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Fonds d'archives

L et LL. Monuments ecclésiastiques, cartons.

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Titre :
L et LL. Monuments ecclésiastiques, cartons.
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Historique de la conservation

En exécution des lois révolutionnaires mettant tous les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation, plus de 150 chartriers appartenant aux établissements du clergé séculier et régulier, des ordres religieux, de l'Université et de l'enseignement situés dans le territoire de la ville de Paris et de l'ancien département de la Seine furent saisis entre les mois d'août 1790 et de prairial aniii(mai-juin 1795). Ils furent soumis à un tri dont les principes ont été exposés dans l'introduction de la série K. Les groupes de documents alors constitués sont à l'origine de plusieurs séries ou portions de séries des Archives nationales qui sont, en dehors de L :

  • sous-séries H/3 et H/5 : comptabilité des établissements d'enseignements et ecclésiastiques ;
  • série M, titres I et II : “chartes et manuscrits” des Ordres militaires et hospitaliers, Université et établissements d'enseignements ;
  • série N en grande partie : plan non conservés dans les dossiers ;
  • série S (qui conserve la masse principale des anciennes archives ecclésiastiques) : “titres domaniaux” relatifs à la propriété et à l'administration des biens ecclésiastiques;
  • sous-série Z/1o et une grande partie de la division Z/2 : “titres judiciaires” résultant de l'exercice des juridictions spirituelles et temporelles.

La présente série L a recueilli les “chartes et manuscrits” des établissements ecclésiastiques (à l'exclusion des établissements des Ordres militaires et hospitaliers et d'enseignement : voir M), considérés comme proprement historiques suivant les conceptions restrictives de l'époque. Toutefois une sélection de pièces jugées particulièrement précieuses a été insérée dans le titre K I, dit “Cartons des rois”. La même série K a d'ailleurs accueilli de nombreux autres documents extraits des chartriers ecclésiastiques. Il faut aussi observer que le tri révolutionnaire, arbitraire et hâtivement exécuté, laissa subsister dans le classement des divers groupes de nombreuses anomalies, corrigées seulement en partie par la suite. Par e Xemple, la série S fut soumise en 1821 et LL//1822 à une opération visant à en retirer toutes les pièces non exclusivement “domaniales” pour les attribuer à d'autres séries ; en 1890, le contenu des anciens cartons L//452 à LL//472 fut transféré dans S.

Dans sa composition actuelle, la série L consiste principalement dans la juxtaposition de nombreuses portions de fonds d'archives et renferme l'essentiel de la documentation sur le spirituel, à côté de nombreux titres d'affaires temporelles. Elle contient cependant des collections purement factices de documents, dont la plus ancienne est le “bullaire” (partie du titre II), constitué en l'anvii(1798-1799). Le versement de la Bibliothèque Mazarine en 1834 (voir l'introduction de la série K) a fait entrer dans L de nombreux dossiers du P. Léonard (particulièrement dans les titres I, VI et VII, § 2, mais aussi dans divers articles des autres titres) et une grande partie d'une collection de pièces provenant de plusieurs chartriers ecclésiastiques des diocèses de Laon, Noyon et Soissons (dans les titres VI et VII, § 2).

Les subdivisions de la série ont subi des modifications. À l'origine, L comportait une division “Préliminaires” suivie de 8 titres : le titre I, dit “Cartulaires”, renfermait une collection de cartulaires ecclésiastiques et laïques ; le titre V (“Paroisses”) comprenait seulement les paragraphes 2 et LL//3 du titre actuel, le paragraphe 1 (“Collégiales”) étant alors rattaché au titre IV ; le titre VIII correspondait à l'actuel paragraphe 3 et dernier du titre VII. Entre 1852 et LL/1854, les registres furent retirés des cartons pour constituer la sous-série LL, à l'exception des cartulaires laïques de l'ancien titre I qui furent attribués essentiellement à la sous-série KK. La division “Préliminaires” devint alors le titre I. Les dernières modifications du tableau de classement ont été faites à la fin du XIXe siècle et de nos jours.

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