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Fonds d'archives

BAILLAUD (Benjamin). 759AP.

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Titre :
BAILLAUD (Benjamin). 759AP.
Dates :
1848-1934
Niveau de description :
fonds

Histoire administrative/notice biographique

Benjamin Baillaud (1848-1934) est un astronome français natif de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Il fait ses études à l’École normale supérieure et à la faculté des sciences de Paris. En 1872, il devient élève-astronome à l’observatoire de Paris, ce qui l’oriente vers une carrière d’astronome.

En 1878, il est délégué à la direction de l’observatoire de Toulouse-Jolimont, et chargé de cours à la faculté des sciences ; en 1879, il est définitivement nommé dans ces fonctions ; il est également nommé doyen de la faculté des sciences de Toulouse, poste qu’il occupe jusqu’en 1907. Il participe notamment à l’expansion de l’observatoire et soutient avec enthousiasme le projet Carte du Ciel. Puis il se spécialise dans la mécanique céleste, en particulier le mouvement des satellites de Saturne.

Le site de la colline de Jolimont étant perturbé par les brumes de la Garonne et les fumées de la ville, pour le directeur de l’observatoire de Toulouse-Jolimont, il apparaît urgent de trouver un nouveau site pour y installer des instruments. En 1901, l’observatoire de Toulouse choisit d’implanter une station astronomique dans les Pyrénées, au pic du Midi. En effet, à cet endroit existe déjà un établissement scientifique depuis 1878, puis entre 1906 et 1907, y est construit un observatoire à 2877 mètres d’altitude, une coupole est aussi installée au sommet du pic du Midi avec un téléscope équatorial de 6 mètres de foyer.

En 1908, Baillaud est nommé directeur de l’observatoire de Paris et se met immédiatement au travail pour relancer le projet de la Carte du Ciel en organisant une conférence à l’observatoire, bien que le gouvernement français soit d’accord pour financer ce projet, il devient clair que les objectifs fixés semblent irréalistes.

Par ailleurs, Baillaud œuvre activement pour la standardisation de l’heure, et devient même le président fondateur du Bureau international de l’heure. Il est élu membre de l’Académie des sciences le 24 février 1908 (section d’astronomie), et membre du Bureau des longitudes. Puis, devient le président fondateur de l’Union astronomique internationale en 1919, il est également docteur honoris causa de l’Université de Cambridge, lauréat de la médaille américaine Bruce en 1923 et grand officier de la légion d’honneur en 1927.

Il prend sa retraite de l’observatoire de Paris en 1926, puis il décède en juillet 1934 à Toulouse (Haute-Garonne) à l’âge de 86 ans. En son hommage, un cratère lunaire porte son nom, de même que deux astéroïdes (1280) Baillauda et (11764) Benbaillaud.

Depuis décembre 1873, Benjamin Baillaud est l’époux de Marie Hélène Pons (1847-1920), originaire de Laissac (Aveyron). Huit enfants sont nés de ce mariage, dont deux deviennent également astronomes : Jules Baillaud (1876-1950), futur directeur de l’observatoire du pic du Midi de 1937-1947 ; René Baillaud (1885-1977), futur directeur de l’observatoire de Besançon (Doubs). Ce dernier invente le paraboloïde (« Appareil employé dans le tir au son de l’artillerie de défense contre des aéronefs pour déterminer la position d’un avion non visible dont on entend le bruit du moteur », selon la définition du Larousse du XXe siècle).

Modalités d'entrée

Don, 2016.

Description

Fonds en cours de classement.

Conditions d'accès

Fonds non classé, non communicable.

Conditions d'utilisation

Fonds non classé, non communicable.

Langue des documents

Français

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