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Fonds d'archives

K et KK. Monuments historiques

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Titre :
K et KK. Monuments historiques
Dates :
501-1800
Niveau de description :
collection

Histoire administrative/notice biographique

La série K conserve, non pas des fonds d'archives, mais des collections de documents formées pendant la Révolution. Le décret de la Convention du 7 messidor an II (25 juin 1794), véritable point de départ des Archives nationales, avait divisé en trois classes les papiers conservés dans les dépôts de l'Ancien Régime dont le tri devait être opéré par l'Agence temporaire des titres (remplacée en 1796 par le Bureau du triage des titres) : 1° les papiers considérés comme inutiles ou purement féodaux et destinés à la destruction ; 2° ceux considérés comme encore utiles pour l'administration et le public et destinés à entrer dans les sections domaniale et judiciaire des Archives de la République (c'est l'origine des séries E, G, H, O et P à Z) ; 3° les chartes et manuscrits intéressant l'histoire, les sciences et les arts ou pouvant servir à l'instruction. C'est cette dernière catégorie de documents, primitivement destinée à la Bibliothèque nationale, qui est à l'origine des séries K, L et M.

Le contenu de la série K a été tiré essentiellement de quatre sources. D'abord les dépôts des organismes gouvernementaux et judiciaires ; notamment Maison du Roi, Contrôle général des finances, Conseil du Roi et Conseil de Lorraine, bureaux du chancelier, Parlement et Chambre des comptes. Puis les archives du Bureau de la Ville de Paris. Viennent encore les archives privées placées sous séquestre, notamment celles des familles des princes du sang (Orléans, Condé, Conti, Penthièvre, etc.). Enfin les chartriers ecclésiastiques, particulièrement ceux de Saint-Denis, Saint-Germain-des-Prés et Longchamp, ont fourni une sélection de pièces dont certaines sont d'un intérêt exceptionnel (les documents mérovingiens et carolingiens, par exemple) ; il faut y joindre le “cabinet” du prieuré de Saint-Martin-des-Champs qui détenait une collection de nombreuses pièces justificatives de la Chambre des comptes (montres, quittances, etc., avec des actes de nomination à des charges).

La série K, organisée et considérée comme un “deuxième Trésor des chartes” une fois que le Bureau du triage eut renoncé à la réunir au Trésor des chartes originel (formant la série J), ne comptait à l'origine que les dix premiers titres. Sous la Restauration, la restitution d'une grande partie des archives séquestrées, aux dépens de l'actuelle série T, n'affecta pas les documents déjà intégrés dans K : alors que les fonds des princes du sang, aujourd'hui conservés dans la série R et dans 300 AP, sont sortis pendant un temps des Archives nationales, les pièces et registres extraits de ces fonds n'ont jamais quitté K.

Pendant la première moitié du XIXe siècle, à l'exception des archives de Montbéliard et de Montperroux qui ont formé les titres K XI et XII, les versements de papiers non ministériels ont été souvent disséminés entre les séries K, L et M sans souci du respect des fonds. C'est ce qui est arrivé notamment pour un très important envoi de la Bibliothèque Mazarine en 1834. Ce versement (qui portait, il est vrai, sur des collections déjà en désordre) comprenait en particulier les “portefeuilles” du P. Léonard de Sainte-Catherine de Sienne, prieur et bibliothécaire du couvent des Petits-Pères de Paris, qui avait réuni de 1691 à 1706 une foule de notes et de documents sur toutes les affaires du temps, dont le contenu est éparpillé dans à peu près toutes les parties des séries K, L et M et même ailleurs. Il comprenait aussi une précieuse collection de pièces surtout médiévales provenant de plusieurs chartriers ecclésiastiques des diocèses de Laon, Noyon et Soissons (pièces qui ont été classées surtout dans les titres K I, L VI et L VII). Parmi les autres accroissements, il faut signaler les manuscrits et recueils cédés par le collectionneur Alexis Monteil (dans KK). On a enfin intégré dans K, L et M de nombreuses pièces isolées que l'on ne savait où classer.

Les registres ont été séparés des cartons entre 1852 et 1854 pour constituer la sous-série KK. Cette opération a eu pour effet de laisser vacantes d'assez nombreuses cotes de K. Le titre K XIII n'a été créé qu'en 1858.

Langue des documents

Français

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