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DELPECH (famille). 661AP.

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Title:
DELPECH (famille). 661AP.
Dates:
1600-2000
Level of description:
fonds

Administrative history/biographical note

La familleDelpechest originaire de Laluque, commune de Lafitte (Lot-et-Garonne). Au XIXe siècle, Pierre Adolphe Delpech, après avoir été reçu licencié en droit en 1840, commence par faire une carrière judiciaire (avocat, puis suppléant du juge de paix de Tonneins en 1854). De 1854 à 1871, il est maire de Clairac et fait faire de nombreux travaux dans sa commune, notamment les quais. Il s'installe à Clairac, dans une maison dont sa femme, Clémence Suriray de La Rue (1825-1894) a hérité des Denis. Son fils Édouard Delpech (1850-1929) achète en 1887 le château de Roche où il fait faire d'importants travaux.

La famille Delpech s’est alliée à plusieurs autres familles : Brossard de La Pourpardière, Bujac, Chaudruc, Denis, Faure, Frontin de Bellecombe, Guizot, de Léaumont, Le Cointe, Oberkampf, Schlumberger, Suriray de La Rue. Toutes ces familles, jusqu'au milieu du XIXe siècle, ont un point commun : le village de Clairac dans le Lot-et-Garonne. Au XVIIIe siècle, la plupart sont des familles commerçantes (commerce maritime, toiles, vins, tabacs) et professent la religion protestante. Comme beaucoup d'autres de la vallée du Lot et de la Garonne, elles émigrent aux Antilles, la plupart à Saint-Domingue, quelques-unes en Amérique ou en Louisiane, où elles trouvent des débouchés économiques (y compris la traite des noirs) qui leur étaient interdits en France en raison de leur appartenance à la religion prétendue réformée. Certains membres sont restés dans les colonies mais toutes ces familles expatriées ont eu à coeur de faire élever leurs enfants dans des pensionnats à Toulouse ou à Bordeaux, et de revenir définitivement en France, fortune faite, dans le berceau d'origine, pour acheter des terres et faire construire une belle propriété. Dès le début du XVIIIe siècle, certains (les Delpech, les Denis, les Chaudruc) font la culture du tabac ; au XIXe siècle, ils prennent des postes dans l'administration de la régie des tabacs (Charles de Bellecombe, inspecteur puis directeur des tabacs, Maximilien et Jean-Gabriel Suriray de La Rue, gardes magasins à Tonneins et à Bordeaux) ou dans l'administration des finances (Émile Oberkampf, receveur des finances à Ruffec, Marmande, Alais). Certains sont maires de leur commune (Adolphe Delpech à Clairac). Les familles alliées aux Delpech au XIXe siècle sont des banquiers et des industriels. Quelques-unes sont nobles ou accèdent à la noblesse (Oberkampf de Dabrun, Suriray de La Rue, Frontin de Bellecombe).

La familleBujacest originaire de La Chaussée (moulin sur le Lot en face de Castelmoron). Une branche de la famille s'est installée à Baltimore en Amérique.

LesChaudrucpossédaient le château de La Motte à Galapian (Lot-et-Garonne). A la fin du XVIIIe siècle, Céleste Bujac épouse Alphonse Chaudruc (1769-1817) ; leur fille Célestine Chaudruc (1800-1860) est l'épouse de Jacques Delpech (1795-1851). Son frère Jacques Chaudruc, resté célibataire, avait des usines au nord de Bordeaux et actions dans la Compagnie de Suez. Il lègue sa fortune à ses neveux Édouard et Eugène Delpech.

La familleFaureest une famille d'armateurs de Bordeaux. Un de leur neveu (Feuilherade) est installé à l'Ile de France (auj. La Réunion). En 1841 Jacques Joseph Faure épouse Madeleine-Alexandrine Chaudruc, fille de Jacques-Raymond Chaudruc et de Félicité Bujac. À sa mort elle lègue ses biens à ses petits-neveux Édouard et Eugène Delpech.

LesDenissont originaires de Clairac ; l'un d'eux est consul de cette ville sous le règne de Louis XIII. Au XVIIIe siècle, les Denis sont armateurs à Bordeaux et font du commerce avec la côte d’Afrique, les Antilles, particulièrement Saint-Domingue, et la Hollande (pour le vin). En 1743 Jean-Jacques Denis épouse HenriettePomiès, veuve de Jean-Jacques Brossard de la Poupardière et prend la succession de Brossard pour le commerce. Un neveu par alliance de sa femme, Brossard-Deschaignées, alla à Saint-Domingue gérer les biens des Brossard. Denis était en relation suivie avec les îles notamment avec Delorthe, proche parent d'un marchand bordelais en affaires avec Denis, qui gérait les propriétés Denis-Pomiès à Saint-Domingue. En 1744, Jean-Jacques Denis achète le domaine de Poulard près de Clairac et en 1752 celui de Lesparre.

LesBrossard de La Poupardièreétaient originaires de Benon, dans l'Aunis. Jean-Jacques Brossard de La Poupardière s'embarque à 17 ans surLa Renomméepour faire fortune à Saint-Domingue. Il y établit plusieurs plantations, revient en France en 1729 et s'installe au Havre, à proximité des manufactures de toiles de coton du Havre, pour faire commerce avec Saint-Domingue, où il envoie des produits manufacturés, articles de Paris et matériaux de construction, en échange de sucre, et d'indigo provenant en partie de ses plantations. En 1738, le gouverneur du Havre lui ordonne de quitter la France en raison de son appartenance à la religion réformée. L'un de ses fils, Jean dit Poupardière, meurt au Cap en 1782, après une vie assez déréglée ; le second, Desplantes, se fixe à Bordeaux où il fait le commerce avec les îles et l'armement des navires, en association avec M. de Laguehay ; sa soeur, Jeanne, dit Poupardille, épouse Jean-Baptiste de Laguehay.

La famillede Léaumontest originaire d'Armagnac, une partie s'est installée dans les îles. Au XVIIIe siècle, Jean-Jacques de Léaumont habite le domaine de Castille à Clairac. Il épouse en premières noces Marie Henriette Lesparille Denis qui lui donne trois filles mais elle meurt en 1790 de la petite vérole avec ses deux filles cadettes. Jean-Jacques de Léaumont épouse en deuxièmes noces Henriette de Laguehay, petit-fille de Jean-Jacques Brossard de La Poupardière. Son frère cadet, Noël Joseph de Léaumont, habitait Chaouze (Clairac). Il sert dans le régiment de Neustrie, qu'il quitte en 1789. Son fils Honorat sert Napoléon pendant la campagne de 1813 puis entre au service du roi Louis XVIII en 1815. Menant une vie dissipée à Paris et criblé de dettes de jeu, il se suicide en 1830.

Originaire de Normandie, la familleSuriray de La Ruea fait fortune en Louisiane. Jean Gabriel François Suriray de La Rue revient s’installer en France vers 1784 et fait construire un château près de Tonneins. L'un de ses fils, Jean Évariste, fait les campagnes napoléoniennes et est porté disparu à Wilna, lors de la retraite de Russie (1812). Un autre de ses fils, Jean Gabriel Martin, sert aussi dans l’armée comme capitaine du Génie puis devient contrôleur des tabacs à Tonneins. Il obtient en 1820 des lettres patentes de reconnaissance de noblesse. Ses deux filles épousent l’une, Adolphe Delpech, l’autre Charles Bellecombe.

L'alliance des Delpech avec les Brossard de la Poupardière, les Chaudruc, les Denis, les Faure et les de Léaumont provient de l'épouse d'Adolphe Delpech, Clémence Suriray de La Rue (1825-1894), nièce d'Alexandrine Chaudruc et de Jacques Joseph Faure, petite-fille d'Henriette Lesparille Denis, de Jean-Jacques de Léaumont, et de Jean-Jacques Brossard de La Poupardière.

La familleFrontin de Bellecombecompte un personnage célèbre au XVIIIe siècle : Pierre-Guillaume, maréchal de Bellecombe. Engagé en 1748 dans le régiment de Royal-Roussillon qui accompagne en 1756 Montcalm en Nouvelle-France, il est blessé lors de la bataille des Plaines d’Abraham à Québec (13 septembre 1759). En 1762 il est envoyé à Terre-Neuve avec le grade de lieutenant-colonel puis en 1763 à La Martinique. Nommé commandant de l’île Bourbon en 1766, gouverneur de l’Inde en 1774, il soutient le siège de Pondichéry contre les Anglais en 1778. Élevé au grade de maréchal de camp en 1780, il est ensuite gouverneur de Saint-Domingue (1782-1785). Pendant la Révolution, il soutient militairement la cause des Émigrés. Il a été décoré du Mérite militaire en 1815. Au XIXe siècle, son petit neveu, Charles Frontin de Bellecombe (1817-1879) est directeur de manufactures de tabacs dans différentes villes (Le Havre, Tonneins) de 1839 à 1867 ; il reçoit la légion d’honneur en 1867. Il est le beau-frère d'Adolphe Delpech (1820-1893) par leurs épouses, nées Suriray de La Rue.

LesLarguiersont originaires de Gibertain, diocèse de Mende. En 1748 François Larguier est négociant à Lyon. Il épouse Jeanne Élisabeth Solicoffre et se fait recevoir bourgeois de la ville d'Orbe en Suisse. Son fils Larguier fait partie de la loge de la Royale York et de l'Amitié mais est guillotiné en 1793. Ses deux filles épousent l'une, un Feraldo, l'autre un Lecointe.

LesLecointesont originaires d’Elbeuf en Normandie et émigrent à Genève après la Révocation de l’Édit de Nantes. En 1834 Louise-Henriette Lecointe épouse Frédéric Oberkampf ; leur petite-fille Henriette Oberkampf (1869-1884) épouse Édouard Delpech (1850-1929).

La familleOberkampfest d'origine allemande. Frédéric Oberkampf travaillait pour la maison de tissus de son oncle Feraldo à Lyon. Son fils Émile est receveur des finances à Ruffec, Marmande, Alais. Il achète en 1891 le château de Sauveboeuf à Aubas (Dordogne), entreprend des recherches généalogiques sur sa famille (les Oberkampf, Larguier et Lecointe) et fait relever en 1897 le titre de baron de Dabrun qui était éteint par la mort du dernier baron allemand. Il épouse Zélia Guizot, cousine éloignée de François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe Ier.

PlusieursGuizotont été capitouls de Toulouse aux XVe et XVIe siècles : Guillaume en 1462, Bernard en 1476 et 1485, Arnaud en 1499 et Pierre en 1514. A la suite des troubles religieux, la famille se réfugie en Languedoc au XVIe siècle. Au XVIIIe siècle, Jean Pierre Guizot, fils d'un pasteur et petit-fils de Pierre Guizot, conseiller du roi aux assises de Saint-Geniès près de Nîmes, est lui-même pasteur (consacré en 1756). Il a deux fils de son mariage avec Marie Henriette de Gignoux : le cadet, André François, avocat à Nîmes, guillotiné en 1794 est le père de l'historien et homme d'État François Guizot ; l'aîné, Pierre Guillaume épouse à Nîmes Sophie Teissier et est le père de Jacques Ernest Guizot, receveur général à Agen. Ce dernier est le père de Zélia Guizot qui épouse Émile Oberkampf.

Les Delpech sont alliés aux Lecointe, aux Oberkampf et aux Guizot par le mariage d'Édouard Delpech (1850-1948) avec Henriette Oberkampf (1862-1948), fille d'Émile Oberkampf et de Zélia Guizot, petite-fille de Frédéric Oberkampf et de Louise Lecointe.

Record creators' entries

Conservation history

Un premier don relatif au sud-ouest, effectué en 2000, a été réparti entre les archives départementales de la Gironde (famille Faure) et du Lot-et-Garonne (famille Oberkampf). En 2007, à la suite d’un versement plus considérable et ne se limitant pas aux familles du sud-ouest, les archives départementales du Lot-et-Garonne ont accepté la rétrocession des archives de la famille Oberkampf de Dabrun aux Archives nationales dans l’optique d’un regroupement des deux versements, à l’exception du livre de maître Pierre Fréron, notaire royal de Clairac, de 1575 (117 J 40*).

Mode of entry

Don de la famille Delpech, 2000-2016.

Description

661AP/1-661AP/6. Famille de Bellecombe. 1707-1934.

661AP/7-661AP/11. Famille Brossard de La Poupardière. 1698-1797.

661AP/12-661AP/13. Famille Bujac. 1709-1892.

661AP/14-661AP/17. Famille Chaudruc. 1738-1889.

661AP/18-661AP/31/BIS. Famille Delpech. 1704-1967.

661AP/32-661AP/48/BIS. Famille Denis. 1622-1802.

661AP/49-661AP/49/BIS et 661AP/95-661AP/104. Famille Faure. 1795-1883.

661AP/50. Famille Guizot. 1843-1908.

661AP/51. Famille Lacou-Dubourg. 1763-1803.

661AP/51/BIS. Famille de Laguehay.

661AP/52-661AP/54. Famille Larguier. 1751-1892.

661AP/55-661AP/60/BIS. Famille de Léaumont.

661AP/61-661AP/63. Famille Lecointe. XVIIe-XIXe siècle.

661AP/64-661AP/81. Famille Oberkampf. 1584-1925.

661AP/82. Famille de Soubdès. 1672-1905.

661AP/83-661AP/92. Famille de Suriray de La Rue. 1790-1961.

661AP/93-661AP/94. Diverses familles.

Access conditions

Communication libre, selon les modalités en vigueur aux Archives nationales.

Use conditions

Reproduction soumise à l'autorisation des ayants-droit.

Language of documents

Français

Additional sources

Les Archives nationales conservent le fonds Guizot (42AP) et le fonds Oberkampf de Dabrun (676AP).

Le fonds Faure, comprenant la correspondance d’armateurs bordelais et des pièces comptables de 1760 à 1850, est conservé aux Archives départementales de la Gironde.

Voir aussi les Archives nationales d’Outre-Mer (à Aix-en-Provence), Colonies, série A. Arrêts, déclarations, édits et ordonnances concernant les colonies. 1666-1779.

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