporaine avec addition du samedi 13 janvier 1787 (f. 22 v°). Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 64, 65, doc. CIII, d'après les archives du Conservatoire).

18 brumaire an II [8 novembre 1793]. Décret de la Convention créant l'Institut national de musique (Arch. nat*, C 176, f. 6253 r° : texte inséré dans le procès-verbal original de la séance da 18 brumaire, signé par le président « P. A. Laloy » et quatre secrétaires « Charles Du val » « Frecine », « Merlin de Thionville », « Fourcroy ». Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 91, doc. CLXX, d'après le texte imprimé contemporain).

16 thermidor an III [3 août 1795]. Deux décrets de la Convention, l'un organisant le Conservatoire de musique, l'autre supprimant la Musique de la garde nationale et l'École de chant et de déclamation (Arch. nat., C*I 92, f. 14706r° • 14707 r° et f. 14708 v° : textes insérés dans le procès-verbal original de la séance du 16 thermidor an III, au signé « Nollerant secr re. « J. Poisson Bailly ». Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., le premier p. 124, 125, doc. CCXXI, le second p. 125, 126, doc. CCXXII, d'après le texte imprimé contemporain).

Organisation du Conservatoire de musique, imprimée aux frais des amis des Arts. - Paris, Imprimerie de la République, brumaire an V, IV + 58 p. (Arch. nat., AF III 384, 1969 (ancien dr 1847), pièce 16 jointe en annexe à la pièce manuscrite 15, qui est la minute signée « C. M. Revelliere-Lépeaux », « C. Reubell », « C. Barras », de l'approbation, en date du 15 messidor an IV [3 juillet 1796], par le Directeur exécutif, du règlement proposé par le « Commissaire chargé de l'organisation » et approuvé en séance par les inspecteurs de l'enseignement, dont 1e texte se trouve aux p. 20-52. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 223-229, doc. CCCLXXXVIII, d'après Arch. nat., AFIII 384, 1847 et le texte imprimé contemporain).

3 mars 1806. Décret impérial créant le pensionnat et trois classes de déclamation au Conservatoire (Arch. nat., F 1a 856, pièce 453 : extrait des minutes de la Secrétairerie d'État, enreg. le 8 mars sous le n° 256, expédition signée par le secrétaire d'État, Maret. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 163, doc. CCLXXIIIX, sous la référence Arch. nat., AFIV 1253-15 [ancienne cote]).

14 octobre 1808. Arrêté du ministère de l'Intérieur, département de l'Instruction publique, fixant le règlement du Conservatoire impérial de musique et de déclamation (Arch. nat., F17 1291-1292, d r 16, pièce 347 : original signé par Cretet, ministre de l'Intérieur, comte de l'Empire. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 237-245, doc. CCCLXXXII, d'après Arch. nat., F17 1291).

15 octobre 1812. Décret dit Décret de Moscou : règlement sur la surveillance, l'organisation, l'administration, la comptabilité, la police et discipline du Théâtre-Français (Arch. nat., AFIV 694, 5559, 14 (ancien Musée AE 1563) : extrait du registre des délibérations du Conseil d'État, séance du 7 août 1812, projet de décret portant la mention « approuvé Moscou le 15 8 bre 1812 » signée « Napoléon », titre VIII intitulé Des élèves du Théâtre Français [au Conservatoire impérial]. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 173, doc. CCXC, d'après le texte imprimé paru en 1813)..

29 décembre 1824. Arrêté du ministère de la Maison du roi, département des Beaux-Arts, organisant l'École de déclamation spéciale (AJ37 83, 7a : copie certifiée conforme par la signature de La Rochefoucault, aide de camp du roi, chargé du département des Beaux-Arts. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 312-314, doc. CDLXXXVI, sans référence).

3 septembre 1831. Arrêté du compte d'Argout, ministre, secrétaire d'État au département du Commerce et des Travaux publics, supprimant les classes de déclamation, et réduisant le budget de 1831 (AJ37 10, 1, p. 120 : copie contemporaine d'une copie conforme d'ampliation délivrée par le secrétaire général du ministère Edmond Blanc. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 316, 317, doc. CDXC, sans référence).

31 août 1832. Ordonnance du roi Louis-Philippe créant une caisse spéciale de retraite pour le Conservatoire de musique, promulguée sur le rapport du comte d'Argout, ministre, secrétaire d'État du Commerce et des Travaux publics, vu le décret du 16 thermidor an III (Arch. nat., F 1a 1357, pièce 1291 : original, enregistré le 1 er septembre 1832, sous le n° 4216, signé « Louis-Philippe » et « C. d'Argout ». Publ. : Ordonnance du Roi relative à la création d'une Caisse spéciale de retraite pour le Conservatoire de musique. - [Paris], (Vinchon, imprimeur du Conservatoire de musique), s. d. (Bibl. du Conservatoire).

20 janvier 1836. Arrêté du ministre. secrétaire d'État au département de l'Intérieur, créant deux classes d'études dramatiques au Conservatoire de musique et de déclamation (Arch. nat., F 1a 1977, 1, pièce 11382 : original, enreg. le 10 février 1836, sous le n° 2859, signé « A. Thiers ». Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 317, doc. CDXI, sans référence).

9 novembre 1841. Arrêté du ministre, secrétaire d'État de l'Intérieur, fixant le règlement du Conservatoire de musique et de déclamation (Arch. nat., F 1a 1978, 4, pièces 1636 et 1638. Pièce 1638 : premier état de l'original, manuscrit, enreg. le 13 novembre 1841, sous le n° 1674, signé « T Duchatel comportant 81 articles. - Pièce 1636 : second état du texte, imprimé, intitulé Conservatoire royal de musique et de déclamation. - Règlement. - Paris, Imprimerie royale, 1841, 20 p. (format 25,5 x 34 cm), 80 articles, sans mention imprimée de signature, mais portant, à la fin, la mention manuscrite « Le Ministre Secrétaire d'État au Département de l'Intérieur », suivie de la signature autographe « T. Duchatel », qui authentifie le texte et lui donne la valeur d'un original. Voir, à ce sujet, AJ37 1, 7c. Publ. [Ministère, Secrétariat d'État de l'Intérieur]. Conservatoire royal de musique et de déclamation. - Règlement. - Paris, Imprimerie royale, 1841, 20 p. (format 20,5 x 25 cm). Constant PIERRE. Op. cit., p. 250-255, doc. CCCLXXXIV, sans référence).

22 novembre 1850. Arrêté du ministère de l'Intérieur, 5 e division, 2 e bureau, fixant le règlement du Conservatoire de musique et de déclamation (Arch. nat., F 1a 1982, 1 : original signé par le ministre J. Baroche, enreg. sous le n° 644. Publ. dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 255 - 259, doc. CCCLXXXV, d'après le texte imprimé paru à l'Imprimerie nationale en novembre 1850).

16 février 1859. Arrêté du ministre d'Etat, Achile Fould, instituant un diapason musical uniforme en France, dit diapason normal, donnant le la et fixé à huit cent-soixante-dix vibrations par seconde, dont l'étalon prototype sera déposé au Conservatoire de musique et de déclamation (voir, à ce sujet, AJ37 81, 1a : le texte manque dans le dossier. Publ. dans Le Moniteur universel Journal officiel de l'Empire français... - Paris, 1859, p. 222, col. 1 (n° 56, 25 février) précédé du Rapport présenté à S. Exc. le ministre d'Etat par la commission chargée d'établir en France un diapason musical uniforme (créée par arrêté du 17 juillet 1858) (p. 221-222, col. 1). Texte de l'arrêté seul, dans Constant PIERRE. Op. cit., p. 331, doc. DXVIII, une référence).

31 mai 1859. Arrêté du ministre d'État, Achille Fould, pour l'application, au Conservatoire de musique et de déclamation, sur les diapasons, du poinçon de vérification, représentant une lyre avec les lettres D et N [diapason normal] (AJ37 81, lb : ampliation de l'arrêté, signée par le conseiller d'État, secrétaire général, Jules Pelletier, envoyée au directeur du Conservatoire, le 18 juin, par Camille Doucet, chef de la division des Théâtres. Publ. dans Le Moniteur universel Journal officiel de l'Empire français... - Paria, 1859, p. 701, col. 4 (n° 169, 18 juin), dans Constant PIERRE Op. cit., p. 331, doc. DXIX, sans référence. .

4 mai 1864. Décret impérial transférant au Conservatoire de musique et de déclamation les concours annuels aux grands prix de Rome pour la musique, promulgué sur le rapport du maréchal Vaillant, ministre de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts, qui est chargé d'assurer son exécution (Publ. précédé du rapport du maréchal Vaillant à l'empereur Le Moniteur universel Journal officiel de l'Empire français... - [Paris], 1864, p. 618 (n° 126, 5 mai), col. 1. Constant PIERRE. Op. cit., p. 274, 275, doc. CDV, sans référence).

9 novembre 1871. Arrêté du ministre, secrétaire d'État au département de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, Jules Simon, modifiant le règlement du 22 novembre 1850 : création des jurys d'admission, des comités d'examen des classes, de deux conseils d'enseignement, l'un pour les études dramatiques, l'autre pour les études musicales, qui, réunis, formeront le conseil supérieur (AJ37 193, 1 : ampliation signée par le chef du bureau du secrétariat général, E. Cadet. Publ. dans Le Ménestrel, 38 e année, n° 1, 3 décembre 1871, p. 14, col. 1, 2, d'après le Bulletin administratif du ministère de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts. 1871, n° 266, 9 novembre. Constant PIERRE. Op. cit., p. 398, doc. DXLIX, d'après les archives du bureau des théâtres).

13 novembre 1871. Décret du président de la République, A. Thiers, rendant le règlement du programme des épreuves préparatoires et des concours définitifs de tous les grands prix de Rome, ainsi que leur jugement, à l'Académie des Beaux-Arts, promulgué sur la proposition du ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, Saint-René-Taillandier, qui assurera son exécution (Publ. dans Le Ménestrel, 38 e année, n° 1, 3 décembre 1871, p. 14, 15).

9 septembre 1878. Décret du président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, duc de Magenta, organisant le Conservatoire de musique et de déclamation, promulgué sur le rapport du ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, A. Bardoux (Publ. dans Journal officiel de la République française, 10 e année, n° 248, 12 septembre 1878, p. 9147, col. 1-2. Constant PIERRE. Op. cit., p. 260, 261, doc. CCCLXXXVI, sans référence).

11 septembre 1878, Arrêté du ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, A. Bardoux, portant règlement du Conservatoire de musique et de déclamation, dont le directeur est chargé d'assurer l'exécution, sous la surveillance du ministre (Publ. dans Journal officiel de la République française, ibid., p. 9148, 9149, col. 3. Constant PIERRE. Op. cit., p. 261-264, doc. CCCLXXXVII, sans référence).

5 mai 1896. Décret du président de la République, Félix Faure, organisant le Conservatoire de musique et de déclamation, sur le rapport du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et des Cultes, A. Rambaud, qui est chargé d'en assurer l'exécution (AJ37 2, 1c : projet annoté et corrigé. Publ. dans Journal officiel de la République française, 28 e année, n° 125, 7 mai 1896, p. 2546, col. 3 - 2547, col. 3. Constant PIERRE. Op. cit., p. 265-267, doc. CCCLXXXIX, sans référence).

8 octobre 1905. Décret organique du président de la République, Émile Loubet, groupant et coordonnant, dans un texte unique, tous les règlements particuliers du Conservatoire de musique et de déclamation épars dans de nombreux documents, promulgué sur le rapport du ministre de l'Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes, Bienvenu Martin. Arrêté du ministre, Bienvenu Martin, portant règlement du dit Conservatoire, dont le directeur est chargé de l'exécution, sous la surveillance du sous-secrétaire d'État des Beaux-Arts (Publ., le premier texte précédé du rapport du ministre au président de la République dans Journal officiel de la République française, 37 e année, n° 275, 10 octobre 1905, p. 5998 - 6000, col. 2, le second texte ibid., p. 6000, col. 2 - 6003, col. 2).

30 septembre 1915. Décret du président de la République. R. Poincaré, organisant le Conservatoire de musique et de déclamation, promulgué sur le rapport du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Albert Sarraut, pour restituer à l'établissement son caractère d'école, et relever l'autorité du corps enseignant. Arrêté du ministre, Albert Sarraut, portant règlement dudit Conservatoire, dont le directeur est chargé de l'exécution, sous l'autorité du sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts.

Publ., le premier texte précédé du rapport du ministre au président de la République dans Journal officiel de la République française, 47 e année, n° 273, 8 octobre 1915, p. 7194, col. 2 - 7196, col. 2, le second texte ibid., p. 7196, col. 2 - 7201, col. 3.

6 juin 1921. Arrêté du ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Léon Bérard, portant règlement du Conservatoire de musique et de déclamation, dont le directeur est chargé de l'exécution, sous l'autorité du directeur des Beaux-Arts (AJ37 2, 1g : copie conforme incomplète, avec liste d'errata du Journal officiel. Publ.. dans Journal officiel de la République française. Lois et décrets, arrêtés, circulaires... 53 e année, n° 151, 7 juin 1921, p. 6565-6569, col. 1).

14 novembre 1881. Annexe au procès-verbal de la séance [de la Chambre des Députés] du 14 novembre 1881, n° 62 : projet de loi relatif à la reconstruction et à l'agrandissement du Conservatoire national de musique et de déclamation... - Paris, A. Quantin, imprimeur de la Chambre des Députés, 1881, 7 p. [Chambre des Députés, troisième législature, session extraordinaire de 1881] (Bibl. du Conservatoire).

1892. Rapport et projet de règlement par la sous-commission de la déclamation. - Paris, Imprimerie nationale, 1892, 24 p., Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, direction des Beaux-Arts (Bibl. du Conservatoire).

1886-1906. Conservatoire national de musique et de déclamation. Succursales du Conservatoire national. Écoles nationales de musique. Maîtrises. - Paris, Imprimerie Delalin frères (Ministère de l'Instruction publique).

Exercices d'élèves

1843-1925. Collection de programmes imprimés d'exercices d'élèves du Conservatoire de musique et de déclamation (Bibl. du Conservatoire).

Représentations et concerts d'élèves

1859. Programmes imprimés des représentations du Cercle dramatique des élèves du Conservatoire dans la salle de l'École lyrique, 16 rue de la Tour d'Auvergne (Bibl. du Conservatoire).

17 février 1877.. Programme imprimé de concert d'après une note manuscrite : « des élèves du Conservatoire » (Bibl. du Conservatoire).

Palmarès

1799-1800. Distribution des prix aux élèves du Conservatoire de musique pour le cours d'étude de l'an VIII. - Paris, nivose an IX, 18 p. (Bibl. du Conservatoire).

1811-1924. Collection reliée de palmarès imprimés du Conservatoire de musique, de l'École royale de musique et de déclamation puis Conservatoire (Bibl. du Conservatoire).

1828-1925. Collection de programmes imprimés des concerts des distributions de prix de l'École royale de musique et de déclamation puis Conservatoire (Bibl. du Conservatoire).

Concerts donnés dans la salle des concerts

Programmes imprimés de concerts donnés dans la salle des concerts du 2 bis, rue du Conservatoire : envois de Rome (1877-1921), prix Rossini (1921, 1924), exécution de la cantate couronnée du prix de Rome (1865) (Bibl. du Conservatoire).

Textes et devoirs d'harmonie et de fugue

1845. Conservatoire royal de musique. Concours d'harmonie et accompagnement pratique, année 1845. Premier prix décerné à M r A. Bazille, élève de M r F. Le Couppey. - S. l. n. d., 3 p. (Bibl. du Conservatoire).

1920-1937. Conservatoire national de musique et de déclamation. Fugue à quatre parties des élèves ayant remporté le premier prix aux concours de fugue... - Paris, Heugel, années 1920/1921/1922 - 1937.

-... Basses et chants donnés aux concours des classes d'harmonie... - Paris, Heugel, années 1920/1921/1922-1937 (sans les réalisations du compositeur).

-... Leçons d'harmonie des élèves ayant remporté le premier prix aux concours des classes d'harmonie... - Paris, Heugel, années 1920/1921/1922-1937.

Établissements de province

Aix-en-Provence. Écho des fêtes du cinquantième anniversaire de la fondation du Conservatoire de musique d'Aix-en-Provence (aujourd'hui École nationale) célébrées les 20, 21 et 22 mai 1890. - Aix, s. d., 92 p. (Bibl. du Conservatoire).

Boulogne-sur-Mer. Règlement de l'Académie communale de musique de Boulogne-sur-Mer. - Boulogne-sur-Mer, imprimerie Camille Le Roy, 1876, 28 p. (Bibl. du Conservatoire).

Lille. Académie de musique. Programmes imprimés d'exercices musicaux des élèves, 1876, 1877 (Bibl. du Conservatoire).

- Palmarès imprimés (extraits des procès-verbaux des séances du jury des concours pour les récompenses), 1860-1878 (Bibl. du Conservatoire).

- Programmes imprimés des exercices musicaux des distributions de prix 1862-1878 (Bibl. du Conservatoire).

Lille. Conservatoire de musique, succursale du Conservatoire national de Paris. Programmes imprimés de l'audition musicale du 25 avril 1880 et du concert du 7 août 1881 (Bibl. du Conservatoire).

- Programmes imprimés d'exercices musicaux, 1880-1886 (Bibl. du Conservatoire).

Lyon. Conservatoire national de musique. Programme imprimé de l'exercice-audition des élèves du 15 juin 1890 (Bibl. du Conservatoire).

-... Conservatoire national de musique [...] Distribution solennelle des prix... - Lyon, Typographie et Lithographie J. Gallet, 1882, 1883, 1885 (Bibl. du Conservatoire).

Montpellier. Distribution des récompenses faites aux élèves de l'École nationale de musique de Montpellier dans la salle des concerts du Grand-Théâtre,... - Montpellier, 1891-1893, 1895 (Bibl. du Conservatoire).

Nancy. Ville de Nancy. École municipale de musique. Règlement. - Nancy, Imprimerie nancéienne, 1881, 23 p. (Bibl. du Conservatoire).

- Conservatoire de musique. Programmes imprimés d'auditions d'élèves, 1887, 1888 et du second concert-exercice des classes d'ensemble vocal et instrumental du 25 juin 1895 (Bibl. du Conservatoire).

- Ville de Nancy. Conservatoire de musique (succursale du Conservatoire national de Paris). Palmarès des concours... - Nancy, imprimerie A. Voirin, puis A. Voirin et L. Kreis, 1891 et 1894 (Bibl. du Conservatoire).

Nancy. Ville de Nancy - Conservatoire national de musique [...] Distribution des prix pour le cours d'études de l'année 1894-1895. - Séance publique annuelle du mercredi 26 juin 1895. - Nancy, impr. G. Crépin-Leblond, 1894, p. 5-22 (Bibl. du Conservatoire).

- Ville de Nancy [...] Concerts populaires donnés par le Conservatoire de musique sous la direction de M. Théodore Gluck,... - Nancy, Imprimerie A. Voirin, 1891, 1892, 1894 (Bibl. du Conservatoire).

- Ville de Nancy. Conservatoire national de musique. Programmes des concerts donnés à la Salle Poirel [...] sous la direction de M. J. Guy Ropartz,... - Nancy, Imprimerie Crépin-Leblond, 1895, 1896, 1897 (Bibl. du Conservatoire).

- Le Conservatoire et les concerts de Nancy à l'occasion du centième concert populaire (1881-1897). - Nancy, Imprimerie coopérative de l'Est, 1897, 142 p. (Bibl. du Conservatoire).

Saint-Étienne. Cours municipaux de musique [...] Distributions des prix aux élèves des écoles communales... - Saint-Étienne, 1889, 1890 (Bibl. du Conservatoire).

- École nationale de musique et de déclamation [...] Distribution solennelle des prix... - Saint-Étienne, Imprimerie administrative et commerciale Ménard, 1889, 1890 (Bibl. du Conservatoire).

- École municipale de musique et de déclamation [...] Distribution solennelle des prix... - Saint-Étienne, 1893 et 1895 (Bibl. du Conservatoire).

Toulouse. Conservatoire de musique. Distribution des prix de l'École [sic pour Conservatoire] de musique. - Toulouse, Imprimerie Mélanie Dupin, 1868, 1870 (Bibl. du Conservatoire).

- Distribution des prix aux élèves [...] du Conservatoire de musique. - Toulouse, Dupin et Roux, puis Roux et Cléder, puis Cléder, 1887, 1888, 1890-1892, 1895 (Bibl. du Conservatoire).

Toulouse. Société des concerts du Conservatoire de Toulouse... - Toulouse, Imprimerie du Centre, saisons 1902/1903, 1903/1904, 1904/1905, 1905/1906, 1908/1909 (1 re-7 e années).

OUVRAGES IMPRIMÉS

Auteurs

[BAILLOT (Pierre), éd.]. Recueil de pièces à opposer à divers libelles dirigés contre le Conservatoire de musique. - [Paris], Imprimerie de P. Didot aîné au Louvre, s. d. [an x], 40 p. (Bibl. du Conservatoire).

BÉNÉDIT (G.) Le Conservatoire impérial de musique et de déclamation, dans Le Ménestrel, XXXIV (1867), p. 193-195.

BOUTAREL (A.) Les origines du Conservatoire de musique, dans Le Ménestrel XLIX (1883), p. 276, 277.

CHORON (A). Considérations sur la situation actuelle de l'Institution ou Conservatoire de musique classique et sur la nécessité de rendre à cet établissement les moyens propres à lui faire atteindre le but pour lequel il a été créé,... - [Paris], Imprimerie de Ducessois, 1833, 7 p.(Bibl. du Conservatoire).

CHOUQUET (Gustave). Le Musée du Conservatoire de Musique. Catalogue raisonné de cette collection... - Paris, F. Didot frères et fils, 1884, XVI-276 p. (continué par Léon Pillaut).

CURZON (Henri de). État sommaire des pièces et documents concernant le théâtre et la musique conservés aux Archives nationales à Paris... - Besançon, Paul Jacquin, 1899 (Extrait du Bibliographe moderne, 1899, n° 1).

DELPRAT (Charles). Le Conservatoire de musique de Paris et la commission du ministère des Beaux-Arts en 1870... - Paris, Typographie Morris père et fils, 1872, IV + 36 p. (Bibl. du Conservatoire).

DEVILLEBICHOT (A.) Aux musiciens impartiaux. Organisation du travail : plan de réforme musicale appliquée au Conservatoire de musique... - Paris, imprimerie Bailly, Divry et compagnie, 1848, 8 p. (Bibl. du Conservatoire).

DONNET (Alexis). Architectono graphie des théâtres de Paris, ou parallèle historique et critique de ces édifices, considérés sous le rapport de l'architecture et de la décoration. Par Alexis Donnet, [...] enrichi de vingt planches en taille-douce et du plan de Paris [nomenclature du plan topographique de Paris], gravés par Orgiazzi, [...] - Paris, imprimerie de P. Didot l'aîné, imprimeur du Roi, 1821, VIII + 372 + XVI p., 20 pl. hors texte.

DUBOIS (Théodore). Leçons de solfège à changements de clef composées pour les examens et concours du Conservatoire de musique (années 1890 à 1905)... - Paris, Heugel, 1905, 2 vol.

Premier livre : classes des chanteurs (avec ou sans accompagnement de piano).

Deuxième livre : classe des instrumentistes (avec ou sans accompagnement de piano).

DUBOIS (Théodore) Quatre-vingt sept leçons d'harmonie, basses et chant, suivies de 34 leçons réalisées par les premiers prix de sa classe d'harmonie aux concours du Conservatoire (1887-1891). - Paris, Heugel, (1891), 247 p.

DUBOIS (Théodore) Recueil des leçons d'harmonie données aux concours pour les emplois de chef et sous-chef de musique dans l'armée, 1872-1891. - Paris, Heugel, (1891).

DUCANCEL (Charles Pierre). Mémoire pour J. F. Lesueur, l'un des Inspecteurs de l'enseignement au Conservatoire de musique, et Conseiller d'État chargé de la direction et de la surveillance de l'Instruction publique, en réponse à la partie d'un prétendu recueil de pièces, imprimé soi disant au nom du Conservatoire, et aux calomnies dirigées contre le citoyen Lesueur par le citoyen Sarrette, directeur de cet établissement, et autres, ses adhérens, contenant en outre quelques vues d'améliorations et d'affermissements, dont le Conservatoire parait susceptible, par le citoyen C. P. Ducancel, défenseur officiel et ami de Lesueur... - Paris, Imprimerie de Goujon fils, an XI, 208 p.

DUPRÉ (Paul) et OLLENDORFF (Gustave). Traité de l'administration des Beaux-Arts. Historique - Législation - Jurisprudence. Écoles - Musées - Expositions - Monuments - Manufactures - Théâtres... Tomes 1 et 2. - Paris, Société d'Imprimerie et Librairie administratives et classiques. Paul Dupont, éditeur, 1885 (Extrait du Répertoire du droit administratif publié sous la direction de Léon Béquet, avec le concours de M. Paul Dupré).

[DURIEU]. Observations sur la diatribe appellée Réponse à la lettre écrite à Paesiello. - S.l.n.d., 24 p. (Bibl. du Conservatoire).

ELWART (Antoine Aimable Élie). Histoire des concerts populaires de musique classique contenant tous les programmes annotés de tous les concerts donnés au cirque Napoléon depuis leur fondation jusqu'à ce jour... - Paris, Libr. Castel, 1964, 142 p. (histoire de la Société des jeunes artistes du Conservatoire impérial de musique et de déclamation fondée, en 1851, par Jules Pasdeloup, pianiste lauréat du Conservatoire. Des élèves aussi bien que des artistes anciens élèves au Conservatoire participaient aux concerts, qui eurent lieu d'abord à la salle Hers, rue de la Victoire, puis an cirque Napoléon. L'ouvrage donne la composition du personnel de l'orchestre, le résumé des travaux de la société au cirque Napoléon, la liste des morceaux exécutés et des exécutants).

ELWART (Antoine Aimable Élie). Histoire de la Société des Concerts du Conservatoire impérial de musique, avec dessins, musique, plans, portraits, notices biographiques, etc.... - Paris, S. Castel, 1860, 398 p. (l'ouvrage donne le nom des membres du personnel chantant et exécutant en 1828 et en 1859, le plan de la grande salle et de l'orchestre du Conservatoire impérial de musique, les programmes des concerts (9 mars 1828 -22 avril 1859), avec notes sur les artistes exécutante et compositeurs joués).

ELWART (Antoine Aimable Élie). Projet relatif à l'organisation d'une chapelle-musique municipale de la Ville de Paris... - Paris, Imprimerie de Bourgogne et Martinet, 1846, 7 p. (Extrait de la Revue et Gazette municipale du 7 juin 1846 et Bibl. du Conservatoire).

ELWART (Antoine Aimable Élie). Une visite au Musée instrumental du Conservatoire national de musique [Extrait de Entr'acte], 1874, p. 85, 86.

FÉTIS (F. J.) Considérations sur les réformes nouvelles opérées dans l'École royale de musique, dans La Revue musicale... publ. par Fétis, II (1827), p. 553-561.

- Du Conservatoire de musique et des Menus Plaisirs, dans La Revue musicale... publ. par Fétis, IX (1830), p. 48 - 51.

GOSSEC (F. J.) Lettre à M. de La Ferté sur l'École royale de chant, 8 novembre 1786, dans Revue musicale... Dir. J. Combarieu, V (1829), p. 505-517.

GUÉROULT (Ad.) Réforme dans l'enseignement du Conservatoire... - Paris, Imprimerie de Victor Goupy, 1870, 35 p. (Extrait du Journal des Débats, 31 janvier - 24 février 1839 et Bibl. du Conservatoire).

GUÉROULT (Ad.) Réorganisation du Conservatoire national de musique et de déclamation dans Le Ménestrel, XLIV (1878), p. 335-339.

JULLIEN (Adolphe). Les origines du Conservatoire. Sarrette et Cherubini, dans Le Ménestrel, XXXIX (1873), p. 297-298 (Extrait du feuilleton musical du Français du 4 août 1873).

HEUGEL (J. L.) Les anciennes méthodes du Conservatoire. [Lettre imprimée adressée] A M. Marie Escudier, directeur de la France musicale. Paris, ce 27 janvier 1864. - [Paris], Typ. Charles de Mourgues frères, s. d., 4 p. (Bibl. du Conservatoire).

HEUGEL (J. L.) Les anciennes méthodes du Conservatoire. Deuxième lettre [imprimée adressée] à M. Marie Escudier, directeur de la France musicale. Paris, ce 10 février 1864. - [Paris], Typ. Charles de Mourgues frères, s. d., 4 p. (Bibl. du Conservatoire).

HEURTAULT-LAMERVILLE... Rapport fait [...] sur l'organisation nouvelle du Conservatoire de musique, au nom des commissions d'instruction publique et des institutions républicaines. Séance du 6 vendémiaire an 8. - [Paris], Imprimerie nationale, vendémiaire an VIII, 10 p. (Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents) Bibl. du Conservatoire.

LAGET (Auguste). École Galin-Paris-Chevé ou les plaisantins de la musique... - [Toulouse], Imprimerie A. Chauvin et fils, 1882, 16 p. (Bibl. du Conservatoire).

LASSABATHIE (Théodore). Histoire du Conservatoire impérial de musique et de déclamation, suivie de documents recueillis et mis en ordre... - Paris, Michel Lévy, libraire-éditeur, 1860, 572 p.

LEKAIN (Henri Louis). Mémoires [...] publiés par son fils aîné [B. LEKAIN], suivis d'une correspondance (inédite) de Voltaire, Garrick, Colardeau, Lebrun, etc. - Paris, Colnet, 1801, XV-420 p.

LEVÊQUE (Charles). L'ophéoréon et le musée du Conservatoire national de musique, dans Le Magasin pittoresque... 53 e année, série II, tome 3. - Paris, 1885, p. 364-366.

LEYMARIE (Léo de) et Adrien BERNHEIM. L'enseignement dramatique au Conservatoire. - Paris, Paul Ollendorff, 1883, 86 p.

MARTINET (André). Histoire anecdotique du Conservatoire de musique et de déclamation [...] préface de Richard O'Monroy. - Paris, Ernest Kolb, s. d., XVI-302 p.

MAURAT (Edmond). L'enseignement de la musique en France et les Conservatoires de province,... dans Encyclopédie de la musique et dictionnaire du Conservatoire. Albert Lavignac (fondateur) et Lionel de La Laurencie (directeur), 2 e partie : technique, esthétique, pédagogie, 6 : pédagogie, écoles, concerts, théâtres. - Paris, Librairie Delagrave, 1931, p. 3576-3616.

MIEL (E.) Notice sur le Conservatoire de musique et particulièrement sur le Conservatoire de Paris... - [Paris], Imprimerie de E. Duverger, 8 p. (Bibl. du Conservatoire).

MONTHEUIL (Albert). Le Conservatoire. Réponse à M. Bodinier, auteur du projet relatif à l'enseignement de la déclamation dramatique et à la création d'un théâtre d'application pour les jeunes élèves du Théâtre Français, par C. d'Etrivières [A. Montheuil]. - Paris, L. Vanier, 1887, 15 p.

PAPILLON DE LA FERTÉ (Denis Pierre Jean). L'Administration des menus, journal de Papillon de La Ferté, intendant et contrôleur de l'argenterie, menus-plaisirs et affaires de la chambre du Roi (1756-1780), publié avec une introduction et des notes, par Ernest Boysse. - Paris, Paul Ollendorff éditeur, 1887, 455 p.

PASTOU (Étienne Baptiste). Questionnaire... Ces 400 questions devront être adressées aux élèves de M. Pastou, soit à la classe d'harmonie orale qu'il dirige au Conservatoire de musique et de déclamation, soit à toutes les personnes qui suivent ses cours, à son École [...] spéciale de Musique, rue de Buffaut, n° 22. - Paris, Maulde et Renou, 1850, 16 p. (Bibl. du Conservatoire).

PIERRE (Constant). Les anciennes écoles de déclamation dramatique. Notice historique... - Paris, Tresse et Stock éditeurs, 1895, 40 p.

PIERRE (Constant). Bernard Sarrette et les origines du Conservatoire national de musique et de déclamation... - Paris, Librairie Delalain frères, 1895, X + 196 p.

PIERRE (Constant). Conservatoire national de musique et de déclamation. Basses et chant donnés aux examens et concours des classes d'harmonie et d'accompagnement (années 1827-1900) par Bazin, Benoist, Cherubini, Léo Delibes, Théodore Dubois, Fissot, César Franck, E. Guiraud, F. Halévy, Leborne, Ambroise Thomas et Ch. Widor, recueillis... - Paris, Au Ménestrel, c. 1900, p. I + XXXI, 2 + 328 (La table des auteurs mentionne en outre Durand, Hérold, X. Leroux. L'ouvrage donne un index des collections de manuscrits autographes on de copies et des publications contenant les réalisations des basses et chants donnés).

PIERRE (Constant). Le Conservatoire national de musique et de déclamation. Documents historiques et administratifs recueillis ou reconstitués... - Paris, Imprimerie nationale, 1900, XVIII + 1031 p. (P. 403-406 : Liste générale alphabétique des membres des comités et conseils d'enseignement, des comités d'examens, 1825-1900 ; P. 436-459 : Liste générale alphabétique du personnel administratif et enseignant jusqu'en 1900 ; P. 684-872 : Dictionnaire des lauréats jusqu'en 1900 ; P. 1015-1031 : Table analytique des matières).

PIERRE (Constant). Conservatoire national de musique et de déclamation. Sujets de fugue et thèmes d'improvisation donnés aux concours de fugue, aux concours et examens d'orgue (années 1804 à 1900) par Adolphe Adam, Auber, Barbereau, Bazille, Bazin, Émile Bernard, Berton, Georges Bizet, Carafa, Cherubini, Clapisson, Jules Cohen, Colin, Dallier, Léo Delibes, Théodore Dubois, Duprato, H. Duvernoy, Fissot, Gevaert, Gigout, Gounod, Guilmant, Halévy, Victor Massé, Massenet, Onslow, Paladilhe, Pierné, Pugno, Reber, Samuel Rousseau, Saint-Saëns, Salomé, Ambroise Thomas... - Paris, Au Ménestrel, c. 1900, VIII + 52 p. (la table des auteurs mentionne en outre Beethoven, Elwart, Gluck, Grétry, Haydn, Marcello, Martini, Panseron, Spontini, Weber. L'ouvrage donne 146 sujets de composition du concours d'essai du grand Prix de Rome de composition musicale et des concours de fugue du Conservatoire, ainsi que 242 thèmes de fugues ou sujets libres imposés aux examens et concours de la classe d'orgue pour l'épreuve d'improvisation).

PIERRE (Constant). Notes inédites sur la musique de la Chapelle royale, 1532-1790. - Paris, au bureau d'édition de la Schola cantorum, 1899, 15 p.

PILLAULT (Léon). Le musée du Conservatoire national de musique. Premier et deuxième supplément au catalogue de 1884... - Paris, Fischbacher, 1894, 1899, 2 vol. (Suppléments au catalogue de Gustave Chouquet).

POUGIN (Arthur). Les réformes au Conservatoire, dans Le Ménestrel, LXXXI (1905), p. 316.

PROD'HOMME (J. G.) L'ancien Conservatoire. De Louis XVI à M. Fallières. De M. La Ferté à M. Augagneur (avec plans), dans S. I. M., VII e année, décembre 1911, p. 92-95.

PROD'HOMME et E. de CRAUZAT. Paris qui disparait. Les Menus Plaisirs du Roi. L'École royale et le Conservatoire de musique... - Paris, Librairie Delagrave, 1929, 144 p.

ROUCHÉ (Jacques). Le Conservatoire et la réforme de l'enseignement de la déclamation dramatique. - Paris, Tresse et Stock, 1887, 50 p.

[ROUXEL]. Histoire politique des écoles de musique. Réponse au discours prononcé par M. Gevaert à l'Académie des Beaux-Arts à Bruxelles, le 24 septembre 1876, par un trouvère... - Paris, Baur libraire-éditeur, 1876, 36 p. (Bibl. du Conservatoire).

SERVEL (Edmond). Projet d'enseignement populaire de la musique pouvant amener la création d'un Conservatoire à Montpellier... - Montpellier, Imprimerie typographique de Gras, 1866, 14 p. (Bibl. du Conservatoire).

STERN (Jean). A l'ombre de Sophie Arnould. François-Joseph Belanger architecte des Menus-Plaisirs, premier architecte du comte d'Artois. - Paris, Librairie Pion, (c. 1930), 2 vol.

TERNUS (Aubert). Le théâtre populaire et l'école théâtrale par le Conservatoire de musique et de déclamation, étude sur le Conservatoire. - Paris, Imprimerie de Bastien et Brondeau, 1887, 8 p.

TIERSOT (Julien). Les origines du Conservatoire à l'occasion de son Centenaire, dans Le Ménestrel, LXI (1895), p. 233-306.

TIERSOT (Julien). Un autographe inédit de Gossec sur les origines du Conservatoire, dans Bulletin de la Société française de musicologie, avril 1919, p. 190, 191.

VAUTHIER (G.) Documents de bibliothèque et d'archives. IV. L'École royale de chant (1784-1791), dans Revue musicale, XI (1911), p. 294-299.

WECKERLIN (Jean-Baptiste). Bibliothèque du Conservatoire national de musique et de déclamation. Catalogue bibliographique [...] avec notices et reproductions musicales des principaux ouvrages de la réserve... - Paris, Firmin-Didot, 1885, IV + XXX + 2 + 512 p.

ANONYMES (1)

Le Conservatoire national de musique et de déclamation. - S. l. n. d. [postérieur à 1930], II + 149 p. (P. 1-34 : Le Conservatoire national de musique et de déclamation par Henri Rabaud (article paru dans la Revue des Deux Mondes, juillet 1928). - P. 35-37 : La bibliothèque et le musée du Conservatoire. - P. 39, 40 : Bibliothèque de prêt aux élèves. ( Créée en 1928). - P. 41-90 : Exercices des élèves 1929-1930. Programmes. - P. 91-101 : Liste des œuvres représentées ou exécutées aux exercices d'élèves (1920-1930). - P. 103-108 : Conseil supérieur d'enseignement (1930). - P. 109-111 : Conditions d'admission au Conservatoire. - P. 113-136 : Règlement organique du Conservatoire national de musique et de déclamation. - P. 137-141 : Le centenaire de la Société des concerts du Conservatoire. - P. 143 : L'orgue Pierre Braunstein. - P. 145, 146 : Les Amis du Conservatoire. - P. 147, 148 : Association des anciens élèves du Conservatoire national de musique et de déclamation).

La reconstruction du Conservatoire, dans Revue musicale... Dir. J. Combarieu, II (1902), p. 505, 506 (Bibl. du Conservatoire).

DIVERS

Collection de prospectus imprimés d'éditeurs de musique, de coupures de presse (Bibl. du Conservatoire).

PÉRIODIQUES

Costumes et annales des grands théâtres de Paris... - Paris, au bureau de ce journal (Janinet), 1786-1789, 7 vol. in-4°.

Les spectacles de Paris, ou calendrier historique et chronologique des théâtres... - Paris, Duchesne, 1788, 1789.

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