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Fonds d'archives

AG/5(4)/PB : Archives de Pierre Bérégovoy, secrétaire général de la présidence de la République.

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Titre :
AG/5(4)/PB : Archives de Pierre Bérégovoy, secrétaire général de la présidence de la République.
Dates :
1981-1982
Niveau de description :
subfonds

Histoire administrative/notice biographique

Né le 23 décembre 1925 à Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), Pierre Bérégovoy est le fils d'Adrien Bérégovoy, originaire d'Ukraine, et d’Irène Baudelin. En 1948, il épouse Gilberte Bonnet, institutrice, dont il a trois enfants : Catherine (épouse Georges Cottineau), Lise (épouse Vincent Sol) et Pierre. Issu d'un milieu modeste, Pierre Bérégovoy est diplômé de l'École d'organisation scientifique du travail et commence sa carrière professionnelle comme ajusteur-fraiseur (1941-1942), puis cheminot (1942-1950), avant de devenir agent technico-commercial (1950-1951), attaché de direction, chef de subdivision puis adjoint au directeur de la Société pour le développement de l'industrie du gaz de France [SDIG] et enfin chargé de mission à Gaz de France (1978). En 1979, il devient membre du Conseil économique et social. Parallèlement, il s’engage en politique au Parti socialiste autonome [PSA] dont il est membre fondateur en 1958. Il devient ensuite membre du secrétariat du Parti socialiste unifié [PSU] (1963-1967), fondateur du club « Socialisme moderne » (1967), membre du comité directeur et du bureau exécutif du Parti socialiste (1969), secrétaire national aux affaires sociales (1973-1975), secrétaire national chargé des relations extérieures (1975-1981) et responsable du Parti socialiste au Comité de liaison de la gauche. Dès son arrivée à l'Élysée le 21 mai 1981, François Mitterrand le nomme secrétaire général de la présidence de la République, poste qu’il occupe jusqu’au 29 juin 1982, date à laquelle il est nommé ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale. En juillet 1984, il devient ministre de l'Économie, des Finances et du Budget ; il le reste jusqu’en mars 1986. Après la victoire de la gauche aux législatives de 1988, il devient ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et du Budget (mai 1988-avril 1992) et est en même temps gouverneur pour la France de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement [BIRD] (1988-1992). Nommé Premier ministre en avril 1992, il quitte ses fonctions en mars 1993 mais reste maire de Nevers, mandat qu’il occupe depuis septembre 1983, et député de la Nièvre (il est élu en 1986 puis réélu en 1988 et 1993). Pierre Bérégovoy se donne la mort le 1er mai 1993 près de Nevers, sur une berge du canal de la Jonction.

Notices des producteurs d'archives

Historique de la conservation

Avant leur traitement aux Archives nationales, les dossiers de Pierre Bérégovoy formaient un ensemble de 13 cartons cotés 5 AG 4 / 2003-2015.

Modalités d'entrée

Protocole de remise du 17 janvier 1984, actualisé le 15 février 1995.

Description

D'une importance matérielle limitée (9 cartons), reflet de la brièveté de son passage au secrétariat général de la présidence de la République, les archives de Pierre Bérégovoy sont constituées pour moitié des chronos des notes transmises par le secrétaire général ou ses collaborateurs à la lecture du président de la République ou bien reçues par le secrétaire général. Ce premier ensemble atteste de la place clef du secrétaire général dans la circulation et la maîtrise de l'information au sommet de l’État. C'est par le secrétaire général que transitent les notes en provenance des ministères et celles rédigées à l'attention du président de la République par ses conseillers et chargés de mission. Les dossiers de préparation et de suivi des différentes activités du Président, en France comme à l'international, forment un deuxième ensemble de taille analogue. À cela s'ajoutent des dossiers de suivi des conseils, comités et réunions auxquels le secrétaire général a vocation à participer (conseils restreints, conseil de politique nucléaire par exemple), ainsi que des dossiers d'affaires et de déplacements du secrétaire général à l'étranger et à travers la France.

Évaluation, tris et éliminations

Lors de leur classement aux Archives nationales, les éliminations ont été limitées aux doubles.

Accroissements

Aucun accroissement.

Mode de classement

Les dossiers de Pierre Bérégovoy ont été traités en 2011. Les chronos, qui paraissaient pour certains en partie déclassés ou mal classés, ont fait l’objet d’un reclassement complet.

Conditions d'accès

Consultables par dérogation. En tant qu'archives publiques, la communicabilité des archives de la présidence de la République est régie par le livre II du code du patrimoine, en particulier par les articles L213-1 et L213-2. Cependant, les archives de la présidence de la République sous François Mitterrand, à l'instar de celles de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, sont soumises à un délai spécial de communicabilité unique de 60 ans, en vertu du protocole de remise signé par le Président le 15 février 1995.

Ce délai exorbitant du droit commun des archives publiques, qui courait à partir de la date d'émission de chaque document, a été ramené par l'article L213-4 du code du patrimoine à 25 ans révolus à compter de la date du décès de l'ancien président de la République. De ce fait, à partir du 1er janvier 2022, la communication des archives de la présidence de François Mitterrand suivra les dispositions du régime général des archives publiques prévues par l'article L213-2 du code du patrimoine. Avant cette date, les archives de François Mitterrand sont consultables par dérogation, sur autorisation de Madame Dominique Bertinotti, ancien ministre et mandataire du défunt président de la République en vertu d'une décision écrite de celui-ci en date du 15 février 1995.

Conditions d'utilisation

Reproduction interdite sauf autorisation expresse du mandataire.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Archives nationales – Site de Pierrefitte-sur-Seine

Fonds de la présidence de la République sous François Mitterrand – AG/5(4)

Les dossiers de Jean-Louis Bianco et Hubert Védrine, successeurs de Pierre Bérégovoy au poste de secrétaire général de la présidence de la République, peuvent renfermer des documents produits ou reçus par Pierre Bérégovoy avant son départ de l'Élysée. C'est notamment le cas de deux dossiers de travail (AG/5(4)/HV/43 et AG/5(4)/HV/44, dossier 1) qu'Hubert Védrine conservait dans son coffre sous le second septennat de François Mitterrand.

De même, les archives de Jacques Fournier, collaborateur de Pierre Bérégovoy et secrétaire général adjoint de la présidence de la République de mai 1981 à juin 1982, ainsi que les notes des membres du secrétariat général (AG/5(4)/701-836) sont susceptibles de contenir des documents complétant utilement les dossiers de Pierre Bérégovoy.

Le sous-fonds du Conseil des ministres comprend des dossiers des conseils du 3 juin 1981 au 22 juin 1982 annotés par Pierre Bérégovoy (AG/5(4)/CM/173-174).

Bibliographie

Armand (César), Bongibault (Romain), Dans l'ombre des Présidents, Paris, Fayard, 2016, 218 p.

Castagnez (Noëlline), Morin (Gilles) dir., Pierre Bérégovoy en politique : actes du colloque organisé par le Centre d'histoire de Science Po et le Comité d'histoire parlementaire et politique à Paris les 28 et 29 mai 2010, Paris : L'Harmattan, 2013, 237 p.

Rimbaud (Christiane), Bérégovoy, Paris : Perrin, 1994, 466 p.

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