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Fonds d'archives

AURIOL (Vincent). 552AP.

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Titre :
AURIOL (Vincent). 552AP.
Dates :
1896-1965
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Avocat, journaliste et gendre du syndicaliste Aucouturier proche de Jean Jaurès, Vincent Auriol (1884-1966) milita dès 1905 dans les rangs du parti socialiste et fut député SFIO de la Haute-Garonne de 1914 à 1942. Comme président de la commission des Finances à la Chambre, il participa aux négociations sur la dette franco-américaine. Il fut ministre des Finances dans le gouvernement Blum du Front populaire (1936) puis ministre de la Justice dans le cabinet Chautemps (1937). Proche de Blum, il se vit confier, du 13 mars au 9 avril 1938, le ministère de la Coordination des services de la présidence du Conseil. Ayant refusé d’appuyer le régime de Pétain, il gagna Londres en 1943. Après 1945, il reprit ses activités politiques et fut nommé ministre d’État dans le second ministère de la Libération (21 novembre 1945-25 janvier 1946). On lui confia alors la charge des rapports avec le Parlement. Comme membre du gouvernement, Auriol fut le délégué de la France à la première session de l’Organisation des Nations unies. En 1945 et 1946, il présida les deux assemblées nationales constituantes et fut député de la Haute-Garonne à l’Assemblée nationale de 1946 à 1947. Élu président de la IVe République en 1947 par le congrès réuni à Versailles, il exerça pendant toute la durée de son mandat (1947-1954) une influence réelle sur le régime, en favorisant une voie moyenne. Comme président de l’Union française, il tenta de donner vie aux institutions de l’Union, entreprit dès le lendemain de son élection un grand voyage en Afrique noire et entretint des relations étroites avec le Sultan du Maroc et le Bey de Tunis. Au Conseil supérieur de la magistrature, il exerça le droit de grâce avec le plus grand libéralisme. Le 6 novembre 1951, ce fut lui qui ouvrit, par un important discours, la seconde session de l’Assemblée générale de l’ONU. Après son septennat, Vincent Auriol se vit conférer en décembre 1954 le titre de président d’honneur de la Fédération mondiale des anciens combattants et médaillés de la Résistance. En mai 1958, il sortit de sa réserve pour aller défendre devant le groupe parlementaire socialiste la candidature du général de Gaulle à la présidence du Conseil. Membre de droit et à vie du Conseil constitutionnel en vertu de la Constitution du 4 octobre 1958, Auriol démissionna du parti socialiste à la fin de l’année 1958. Il est l’auteur d’un Journal du septennat (1947-1954).

Modalités d'entrée

Dépôt de la Fondation nationale des Sciences Politiques, 1971.

Description

552AP/1-14. Les débuts de Vincent Auriol et Vincent Auriol député. 1884-1936.

552AP/15-25. Ministre. 4 juin 1936-8 avril 1938.

552AP/25 (suite)-35. Parlementaire et militant socialiste, de l’avant-guerre à la Libération. Avril 1938-août 1944.

552AP/35 (suite)-41. Élu socialiste, membre des Assemblées et ministre d’État. Septembre 1944-1946.

552AP/42-149. Président de la République. 16 janvier 1947-16 janvier 1954.

552AP/150-187. Activité en France et à l’étranger après son septennat. 1954-1965.

552AP/188-269. Photographies.

Conditions d'accès

La communication relève des délais fixés par le Code du Patrimoine pour les archives publiques.

Conditions d'utilisation

La reproduction relève des délais fixés par le Code du Patrimoine pour les archives publiques.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Les Archives nationales conservent les archives de la présidence de la République sous la cote 4AG.

Bibliographie

Auriol (Vincent), Mon Septennat, 1947-1954, notes de journal présentées par Pierre Nora et Jacques Ozouf, Paris, Gallimard, 1970 (coll. Témoins).

Auriol (Vincent), Journal du septennat, 1947-1949, 1951-1954, édition critique établie et présentée par Pierre Nora, Jacques Ozouf et collab., Paris, Fondation nationale des Sciences politiques-CNRS, Librairie Armand Colin, 1970-1978, t. 1-3 et 5-7 ; t. 4. Année 1950, Paris, Archives nationales, Tallandier, 2003, accompagnée d’un cédérom réunissant l’intégralité des sept volumes du Journal.

Tome 1 : 1947, Paris, A. Colin, 878 p.

Tome 2 : 1948, Paris, A. Colin, 1974, 739 p.

Tome 3 : 1949, Paris, A. Colin, 1977, 657 p.

Tome 4 : année 1950, Paris, Tallandier, 2003, 796 p.

Tome 5 : année 1951, Paris, A. Colin, 1975, 771 p.

Tome 6 : 1952, Paris, A. Colin, 1978, 1227 p.

Tome 7 : 1953-1954, Paris, A. Colin, 1971, 863 p.

Auriol (Jacqueline), Vivre et voler, Paris, Flammarion, 1968.

Auriol (Michelle), Les miens, Bormes-les-Mimosas, circa 1960, 59 p. dact., consultable aux Archives nationales.

Ghebali (Éric), Vincent Auriol, le président citoyen, Paris, Grasset, 1998.

Yvert (Benoît), Dictionnaire des ministres (1789-1989), Paris, Perrin, 1990, page 360.

Documents SFIO : comptes rendus du comité directeur, du groupe parlementaire socialiste, des conseils nationaux et congrès nationaux ou internationaux, 1944-1958. Consultables à l’Office universitaire de Recherches socialistes (OURS, 6 cité Malesherbes 75009 Paris). Revue socialiste, numéros 1-121, Paris, 1946-1958.

Documents relatifs au désarmement 1954-1959 : recueil de documents déposés par le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Union des Républiques socialistes soviétiques, publié par le ministère des Affaires étrangères, Paris, Imprimerie nationale, 1960.

Documents diplomatiques français 1945-1959, publiés par le ministère des Affaires étrangères, Paris, Imprimerie nationale, 1974-1996.

Sont conservées dans le fonds les oeuvres imprimées de Vincent Auriol suivantes : Hier... Demain, Paris, Éditions E. Charlot, 1945, 2 vol., 650 p. ; Dix années d’administration socialiste 1925-1935, Muret, 1935, 182 p. ; Muret : quinze ans de vie municipale 1925-1940, s.l., 1940, 188 p. ; Jean Jaurès, Paris, P.U.F., 1962, 197 p. ; ainsi que ses articles, publiés notamment dans La Cité, La Dépêche du Midi, Fraternité, Le Midi socialiste et Le Populaire, et quelques-uns de ses discours sous forme manuscrite, dactylographiée ou imprimée, dont ceux publiés en particulier par les Éditions du parti socialiste SFIO-Librairie populaire.