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Fonds d'archives

AG/5(4)/JLB : Archives de Jean-Louis Bianco, secrétaire général de la présidence de la République

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Titre :
AG/5(4)/JLB : Archives de Jean-Louis Bianco, secrétaire général de la présidence de la République
Dates :
1982-1991
Niveau de description :
subfonds

Histoire administrative/notice biographique

Né le 12 janvier 1943 à Neuilly-sur-Seine, Jean-Louis Bianco est le fils de Louis Bianco, expert-comptable d'origine italienne, et de son épouse Gabrielle Vandries. Après une scolarité au lycée Janson de Sailly, dans le 16e arrondissement de Paris, où il se lie d'amitié avec Jacques Attali, il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris. Licencié ès sciences économiques et titulaire d'un diplôme d'ingénieur civil des mines, Jean-Louis Bianco rentre à l'ÉNA en 1969 (promotion Thomas More), dont il sort en 1971 pour rejoindre le Conseil d'État en qualité d'auditeur. Il y devient maître des requêtes en 1978, puis conseiller d'État en 1994. Parallèlement, les premières années de sa carrière de haut fonctionnaire, sous les présidents Pompidou et Giscard d'Estaing, le voient exercer des fonctions diverses : chargé de mission au Groupe central des villes nouvelles en 1973-1974, il dirige ensuite la sous-direction de la Famille, de l'Enfance et de la Vie sociale à la direction de l'Action sociale du ministère de la Santé de 1974 à 1978, avant d'assumer les fonctions de chargé de mission au Syndicat intercommunal de développement Durance-Bléone (1978-1981). La victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de mai 1981 marque un tournant dans sa carrière. Le président socialiste l'appelle comme chargé de mission à son cabinet le 2 juin 1981. Un an plus tard, grâce à l'intervention de Jacques Attali, conseiller spécial du Président, c'est le poste occupé par Pierre Bérégovoy à l'Élysée depuis mai 1981, celui de secrétaire général de la présidence de la République, qu'on lui propose. Il l'occupe neuf ans durant, jusqu'en mai 1991. Hubert Védrine lui succède alors. Jean-Louis Bianco détient à ce jour le record de longévité au poste de secrétaire général de l'Élysée. A l'instar de son prédécesseur Pierre Bérégovoy, il entre ensuite au gouvernement en qualité de ministre des Affaires sociales et de l'Intégration (1991-1992), avant de prendre en charge le ministère de l'Équipement, du Logement et des Transports (1992-1993). Après son départ du gouvernement, Jean-Louis Bianco occupe différents mandats électifs : il est élu conseiller général du canton de Digne-les-Bains (la première fois en 1994), maire de Digne-les-Bains (1995), député des Alpes-de-Haute-Provence (1997, 2002, 2007) et président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence (1998, 2001, 2004 et 2008). Il renonce à briguer de nouveaux mandats électifs en 2012. De 1999 à 2002, Jean-Louis Bianco préside l'Institut François Mitterrand ainsi que le Haut Conseil de la coopération internationale (HCCI). Ségolène Royal, dont il a co-dirigé la campagne en vue de l'élection présidentielle de 2007, l'appelle auprès d'elle en qualité de conseiller spécial en 2014, à son arrivée au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie. Depuis 2013, il préside l'Observatoire de la laïcité. Jean-Louis Bianco est l'auteur de plusieurs rapports et ouvrages, dont le dernier en date, paru en 2015, Mes années avec Mitterrand, retrace ses années passées à la tête du secrétariat général de la présidence de la République. Il est marié depuis 1971 avec Martine Letoublon.

Notices des producteurs d'archives

Historique de la conservation

Conservé en l'état de son versement aux Archives nationales durant deux décennies, ce sous-fonds a fait l'objet d'une opération de classement au printemps de 2017 par les équipes du pôle "chefs de l'État" du DEL (Jean-Pierre Bat, chef de projet, et Sébastien Studer) dans le cadre du projet de classement du fonds Mitterrand. Une opération de reconditionnement intégral a été menée à la faveur de ce classement par l'équipe technique du DEL (Alexandre Rabetllat et Mederik Robert).

Modalités d'entrée

Protocole de remise du 17 janvier 1984, actualisé le 15 février 1995.

Description

Dans ses mémoires Mes années avec Mitterrand (Fayard, 2015), Jean-Louis Bianco définit ses fonctions de secrétaire général comme celles d'un "ingénieur mécanicien, celui qui fait en sorte que les rouages de la machine tournent : entre le président de la République et le gouvernement, avec le Parlement, avec les grands responsables économiques et sociaux. [...] Le secrétaire général ne doit pas être un écran. Il doit évidemment transmettre les instructions du président mais aussi l'alerter le plus en amont possible et en même temps se projeter dans l'avenir, diversifier au maximum les sources d'information" (p. 13).

Le sous-fonds de Jean-Louis Bianco illustre cette conception de sa mission auprès de François Mitterrand. Ses dossiers de secrétaire général présentent la particularité politique et archivistique d'épouser les deux mandats présidentiels. Il en ressort des spécificités propres à ses dossiers : la présence très détaillée pour les deux premières années (1982-1984) des dossiers relatifs au protocole incarnant la fonction de chef de l'État, la césure de nombreux dossiers de politique intérieure ou de relations internationale avant et après 1988, la sous-représentation de la période de la cohabitation chiraquienne entre 1986 et 1988, la très grande importance de l'élection présidentielle de 1988, la place accordée aux sondages qui consacrent l'avènement en politique de la société de communication, et enfin le soin porté à différentes affaires sensibles qui sont identifiées sous leur éloquente conservation d'origine : le "coffre", pour coffre-fort du bureau du secrétaire général.

Les archives de Jean-Louis Bianco donnent à voir l'évolution de la géopolitique, de la politique nationale et de l'esprit du temps au fil de la décennie 1980, avec la fin du monde bipolaire et l'émergence de nouveaux enjeux aussi bien dans le domaine international que national, tout particulièrement à partir de l'élection présidentielle de 1988. Les questions de la construction européenne et de la lutte antiterroriste constituent deux thèmes qui traversent toute la période embrassée par les dossiers de Jean-Louis Bianco.

Évaluation, tris et éliminations

Aucune élimination n'a été effectuée aux Archives nationales.

Accroissements

Aucun accroissement.

Mode de classement

Les dossier de Jean-Louis Bianco ont été classés au premier semestre de l’année 2017.

Conditions d'accès

Consultables par dérogation. En tant qu'archives publiques, la communicabilité des archives de la présidence de la République est régie par le livre II du code du patrimoine, en particulier par les articles L213-1 et L213-2. Cependant, les archives de la présidence de la République sous François Mitterrand, à l'instar de celles de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, sont soumises à un délai spécial de communicabilité unique de 60 ans, en vertu du protocole de remise signé par le Président le 15 février 1995.

Ce délai exorbitant du droit commun des archives publiques, qui courait à partir de la date d'émission de chaque document, a été ramené par l'article L213-4 du code du patrimoine à 25 ans révolus à compter de la date du décès de l'ancien président de la République. De ce fait, à partir du 1er janvier 2022, la communication des archives de la présidence de François Mitterrand suivra les dispositions du régime général des archives publiques prévues par l'article L213-2 du code du patrimoine. Avant cette date, les archives de François Mitterrand sont consultables par dérogation, sur autorisation de Madame Dominique Bertinotti, ancien ministre et mandataire du défunt président de la République en vertu d'une décision écrite de celui-ci en date du 15 février 1995.

Conditions d'utilisation

Reproduction interdite sauf autorisation expresse du mandataire.

Langue des documents

Français

Sources complémentaires

Archives nationales – Site de Pierrefitte-sur-Seine

Archives de la présidence de la République sous François Mitterrand – AG/5(4)

Archives des secrétaires généraux (Pierre Bérégovoy et Hubert Védrine) et des secrétaires généraux adjoints (Jacques Fournier, Christian Sautter, Michèle Gendreau-Massaloux, Anne Lauvergeon) de la présidence de la République.

  • AG/5(4)/PB/1-9 Archives de Pierre Bérégovoy.
  • AG/5(4)/HV/1-47 Archives d'Hubert Védrine.
  • AG/5(4)/JF/1-14 Archives de Jacques Fournier.
  • AG/5(4)/4258-4487, 5225, 11924-11932, 12339-12341, 12864-12868, 13766-13768, 13785, 13835 Archives de Christian Sautter.
  • AG/5(4)/MGM/1-89 Archives de Michèle Gendreau-Massaloux.
  • AG/5(4)/11986-12068, 12562-12565, 13595 Archives d'Anne Lauvergeon.

Archives du secrétariat général de la présidence de la République.

  • AG/5(4)/701-836 Notes des membres du secrétariat général de la présidence de la République
  • Archives des différents conseillers et chargés de mission rattachés au secrétariat général de la présidence de la République.

Archives de Jean-Louis Bianco, ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports (avril 1992-mars 1993).

  • 19930468/1-84 Secrétariat particulier du ministre ; dossiers du directeur du cabinet (F. Mercereau) et du directeur adjoint (M. Cohen) ; dossiers de chargés de mission et de conseillers techniques (A. Daussun ; M. Combes ; J.-L. Goianni). 1978-1993.
  • 19930233/1-61 Dossiers de conseillers techniques (M. Massoni ; P. Leclerc ; R. Cavanna). 1984-1993.
  • 19930632/1-15. Dossiers de conseillers techniques (G. Rovetto ; A.-M. Belin). 1991-1993.

Bibliographie

Armand (César), Bongibault (Romain), Dans l'ombre des Présidents, Paris, Fayard, 2016.

Berstein (Serge), Bianco (Jean-Louis) et Milza (Pierre), François Mitterrand, 1981-1984, les années du changement, Paris, Perrin, 2001.

Bianco (Jean-Louis), Mes années avec Mitterrand, Paris, Fayard, 2015.

Védrine (Hubert), Les Mondes de François Mitterrand (à L'Élysée 1981-1995), Paris, Fayard, 1996 (rééd. 2016).

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