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Fonds d'archives

DELESTRE (Jean-Baptiste). 686AP.

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Titre :
DELESTRE (Jean-Baptiste). 686AP.
Dates :
1816-1872
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Natif de Lyon (Rhône) en 1800, Jean-Baptiste Delestre vient à Paris encore enfant avec ses parents. Admis en 1816 à l’École des Beaux-Arts, il entre ensuite dans l’atelier du peintre Gros, et expose ses propres œuvres à partir de 1838, notamment des tableaux d’histoire. Personnage atypique, Jean-Baptiste Delestre se révèle être peintre d’histoire, sculpteur, graveur, critique d’art, écrivain d’art et homme politique. Dès 1829, il publie son premier ouvrage Iconographie pathologique ; puis en 1845 il est l’auteur d’une biographie consacrée à son professeur et maître, sous le titre Gros et ses ouvrages, toujours utilisée aujourd’hui.

Au lendemain de la Révolution de 1830, Jean-Baptiste Delestre participe aux affaires publiques en remplissant successivement plusieurs fonctions administratives dans le XIIe arrondissement (ancien) de Paris, dont la réorganisation de la garde nationale et comme président de la commission sanitaire du quartier de l’Observatoire. En 1847, il est élu au Conseil municipal de Paris et au Conseil général de la Seine, mais les évènements lui font prendre une part active à la Révolution de 1848. En juin 1848, il est nommé maire du XIIe arrondissement (ancien) de Paris par le gouvernement provisoire, d’où avait commencé l’insurrection, à la suite de l’interdiction du fameux banquet parisien du 22 février.

Après le coup d’Ėtat du 2 décembre 1851 du futur Napoléon III, il démissionne de toutes ses fonctions électives et revient à sa carrière artistique, tout en restant opposé au régime impérial. J.-B. Delestre participe comme trésorier de la souscription en mémoire de Paul de Flotte, officier de marine français ayant rejoint Garibaldi, tué au combat à Solano (Calabre) en août 1860, organisée par le Comité Franco-italien afin d’ériger un monument sur sa tombe, interdite quelques jours après par le gouvernement français. Son atelier parisien, rue des Fossés-Saint-Jacques, est en outre fréquenté par les opposants à l’Empire, dont Georges Clemenceau alors étudiant en médecine.

Également polygraphe, il rédige plusieurs éloges à la mémoire d’amis artistes décédés, et comme théoricien d’art, il publie en 1866 son ouvrage majeur, De la Physiognomonie, relatif à une méthode d’interprétation des caractères humains en fonction des traits du visage principalement. Jean-Baptiste Delestre décède durant le siège de Paris par les Prussiens le 18 janvier 1871, ne laissant aucune postérité autre que son frère, Joseph Delestre et sa nièce, qui héritent de ses biens.

Historique de la conservation

Les papiers de Jean-Baptiste Delestre sont restés conservés dans la descendance de la famille Delestre, jusqu’à leur entrée aux Archives nationales.

Modalités d'entrée

Don, 2011.

Description

Papiers personnels de Jean-Baptiste Delestre relatifs à ses travaux artistiques et à ses activités politiques parisiennes (1816-1872).

686AP/1-2. Papiers personnels, succession et activités politiques. 1816-1872.

686AP/3. Documentation et divers. 1834-1869.

Conditions d'accès

Communication libre, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Conditions d'utilisation

Reproduction autorisée, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Les Archives de Paris conserve une lettre de J.-B Delestre sous la cote 4 AZ 1358.

Bibliographie

Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey et Ané, t. 10, 1965, col. 811-812.

BĖNEZIT (E.), BUSSE (Jacques), Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs …, Paris, Ernest Gründ, 1976, t. 3, p. 467.

GUÉDRON (Martial), « Enquête sur Jean-Baptiste Delestre (1800-1871). L’artiste, le théoricien, l’homme politique », Les cahiers d’histoire de l’art, 2007, n° 5, p. 77-83.

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