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Fonds d'archives

BERG de BRÉDA (famille). 18AP.

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Titre :
BERG de BRÉDA (famille). 18AP.
Dates :
XVe-XIXe siècles
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

La famille de Bréda, naturalisée en France en 1502, est directement issue d’une maison souveraine des Pays-Bas. Elle est la branche cadette des comtes souverains de Berg, fondée par un cadet de la famille de Wastenaer.

De la maison de Wastenaer s’est détachée, au commencement du XIIIe siècle, la branche de Duvenvoorde , fondée par Philippe, trisaïeul de Jean II, sire de Polanen, qui acquit la seigneurie de Bréda en 1350, de Jean III, duc de Brabant. Jean III de Polanen, fils aîné de Jean II, n’a eu qu’une fille, Jeanne, mariée à Engelbert Ier, comte de Nassau, auquel elle apporte la seigneurie de Bréda. Le plus jeune des fils de Jean II de Polanen, Othon de la Leck, seigneur de Hedel, épouse en 1402, Sophie, fille unique et héritière de Frédéric III, seigneur de Berg et son fils Guillaume II de la Leck prend possession en 1416 de la seigneurie de Berg. Oswald, fils aîné du précédent, continue la suite des seigneurs de Berg ; le cadet, Ludolfe est fondateur de la maison de Bréda.

Ludolfe (1444-1499), second fils de Guillaume II de la Leck, seigneur souverain de Berg, reçoit pour sa part la seigneurie de Hedel, dont il prend le nom. A la suite des troubles qui éclatèrent dans le duché de Gueldre, il quitte vers 1470 sa patrie et vient s’établir dans les États de Charles le Téméraire. Il y épouse bientôt Catherine de la Capelle. La seigneurie de Hedel étant devenue propriété de la branche souveraine de Berg, les enfants de Ludolfe, ne pouvant plus porter le nom seigneurial de leur père, demandent à leur cousin, Engelbert II, comte de Nassau, l’autorisation de prendre le nom et les armes de la baronnie de Bréda, ayant antérieurement appartenu à leurs ancêtres paternels, et dont le comte de Nassau était alors le chef du fait de son aïeule maternelle, Jeanne de Bréda. Cette autorisation leur est accordée par lettres patentes de septembre 1498.

Le troisième fils de Ludolfe Jean (en allemand Hans), vient offrir ses services à Louis XII, de qui il obtient, en octobre 1502, des lettres de naturalité, confirmées plus tard par le roi François Ier en février 1519. Gentilhomme du Dauphin et du duc d’Orléans, capitaine de lansquenets (infanterie allemande), à la tête desquels il se distingua pendant la guerre d’Italie, il effectue aussi plusieurs missions diplomatiques auprès d’Henri II et de Catherine de Médicis. Le roi François Ier, pour lui témoigner sa satisfaction, lui confère l’ordre de chevalerie en 1520. Fait prisonnier à la suite de la campagne d’Italie en 1525, Jean de Bréda voit ses biens confisqués au profit de son cousin, le comte régnant de Berg, par l’empereur Charles-Quint. Il meurt vers 1539.

Jean de Breda a épousé vers 1520 Françoise de Renazé, dame de la Chauffée et de la Vigne, dont il a eu, entre autres enfants Étienne de Bréda, par lequel d’Hozier commence la généalogie de la famille.

Étienne de Bréda, seigneur de la Chauffée et de la Vigne (v. 1520-1598), page du Dauphin (plus tard Henri II), épouse Anne de Dammartin. En 1574, Guillaume, prince d’Orange, alors chef du nom et des armes de Bréda, lui confirme le droit de porter le nom de Bréda.

Au XVIIIe siècle, Pantaléon Ier de Bréda (1666-1738) est lieutenant du roi à Saint-Domingue, tandis que Pantaléon II (1711-1786) fait carrière dans la marine sous Louis XV. Né en 1830, Paul de Bréda, diplomate, fait de nombreuses missions à l’étranger, en particulier au Brésil.

De cette maison sont issues deux branches cadettes : les Bréda de Trossy et les Bréda de Guisbert, au nombre desquels on peut citer : Antoine Jean François de Bréda de Trossy (1730-1819), capitaine d’artillerie et chevalier de Saint-Louis (1758), marié à Marie Lucie Hamelin ; Jean Nicolas Marie de Bréda de Guisbert (1738-1788), capitaine de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, marié en premières noces en 1772, à Marie Anne Hamelin et en secondes noces, à Marie Thérèse Renée de Lancry de Rimberlieu ; Antoine-Marie Pierre (1770-1848), chevalier, puis comte de Breda, marié en 1802, à Marie-Thérèse-Suzanne de Lamirault de Noircourt, fille de Jean-Baptiste de Lamirault de Noircourt ; Antoine Marie-Ernest de Bréda, fils d’Antoine-Marie Pierre de Bréda qui épouse en 1829 Charlotte Athénaïs du Pille. Jacques André du Pille (1680-1740), puis son fils André Jacques Louis (1715-1795), époux de Marie-Charlotte de Fontette, s’étaient succédé comme trésorier général des troupes de la maison du roi. André Jacques Auguste du Pille (1763-1841) a été officier de Royal-Lorraine avant d’émigrer, et de devenir député de l’Oise sous la Restauration.

Modalités d'entrée

Dépôt, 1935.

Description

18AP/1-3. Maison de Berg de Bréda. XVe-XVIIIe siècles.

18AP/3(suite)-5. Branches cadettes des Bréda de Trossy et des Bréda de Guisbert, dont Jean-Nicolas-Marie de Bréda (états de services, copies de ses lettres au ministre de la Marine, 1776-1782, jounal de bord du , 1757). XVIIe-XIXe siècles.

18AP/6. Familles alliées : Du Pille, de Fontette, seigneurs du Vaumain, de Mauléon de Savaillan, de Villebresme, de La Bistrate. XVe-XIXe siècles.

Conditions d'accès

Communication soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Conditions d'utilisation

Reproduction soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Les Archives nationales conservent également le fonds Raffard de Brienne (677 AP).

Bibliographie

Voir la généalogie de la maison de Berg de Bréda dans Serrure (Constant-Antoine), Histoire de la souveraineté de s’Heerenberg, La Haye, Paris, 1859-1860, deux tomes en un volume in-4°, 101-76 pages et 100 pages de pièces justificatives.

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