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Fonds d'archives

SIMON (famille). 679AP.

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Titre :
SIMON (famille). 679AP.
Dates :
1671-1860
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Édouard-Thomas Simon dit « Simon de Troyes » (1740-1818)

Édouard-Thomas Simon est un médecin, bibliothécaire, homme de lettres et professeur français né le 16 octobre 1740 à Troyes (Aube).

Destiné, à l’origine, à devenir notaire comme son père, E.-T. Simon préfère, à 19 ans, entreprendre des études de médecine. Il est tout d’abord placé en apprentissage chez Gabriel Brissot, maître en chirurgie à Troyes, de 1760 à 1762, puis devient élève de l’École de chirurgie et de l’Hôpital de la Charité à Paris. Il termine ses études en 1765 et revient à Troyes pour y exercer. Il est reçu maître en chirurgie par la communauté des chirurgiens de Troyes le 24 février 1766, et en 1785 docteur en médecine de l’université de Valence (Drôme). Il exerce à Troyes jusqu’en 1787. En même temps, il suit des études de droit à l’université de Reims, et devient, en 1783, avocat au barreau du parlement de Paris. Il ne semble cependant pas avoir pratiqué cette profession.

Il quitte en avril 1787 sa confortable situation pour « venir jouir, à Paris, librement du commerce des gens de lettres ». Il travaille d’abord avec la société savante « le Musée de Paris » puis devient en avril 1788 précepteur des neveux d’un certain Montessuy jusqu’au mois d’août 1790. En octobre 1790 E.-T. Simon est nommé commis au sein du comité de salubrité de l’Assemblée constituante. Il exerce ensuite cette fonction au sein des comités de mendicité et de secours public jusqu’en mars 1796. Soupçonné en 1792, à la suite d’accusation portée par le comte de Mirabeau, de conspirer contre la Révolution, il se dérobe aux persécutions en accompagnant dans le Calvados son ami Henri Gaspard Charles Bouret, conventionnel en mission. En 1795 il est nommé bibliothécaire du Corps législatif puis du Tribunat en 1799.

La suppression du Tribunat en 1808 le conduit à changer à nouveau de carrière. Il est d’abord nommé en avril 1808 censeur au lycée de Nancy, puis professeur d’éloquence latine à la faculté de lettres de Besançon en juillet 1809. Il obtient, le 28 février 1810, le grade de docteur es lettres.

Parallèlement à ses activités professionnelles, Édouard-Thomas Simon a une riche activité d’homme de lettres. Pendant son séjour à Troyes, il collabore à la rédaction du Journal de Troyes, de 1782 à 1786, et à la confection de l’ Almanach de la Ville et du Diocèse de Troyes, avec l’abbé Courtalon-Delaître, de 1776 à 1787. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels des poésies traduites du grec, du latin, de l’italien. Il a écrit sous les noms de plume Edward Tom Yomns, M. S***D. M. et Béatrix de Barle.

Édouard-François Simon (1769-1827)

Édouard-François Simon est un général de division français né à Troyes le 1er décembre 1769 et mort à Paris le 14 avril 1827. Il est le fils d’Édouard-François Simon.

Dès l’âge de 19 ans, E.-F. Simon s’engage dans l’armée. De 1789 jusqu’en 1792 il est membre de la Garde nationale de Paris puis d’Aulnay (Charente-Maritime). En mai 1792 il est sous-lieutenant au 1er régiment d’infanterie et fait les premières guerres de la Révolution avec l’armée du Nord (1792-1795). Sa bravoure et son intelligence lui font franchir en très peu de temps tous les grades. Il est lieutenant le 1er juin 1793, chef de bataillon le 22 février 1795 et chef de brigade le 26 juillet de la même année. Employé dans l’armée de Sambre-et-Meuse, il devient le protégé du général Hoche qui le nomme chef du 16e régiment des chasseurs le 6 juillet 1797. En janvier 1798 il est affecté à l’armée d’Angleterre. En juillet 1798, il est promu chef d’état major de l’expédition d’Irlande où il sera blessé sur le vaisseau le Hoche. Il est fait prisonnier par les anglais et revient en France en 1799 pour être fait général de brigade (27 juillet 1799). Jusqu’à la fin de l’année 1799 il sert successivement sous Brune, Vandamme et Gouvion Saint-Cyr. Le 6 février 1800 il est affecté à l’armée de l’Ouest comme chef d’état-major de Bernadotte. En 1802 il est impliqué dans une des actions fomentées par celui-ci contre Bonaparte, le complot des « libelles ». Accusé d’avoir fait circuler des milliers de tracts appelant les officiers supérieurs à se soulever contre le « tyran » Bonaparte, il est arrêté le 10 août 1802 et interné sur l’île d’Oléron.

Après cette affaire, E.-F. Simon écrit à Napoléon pour demander son pardon. Il est réintégré dans son grade mais exilé en Champagne (15 juin 1804). Il ne reprend du service qu’en octobre 1809 pour être envoyé en Espagne à la tête de la 1e brigade de division de réserve de Loison, qui devient 3e division du 6e corps d’armée pour l’expédition du Portugal en 1810. Il y est blessé et fait prisonnier lors de la bataille de Busaco (27 septembre 1810). Captif des anglais à nouveau, il ne revient en France qu’en 1814.

Pendant les Cent-Jours E.-F. Simon se rallie à Napoléon qui le nomme commandant de la division militaire de Bastia et lui octroi le grade de général de division. Mais cette promotion fut annulée sous la Seconde Restauration. Nommé inspecteur d’Infanterie par Louis XVIII, il est mis à la retraite en 1826.

E.-F. Simon a été fait baron d’Empire le 15 aout 1810, avec une dotation de 2000 francs sur les domaines de la province de Fulda en Allemagne. Il est commandeur de l’Ordre de la Légion d’honneur.

Philippe Martin Antoine Morel (1756-1837)

Philippe Martin Antoine Morel est un magistrat et homme politique français né à Lisieux le 15 janvier 1756.

Reçu avocat au Parlement de Paris le 3 septembre 1781 puis admis dans le collège des avocats du Parlement de Rouen le 1er août 1782, il y exerce ses fonctions jusqu’en 1789. Après la Révolution il intègre tout d’abord la municipalité de Falaise (procureur puis agent national) avant d’être élu en 1795 juge au Tribunal civil du département du Calvados puis de l’arrondissement de Falaise. Élu pour figurer sur la liste des notables du département, il sera le candidat du collège électoral de l’arrondissement de Falaise aux élections du Corps législatif (1810). Le 13 mai 1815, il est élu député de la Chambre des représentants qui ne siégera que deux mois. Il est nommé maire de la commune de Pertheville (Calvados) en 1825, 1831 et 1834. Il meurt à Pertheville en 1837.

Un des fils de Philippe Morel, Florent Morel, épouse en 1830 Julie Adélaïde Simon, fille cadette du général Édouard-François Simon.

Modalités d'entrée

Don, 2 décembre 2008.

Description

Le fonds Simon rassemble principalement les archives de trois membres de la famille : le général et baron d’Empire Édouard-François Simon ; Édouard-Thomas Simon, son père ; et Philippe Morel, son beau-père. On pourra cependant y trouver des papiers de l’épouse du général Simon, Sophie, de leur fille Julie Adélaïde ainsi que du mari de celle-ci, Florent Morel. D’autres pièces isolées proviennent également d’autres membre de la famille.

Le premier article du fonds regroupe la correspondance du noyau familial, principalement celle échangée entre le général Simon et son père. On trouvera, respectivement, dans les articles 2 et 3 les papiers privés et professionnels d’Édouard-Thomas Simon et de son fils. L’article 4 est un registre où ont été rassemblés, sans classement logique, des papiers importants concernant les carrières du général Simon et de son beau-père, Philippe Morel. D’autres papiers de famille, plus éparses, ont été rassemblés dans l’article 5, alors que les articles six à huit rassemblent tous les ouvrages contenus dans ce fonds, les plus intéressants étant ceux dont Édouard-Thomas Simon est l’auteur.

Plan de classement :

  • 679AP/1. Correspondance familiale. 1794-1827.
  • 679AP/2. Papiers d’Édouard-Thomas Simon. 1744-1814.
  • 679AP/3. Papiers d’Édouard-François Simon. 1780-1827.
  • 679AP/4. Papiers d’Édouard-François Simon et Philippe Morel. 1683-1839.
  • 679AP/5. Papiers de famille. 1671-1860.
  • 679AP/6-8. Ouvrages. 1741-1837.

Conditions d'accès

Communication libre, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Conditions d'utilisation

Reproduction autorisée, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Langue des documents

Français

Bibliographie

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