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Fonds d'archives

Série VA : Versements de l'Architecture

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Titre :
Série VA : Versements de l'Architecture
Dates :
1600-1959
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

La position des Bâtiments civils est, à l'origine, ambiguë par rapport au secteur des travaux publics : l'Almanach de 1793 énonce dans les attributions de la quatrième division de l'Intérieur « les travaux publics et constructions quelconques à la charge de la Nation » à côté des mines, carrières, forges, usines, navi­gation, ports et, enfin, ponts et chaussées… Cependant, dans le même Almanach de 1793, la troisième division apparaît comme gérant les « édifices et monumens publics ». En fait, les Bâtiments civils gardent toujours leur autonomie vis-à-vis du domaine des travaux publics, dont l'action première regarde les questions d'infrastructures. Avant leur autonomisation définitive en 1833, ils furent, en revanche, alternative­ment joints au secteur « beaux-arts » (notamment de l'an XI à 1812, au sein de la 3e division) ou au secteur « administration départementale et communale » (notamment de 1819 à 1830, au sein d'une division ou direction de « l'administration générale »).

L'histoire interne du service des bâtiments civils est, elle aussi, compliquée. Il est formé de deux entités : le Conseil des bâtiments civils et ce que, faute de mieux, on peut appeler le « service » des bâtiments civils.

Ce dernier, qui gère les travaux des édifices et monuments nationaux relevant directement du ministère de l'Intérieur, connaît de multiples changements administratifs. De 1801 à 1810 puis de 1819 à 1830, il forme un seul bureau avec l'administration des prisons. De l'an IV à 1811, il gère aussi les édifices et la voirie de la municipalité de Paris (les « travaux de la commune de Paris » dépendant à partir de l'an II de la Commission des travaux publics et étant transmis au ministère de l'Intérieur lors de sa recréation en 1795). En 1811, apparaît une direction des travaux de Paris avec laquelle les Bâtiments civils travaillèrent soit en symbiose soit ou parallèle, jusqu'à sa suppression en 1830. À cette date, les compétences de la direction des travaux de Paris sont réparties entre le préfet de la Seine et le service des bâtiments civils du ministère de l'Intérieur. Ainsi séparés de l'administration des prisons et chargés de l'ensemble des travaux appartenant à la gestion directe ou au contrôle du ministère de l'Intérieur, les Bâtiments civils trouvent bientôt une forme administrative pérenne avec la création, en 1833, de la direction des bâtiments civils, qui réunit les bureaux du service et le Conseil des bâtiments civils. En 1848-1852 et après 1870, s'y agrège la gestion des palais nationaux.

La direction des bâtiments civils, cependant, perd son autonomie entre 1896 et 1906 puis de 1920 à 1940, pério­de où ses bureaux sont dissociés et où elle se fond dans la direction générale des beaux-arts. Entre 1907 et 1919, une division des services de l'architecture - avec les monuments historiques - la reconstitue.

Notices des producteurs d'archives

  • « Service » des bâtiments civils et palais nationaux dépendant successivement du ministère de l'Intérieur, du ministère des Travaux publics (1839-1852, 1870-1881, 1890-1895), du ministère d'État (1852-1862), du ministère de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts (1863-1870), du ministère des Beaux-Arts (1870 et 1881-1882), du ministère de l'Instruction publique puis de l'Éducation nationale (1882-1890, 1895-1959).

Historique de la conservation

Versement des 6 mai et 7 juillet en 1960 par la direction de l'architecture du ministère de la Culture.

La provenance même de ce fonds d'archives publiques aurait dû entraîner son inclusion et sa cotation logiques soit dans la sous-série F/13 (Bâtiments civils) - mais cette série s'arrête vers 1848- soit dans la sous-série F/21 (Beaux-Arts). Pour une raison inconnue, il n'en a rien été, et ce reliquat d'archives, entré aux Archives nationales en 1960-1961, a conservé son identité propre, sa cote curieuse et la numérotation de ses articles en chiffres romains.

Les pièces relatives à un même édifice ont été reliées au XIXe s. dans des reliures cartonnées aujourd'hui très usées, remplacées au besoin par des portefeuilles, sans changement de cote. Les nombreuses pièces déreliées pour restauration ou prêt à des expositions sont restées isolées et non remontées sur onglet.

Modalités d'entrée

versement

Description

La série ne comporte que des documents figurés, qui se rapportent essentiellement aux travaux d'entretien et de restauration de bâtiments prestigieux devenus Palais nationaux (anciens domaines de la Couronne, châteaux, domaines forêts et jardins de Fontainebleau, Compiègne, Saint-Cloud, Meudon, Versailles, Marly…) et de bâtiments civils importants : ministères, administrations, ambassades et légations, établissements culturels (Bibliothèques, Muséum), scientifiques (Observatoire, haras nationaux, laboratoires, manufactures des Gobelins et de Beauvais, Institut géographique national…) et universitaires à Paris (Collège de France, grandes écoles et facultés, Conservatoire des arts et métiers, École des beaux-arts…) et dans de grandes villes de province (Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg…). Des plans concernant des bâtiments français à l'étranger (ambassades par exemple) figurent dans ce versement. S'y ajoutent des documents d'urbanisme (Place Louis XV [Concorde] Rond-point de la Défense, obélisque), des plans de théâtres, et de quelques immeubles parisiens des XVIIe et XVIIIe s.

On trouve dans ce fonds de nombreux plans d'Ancien Régime et quelques plans et projets de la 1e moitié du XXe s. mais la période intéressée par la plus grande partie du fonds est le XIXe s., particulièrement le Second Empire. La très grande variété des bâtiments représentés dans les documents rend difficile la mise au point d'un tableau méthodique complet de la série VA, couverte par un répertoire pourvu d'un index des noms d'architectes et noms de lieux. On peut néanmoins repérer des cotes ou groupes de cotes relatives à des projets ou des réalisations à Paris, en province, ou à l'étranger se rapportant à une même catégorie de bâtiments :

  • Ambassades, légations à l'étranger VA/LXVII, CXCIII, CXCIV, CCXII à CCXV.
  • Archives, Bibliothèques, Louvre et Tuileries, Observatoire, Muséum, IGN VA/IV, V, VI, X, XIII, XL, XLV, XCV à CI bis, CVIII à CXII, CXXV, CXXXI, CXLVIII, CLXXIII, CLXXXI, CLXXXVI, CXCIV, CXCV, CXCVI, CCIV.
  • Châteaux et domaines royaux ou impériaux VA/I, II, III, IV, XIX à XXXI, XXXV, XXXIX, LX à LXVI, LXVIII, CXXXV, CLXII à CLXV, CLXVII à CLXXI, CLXXV, CLXXVII, CLXXXV, CCX.
  • Équipements (routes, vélodrome, centre d'essais, météo, HLM) VA/CCVI, CCIX, CCXVI.
  • Établissements de santé VA/CXXII, CXXIV, CLXI.
  • Expositions universelles (XIXe s. -1937) VA/XI.
  • Grandes écoles, arts et métiers, beaux-arts, arts décoratifs, Conservatoire, Collège de France, facultés, Instituts, fermes-écoles VA/VIII, XLVI à L, LXX à LXXV, LXXXVI à XCIII, CII, CIII, CXVII, CXX, CXXI, CXXXV, CXLI à CXLV, CXLVII, CL, à CLII, CLIV à CLVII, CLXVI, CLXXII, CLXXX, CLXXXVII, CXCI, CXCII, CC//à CCII, CCVI, CCVII, CCVIII, CCX, CCXI, CCXVI.
  • Haras, écuries VA/LXXVI à LXXXIV, CXXIX, CXXX, CCXVI.
  • Maisons, immeubles, carrières, bains VA/XXXIII, CLXXIV, CCVI.
  • Manufactures (Gobelins, Sèvres, Beauvais) et Garde-meuble VA/XIV, CXXX, CLVIII à CLX, CLXXXIV, CXCV, CXCVI, CCV.
  • Ministères, Administrations, Postes VA/VII, XIII, XXXII, XLI à XLIV, LXIX, LXXXV, CIVà CVII, CXVIII, CXIX, CXXVI à CXXVIII, CXXXIII, CXXXVI à CXXXVIII, CXLVI, CLXII, CLXXVI, CLXXVIII, CLXXIX, CLXXXIX, CXCVII, CXCVIII, CCXI.
  • Monuments VA/XXXVIII, LIV, LV, CXIII à CXVI, CXC, CCIV, CCVI.
  • Paris, plans, urbanisme, ponts, matériaux VA/XXXIV, LVI à LIX, XCIV, CXXIII, CXC, CXCVII, CCIV, CCVII.
  • Palais nationaux, Panthéon, Invalides VA/XI, XII, XV, LI à LIII, CXXXII, CXXXIV, CLXXXIII, CCIV, CCVII.
  • Souvenirs napoléoniens VA/XXXII.
  • Théâtres, Opéra VA/IX, XVII, CXXXIX, CXL, CXLIX, CLIII, CLXXXII, CLXXXVIII, CCIII, CCXI.

Conditions d'accès

Communicables selon les articles L.213-1 à 213-7 du Code du patrimoine et sous réserve des restrictions imposées par l'état matériel des documents.

Conditions d'utilisation

Reproduction selon le règlement en vigueur aux Archives nationales.

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