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sous-série AJ/52 : École nationale supérieure des beaux-arts

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Title:
sous-série AJ/52 : École nationale supérieure des beaux-arts
Dates:
1793-1981
Level of description:
fonds

Administrative history/biographical note

L'Académie royale de peinture et de sculpture, d'une part, et celle d'architecture, d'autre part, fondées respecti­vement en 1648 et 1671 par Louis XIV, sont à l'origine de l'actuelle ENSBA.

Le décret de la Convention du 8 août 1793, qui dissout les académies royales, aurait dû conduire à la suppression de leur enseignement. Il perdura néanmoins grâce à l'action d'Antoine Renou, ancien secrétaire-adjoint de l'Académie royale de peinture et de sculpture, et des architectes, Julien-David Leroy et Antoine Vaudoyer, d'abord sous la forme de deux écoles indépendantes, l'une de peinture et de sculpture, l'autre d'architecture puis, à partir du 1er floréal an V (20 avril 1797), sous la forme d'une unique école dont la première organisation officielle ne sera établie qu'avec l'ordonnance royale du 4 août 1819.

Avec la Révolution, l'École des beaux-arts passe sous la tutelle institutionnelle de l'administration chargée des beaux-arts : le Comité d'Instruction publique de la Convention, de 1793 à 1795 ; le ministère de l'Intérieur, de 1795 à 1852 ; le ministère d'État, de 1853 à 1863 ; le ministère de la Maison de l'empereur, de 1863 à 1870 ; le ministère de l'Instruction publique, de 1870 à 1959 ; le ministère de la Culture, sous ses diverses dénominations, depuis 1959.

Cependant, de 1795, année de la création de l'Institut qui remplace les académies de l'Ancien Régime, jusqu'à la réforme de 1863, l'école demeure, de fait, sous le contrôle de l'Académie des beaux-arts : les professeurs, qui se cooptent, sont pour la plupart académiciens ; le président et le secrétaire perpétuel de l'école, qui ont un rôle administratif, sont élus annuellement par les professeurs et toujours confirmés par le ministre responsable de l'école ; le prix de Rome dépend entièrement de l'Académie des beaux-arts, pour les sujets comme pour le jugement des épreuves.

Un décret du 13 novembre 1863 réduit le pouvoir de l'Institut sur l'école, en créant un directeur nommé pour cinq ans par le ministre responsable de l'école. Il instaure aussi la nomination des professeurs par le ministre et établit un conseil d'enseignement dont les 10 membres - parmi lesquels figure, de droit, le directeur des beaux-arts - sont eux aussi nommés par le ministre.

La prépondérance artistique de l'Académie est, par ailleurs, restreinte par la mise en place d'ateliers prépara­toires à l'école et de cours gratuits dont les professeurs - et les matières, pour les cours gratuits - sont choisis par l'administration des beaux-arts. La réforme du prix de Rome de 1863, qui le faisait échapper à la tutelle de l'Académie, en revanche, ne sera pas durable, un décret du 13 novembre 1871 rendant à l'Institut son autorité dans l'organisation et le jugement de ce prix.

Un décret du 30 septembre 1883 redéfinit de façon générale toute l'organisation de l'école sur les bases de celle de 1863, modifiée, en ce qui concerne le prix de Rome, par le décret de 1871. Par la suite, il n'y aura plus de modification institutionnelle importante, jusqu'à la grande réforme de 1968.

On notera que c'est en 1816 que l'École des beaux-arts quitte le collège des Quatre-Nations pour son emplacement actuel, rue Bonaparte, où se trouvait l'ancien couvent des Petits-Augustins.

Record creators' entries

  • Académie royale de peinture et de sculpture (à partir de 1648, période Ancien Régime).
  • École nationale de peinture et de sculpture (1793-20 avril 1797).
  • École nationale d'architecture (1793-20 avril 1797).
  • École des beaux-arts sous ses diverses appellations, de 1797 à nos jours : École nationale de peinture, de sculpture et d'architecture ; École royale et spéciale des beaux-arts (1819) ; École impériale et spéciale des beaux-arts (Second Empire) ; École nationale des beaux-arts (IIIe République) ; École nationale supérieure des beaux-arts (appellation actuelle).

Conservation history

Le premier versement de l'ENSBA aux Archives nationales est fait en 1972. Il concerne les archives administratives de 1793 à 1920. Il inaugure un partage historique, l'école se voyant confier la garde des docu­ments de fondation de l'établissement de sa création en 1664 à la suppression des académies en 1793, ainsi que ceux figurant au catalogue des manuscrits de la bibliothèque de l'École des beaux-arts. Il s'agit principale­ment de documents graphiques (dessins, estampes, photographies, etc.) ou d'objets (peintures, sculptures, etc.) réunis à des fins pédagogiques ou produits par les élèves au cours de leurs études.

Trois versements supplémentaires, en 1983, 1992 et 1993, font entrer dans les fonds des Archives nationales des documents plus récents, dont le contenu prend la suite de celui de 1972. Un complé­ment, limité à une partie de dossiers d'élèves architectes (1951-1960), a enfin rejoint la série en 2006.

La première phase de classement, commencée en amont du versement initial, a respecté la répartition en registres et liasses, sans que cette distinction intervienne sur la description intellectuelle. Elle a été conservée lors du classement des versements ultérieurs. Il en est de même pour les grandes rubriques du plan de classement que l'on peut répartir en trois ensembles : « administration et comptabilité », « enseignement, concours, élèves et personnel », « bâtiments, bibliothèque et collections ».

Mode of entry

versement

Description

La partie la plus substantielle du fonds de l'école est naturellement constituée par la partie qui a trait à l'enseignement lui-même. Assez largement tributaires de l'initiale distinction entre une académie de peinture et sculpture créée en 1648 et une académie d'architecture née en 1671, les archives concernent :

l'organisation et le contenu des enseignements dispensés (règlements, programmes, suivi des différents projets de réforme des enseignements artistiques jusqu'en 1968, etc.),

le déroulement des nombreux concours qui ponctuent les études (essentiellement le concours d'admission, les concours propres à l'école, dits d'émulation, enfin les concours externes, prix et fondations dont le Prix de Rome est le couronnement),

la création, en 1863, du système des ateliers ouverts aux élèves des Beaux-Arts mais aussi à ceux qui préparent le concours d'entrée et à des artistes hors école, et leur mode de fonctionnement,

le personnel (dont les modèles), surtout pour le XXe s., et dans ce cas, sous un angle relativement limité à l'aspect réglementaire et administratif (nomination, carrière, retraite, assurances sociales, etc.),

les élèves eux-mêmes, sous la forme des dossiers individuels reliés en registres par l'ENSBA, par tranches chronologiques et sections d'enseignement. Ces registres, uniquement administratifs, comportent en particu­lier la « feuille de valeurs » qui recense les prix et médailles obtenus. À noter, sur ce plan, que l'admission des femme au concours des places relève d'un décret de 1897 et qu'elles ne concourent au prix de Rome qu'à partir de 1903.

Si ces papiers permettent de rendre compte de l'enseignement tout au long des XIXe et XX e s., elles ne sont cependant pas homogènes. Ainsi, le volume consacré à l'enseignement de l'architecture est globalement plus important que celui des autres arts, tandis que la gravure est particulièrement mal représentée. En ce qui concerne les dossiers d'élèves, une série continue est disponible, sauf exception, du Second Empire à 1960. Pour les années antérieures, il est possible de se reporter aux registres d'inscription, aux contrôles de présence et aux dossiers de bourse pour reconstituer le parcours d'un étudiant. Enfin, il existe, à la fin de l'inventaire publié, une « table des dossiers du personnel et des élèves » ; elle exclut, cependant, les dossiers des peintres, sculpteurs et architectes pour la période 1920-1960.

Les dossiers d'administration générale et de comptabilité permettent de suivre le fonctionnement de l'établisse­ment, via les diverses commissions qui président à sa destinée, l'assemblée des professeurs, le conseil d'adminis­tration en particulier, de façon plus suivie pour le XIXe que pour le XXe  s.

Enfin, les bâtiments et les collections de l'ENSBA, bibliothèque surtout, musée des études dans une moindre mesure, sont concernés par de nombreux articles. Pour les locaux, il s'agit du suivi des travaux et agrandissements qui ponctuent l'évolution de l'institution ; pour les collections, des entrées (dons, legs et fondations), de leur constitution (moulages et autres copies), de leur inventaire et de leur communication (prêts, lecteurs, etc.) .

Pour plus d'informations, consulter l'état général ci-joint
AJ52_2007.pdf

Access conditions

Communicables selon les articles L.213-1 à 213-7 du Code du patrimoine et sous réserve des restrictions imposées par l'état matériel des documents.

Use conditions

Reproduction selon le règlement en vigueur aux Archives nationales.

Language of documents

Français

Additional sources

- Autres parties du même fonds :

Les archives de l'école versées postérieurement aux Archives nationales ont été cotées en cotation continue. Le ministère de tutelle de l'ENSBA est aujourd'hui le ministère de la Culture ; le plus souvent, les versements proviennent de la Délégation aux arts plastiques. Les documents concernés portent aussi bien sur la deuxième partie du XIX e s. que sur les parties les plus récentes du XX e   s.

- Archives d'autres producteurs en relation :

Archives nationales : Bien que l'école ait relevé, selon les périodes, de divers ministères (Intérieur, Ministère d'État, Maison du roi, Instruction publique puis Culture), les archives de tutelle se trouvent principalement conservées aux Archives nationales (Paris) dans les sous-séries, F/17 (Instruction publique) pour la période révolutionnaire, et F/21 (Beaux-Arts) pour les autres périodes. On note, cependant, que la sous-série F/4 (ministère de l'Intérieur - comptabilité) comporte également quelques articles concernant l'école. Pour les travaux aux bâtiments, il faut se reporter aussi à la sous-série F/13 (Bâtiments civils) et la partie « Bâtiments civils » de la sous-série F/21.

ENSBA : l'école elle-même conserve, dans son département des collections, des archives émanant de l'Acadé­mie royale de peinture et de sculpture jusqu'à sa disparition à la Révolution française, ainsi que les fonds iconographiques rassemblés à des fins pédagogiques ou produits par les élèves dans le cadre de leurs études.

Institut de France : Les archives de l'Académie des beaux-arts et de son ancêtre, l'Académie royale, sont conservées à l'Institut de France : elles sont directement complémentaires étant donné le rôle prépondérant joué par cette institution à la fois sur l'école et sur le concours du Grand prix de Rome, qui était le prolongement naturel des études.

Pour les mêmes raisons, les archives de l'Académie de France à Rome sont à consulter dans le cadre d'une étude sur l'ENSBA. Un inventaire est disponible en ligne sur le site de la Villa Médicis.

- Sources complémentaires sur le plan documentaire :

Se reporter, pour un relevé de cotes plus précis, au chapitre « sources complémentaires » situé à la fin de l'introduction de l'Inventaire des archives de l'École nationale supérieure des beaux-arts par Brigitte Labat-Poussin et Caroline Obert, Paris, 1998.

Bibliography

État des fonds des archives d'architectes XIXe-XX e s. , Paris, Direction des archives de France, 1996.

Les Beaux-Arts, de l'Académie aux Quatz'arts, anthologie historique et littéraire, Paris, ENSBA, 2001 (dont article général d'Annie Jacques, en préface, sur l'histoire de l'école).

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