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Commissariat à l'énergie solaire (COMES) (1972-1983).

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Reference codes
20010454/1-20010454/42
Date
1972-1983
Name of creator
Commissariat à l'énergie solaire
Physical location
Pierrefitte

Description

Presentation of content

Sommaire

Art 1 : Statuts, conseil d’administration (1978-1982).

Art. 2 : Conseil scientifique (1979-1981), comité financier (1980-1982), réunions de cadres (1980-1982).

Art. 3 : Recrutement, affectations et management du personnel (1978-1982).

Art. 4-5 : Rapports d’activité (1978-1982).

Art. 6-7 : Relations avec des organismes extérieurs (1978-1982).

Art. 8-10 : Dossiers de l’installation à Valbonne (1979-1982).

Art 11 : Documentation (1978-1982).

Art 12-14. Activité de la filière habitat (1974-1982).

Art 15 : Sensibilisation auprès des industriels (1978-1982).

Art 16-18. Activité de la filière biomasse (1976-1982).

Art 19-20 : Dossiers de projets solaires abandonnés (1979-1982).

Art. 21-30 : Participation à des rencontres internationales (1979-1982).

Art. 31-42 : Dossiers de coopération par pays (1973-1982)

Creator history

LE COMMISSARIAT A L'ENERGIE SOLAIRE, 1978-1982

Créé par décret du 9 mars1978, le COMES était un établissement public industriel et commercial chargé de la coordination, de l'animation et de la promotion de l'ensemble des activités solaires en France.

Sa création s'inscrivait dans le contexte du choc pétrolier, et relevait d'une volonté d'amélioration voire d'inversion du bilan énergétique, et de renforcement de l'autonomie énergétique du pays. Les énergies renouvelables devaient à ce titre jouer un rôle stratégique. Ainsi, à la fin des années 1970, selon le degré de conviction, on espérait que les applications solaires pourraient représenter rapidement 5 % à 25 % des besoins énergétiques de la France.

Par ailleurs, il ne faut pas négliger le souci de se concilier une opinion publique sensibilisée aux thèmes écologiques, à la veille des élections de 1978 qui s'annonçaient difficiles. Le nom même n'était pas sans évoquer le tout-puissant Commissariat à l'énergie atomique, auquel le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) faisait très symboliquement contrepoids. Mais sur le plan du fonctionnement, ce dernier était censé plutôt se rapprocher de la NRA américaine, avec un domaine très précis d'intervention.

" Agence d'objectifs", sans laboratoires propres, le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) devait agir de trois manières :

  • il collectait de la documentation auprès des laboratoires du secteur public et des utilisateurs privés, afin de pouvoir éclairer la politique gouvernementale.
  • il intervenait, par des contrats d'incitation, dans les domaines de la recherche, du développement et de la démonstration concernant quatre applications : l'habitat solaire (chauffage et production d'eau chaude par énergie solaire), la chaleur solaire appliquée à l'industrie (centrales thermodynamiques, fours solaires) ; la conversion photovoltaïque (production de courant électrique par éclairement) ; l'utilisation énergétique de la biomasse (la " révolution biologique, jugée potentiellement aussi importante pour relayer les ressources d'énergie fossiles et fissiles que le nucléaire).
  • enfin, il était chargé de préparer les accords internationaux dans le domaine de l'énergie solaire, et de veiller à leur bonne exécution : cette action internationale concernait particulièrement les pays en voie de développement relevant du ministère de la Coopération, pour lesquels on attendait beaucoup de l'énergie solaire pompage photovoltaïque de l'eau, cuisson solaire, production de froid solaire pour la conservation des médicaments et des aliments).

Pour présider le Commissariat à l'énergie solaire (COMES), le président de la République se tourna vers Henry Durand (1928-1992), ingénieur des Mines et normalien dans l'entreprise depuis 1955, qui travaillait au Laboratoire d'électronique et de physique appliquée (LEP) sur les cellules solaires photovoltaïques, utilisées entre autres par le groupe Philips pour les satellites.

A partir de 1979, le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) fut soutenu par un groupe de pression, le Comité d'action solaire. Ce lobby de l'énergie solaire fut fondé par Joël de Rosnay (scientifique), Georges Chavanes (industriel), Louis Bériot (rédacteur en chef de l'information d'Antenne 2) et Robert Lion (délégué général de l'Union des H.L.M.). Pour une présentation rapide, voir l'article d'Hélène Crié, " Le CAS, qu'est-ce ? Dépasser le cercle des convaincus", in Action solaire, hors série de juin 1982, p. 28-31 (dans ce versement, article 11).

Mais ses moyens restèrent fort limités. Le physicien Jean-Pierre Causse, un des proches d'Henry Durand, a laissé le tableau épique et vivant des difficultés qu'il rencontra pendant ces quatre années :

Au Commissariat à l'énergie solaire (COMES), Henry agit vite. Il loue un appartement, ouvre un compte en banque, réunit quelques collaborateurs [le COMES devait compter 16 agents en 1978, puis une quarantaine], privilégiant les profils originaux, et lance ses premières actions. Mais l'administration le rattrape, le flanque d'un énarque et d'un mineur, le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) s'alourdit et perd de son tranchant. De plus, à peine né, il lui faut décentraliser une équipe à Sophia-Antipolis qui démarre alors lentement. Il est vrai que les élections de 1978 ont été gagnées et que le ministre de l'Industrie, dont le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) dépend, est sceptique sur l'avenir de l'énergie solaire.

Henry multiplie les initiatives et se dépense sans compter, en France, en Europe, en Afrique. (...) Ces voyages n'étaient pas tous des parties de plaisir : je le revois dans la neige de Targassonne, dans les Pyrénées orientales, inspectant les dégâts causés par la tempête de la nuit de Noël 1979, à la centrale de TEMIS alors en construction (...).

Pouvait-on mieux faire au Commissariat à l'énergie solaire (COMES) ? Je en le pense pas. Lui-même a du souvent se poser la question. Au fond, hormis le photovoltaïque et la biomasse, croyait-il lui-même à l'énergie solaire ? Jean-Pierre Causse, notice d'hommage dans le Bulletin de l'association amicale de secours des anciens élèves de l'Ecole normale supérieure, 1994, p. 494.

Il est vrai que, doté d'un nouveau président, le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) vit son crédit quelque peu rehaussé après mai 1981, à la faveur de l'écologisme, du tiers-mondisme et de l'affirmation renouvelée de l'indépendance nationale. Son budget pour 1982 augmenta de 50 %, et le gouvernement annonça la réhabilitation voire la création de certaines installations, comme le four solaire de Mont-Louis (Pyrénées orientales) ou la centrale de Vignola (Corse-du-Sud). Un ministre prédisait en novembre 1981 la création d'un véritable " marché de l'énergie solaire" et la création de 75 000 à 90 000 emplois dans ce secteur naissant. Pour réaliser ces ambitions, le Commissariat à l'énergie solaire (COMES) fut en 1982 intégré à l'Agence pour les économies d'énergie (AEE) qui devint l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie (AFME).

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