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Fonds d'archives

REBÉRIOUX (Madeleine). 647AP.

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Titre :
REBÉRIOUX (Madeleine). 647AP.
Dates :
1885-2004
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Madeleine Amoudruz est née à Chambéry (Savoie) le 8 septembre 1920 ; d’éducation laïque par sa famille, elle épouse, en 1946, le résistant communiste Jean Rebérioux (1903-1992), l’un des fondateurs, en 1949, du Mouvement contre le racisme, pour l’amitié et la paix (M.R.A.P.). C’est sous le nom de son mari que Madeleine sera désormais connue. Lauréate du concours général d’histoire en juillet 1937, puis sévrienne sous l’Occupation, elle obtient l’agrégation d’histoire en 1945. Docteur en sciences sociales avec sa thèse sur Jaurès, la SFIO et la société française au tournant du siècle, elle enseigne quinze ans dans le secondaire avant de professer à l’université expérimentale de Paris VIII Vincennes, devenue l’université de Saint-Denis, et, à partir de 1978, à l’École des hautes études en sciences sociales (E.H.E.S.S.).

Grande militante, elle adhère aux principales luttes politiques et sociales de la gauche républicaine de l’après guerre. Conseillère municipale de Mulhouse (Haut-Rhin) de 1948 à 1950, membre du parti communiste français jusqu’à son exclusion en 1969, elle soutient l’indépendance de l’Algérie et rejoint le comité Maurice Audin, en 1958, afin de dénoncer l’usage de la torture. Elle dirige aussi le collectif universitaire intersyndical contre la guerre du Vietnam de 1965 à 1969, puis le Front Solidarité Indochine de 1971 à 1975. Elle est à la tête de la revue Le mouvement social, de 1971 à 1982. Signe de son engagement humaniste, elle entre à la Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.) en 1964, qu’elle préside de 1991 à 1995 ; elle assure la préparation du centenaire de la Ligue en 1998. La direction de la L.D.H. lui permet de mettre en avant des causes qui lui sont chères, notamment la “ citoyenneté sociale ”, le féminisme, l’insertion des étrangers, le souvenir de l’affaire Dreyfus.

Madeleine Rebérioux est surtout connue comme universitaire et historienne spécialisée en histoire sociale ; elle contribue à la connaissance de l’œuvre de Jean Jaurès à travers la Société d’étude jaurésienne (S.E.J.) qu’elle préside de 1981 à 2004, et, par la publication, avec Gilles Candar, des œuvres de Jean Jaurès en dix-huit volumes. Parallèlement, elle assume de 1993 à 2000 la présidence du Centre international George Sand et le Romantisme, à La Châtre (Indre). Elle est également : vice-présidente du musée d’Orsay, à Paris, de 1981 à 1987 ; vice-présidente du Cercle Condorcet de Paris ; présidente de l’Association française pour les célébrations nationales, dont le siège se trouve aux Archives nationales, de 1982 à 1986 ; collaboratrice du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français de Jean Maitron ; présidente du comité scientifique du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne). Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : La République radicale ? : 1898-1914 (1975), Les ouvriers du livre et leur fédération (1981), Jaurès : la parole et l’acte (1994).

Madeleine Rebérioux était officier de la Légion d’honneur. Elle est décédée à Paris le 7 février 2005.

Modalités d'entrée

Don (2005).

Description

647AP/1-2. Papiers personnels et de famille. 1902-1985.

647AP/3-4. Université de Vincennes (Paris VIII). 1971-1999.

647AP/5-36. Œuvre scientifique de Madeleine Rebérioux : travaux et documentation. 1896-2002.

  • 647AP/5-12. Études et recherche sur les métiers du livre, le monde ouvrier et la protection sociale. 1946-2001.
  • 647AP/13-27. Études sur le socialisme et le communisme. 1896-2002
  • 647AP/28-29. Études sur le féminisme. 1898-2002.
  • 647AP/30-31. Études sur le colonialisme et la guerre. 1963-1989.
  • 647AP/32-36. Colloques, conférences, congrès ou journées d’études. 1979-2002.

647AP/37-82. Les activités associatives de Madeleine Rebérioux, 1918, 1955-2004.

  • 647AP/37-40. Mouvements anticolonialistes : guerre d’Algérie et guerre du Vietnam ; Comité contre l’Apartheid en Afrique du Sud. 1955-2003.
  • 647AP/41-67. Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.) et Fédération internationale des Droits de l’Homme (F.I.D.H.), 1918, 1959-2004.
  • 647AP/41-44. Fonctionnement, archives, publications, 1918, 1959-2004.
  • 647AP/45-57. Grands thèmes d’intervention de la L.D.H : minorités, discriminations, laïcité, citoyenneté, droits sociaux, 1980-2004.
  • 647AP/58-62. Conflits étrangers et crises internationales : Algérie, Yougoslavie, Koweit et Palestine. 1992-2004.
  • 647AP/63-67. Études et recherches historiques sur la L.D.H. dont commémoration du centenaire. 1975-1999.
  • 647AP/68-70. Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne). 1992-2004.
  • 647AP/71-78. Jean Jaurès et la Société d’étude jaurésienne (S.E.J.). 1941-2004.
  • 647AP/ 79-82. Centre international George Sand et le Romantisme (C.I.G.S.R.). 1989-2004.

647AP/83-92. Commémorations nationales, bicentenaires ou centenaires. 1976-2003.

  • 647AP/83-85. Bicentenaire de la Révolution française et de la première République 1981-1996.
  • 647AP/86-89. Centenaire de l’Affaire Dreyfus et du J’accuse de Zola. 1976-1998.
  • 647AP/90-92. Centenaire du 1er mai et divers. 1953-2003.

647AP/93-95. Affaires ou personnalités de la seconde moitié du xxe siècle. 1960-1997.

647AP/96-100. Dossiers documentaires thématiques. 1965-2003.

647AP/101-103. Éditions de texte et d’articles de Madeleine Rebérioux et correspondance reçue. 1969-2004.

647AP/104-105. Travaux d’étudiants. 1973-2002.

647AP/106-109. Archives et manuscrits d’autres personnes que Madeleine Rebérioux, dont Mme Robert Schnerb (1912-1968) et Mme Yvette-Marthe Lebas-Guyot. 1912-2001.

Conditions d'accès

Communication soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Conditions d'utilisation

Reproduction soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Les Archives nationales conservent :

  •  le fonds Jean Jaurès (437 AP) ;
  •  le fonds Lebas-Guyot (435 AP) ;
  • les archives du Collectif intersyndical universitaire d’action Vietnam Laos Cambodge (versements 20000529-20000530, 20010173 et 20010244).

– sur la Ligue des Droits de l’Homme, plusieurs articles ou dossiers des fonds Jean Locquin (310 AP 51) et Joseph Paul-Boncour (424 AP 45, dossier 4 et 424 AP 49, dossier 2).

– sous la cote F/60/3165, le dossier “ Maurice Audin ” de la Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels, créée par décret du 7 mai 1957.

Voir aussi : Banat-Berger (Françoise) et Noulet (Christèle), “ Les sources de la guerre d’Algérie aux Archives nationales ”, dans Revue française d’histoire d’outre mer, 328-329, 2e semestre 2000.

La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (B.D.I.C.), Nanterre (Hauts-de-Seine) conserve les archives de la Ligue des Droits de l’Homme.

L’Association pour l’Histoire Vivante (31, boulevard Théophile Sueur, 93100 Montreuil) conserve des dossiers relatifs à l’édition des œuvres complètes de Jean Jaurès, ainsi qu’une partie de la bibliothèque de Madeleine Rebérioux.

Bibliographie

Pennetier (Claude), “ Rebérioux Jean ”, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, sous la dir. de Jean Maitron, Paris, les Éditions ouvrières, t. 40, 4e partie, 1991, p. 9-10.

Autié (Dominique), “ Madeleine Rebérioux, historienne, présidente d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme ”, dans Transition, octobre 1995, n° 4, p. 7-9.

Monchablon (Alain), “ Rebérioux (Madeleine) ”, dans Dictionnaire des intellectuels français, sous la dir. de J. Julliard et M. Winock, Paris, Seuil, 1996, p. 946-947.

Agulhon (Maurice), Becker (Jean-Jacques), Candar (Gilles) et Duclert (Vincent), “ Hommage à Madeleine Rebérioux ”, dans Cahiers Jaurès, n° 174, octobre-décembre 2004 [2005], p. 3-23

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