Traitement en cours
Fonds d'archives

AVARAY (famille d’). 589AP.

Haut de page
Titre :
AVARAY (famille d’). 589AP.
Dates :
1561-1901
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

La tradition fait remonter la filiation des Bésiade (ou Béziade) d’Avaray au XIVe siècle en la personne d’Amanieu de Bésiade qui aurait accompagné Louis le Hutin, roi de Navarre, dans ses guerres. Dès le XVIIe siècle, des généalogistes avaient dévoilé le caractère légendaire de ces origines et leur extraction plus modeste. La famille de Bésiade descend de la famille non noble de La Voyrie, et possède, dans un faubourg de Sauveterre-de-Béarn, la maison de Bésiade, dont elle prend le nom.

Au XVIe siècle, Jacques de Bésiade quitte sa terre natale du Béarn pour monter à Paris. Il enchaîne les charges à la Cour et s’enrichit, lui permettant d’acheter plusieurs terres dont Avaray qu’il lègue, à sa mort à son neveu Théophile de Bésiade (v. 1614-1682). Véritable courtisan, ce dernier obtient, en 1667, la charge de grand bailli du bailliage d’Orléans (qui se transmet par la suite de génération en génération dans la famille). Un an plus tard, il fait entrer de manière définitive sa famille dans la noblesse de France grâce à un jugement de maintenue obtenu par M. de Machault, intendant d’Orléans.

À sa mort, son fils, Claude Théophile de Bésiade (1655-1745), prend le titre de marquis d’Avaray et commence une carrière militaire. Débutant comme page du roi, il enchaîne les sièges lors des guerres de Hollande (1672-1678) et de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697). Il devient lieutenant général pendant la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) et est envoyé commander à Naples et en Espagne. Nommé lieutenant général de Picardie, il est ambassadeur en Suisse entre 1715 et 1726. Le marquis finit par être nommé commandant de l’armée du Rhin durant l’hiver 1733-1734. Ainsi, il devient un des meilleurs militaires du règne de Louis XIV.

D’abord destiné à une carrière ecclésiastique, son fils Charles Théophile de Bésiade ([1700]-1746), ne tarde pas à suivre ses traces en participant aux guerres de Louis XV. Il reprend le régiment de son frère aîné mort au combat et intervient notamment en Flandre et sur le Rhin.

Son fils cadet, Claude Antoine de Bésiade (1740-1829), s’engage également dans le métier des armes jusqu’au grade de colonel du régiment de la Couronne. Parallèlement, il possède la charge de maître de la garde-robe du comte de Provence. Cependant, la Révolution française redirige sa carrière vers la politique : il est élu député de la noblesse aux états généraux de 1789. Ne pouvant quitter le royaume par la suite, il est emprisonné sous la Terreur puis exilé dans ses terres sous l’Empire. Au retour de la monarchie, le marquis d’Avaray accumule les honneurs et finit par hériter du titre de duc après la mort de son fils Antoine Louis François.

Surnommé « le libérateur » par le comte de Provence, Antoine Louis François de Bésiade (1759-1811) est l’un de ses confidents. Il organise, effectivement, sa fuite vers Coblence le 21 juin 1791 et l’accompagne tout au long de son exil en Russie et en Angleterre. En récompense de ses services, le prince le nomme capitaine de ses gardes, maréchal de camp et le fait duc. D’une santé fragile, il meurt en 1811 sans descendance.

La famille de Mercy-Argenteau est, pour sa part, originaire de l’Empire germanique. Le membre le plus connu de cette famille de militaires est Florimond Claude de Mercy-Argenteau (1727-1794). Diplomate au service de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, il la représente à Turin ou encore à Saint-Pétersbourg. Il est également l’un des artisans de l’alliance franco-autrichienne qui se concrétise par le mariage de l’archiduchesse Marie-Antoinette et du dauphin de France, futur Louis XVI. Sans héritier, il lègue toute sa fortune et ses biens à son lointain cousin François Joseph Charles Marie, comte de Mercy-Argenteau (1780-1869). La branche auquel appartient le premier possède les biens d’Argenteau et d’Hermalle, la seigneurie de Dongelberg, ainsi que celles d’Ochain, Pair, Roux-miroir, Avennes et Abée (dans la province de Liège). Quant à la branche auquel appartient le second, elle est établie à Barse, Méhaigne, Eghezée, Saint-Germain, Lizen, Noville-sur-Mehaigne, Fologne, Momalle, Pondrôme et Tongrenelle (dans les provinces de Liège et du Brabant wallon).

Notices des producteurs d'archives

Modalités d'entrée

Achats, 2000-2002.

Description

589AP/1-589AP/3 : Famille de Bésiade d’Avaray.

  • 589AP/1, dossier 1 : Théophile de Bésiade (v. 1614-1682).
  • 589AP/1, dossiers 2-3 : Claude Théophile de Bésiade (1655-1745), marquis d’Avaray.
  • 589AP/2, dossier 1 : Charles Théophile de Bésiade (1700 ?-1746), marquis d’Avaray.
  • 589AP/2, dossier 2 : Charles Théophile de Bésiade (1737-1757), marquis d’Avaray.
  • 589AP/3, dossiers 1-4 : Claude Antoine de Bésiade (1740-1829), marquis puis duc d’Avaray.
  • 589AP/3, dossier 5 : Antoine Louis François de Bésiade (1759-1811), comte puis duc d’Avaray.
  • 589AP/3, dossier 6 : Anne Mathilde de Rochechouart de Mortemart (1802-1887), épouse d’Ange Édouard Théophile de Bésiade, duc d’Avaray.

589AP/4 : Famille de Mercy-Argenteau.

  • 589AP/4, dossiers 1-2 : branche établie à Barse, Méhaigne, Eghezée, Saint-Germain, Lizen, Noville-sur-Mehaigne, Fologne, Momalle, Pondrôme et Tongrenelle (branche A).
  • 589AP/4, dossiers 3-13 : branche établie à Argenteau, Hermalle, Dongelberg, Ochain, Pair, Roux-Miroir, Avennes, Abée (branche B).
  • 589AP/4, dossiers 14-21 : domaines.
  • 589AP/4, dossiers 22-23 : documents sans lien apparent avec le fonds.

589AP/5 : Anciens conditionnements.

Conditions d'accès

Communication libre, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Conditions d'utilisation

Reproduction autorisée, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Langue des documents

Français

Langue des documents

Allemand

Langue des documents

Italien

Bibliographie

Arneth (Alfred d’) et Geffroy (Auguste) éd., Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau : avec les lettres de Marie-Thérèse et de Marie-Antoinette, Paris, Firmin-Didot, 1874.

Dafflon (Alexandre), L’ambassade de Claude-Théophile de Bésiade, marquis d’Avaray, près les cantons suisses (1716-1726), étude du fonctionnement de l’ambassade de France en Suisse au début du XVIIIe siècle, thèse pour le diplôme d’archiviste paléographe, 1998 (AB/XXVIII/1155).

La Chesnaye-Desbois (François Alexandre Aubert de), Dictionnaire de la noblesse de la France, Paris, Schlésinger, 1863-1876, t. III, col. 66-71.

Roman d’Amat (Jean Charles) et Prévost (Michel) dir., Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey et Ané, 1948, t. IV, col. 815-821.

Communication importante concernant les commandes. Cliquez ici