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Archives sonores du musée national des arts et traditions populaires

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Reference codes
20130043/01-20130043/133
Date
1939-2013
Name of creator
Musée national des Arts et traditions populaires (Paris)
Material importance
and support
50 cartons type DIMAB soit 16,50 m.l.
Physical location
Pierrefitte-sur-Seine
Access conditions

L'ensemble du fonds est librement communicable à l'exception des articles 20130043/52, 20130043/80, 20130043/81, 20130043/88, 20130043/91, 20130043/93, 20130043/94, 20130043/98, 20130043/100, 20130043/114, 20130043/117, 20130043/118, relativement à l'article L213-2 du code du patrimoine correspondant à la protection de la vie privée. De ce fait, les documents correspondant à ces cotes qui ont été numérisés n'ont pas été mis en ligne.

Conditions of use

Selon règlement de la salle de lecture

Description

Presentation of content

Ce versement est constitué des dossiers relatifs aux archives sonores produites par le département d'ethnomusicologie et par la Phonothèque. Ces dossiers sont relatifs pour l'essentiel aux fonds sonore des inédits. Ils se composent des répertoires d'inventaires, des dossiers documentaires relatifs aux fonds sonore et des dossiers relatifs aux mission au cours desquelles les fonds sonore ont été enregistrés.

Les répertoires d'inventaires sont des répertoires classiques à neuf colonnes correspondant au même type de répertoires pour les inventaires des objets/pièces muséographiques du musée des Arts et traditions populaires.

Les dossiers documentaires relatifs aux fonds sonore sont les dossiers communément appelés au sein du musée, pour la phonothèque, « dossiers d'œuvres » ; ils sont principalement composés de documentation et de correspondance.

Les dossiers relatifs aux missions ethnomusicologiques qui ont été effectuées dans les régions françaises et les pays de culture française ou d'anciens peuplements français (Antilles, Belgique, Canada français, Louisiane, etc..) quant à eux sont composés de différentes typologies de documents relatifs à l'organisation générale de la mission, l'enquête de terrain et à la documentation collectée sur place. Ces missions sont essentielles à la compréhension de nombreux fonds sonore.

Ces missions de collectes organisées par le service en charge de l'ethnomusicologie sont complétées par les dossiers consternant le suivi des Enquêtes des Recherches coopératives sur programme concernant l'Aubrac et le Châtillonnais (dites RCP). Ces RCP étaient un travail d'équipe interdisciplinaire placée sous la présidence d'André Leroi-Gourhan, professeur d'ethnologie à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Paris, et sous la responsabilité de Georges Henri Rivière, conservateur en chef du musée national des Arts et traditions populaires (MNATP). Les RCP associaient des chercheurs du Centre d'ethnologie française (CEF-MNATP), du Centre de recherches ethnologiques du Centre de sociologie européenne (École Pratique des Hautes Études), de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ainsi que des experts venus d'autres horizons. Le service en charge de l'ethnomusicologie fournissait le matériel technique et recevait les enregistrements sonores effectués durant ces enquêtes, il conservait donc un dossier de suivi des RCP ainsi que les dossiers des chercheurs du service qui y participaient.

Language of documents

Français

Institution responsible for intellectual access

Archives nationales

Creator history

Genèse de l'institution

L'exposition universelle de 1878 présente pour la première fois au public des objets « pittoresques » des sociétés paysannes européennes. L'engouement pour ces collections est tel qu'il est décidé l'année suivante d'ouvrir, sur le lieu même de l'exposition, le musée d'ethnographie du Trocadéro. En 1884, l'ouverture de la « salle de France » dans laquelle sont rassemblés des costumes traditionnels français et la reconstitution de quelques intérieurs paysans collectés par Armand Landrin, marque véritablement l'origine des arts et traditions populaires en France.

En 1928, Paul Rivet, nommé directeur du musée d'ethnographie du Trocadéro, assisté de son adjoint et muséographe, Georges-Henri Rivière, décide de réorganiser le musée. Cette entreprise conduit quelques années plus tard à la création du Musée de l'Homme, consacré à l'ethnologie exotique, et à celle d'un « musée du folklore français ».

Le 1er mai 1937, le décret portant la création d'un « département des arts et traditions populaires » au sein des musées nationaux et installé dans le palais du Trocadéro (dénommé ensuite palais de Chaillot), est signé par Albert Lebrun, président de la République. La direction est donnée à Georges-Henri Rivière. Dès lors, Georges-Henri Rivière s'attache à montrer, valoriser et faire connaître les cultures populaires, mais également à les étudier. C'est pourquoi dès le départ, Georges-Henri Rivière inscrit le musée national des Arts et traditions populaires (MNATP) dans la catégorie du « musée-laboratoire », liant intimement recherche et collecte, selon des préceptes scientifiques et méthodologiques d'ores et déjà élaborés au musée d'ethnographie du Trocadéro.

La recherche

Entre 1937 et 1972 (date de son installation aux abords du bois de Boulogne), une série d'enquêtes est organisée, notamment des enquêtes de terrain à l'issue desquelles les enquêteurs rapportent des objets (meubles, textiles, ustensiles domestiques, etc). Au cours de ces enquêtes sont produits des documents (carnets de croquis, journaux de route, photographies, par exemple) destinés à être versés à « l'Office de documentation folklorique » (ancien service des archives et de la documentation photographique) du MNATP selon des procédures strictement établies par Georges-Henri Rivière.

Parmi les enquêtes les plus importantes organisées à cette époque, sont à citer :

  • l'enquête en Sologne (1937, étude des fermes, de l'artisanat, des pèlerinages et dévotions),
  • l'enquête sur le folklore musical en Basse-Bretagne (1937-1939),
  • les enquêtes s'inscrivant dans les « Chantiers intellectuels » organisés dans le cadre du Commissariat à la Lutte contre le Chômage de la Délégation générale à l'Équipement national : l'enquête sur l'architecture rurale (EAR, chantier1425, 1941-1946), l'enquête sur le mobilier traditionnel (EMT, chantier 909, 1941-1946), l'enquête sur les techniques artisanales (chantier 1810, 1942-1946),
  • l'enquête menée dès 1947 par Pierre Soulier sur le patrimoine du théâtre de marionnettes français, qui a permis l'acquisition de théâtres entiers, de décors, photographies et de milliers de marionnettes.

Puis, entre 1964 et 1968, dans le cadre des Recherches coopératives sur programme (RCP), les deux enquêtes organisées par le CNRS et avec le concours du MNATP. Ces deux enquêtes ont permis l'étude pluridisciplinaire de deux régions : l'Aubrac et le Châtillonnais, ainsi que la collecte d'objets. La reconstitution du « buron de l'Aubrac » (ferme où se fabrique le fromage), né de la collecte, devient un point fort de la muséographie de Georges-Henri Rivière, dans la Galerie culturelle.

En 1966, la recherche au sein du musée devient institutionnelle, par la signature d'une convention entre le CNRS et la Direction des Musées de France, marquant ainsi la création du laboratoire associé au musée : le Centre d'Ethnologie Française (CEF).

Les collections

Le 18 avril 1884, à son ouverture, la « Salle de France » présente la variété des provinces françaises. Les objets alors exposés figurent parmi les plus anciens inscrits sur les inventaires du musée. En 1937, le MNATP qui à son ouverture occupe 2 000 m² dans les sous-sols du palais de Chaillot, regroupe les collections françaises provenant du musée d'ethnographie du Trocadéro, soit 7 334 objets référencés.

À partir de 1939, les enquêtes lancées sur le terrain par Georges-Henri Rivière, comme celle portant sur la musique instrumentale en Basse-Bretagne, et les trois grands chantiers nationaux concernant le mobilier traditionnel, l'architecture rurale et les techniques de l'artisanat contribuent à un enrichissement massif des collections. Objets, estampes, cartes postales, photographies et enregistrements sonores sont autant de témoignages de la France rurale. L'implantation au MNATP, entre 1965 et 2005, de l'Unité mixte de Recherche (UMR) du CNRS, Centre d'Ethnologie française, participe également à l'accroissement des collections. Enfin,à partir de 1969, alors que l'inventaire comprend déjà plus de 82 000 objets, les campagnes de fouilles et d'acquisitions, financées par le CNRS et l'EHESS et dirigées par le groupe d'archéologie médiévale du MNATP, enrichissent les collections du musée de poteries carolingiennes, de céramiques du Beauvaisis et des objets trouvés lors des fouilles effectuées dans le village médiéval de Dracy en Côte-d'Or.

Les bâtiments

Dans ce contexte de « musée-laboratoire », les locaux du palais de Chaillot abritant le musée se sont vite révélés inadaptés. Ils interdisent la mise en place d'une exposition permanente, même s'ils permettent l'organisation d'une vingtaine d'expositions temporaires par Georges-Henri Rivière, entre 1951 et 1963.

En 1954, le Palmarium du Bois de Boulogne est attribué au MNATP afin de pouvoir accueillir le nouveau musée. Or ce bâtiment en fer qui ne répond pas aux besoins d'un musée moderne, est démoli. Sur son emplacement est construit un nouveau bâtiment (le « Nouveau siège ») par l'architecte Jean Dubuisson, élève de Le Corbusier, secondé par Michel Jausserand.

Le bâtiment est achevé en 1969. Il est conçu en fonction des exigences muséographiques de Georges-Henri Rivière et des besoins administratif et scientifique du musée (centre de documentation et phonothèque pour la recherche, cinémathèque...). Il renferme une galerie d'étude, ouverte et inaugurée en 1972, destinée aux étudiants, collectionneurs et spécialistes. Elle est composée de vitrines consacrées à des thèmes relatifs à la culture populaire française et aux processus technologiques de la société pré-industrielle.

Suit, en 1975, l'ouverture d'une seconde galerie : la galerie culturelle, à destination du grand public. Élaborée par Georges-Henri Rivière, avec le concours de Claude Lévi-Strauss, elle évoque la culture matérielle et immatérielle de la France rurale.

Mutation du musée et fermeture

Entre 1970 et 2005 (date de la fermeture du musée), les enquêtes-collectes se poursuivent sur des thématiques plus larges. Parmi celles-ci se distinguent celles sur le cirque et la fête foraine (Zeev Gourarier, Jacqueline Christophe), sur le SIDA (Françoise Loux, Stéphane Abriol), sur le Hip-hop et le graphiti (Claire Calogirou), ou encore sur les musiques amplifiées (Marc Touché). Elles contribuent largement à l'enrichissement des collections du musée.

Les objets sont mis en valeur par de nombreuses expositions temporaires (une centaine entre 1972 et 2005). Cependant le musée souffre progressivement d'une baisse de fréquentation. À la fin des années 90, une restructuration du musée s'impose.

En mai 2000, le Comité interministériel d'Aménagement durable du Territoire (CIADT) confirme la délocalisation du MNATP-CEF à Marseille et sa transformation en Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), décision soutenue par la ministre de la Culture et de la communication, Catherine Tasca.

En 2002, le premier projet scientifique et culturel du nouveau musée est publié, il s'intitule : Réinventer un musée, le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. Une antenne est alors installée à Marseille, chargée d'organiser les expositions et de nouer des partenariats locaux.

En février 2004, Rudy Ricciotti / RTC Associés est lauréat du concours d'architecture pour la construction du nouveau musée sur l'ancien môle portuaire J4. La restauration du Fort Saint-Jean est entreprise sous la maîtrise d'œuvre de François Botton, architecte en chef des monuments historiques. Enfin, Corinne Vezzoni et Associés, remporte le concours d'architecture pour la création du centre de conservation et de ressources documentaires (CCR) situé à la Belle de mai. Parallèlement s'ouvre le chantier des collections sur le site parisien.

Par décret du 22 juin 2005, le MNATP est officiellement intitulé « Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée ». La fermeture au public du musée sur le site parisien intervient en septembre 2005.

Depuis 2005, le chantier des collections à Paris se poursuit, tandis qu'à Marseille, une dizaine d'expositions de préfiguration sont organisées, permettant ainsi au MuCEM de se faire connaître du public marseillais.

Le Département d'ethnomusicologie et la phonothèque du MNATP

Dès sa création en 1937, le musée national des arts et traditions populaires ouvre un Service d'ethnographie musicale (devenu dans les années 1950 "département d'ethnomusicologie", appelé dans les années 1985 "département de la musique et de la parole", puis en 2005 ''département de la musique''). Dédié à l'ethnologie, cette nouvelle science que les années 30 ont vues se mettre en place, il est confié à Claudie Marcel-Dubois. Celle-ci, qui fera carrière au CNRS, va se pencher sur " l'étude du fait musical [combinée à] celle du contexte sociologique, ethnographique et linguistique : chants, airs instrumentaux, cérémonies à éléments de musique et de danse, récitations modulées, formes vocales à la limite du langage et de la musique, signaux sonores aux frontières de la musique, rythmes de travail et de jeux, informations parlées sur les traditions et les faits musicaux, sur la fabrication artisanale des instruments de musique". Le statut, régulièrement renouvelé, d'attachée des musées nationaux dont bénéficie C. Marcel-Dubois fait d'elle un membre du musée à part entière et, comme tout conservateur, elle aura aussi pour tâche de " récolter, conserver, élaborer" les collections d'ethnographie musicale du MNATP.

Parmi celles-ci figurent bien sûr les instruments de musique qu'elle fera régulièrement acquérir pour le MNATP - quand elle ne les collectera pas elle-même sur le terrain. Mais l'instrument est loin d'être le seul objet musical intéressant le musée. En effet, alors que l'invention du phonographe à la fin du XIXe siècle a rendu possible sa captation, la musique enregistrée sur un support - ou plutôt ce dernier - constitue un objet muséal à part entière qui peut être "montré" au public par le biais de l'écoute. Pour Maguy Pichonnet-Andral, collaboratrice de Claudie Marcel-Dubois dès 1946 et comme elle, membre du CNRS et attachée des musées nationaux, " la technique de consignation du son a été, à tort, identifiée à celle de l'image, tant dans ses moyens que dans sa finalité : l'une comme l'autre étant censée aboutir à la reproduction d'un modèle original, visuel ou sonore. Or il y a entre les deux procédés une profonde différence de nature. Le document photographique reproduit un objet matériel tangible dont il n'est qu'un reflet [...] tandis que l'enregistrement sonore, en reproduisant un document oral, va devenir lui-même cet original dont il est, en fait, la seule réalité matérielle". Cela est d'autant plus vrai pour les musiques de tradition orale dont la notation reste insatisfaisante.

Ainsi, au sein de ce musée-laboratoire que fut le MNATP, tout objet d'ethnographie musicale, matériel et immatériel, a été considéré tout autant comme support de recherche que comme collection. Si les instruments de musique étaient conservés et gérés administrativement par le service des collections, le département l'ethnomusicologie en assurait la gestion scientifique. Les fonds sonores quant à eux étaient placés sous la responsabilité administrative et scientifique du chef du département l'ethnomusicologie.

Pour ce faire, le département s'est doté très tôt d'une phonothèque tenant ses propres registres d'inventaire pour gérer les différents objet-supports de musique enregistrée, inédite ou éditée, pourvu qu'elle soit de caractère "ethnographique", à savoir toute musique hormis la musique savante occidentale et celle de variété. Au milieu des années 1960, cette dernière, relevant du domaine populaire qui intéresse aussi la thématique du musée tout en n'étant pas l'objet d'étude de l'ethnomusicologie, a intégré les collections ; de même, à partir des années 1970, des enquêtes de caractère sociologique, la phonothèque devenant celle du musée et non plus, comme à l'origine, celle du département l'ethnomusicologie.

Les premiers fonds sonores sont inventoriés en 1943. Il s'agit de 11 disques de chants des provinces françaises harmonisés, donnés par Georges-Henri Rivière, directeur et fondateur du musée. Ces 78 tours édités en 1938 proviennent de la maison d'édition Le chant du monde, créée en France la même année. Quant à la première collection de fonds inédits, autrement dit des enregistrements "de terrain" selon le terme consacré par la discipline, elle est inventoriée sous le n°43.5. Il s'agit des 96 disques à gravure directe, représentant 7 heures de musique enregistrées l'été 1939 en Basse-Bretagne par C. Marcel-Dubois et le linguiste François Falc'hun, accompagnés par Jeannine Auboyer. Cette "mission de folklore musical en Basse-Bretagne", publiée en 2009 (éd. CTHS-Dastum, http://www.bassebretagne-mnatp1939.coms), constitue l'acte fondateur de la phonothèque autant que de cette nouvelle discipline bientôt appelée l'ethnomusicologie, de la France en l'occurrence. D'autres missions suivront. Les fondatrices de la discipline, C. Marcel-Dubois et Maguy Andral, feront des terrains jusqu'en 1984 ; le dernier responsable du service, en 2009.

Les fonds sont également constitués d'enregistrements d'autres chercheurs, membres du musée ou extérieurs, institutionnels ou hors-statut, ainsi que d'étudiants et de collaborateurs divers qui "gravitent" autour du département dont le rayonnement sera grand pendant plusieurs décennies. C. Marcel-Dubois sera d'ailleurs invitée par Claude Lévi-Strauss à organiser des cours d'ethnomusicologie à l'École pratique des hautes études entre les années 1960 et 1980. Ayant une visée généraliste et universelle, ces cours sont plus exactement des séminaires auxquels participent la plupart des chercheurs du domaine, français (notamment ceux du département d'ethnomusicologie du Musée de l'Homme) ou étrangers. Le MNATP a aussi été, via C. Marcel-Dubois, le correspondant pour la France de l' International Folk Music Council (émanant de l'Unesco) qui avait pour but le développement des savoir liés aux « musique du monde » et dont les archives ont été conservées.

En 1968, une équipe d'ethnologues du CNRS sera créée au sein du musée, équipe à laquelle C. Marcel-Dubois et Maguy Andral seront rattachées. La phonothèque deviendra un service indépendant du département : ce sera la phonothèque du MNATP. Logiquement dirigé par C. Marcel-Dubois, ce service conservera et traitera, après les avoir inventoriés, tous les enregistrements produits par les ethnologues du musée. Le champ de la phonothèque s'ouvrira dès lors à l'enquête orale.

Plusieurs séries thématiques sont à relever : chants de compagnons (1951-1952), musiciens des rues de Paris (1952), musiciens de cirque (1960), musiciens tziganes (1962). L'Europe reste relativement peu représentée, le musée ayant été avant tout dédié à l'espace français tandis que le Musée de l'Homme couvrait le reste du monde. Pour les raisons évoquées plus haut, le domaine musical est le plus fourni : pièces jouées ou chantées (environ 23.000), informations sur ces pièces et leur contexte socio-culturel, biographies de chanteurs et musiciens, documents sur la facture instrumentale traditionnelle Les documents parlés (environ 500) portent sur la littérature orale (contes, légendes…), les activités artisanales liées à la vie rurale (formes d'élevage, agriculture, artisanat du bois…), ou à la médecine populaire, la magie, les loisirs mais aussi les rituels communautaires relatifs à la religion, au calendrier et aux âges de la vie.

La phonothèque conserve aussi la mémoire de la vie du musée : enregistrements de discours d'inauguration d'expositions au musée, de la présentation de certaines vitrines lors de stages de formation, d'émissions de radio auxquelles ont participé le personnel, par exemple.

Avec les années également, de très nombreuses collections éditées parmi les plus variées, parfois copiées sur disque (puis sur bande dès la fin des années 1950) quand le disque original ne peut être laissé à la phonothèque, sont venues enrichir la phonothèque qui, à la fin de l'année 2012 conservait près de 90 000 items.

La création du MuCEM, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée en juillet 2005, qui a ouvert à Marseille en 2013, a entraîné la disparition du MNATP. Les collections instrumentales ont été attribuées au nouveau musée qui a reçu également les instruments européens de l'ancien Musée de l'Homme.

Direction du MNATP puis du MuCEM

Liste des Directeurs successifs du MNATP puis du MuCEM :

1937-1966 : Georges-Henri Rivière

1966-1988 : Jean Cuisenier

1988-1992 : Nicole Garnier

1992-1996 : Martine Jaoul

1996-2009 : Michel Colardelle

Depuis 2010 : Bruno Suzzarelli

Entry and conservation

Mode of entry

Versements à la Mission des archives du ministère de la Culture et de la Communication sous le numéro 12V0481, 13V0009, 13V0010.

Evaluation, sorting and elimination

Pas d'élimination sur ces dossiers.

Sources and references

Additional sources

Archives nationales

20120190/1-98 : musée national des Arts et traditions populaires - Minutiers chronologiques des courriers départ, 1968-2005.

20120297/1-107 : musée national des Arts et traditions populaires - Gestion et valorisation des collections du musée.

20120299/1-5 : Centre d'ethnologie française - Organisation et fonctionnement (juin 1965-avril 2005), activités scientifiques (juin 1966-avril 2004), relations entre le Musée et le laboratoire (juin 1989-novembre 2005).

20120397/1-20120397/228 : Valorisation des collections du Musée National des Arts et Traditions Populaires : expositions et prêts des œuvres aux expositions (1968-2005).

20130007/1-179 : Archives sonores du Musée National des Arts et Traditions Populaires : archives sonores inédites (1939-2012).

20130008/1-12 : Archives sonores du Musée National des Arts et Traditions Populaires : archives sonores inédites (1943-1988).

20130009/1-11 : Archives sonores du Musée National des Arts et Traditions Populaires : archives sonores inédites (2013).

Archives nationales

  • Administration des Beaux-Arts

F/21/4906 : musées du Trocadéro puis du palais de Chaillot (nomination de l'architecte, dépenses d'équipement, Grands travaux, installation du chauffage). Musée des Arts et traditions populaires (création, plan programme et plans du musée, ouverture du musée, personnel, bâtiments, collections, rapports, congrès).

F/21/6151 : Exposition de 1937, aménagement des musées après l'exposition.

  • Commerce et industrie

F/12/12792 : palais de Chaillot, reconstruction générale.

  • Ministère de la Culture

Cabinet du Ministre

Cabinet de Jack Lang (1981-1986)

19870303/8 : Mission du patrimoine ethnologique (1981-1985)

  • Cabinet de Catherine Trautmann (1997-2000)

20040029/15 : Dossiers de Jean-Pierre Viola, conseiller technique chargé des questions budgétaires et financières. Notes du cabinet sur le projet de délocalisation du MNATP à Marseille.

  • Cabinet de Catherine Trautmann (1997-2000) et Catherine Tasca (2000-2002)

20050051/44 : Dossiers de Marc Sadaoui, directeur de Cabinet de 1997 à 2000, de Gérard Metoudi, Directeur de Cabinet en 2000 et de Jacques Vistel, Directeur de Cabinet de 2000 à 2002. Transfert du MNATP.

20050504/52 : Archives d'Agnès Saal, directrice adjointe de Cabinet de 1998 à 2001. Projet de délocalisation du MNATP (1998-2000).

20050496/46 : Dossiers de Marc Sadaoui, directeur de Cabinet de 1997 à 2000, de Gérard Metoudi, Directeur de Cabinet en 2000 et de Jacques Vistel, Directeur de Cabinet de 2000 à 2002. Projet du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.

  • Cabinet de Catherine Tasca (2000-2002)

20050502/19 : Dossier de Pierre Nore, conseiller technique chargé des musées et arts plastiques. Projet de délocalisation du MNATP.

Cabinet du Secrétariat d'État chargé du Patrimoine

Cabinet de Michel Duffour (2000-2002)

20040425/41 : Dossiers de André Santelli, conseiller technique chargé des partenariats et de l'action territoriale. Actions culturelles du MuCEM.

Direction des Musées de France

19860463/1-45 : Rapports journaliers des gardiens des Musées Nationaux (1832-1967).

19930361/18 : Affaires courantes, juridiques et grandes opérations. MNATP, travaux (1983-1989) et aménagement (1950-1968).

19930492/08 : Actions culturelles dans les Musées Nationaux. MNATP, service d'actions culturelles, services éducatifs, visites-conférences, manifestations (1975-1991).

19940399/10 : Dossiers de suivi des Musées Nationaux. MNATP, gestion des logements de fonction (1950-1992).

19980434/02 : Gestion des logements de fonction et concessions accordés aux musées. MNATP (1951-1992).

19990318/14 : Mouvement d'œuvres d'art dans le cadre d'expositions à l'étranger ou d'entrées dans les collections publiques françaises. MNATP, acquisitions (1967-1993).

20144795/5-20144795/9 : Arts et traditions populaires (1930-1975).

Organisation et historique, administration générale, rapports d'activité des chantiers et du musée des ATP, mesures de sécurité, acquisitions, dons et legs, prêts aux expositions, dépôts, restaurations, matériel et fournitures, travaux et construction du nouveau musée, travaux au palais de Chaillot, manifestations et conférences, commission des ATP et commission d'ethnographie folklorique, relations avec la Société du folklore français et la Confédération des groupes folkloriques français.

20144739/18-20144739/21 : Musée national des Arts et traditions populaires. Catalogue des objets, projet et travaux pour l'installation du musée au « nouveau siège » (Avenue du Mahatma Gandhi).

Réunion des Musées Nationaux

19950288/18 : Gestion des moyens et suivi des activités. Liste des expositions organisées par la RMN. Gestion du droit d'entrée en Musées Nationaux (1970-1990).

20010433/1-4 : Convention entre la RMN et les Musées Nationaux, expositions (1984-1993).

Bibliography

Le musée national des Arts et Traditions populaires et le Centre d'Ethnologie française. In: L'Homme, 1968, tome 8 n°4. pp. 125-127.

CUISENIER (Jean) et DE TRICORNOT (Marie-Chantal), Musée national des Arts et Traditions Populaires : Guide. Paris : Éd. de la Réunion des musées nationaux, mai 1987.

La muséologie selon Georges-Henri Rivière. Cours de Muséologie, textes et témoignages. éd. Dunod, 1989.

MAGET (Marcel), A propos du Musée des Arts et Traditions Populaires de sa création à la Libération (1935-1944) in Genèses, 10 janvier 1993.

Réinventer un musée, le musée national des arts et traditions populaires/centre d'ethnologie française. Actes du colloque, MNATP, Paris, 25 et 26 mars 1997. éd. École du Louvre, 1999.

CHRISTOPHE (Jacqueline), Les journaux de route du musée national des Arts et Traditions populaires in Ethnologie française, XXX, 2000,1, p. 137-146.

GORGUS (Nina), Le magicien des vitrines. Paris : Éd. de la Maison des sciences de l'homme, mars 2003.

SEGALEN (Martine), Vie d'un musée. 1937-2005. Ed. Stock, 2005.

CHRISTOPHE (Jacqueline), L'émergence de la notion d'archives au musée national des arts et traditions populaires in La Gazette des Archives de l'AAF, n°212, 2008.

Du folklore à l'ethnologie, sous la direction de Jacqueline Christophe, Denis-Michel Boëll et Régis Meyran. Actes du colloque, MNATP, Paris, 19-21 mars 2003. éd. De la Maison des Sciences de l'Homme, 2009.

Claudie Marcel-Dubois et François Falc'hun, assistés de Jeannine Auboyer, Les archives de la Mission de folklore musical en Basse-Bretagne de 1939 du Musée national des arts et traditions populaires, éditées et présentées par Marie-Barbara Le Gonidec, Paris, Éditions du CHTS et Dastum, 2009, 437 p., dvd encarté

LE GONIDEC (Marie-Barbara), Maguy Pichonnet-Andral et la Haute-Loire : premiers pas d'une longue carrière au côté de Claudie Marcel-Dubois, in  Chansons et contes de Haute-Loire, La mission du MNATP de 1946, Pierre, Didier (dir.), Le Gonidec, Marie-Barbara (coll.), CTHS-AMTA, Paris-Rioms, 2013, p.13-22.

LE GONIDEC Marie-Barbara, 2013b. « De la mission à l’édition : histoire d’un disque. L’enquête de 1948 du musée national des Arts et Traditions populaires et le disque Chants corses ATP 50.3-4 des Musées nationaux », in La Corse et la musique, entre tradition et modernité. Ajaccio, Albiana, 2013, p. 83-93.

Until further notice, the reservation of a place in the reading room is compulsory for any consultation of documents.

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