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Fonds d'archives

COLIN (André). 681AP.

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Titre :
COLIN (André). 681AP.
Dates :
1930-2001
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

André Colin (1910-1978) est né le 19 janvier 1910 à Brest (Finistère). Après un cursus secondaire à Brest, il effectue des études de droit à l’université catholique d’Angers puis à celle de Paris où il soutient en 1931 une thèse de doctorat sur La famille dans la législation italienne qui sera publiée la même année aux Presses universitaires de France. En 1936, André Colin devient professeur de droit civil à la faculté catholique de Lille.

Son engagement dans la vie publique se manifeste d’abord sur le terrain, puis par son élection au secrétariat général et, de 1936 à 1939, à la présidence générale de l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF).

En août 1939, il est mobilisé comme officier de justice maritime au 2e Bureau de la division navale du Levant à Beyrouth. A la suite de l’armistice, il appelle par radio, dès le 22 juin 1940, la population de Beyrouth à poursuivre la lutte contre l’Allemagne. A son retour en France, André Colin participe très activement à l’organisation de la Résistance dans la jeunesse, notamment dans le cadre de l’ACJF.

Appelé en octobre 1943 à siéger à l’Assemblée consultative provisoire, André Colin poursuit la lutte anti-allemande dans la clandestinité et, à partir de 1944, prépare activement avec Georges Bidault la fondation du futur MRP, d’abord sous le nom de Mouvement républicain de libération (MRL). André Colin sera nommé délégué général du MRP à la Libération. A compter de 1945, André Colin est secrétaire général du MRP, alors le deuxième parti de France après le Parti communiste, et il conservera ce poste jusqu’en 1955.

Le 21 octobre 1945, André Colin est élu député à la première Assemblée nationale Constituante et réélu le du 2 juin 1946. Il est encore réélu en novembre 1946 pour la première législature de la IVe République et est nommé, à l’Assemblée, membre de la Commission des territoires d’outremer (1947) et de celle de la marine marchande et des pêches (1948).

Parallèlement, il entre, le 24 octobre 1945, dans le cabinet Georges Bidault, comme secrétaire d’Etat, chargé de l’information, à la présidence du Conseil. Sa carrière ministérielle sera dès lors bien remplie : ministre de la Marine marchande en septembre 1948, secrétaire d’Etat à l’Intérieur en février 1950.

Il est élu en octobre 1951 conseiller général de l’île d’Ouessant ; en mars 1958, représentant de la France à l’Assemblée des Communautés européennes ; en avril 1959 sénateur du Finistère (réélu en 1962 et en 1971) ;

Dès sa première élection au Sénat en 1959, André Colin s’inscrit au groupe des Républicains populaires et du Centre démocratique. Il le préside de 1963 à 1968, puis de 1968 à 1971 sous sa nouvelle dénomination d’Union centriste des démocrates de progrès (UCDP). Membre entre 1959 et 1972 de la commission des finances, au nom de laquelle il rapporte le budget du service des poudres, il siège ensuite au sein de la commission des affaires étrangères, dont il devient président en avril 1973 à la suite de Jean Lecanuet. Entre-temps, candidat en octobre 1968 à la présidence du Sénat pour la succession de Gaston Monnerville, il avait dû se retirer à l’issue du second tour de scrutin.

Amoureux de sa terre natale, André Colin s’attache également à défendre la Bretagne, à commencer par Ouessant dont il est conseiller général depuis 1951. Elu président du Conseil général du Finistère en 1964, fonction qu’il occupe jusqu’à la fin de sa vie, puis du Conseil régional de Bretagne en 1976, il œuvre à la mise en place d’une politique de préservation du littoral breton.

Assistant avec amertume à la répétition des marées noires sur les côtes de la Bretagne, André Colin s’emploie au Sénat à lutter pour leur prévention. En 1976, après le naufrage de l’Olympic Bravery sur l’île d’Ouessant, il demande la création d’un ministère de la Mer. Puis, à la suite de la marée noire provoquée par le pétrolier Amoco Cadiz le 16 mars 1978, il réclame la constitution d’une commission d’enquête sénatoriale. Nommé président de cette commission en mai 1978, en dépit de la grave maladie qui l’affecte, il mène ainsi son dernier combat parlementaire sur un sujet qui lui tient très à cœur.

Chevalier de la Légion d’honneur au titre de la Résistance, André Colin est titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes et de la médaille de la Résistance, commandeur du Mérite maritime et chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand. Il était, depuis 1945, membre du conseil d’administration de Bayard-Presse.

Modalités d'entrée

Don de Marguerite Colin et de ses enfants, 2011-2015.

Description

681AP/1-4. Papiers personnels. 1930-1977.

681AP/5-6. André Colin et l’association catholique de la jeunesse française. 1932-1956.

681AP/7. André Colin et le Conseil national de la Résistance. 1942-1947.

681AP/8. André Colin, membre de l’Assemblée consultative provisoire de Paris (8 novembre 1944-21 octobre 1945), des première et seconde Assemblées constituantes (21 octobre 1945-10 novembre 1946) et du cabinet Georges Bidault ( 24 juin-16 décembre 1946). 1943-1946.

681AP/9-21. André Colin et le Mouvement républicain populaire. 1942-1997.

681AP/22. André Colin et la Communauté économique européenne. 1952-1960.

681AP/23. André Colin, ministre de la France d’Outre-mer (14 mai-1er juin 1958). 1945-1958.

681AP/24-29. André Colin, sénateur du Finistère (26 avril 1959-28 août 1978). 1959-1978.

681AP/30. André Colin, conseiller général du canton d’Ouessant (14 octobre 1951-28 août 1978), président du Conseil général du Finistère (1964-28 août 1978) et président du Conseil régional de Bretagne (24 avril 1976-28 août 1978). 1951-1978.

681AP/31-32. Documentation. 1905, 1945-1967.

681AP/33-36. Supplément : Papiers d’André et Marguerite Colin. 1931-1998.

Conditions d'accès

Communication libre, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Conditions d'utilisation

Reproduction autorisée, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Les Archives départementales du Finistère conservent des archives couvrant les fonctions d’André Colin comme président du Conseil général du Finistère, notamment les séances du Conseil général ainsi que les archives du Cabinet du Préfet et des renseignements généraux.

Le Conseil régional de Bretagne, situé à Rennes, conserve les papiers relatifs à la présidence d’André Colin de 1976 à 1978 (série W) : recueils des actes administratifs, dossiers des séances plénières, des réunions du bureau et procès-verbaux des séances.

André Colin a été membre de l’Assemblée parlementaire au Parlement européen, représentant le groupe démocrate-chrétien, du 13 mars 1958 au 09 décembre 1958 et du 13 mars 1964 jusqu’à son décès en 1978. Il en a été vice-président du 13 mars 1973 jusqu’au 12 mars 1974. Le Centre archivistique et documentaire (CARDOC) du Parlement européen, situé à Luxembourg, conserve sous format numérique les archives orales et écrites relatives à l’action d’André Colin. : interventions orales sur la politique régionale dans la CEE (27 juin 1966), la fixation des prix des produits agricoles (19 juillet 1967), la réglementation des transports maritimes (13 avril 1978), propositions de résolutions (1977-1978), question écrite sur le passeport européen aux réfugiés (1976), amendements sur l’activité de coiffeur (1972) et sur l’Union européenne (1975).

Les archives du MRP/Fédération de la Seine et groupe parlementaire sont conservées par la Fondation nationale des sciences politiques.

Le fonds du Mouvement républicain populaire (MRP) est conservé aux Archives nationales, sous la cote 350 AP, tout comme les fonds du Centre Démocratie et Progrès (420 AP) et du Centre des démocrates sociaux (541 AP). A consulter aussi avec profit les papiers Georges Bidault (457 AP) et René Pleven (560 AP).

Les archives de l’ Assemblée consultative provisoire (1943-1945), des assemblées nationales constituantes (6 novembre 1945-27 novembre 1946), de l’assemblée de l’Union française (1947-1959), ainsi que les procès-verbaux des séances de l’Assemblée nationale (1958 - ...) sont consultables aux Archives nationales dans la série C.

Concernant les archives de l’Assemblée nationale, les procès-verbaux des commissions de la Ière à la IVe législature (1958-1973), les archives du service de la séance des Ie à la IVe législature (1962-1973) ont été versés aux Archives nationales en 2006 (versements nos 2006132 à 2006139), ainsi que les procès-verbaux des commissions des Ve et VIe législatures (1973-1981) et les archives du service de la séance des Ve et VIe législatures (1973-1978) (versements nos 2006509 à 2006512).

Les minutes des procès-verbaux des séances au Sénat sont conservées aux Archives nationales dans la sous-série CC (cotes CC 1188 à CC1238 pour la période couvrant le mandat d’André Colin).

Bibliographie

Dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome III, Paris, La Documentation française, 1994.

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