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Fonds d'archives

LIBOIS (Louis-Joseph). 694AP.

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Titre :
LIBOIS (Louis-Joseph). 694AP.
Dates :
1941-2006
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Arrière petit-fils d’Anthelme-Louis Tardy (1791-1877), polytechnicien, industriel et inventeur de la capsule à fulminate de mercure, fils de Pierre Joseph Libois (polytechnicien, 1908) et de Thérèse Tardy, Louis-Joseph Libois naît à Simandre-sur-Suran (Ain), en juillet 1921 ; après une importante carrière d’ingénieur et d’administrateur des télécommunications françaises, il décède le 23 octobre 2009 à Trebeurden (Côtes-d’Armor), veuf de Marie-Madeleine Gouère avec laquelle il s’est marié en janvier 1947.

Polytechnicien en 1941, L.-J. Libois sort premier de l’École nationale supérieure de télécommunications en 1945 pour entrer l’année suivante au S.R.C.T. (Service des recherches et du contrôle technique), prédécesseur du C.N.E.T. (Centre nationale d’étude des télécommunication), L.-J. Libois est d’abord affecté aux études sur les faisceaux hertziens où il obtient en 1953, suite à ses recherches, le prix « Général Ferrié ». A partir de 1957, la direction du C.N.E.T. est assumé par Pierre Marzin ; à la demande de ce dernier, L.-J. Libois monte le département « Recherche sur les machines électroniques » (R.M.E.), qui traite de technologies innovantes, calculateurs et centraux téléphoniques ; il devient ensuite responsable du programme de recherche du C.N.E.T. en commutation électronique, particulièrement en commutation électronique temporelle. Entre 1963 et 1968, L.-J. Libois dirige le C.N.E.T. Lannion dans les Côtes-d’Armor qui vient d’être inauguré, puis il prend la direction générale du C.N.E.T, tandis que Pierre Marzin est nommé directeur général des Télécommunications. A partir d’octobre 1971, L.-J. Libois lui succède au même poste jusqu’en 1974. Président de la Caisse nationale des Télécommunications (C.N.T.) de 1971 à 1990, il est aussi conseiller maître puis conseiller maître honoraire à la Cour des comptes de 1977 à 1986. Par ailleurs, il assume diverses fonctions d’administrateur, de présidence ou de censeur d’établissements et d’associations liés principalement aux télécommunications, dont : la Société française des électroniciens et radioélectriciens (1970), la Section française de l’I.E.E.E (1981-1983), la Banque de Bretagne (1982-1989), Alcatel-Cit (1982-1996), le Comité interministériel de l’informatique et de la bureautique dans l’administration (1984-1985) et de la fondation Louis Leprince Ringuet dont il est président d’honneur. Membre puis membre émérite du Conseil pour les applications de l’Académie des sciences (C.A.D.A.S.), membre fondateur de l’Académie des technologies (2000). En reconnaissance de son travail, L.-J. Libois obtient la médaille d’or de l’industrie nationale (1968) ; il est aussi commandeur de la Légion d’honneur (1984), [chevalier en 1961 et officier en 1967], officier de l’ordre national du Mérite (1967), et chevalier des Palmes académiques (1968).

Dès la fin des années soixante, L.-J. Libois est le principal coordinateur du passage de l’analogique au numérique, en France, dans le domaine des télécommunications, d’abord testé avec succès au central téléphonique de Perros-Guirrec (Côtes-d’Armor), première mondiale en février 1970, sous les directives du C.N.E.T. Lannion, puis en 1973 par le réseau Transpac (transmission de données par paquets), auquel succède le lancement des transmissions par fibres optiques.

J.-L. Libois est également titulaire d’une soixantaine de brevets d’inventions déposés en France ou à l’étranger ainsi que l’auteur de plusieurs ouvrages traitant des télécommunications ou de l’histoire de sa famille : Les Faisceaux Hertziens et systèmes de modulation (1958) ; Genèse et croissance des télécommunications (1983) ; Les Télécommunications : Technologies, réseaux, services (1994) ; Histoire d’une famille de l’Ain, les Tardy-Marinet 1600-1900 (2003).

Historique de la conservation

Avant l’entrée aux Archives nationales, les archives professionnelles de Louis-Joseph Libois ont bénéficié en 2011 d’un premier classement en l’état d’origine, par des membres de sa famille, M. et Mme Deloustal.

Modalités d'entrée

Don (2013)

Description

Ce fonds d’archives ne concerne que les activités professionnelles de L.-J. Libois, ses études et travaux scientifiques relatifs aux recherches réalisées au C.N.E.T., et d’articles sur les télécommunications ou des commémorations. Par ailleurs, on retrouve aussi de nombreuses informations liées à sa carrière, ses nominations successives dans l’administration ou d’institutions diverses, notamment la Cour des comptes. La suite du fonds est constituée par sa documentation de travail pratiquement intégrée à l’histoire des télécommunications françaises. Plusieurs séries d’albums de photographies complètent le fonds, la plupart sont relatives à l’activité du C.N.E.T. ou de L.-J. Libois sur près d’un demi-siècle.

Plan de classement :

694AP/1-9. Formation et activités professionnelles. 1942-2006.

694AP/10-12. Biographie, correspondance et œuvres. 1941-2004.

694AP/13-18. Recherches historiques, scientifiques ou techniques sur les télécommunications. 1947-2006.

694AP/19-26. Documentation professionnelle. 1952-1997.

694AP/27-29. Photographies. 1947-1995.

Conditions d'accès

Communication libre, selon le règlement de la salle de lecture des Archives nationales.

Conditions d'utilisation

Reproduction soumise à l’autorisation des ayants-droit.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Archives nationales :

  • Dossiers de L.-J. Libois, directeur général des télécommunications (D.G.T.), organisation et fonctionnement de 1971 à 1974, sous le numéro de versement 198110650.
  • Dossier de légion d’honneur de Pierre Joseph Libois, père de Louis-Joseph, sous la cote 19800035/877/2983.
  • Dossier de légion d’honneur de son arrière grand-père, Louis Anthelme Tardy, sous la cote LH/2568/75 (dossier numérisé et consultable sur le site internet des Archives nationales).

Par ailleurs, les Archives nationales conservent d’autres fonds privés relatifs à l’histoire des sciences et des techniques dans le domaine des télécommunications, notamment le fonds Édouard Branly sous la cote 522AP, et dans le domaine de la physique des solides, le fonds Jacques Friedel sous la cote 662AP.

Archives départementales :

  • Le département de l’Ain, possède un fonds d’archives privées Louis-Joseph Libois sous la cote 157 J, relatif à sa famille, principalement son arrière grand-père, Anthelme-Louis Tardy (1791-1877) polytechnicien, industriel et inventeur.
  • Le département des Côtes-d’Armor conserve également un fonds d’archives privées relatif à l’histoire du C.N.E.T Lannion provenant de L.-J. Libois (non coté).

Bibliographie

Goby (Daniel), « La commutation temporelle de la naissance en Bretagne au développement mondial 1962 - 1983 », mémoire de maîtrise sous la direction de Patrick Harismendy, Université de Rennes 2, haute Bretagne (juin 2001).

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